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ISBN : 2749153808
Éditeur : Le Cherche midi (05/01/2017)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Evenson ou l'ambassadeur du cauchemar nous offre un nouveau chef-d'oeuvre littéraire. Capable de l'humour le plus noir, plongeant ses personnages dans l'acide de situations extrêmes, Brian Evenson revient aujourd'hui avec ces textes forts et dérangeants, où l'absurde cache souvent une logique instable ou une terrible vérité. Qu'il s'agisse du c?ur d'un bébé qui bat dans la poitrine de son ours en peluche, d'un homme qui perd son bras, ou de la puissance dévastatrice... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
greg320i
  22 janvier 2018
Un rapport ?
Ok, d'accord , alors voici le mien, qui tient et tiendra ce qu'il en advienne .
Pourvu que ma sévérité n'en fasse pas des siennes...
Quoi, -ha pardon , 'comment' voulez-je dire :- je suis déjà en train de me plaindre, quitte à adjoindre malgré ça son quota d'étoiles à ce bouquin.
-Mais alors, était-il bien ,, ou bien ?
Mi-figue,mi-raisin répondrai-je , comme une poire d'espoir pris entre deux fromages .
Dommage que l'auteur soit ,,fou !
-Wouh, il y va pas de main morte le greg.
-Hé , mais ce n'est qu'après tout un simple constat , juste résultat de ces nouvelles lues comme autant de cauchemars vécus.
- A ce point là ?
-Disons que l'esprit dérangé de Brian Evenson a crée autant de situations complexe à vivre que compliqué à comprendre .
S'en ajoute tout un tas de problèmes psychologique récurrent dans les différents récits , -volontaire mis je précise! - . il faut donc avouer qu'il y va fort dans l'ambiguïté notre intéressé.
Brian, Ô Brian, pourquoi est-tu si dingue, pourquoi tant d'effort à mettre tes personnages à mal ,leur faire subir le pire des sévices moral.
Que chacun d'eux se sente oppressés, coincés,si pris et tiraillés entre deux feu de l'intranquilité ; Que chaque histoire se termine avec l'impression que la fin n'en soit jamais une .
La faute peut-être au format court , un art toujours délicat qui reste l'apanage particulier de certains ( Bradbury, Matheson; Robert Bloch et autre génies de la novella ) quand tant d'autres y cherche désespérément
à y prospérer .
Difficile d'aimer donc ces petites sonnettes qui hésite entre sornette ( l'humour ? vite entraperçu.. sans +) et réalité de mettre le lecteur dans la peau tendue de ces protagonistes trop (trop ! ) alarmiste .
Soyons clair -du moins essayons ^^ - " Un Rapport " peut se comparer à ,, disons ' Minuit ' de Stephen King .
Pas le meilleur pour débuter la connaissance avec l'auteur ( ses romans sont bien supérieur ) , mais un exercice de style qui plaira à ceux qui voudrons connaitre l'offensive massive d'une plume qui adore vous titiller là où ça déplaît.
L'esprit ? Oui l'esprit; lire ce " Rapport " sera comme une finalité à l'insécurité , l'aiguille dans la botte de foin : où il faudra hardiment rester calme en cherchant le pourquoi-du-comment-de-ce-qu'il-faut-retenir à ces textes.
Prétexte à l'effroi , moralité que le mental est bien faible face l'impensable ?
Peut-être..
Nous dirons donc : Indispensable ? Ô que non.
Curiosité ? A vous d'en juger .

Ps : Sinon,pour une vraie piste de lecture vers cet écrivain, son véritable tremplin de terreur, le génial et mémorable " La Confrérie des Mutilés " .
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batlamb
  25 janvier 2019
Mon rapport sur "Un rapport"... Que dire, sinon que ce recueil m'a intéressé, mais pas vraiment touché. Pourtant, comme Evenson, j'ai une certaine fascination envers les mécanismes de la peur, notamment la peur de l'inconnu. Toutefois, je trouve que le sujet est abordé ici de façon excessivement lacunaire. A mon sens, pour qu'un récit évoque efficacement la peur de l'inconnu, il faut donner quelques éléments de certitude auxquels se raccrocher : un abîme m'effraie moins si je ne vois pas mes pieds au bord du gouffre. C'est un peu le défaut d'Evenson ici. Il se montre avare en sensations, en visions, en visages… A l'image de son écriture, que je trouve aseptisée, malgré quelques saillies ironiques bienvenues.
