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ISBN : 2742787704
Éditeur : Actes Sud (05/01/2010)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 81 notes)
Résumé :
"La vie est une fête où les gens sont bienvenus ou pas bienvenus" comme l'a dit une fois un homme dans un beau costume taché de bière avec l'accent flamand...

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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  04 octobre 2014
Déborah, Waldo, André, Linda, Erik et bien d'autres se sont retrouvés chez Gert qui organisait une grande soirée. Chacun arrive gentiment, l'on est content de se revoir, les discussions fusent de toutes parts, l'on prend et donne de ses nouvelles, l'on évoque le futur et les souvenirs passés. Les amis se réunissent autour de la table garnie. L'on trinque à la vodka glacée. Mais l'ambiance n'y est pas, l'on discute parfois de futilités, l'on ne se sont pas toujours très à l'aise, trois amies vont même s'isoler dans la cuisine pour fumer. Et l'heure tourne et chacun s'inquiète de ne pas voir arriver Robbie, le Dom Juan de ces dames, le mec cool dont les filles attendent patiemment la venue. Gert se propose de l'appeler, le jeune homme le rassure en lui disant qu'il ne va pas tarder. Mais, au second coup de fil, il s'excuse finalement, il a trop de boulot. Il faut dire qu'il travaille au Disco Harem, une boîte branchée et que la soirée risque de se prolonger. Les convives prennent alors congé de leur hôte. Certains rentrent chez eux tandis que d'autres décident d'aller voir Robbie...
Brecht Evens nous plonge au coeur de la nuit où l'alcool coule à flot, où les corps se déhanchent et où les lumières fusent. L'on croise une bande d'amis qui s'impatientent de voir arriver Robbie, personnage énigmatique. L'on se retrouve immanquablement dans l'un des protagonistes, que ce soit le timide, le coincé ou l'extravagant. Ce n'est pas tant le scénario qui m'a semblé parfois confus ou nébuleux qui retient l'attention mais le graphisme. Les couleurs éclatent, le trait à l'aquarelle, aéré et délicat, est tout simplement magnifique. L'auteur s'est affranchi de tout cadre, laissant libre cours aux mouvements et apportant une certaine légèreté. Il met à profit son imagination débordante pour nous plonger dans une ambiance onirique, tantôt festive tantôt mélancolique.
Les noceurs ont la gueule de bois...
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Myriam3
  01 janvier 2015
Gert, un homme gentil et sans consistance apparente, organise une fête chez lui; il apparaît vite que tous les invités sont venus parce que Gert est l'ami de Robbie. Robbie! Cet homme qui fait fantasmer toutes les femmes et à qui tous les hommes veulent ressembler, même coiffure, même style.
Mais voilà, Robbie se défile, il ne viendra pas, au revoir tout le monde.
Puis, plus loin, Robbie apparaît, dans son milieu naturel de surcroît. Boîte de nuit dont il connaît tous les recoins secrets, où il disparaît à sa guise tout en savourant les déchaînements qu'il déclenche auprès des habitués. Attachant ce Robbie, il a effectivement les qualités pour plaire, mais également la vanité et la superficialité qui s'y rattache.
Voici ma deuxième lecture de ce jeune auteur flamand, et je retrouve ces touches de couleurs mouvantes, ces portraits si vivants.
Quant au récit... je ne sais qu'en dire. J'ai été surprise par l'évolution du récit et en particulier par la fin; finalement, ça me fait un peu penser à ces films d'Antonioni par exemple, des scènes de vie sans véritable chute, ces fragments de quelques jours...
Il est évident que Brecht Evens possède une grande maîtrise du graphisme et s'intéresse profondément à la psychologie de ses personnages. Mais ce livre m'aura moins marquée que son dernier: Panthère.