Certains loueront probablement ce minimalisme. Je l'apprécie aussi, pour son côté douceâtre. Mais cela s'avère bien trop souvent une excuse pour ne pas aller au bout des idées exposées, ne pas leur donner toute leur vie et leur richesse potentielles.
Et du potentiel, il y en a. Par exemple dans la nouvelle éponyme de la version originale « A collapse of horses » (« des alezans effondrés ») dont la paranoïa très dickienne ramène le cas du chat de Schrödinger à la vie en général, y compris celle que l'on pense être la nôtre.
Et « La secte » subvertit intelligemment les attentes liées à son nom et s'attaque de façon très cynique au syndrome de Stockholm à travers le prisme de la relation amoureuse. Sans doute la nouvelle la plus aboutie sur le plan psychologique. Il me semble qu'elle est fondée sur le passé d'excommunié d'Evenson, ce qui ferait sens.
Enfin, la dernière nouvelle établit un jeu d'écho intriguant avec la première, et en montre assez pour esquisser un véritable portrait horrifique. Celui d'un mort-vivant à la lueur du feu d'une forêt d'automne. Une sorte de goule, cannibalisant les voix et les visages dans le monde éveillé comme dans les cauchemars. C'est aussi peut-être une façon de cannibaliser le lecteur, qui sait…
Mais à part peut-être dans cette dernière nouvelle, le ton est trop sec, le récit se dérobe trop facilement, comme un morceau d'écorce noire, qui s'effrite sous mes doigts pour ne me laisser que de la poussière.
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LeaTouchBook
  14 février 2017
Un rapport est un recueil de nouvelles perturbant, dur et sombre...
On ne peut nier le talent de l'auteur : il s'approprie complètement le genre entre horreur et folie. C'est un très grand recueil pour ceux qui aiment être effrayés. C'est une lecture vraiment dérangeante, une expérience unique qui peut mettre mal à l'aise, terrifier : c'est presque malsain... L'écrivain ne va pas dans le spectaculaire, il va au fur et à mesure amener, plonger le lecteur dans son univers.
Le sujet principal est celui de la démence, de la folie... C'est une thématique qui déjà en soi n'a rien de commun et en voulant jouer sur les codes entre réalité, science-fiction et fantastique, Brian Evenson ne nous lâche pas. Chaque histoire aborde ce sujet avec originalité : différentes façons de voir, d'être et de ressentir, la lecture de ce recueil se vit comme une hallucination littéraire.
Si je reconnais que ce livre est parfaitement maîtrisé et unique, je dois avouer que je ne pense pas réitérer l'expérience. D'une part j'ai parfois ressenti un profond malaise (qui est en parfait accord avec le genre et qui plaira donc aux amoureux du style) et d'autre part je ne crois pas qu'il soit fait pour moi. Après je sais que si vous cherchez de l'étrange, une lecture qui fait vraiment peur car elle touche à ce qui nous fait intrinsèquement trembler : ce livre est pour vous !
En définitive, une lecture très forte et surprenante : à ne pas mettre entre toutes les mains !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Charybde2
  17 février 2017
Un sommet de l'art de la nouvelle inquiétante et paradoxale.
Sur mon blog : https://charybde2.wordpress.com/2017/02/17/note-de-lecture-un-rapport-brian-evenson/
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   17 février 2017
Il frémit. Il regarda de nouveau les panneaux – ou du moins il essaya, mais il n’y en avait tout simplement plus. L’espace d’un instant, il crut qu’il avait quitté l’autoroute par inadvertance. Mais il voyait mal comment et la route sur laquelle il se trouvait avait tout d’une autoroute. Puis il passa devant un morceau en métal cisaillé sur le bas-côté et se demanda si ce n’était pas les restes d’un panneau, si quelqu’un ne les avait pas systématiquement coupés. Des jeunes désœuvrés qui n’avaient rien de mieux à faire, sans doute.
Il jaugea le soleil dans le ciel. Il semblait aussi haut qu’il l’était une heure auparavant et n’avait pas encore amorcé sa descente. Il vérifia la jauge d’essence : entre la moitié et le quart du réservoir. Il continua à rouler en se demandant s’il lui restait assez d’essence jusqu’à la station suivante. Sûrement. À quelle distance pouvait-elle bien être ?