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alouett
  13 janvier 2014
Tout commence au domicile de Gert qui organise une soirée. Les convives sont enchantés à l'idée d'y croiser Robbie, un ami de la bande. Mais les heures filent et Robbie n'est toujours pas là. Sollicité par les autres invités, Gert lui passera quelques coups de fil pour connaître son heure d'arrivée. L'attente dure et la soirée s'étire, tous se raccrochant à la providentielle venue de celui qui est au coeur de toutes les conversations.
-
Pas simple d'entrer dans la première partie de cet album. le scénario donne la parole à différents personnages secondaires que l'on n'identifie pas du premier coup d'oeil. Pourtant, le travail d'aquarelle qui accompagne le lecteur est de toute beauté, très dynamique. Il donne l'impression d'être face à un patchwork, comme si l'auteur avait réalisé différentes illustrations sur des calques différents et qu'il les avait ensuite superposés. Les couleurs se chamaillent autant qu'elles se complètent et les teintes s'amalgament de façon parfois anarchiques. le résultat est déroutant : si ces individus font partie intégrante d'un groupe, on a pourtant la sensation qu'ils agissent de manière totalement isolée, sans réellement tenir compte de ce qui se passe autour d'eux. Chacun prend la parole de façon spontanée mais souvent mal à propos. C'est un ping-pong verbal déstructuré, des propos qu'on attrape et qu'on oublie l'instant suivant. La seule chose qui semble animer ces gens est de parler de Robbie (souvenirs communs et anecdotes diverses). Brecht Evens met à mal ces individus et nous force à constater que l'individu n'a jamais été aussi seul que lorsqu'il est au milieu des autres. L'auteur joue avec cette ambiguïté et des faux-semblants.
Pendant cette partie de l'album, je me suis épuisée à chercher la cohérence dans ce flot discontinu de paroles. Les propos, généralement succincts, donnent l'impression d'une logorrhée étrange. J'ai ressenti de l'ennui à vivre cette fête ratée où l'hôte s'épuise à trouver des stratagèmes pour retenir ses invités. Ces derniers patientent comme ils peuvent, parlent de la pluie et du beau temps ou, à l'instar des trois fumeuses retranchées dans la cuisine, tentent maladroitement de faire croire que Robbie est un de leur ami intime. Je me suis épuisée à chercher la cohérence dans ce flot discontinu de paroles d'autant que les propos, généralement succincts, donnent l'impression d'une logorrhée étrange. Quoiqu'il en soit, aucun d'entre eux ne semble disposé à savourer cette soirée.
J'étais assez dépitée en entamant la seconde partie de l'album. Pourtant, les éléments narratifs placés par Brecht Evens autour du mystérieux Robbie intriguent. Force est de constater que l'on a très envie de le rencontrer à notre tour. Et lorsqu'il apparaît, sa présence change totalement l'atmosphère de l'ouvrage. Alors que les autres semblaient s'oublier dans la foule, Robbie quant à lui la domine. Il la transforme, la modèle selon ses envies. Il lui donne une dynamique qu'elle n'avait pas. On saisit alors pourquoi ceux qui l'ont fréquenté ont tant d'ardeur à parler de cet homme. On comprend mieux pourquoi ils ont accepter d'attendre son arrivée aussi longtemps. Robbie est gai, convivial et entraînant. A son contact, l'insipide Gert devient imprévisible et s'étonne lui-même de ce dont il est capable. Il devient le roi de la fête et oublie ses complexes.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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VanessaV
  01 mai 2016
Avec cet auteur, il ne faut pas hésiter à entrer. Nous en prenons plein les yeux puis nous nous immergeons dans un je ne sais quoi d'ambiguë, de sentiments non palpables mais bien présents, collants encore au corps.
Une fête, dans un appartement au cinquième étage. Une fête où se retrouvent des amis... il y aura de l'alcool, des rires, un coin clope, de la séduction et beaucoup de lâcher-prise. Et puis non. Gert a invité du monde mais tous attendent Robbie. Il est bien sûr invité, c'est le meilleur ami de Gert mais il ne viendra pas. Il est sûrement resté dans la discothèque dont il est le centre d'attention, aussi, là aussi. Tous le monde lui court après... les filles/femmes - quel séducteur!- , les hommes - tellement charismatique- , Gert pour le souvenir de leur amitié.
Brecht EVENS nous confie trois états de vie, Gert, Robbie et Noumi, pris dans la multitude. La foule du métro, des rues, de la discothèque, de ce salon surpeuplé et trois individus. Tout est mouvement, interchangeabilité, interaction, promiscuité et pourtant l'humain semble presque absent. Il y a bien quelques bribes de la vie d'unetelle ou d'untel - tiens, non, ce n'est pas la sienne mais celle de l'interlocuteur... pas grave-. Ils se connaissent mais si peu. Gert et Robbie marquent aussi ce manque par une absence, une relation qui prend l'eau, un changement de direction après l'adolescence. Noumi sort son épingle du jeu. Mais derrière cette misère sexuelle perdue, derrière cet élan de vie et de désir, il reste une amertume... un désert émotionnel.
La fête est un moment à part, il y a ceux qui y rentrent, s'y perdent et les autres. Robbie semble dans son élément. Il offre aussi à chacun un moment de partage mais il est éphémère. Dans ces tumultes, il pourrait y avoir plus que de l'alcool et du sexe et pourtant l'individualisme prime et il ne reste plus grand chose après les flash d'extra-vie. Des racontars, des déjà passés.
A travers "Les noceurs", l'auteur dévoile un peu de cet après-adolescence où chacun se voit dans le regard des autres sans forcément s'y reconnaitre. Les moments de lâcher-prise semblent faire appel aux sens sans offrir de chemin. Il offre là un magnifique kaléidoscope des pulsions de vie et de l'absence de considération.
La foule est bariolée, se mélange aussi avec les décors. Tout est couleurs, intensités, perspectives désaxées et puis il y a ses personnages. Tous ont leur teinte permettant de ne pas se focaliser sur un réel aspect mais plus une silhouette, une attitude, une mimique, même la voix est colorisée permettant ainsi cet embrouillamini jusque dans les échanges. Tous sont colorés sauf Gert, gris, ombre de lui-même, perdu dans la foule. Il a voulu prendre sur lui, réagir et pourtant il reste incertain, méconnu.
Brecht EVENS offre là encore un roman graphique magnétique, à lire et à relire dans lesquelles les illustrations donnent autant que le texte. Les atmosphères sont fabuleuses et l'attraction- répulsion physiques sont visibles. Entre autre une magnifique planche surréaliste de la jouissance.
Lien : http://1pageluechaquesoir.bl..
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outofzebra
  10 septembre 2013
A propos de l'intrigue, d'abord. Elle s'annonce des plus banales, dès le titre. «Dionysiaque», comme on dit dans "Télérama"; j'en soupirais d'avance, vu que tout est dionysiaque aujourd'hui: du supermarché en période de fête à la boîte de nuit «California Dream» en bordure de la voie express, jusqu'aux plateaux télé de Patrick Sébastien, sans oublier le look de croque-mort «too much» de Karl Lagerfeld… on n'en sort plus de la bacchanale mollassonne et quasi-quotidienne, si bien que, sans une petite tuerie de temps en temps, du côté de l'Ohio ou d'Oslo, on finirait par prendre le divin Bacchus pour un vulgaire guignol.
On le sait, c'est pas nouveau, le diable est le roi de la fiesta, et il a le don de tomber les filles. Dans la BD de Brecht Evens, il se nomme «Robbie», pour les intimes, et tout le monde est intime avec Robbie, qui s'y entend comme pas deux question "climax". Même si ce tombeur-là n'est pas Don Juan, il ne démérite pas trop, dans le genre sémillant et chatoyant, servi par la palette d'Evens. Celui-ci a tenté l'audacieux pari de la couleur directe, dont on s'étonne qu'il soit gagné, tant il est inadapté à l'imprimerie. On peut craindre l'effet "sucre d'orge", mais ce n'est pas le cas de ces enluminures modernes, qui vibrent plus que la sérigraphie un peu nostalgique, à la mode chez d'autres auteurs.
J'ai connu un Robbie à la fac, tout à fait fascinant: il ne demandait pas -ou presque pas- leur avis aux filles, et ça marchait. Pareil avec les mecs, d'ailleurs; tout le monde voulait être son pote, moi le premier. Je fus vraiment fier qu'il me choisisse. Ce que je ne prévoyais pas, c'est de devoir consoler toutes ces gonzesses, et distribuer les tickets d'entrée de sa garçonnière ; ah ça non, merde, je n'avais pas prévu ça ! J'en ai donc eu marre et j'ai rendu mon tablier (ustensile satanique, pour les non-initiés). le maelström d'Evens est donc une fiction véridique...
Peut-être manque-t-il un peu de noirceur à ce regard kaléïdoscopique? Comme celle qu'on trouve dans «Vile Bodies» («Ces Corps vils»), perle d'humour noir anglais 1930, sur le même thème:
«(...) Soirées masquées, soirées "Cromagnon", soirées "Victoria", soirées "Grèce", soirées "Far West", soirées "Russie", soirées "Cirque", soirées où il fallait se déguiser en quelqu'un d'autre, soirées presque nues dans Saint-John's Wood, soirées dans des appartements, dans des studios, dans des maisons, dans des hôtels, des bateaux et des boîtes de nuit, dans des moulins à vent et des piscines; thés à la fac où on mangeait des petits pains, des meringues et du crabe en conserve, soirées à Oxford où on buvait du sherry brun et on fumait des cigarettes turques, lugubres bals de Londres, bals amusants en Écosse, ignobles bals de Paris,
Toute cette succession et cette répétition d'humanité agglomérée… Ces corps vils…
La soirée se résumait maintenant à une douzaine de personnes, à ce coriace noyau de gaîté qui ne se brise jamais. Il était dans les trois heures du matin.(…)»
(Une exposition consacrée à Brecht Evens et ses "compagnons de route" (sic) se tiendra au cours du prochain festival d'Angoulême.)
(titre original: «Ergens waar je niet wil zijn», ce qui signifie à peu près: enfer)
Lien : http://fanzine.hautetfort.co..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MagBMagB   13 janvier 2012
- Alors, qu'est-ce que tu veux faire, aujourd'hui t'as le droit à tout.
- Je voudrais... me faire une bonne gueule de bois.
- Hein? C'est ça que tu veux? Mais la gueule de bois, c'est pas très gai... ça fait mal à la tête et au final on regrette toujours.
- J'peux pas savoir, j'en ai jamais eu.
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lunchlunch   15 avril 2014
Ce que j'aimais, ce qui était bon... Quand on était enfant, tout le monde nous laissait faire, rien n'était important, on faisait ce qu'on voulait sans que... je sais pas, on devait pas avoir de l'Ambition, on devait pas réfléchir au putain de SENS de notre putain de VIE.
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brigittelascombebrigittelascombe   05 août 2011
-Bon,qu'est ce que tu veux faire?Une envie particulière?
-Une envie?
-Ben oui.Une envie, ou autre chose...Pour donner plus de chair à ton rôle, sinon tu restes un figurant.
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LadydedeLadydede   29 mai 2013
- Vous fêtez quelque chose ou c'est pour votre consommation personnelle ?
- Ah non non, j'organise une soirée chez moi, et j'attend du monde alors...
- Une soirée ? Et je ne suis pas invitée ?
- Ha ha ha ! Non...
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CocotteMoineauCocotteMoineau   03 janvier 2018
on avait des tonnes de temps. On en remplissait des seaux, des brouettes, des camions-bennes...enfin des cargos de temps, de quoi en gaspiller...
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Videos de Brecht Evens (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brecht Evens
Le dessinateur Brecht Evens, prix spécial du jury au Festival international de la bande dessinée d?Angoulême 2019, nous donne son interprétation du fantasme : une errance féérique dans le monde imaginaire de Peter Pan.
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