Il ouvrit la boîte à gants pour prendre la carte et y jeter un oeil, mais la carte n’y était pas. Peut-être qu’il l’avait sortie et qu’elle était tombée sous le siège, mais dans ce cas, elle avait dû glisser trop en arrière pour qu’il la récupère, du moins en conduisant. Non, il y aurait bientôt une station-service. Forcément. Il ne devait pas être bien loin d’Elko. Il y avait moins de cinq cents kilomètres de Reno à Elko et il avait fait le plein à Reno. Et Winnemucca était quelque part entre les deux. L’avait-il déjà dépassé sans s’en apercevoir ?
Il avait assez d’essence, il savait qu’il en avait assez. Son cerveau lui jouait des tours, il ne devait pas se laisser avoir. (« Après Reno »)

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Charybde2Charybde2   17 février 2017
La galerie lui parut plus longue au retour. Quand il réintégra l’enceinte du complexe, il était à bout de souffle. Il avait du mal à rassembler ses esprits. Qu’est-ce qui m’arrive ? se demanda-t-il, mais il laissa tomber. C’était absurde de se laisser contaminer par la paranoïa de Gordon. Et si Gordon avait raison, cependant ? S’il y avait un projet secret ? Mais Grimur lui en aurait parlé. Il était chef de la sécurité, il aurait été logique qu’il lui en parle, non ?
Même s’il ne lui en avait pas parlé, Grimur ne pourrait pas le lui cacher. Orvar en était presque sûr.
Il se dirigea vers le bureau, mais il changea d’avis et fit demi-tour pour aller vérifier les filtres.
Quand il mit la main devant la bouche d’aération, il sentit un léger filet d’air, très léger. Il coupa le système, ouvrit les grilles, retira les filtres. Il n’avait pas encore commencé à les nettoyer que Wilkinson était là, à côté de lui.
« Qu’est-ce qui se passe ? demanda Wilkinson. C’est cassé ? – Nettoyage de routine, répondit Orvar. Je fais ça tous les jours. »
Wilkinson fronça les sourcils. « Mais tu l’as déjà fait, aujourd’hui », dit-il.
Orvar hésita. Puis lentement, il lui expliqua qu’en effet il l’avait déjà fait aujourd’hui, mais que la plupart du temps, il le faisait plusieurs fois par jour, juste par précaution. Et pendant ce temps, il se disait : Wilkinson m’observe. Pourquoi ? Wilkinson faisait la même chose avec ses bras que Yaeger tout à l’heure, il n’arrêtait pas de les frotter, mais pas autant. Qu’est-ce qui lui arrive à Wilkinson ? (« La poussière »)
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Charybde2Charybde2   17 février 2017
À son réveil, une pluie de chair vive s’était abattue sur le champ. Elle regarda les fournisseurs progresser lentement vers elle en se dandinant maladroitement dans leur carapace et piquer les bouts déchiquetés qui jonchaient le sol. Tout ce qui avait l’air frais, sans asticot, suffisamment gros pour être attrapé, ils le ramassaient. Ils le fumeraient, le sècheraient pour essayer de le vendre comme ravitaillement. Ce qui était pourri, ils jetaient de la terre dessus en raclant le sol sous leurs pieds, la tête levée vers le ciel. (« N’importe quel cadavre »)
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Charybde2Charybde2   17 février 2017
Rawlay n’était pas loin derrière, mais au détour du sentier, Sugg et le torero s’étaient volatilisés. Il tira les rênes et regarda de plus près la trace du tovero, mais elle s’arrêtait brusquement. Il fit demi-tour et chercha un petit chemin de traverse qu’ils auraient emprunté, mais il ne vit rien. Il lança des jurons, à voix haute cette fois.
« Sugg ! » cria-t-il, et n’obtenant aucune réponse, il sortit son pistolet et tira une fois en l’air. Il attendit que l’écho s’évanouisse, puis tendit l’oreille mais il n’y eut aucune réponse. Il donna quelques petits coups d’éperon pour pousser son cheval également volé à allonger le trot. Il suivit le sentier jusqu’au tournant suivant, mais Sugg n’y était pas non plus. (« Écorce noire »)
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Charybde2Charybde2   17 février 2017
Quand il se réveilla, la matinée était bien avancée. Ses cils s’étaient collés pendant la nuit et il dut se frotter les yeux avant de pouvoir les ouvrir suffisamment pour y voir clair. Sugg était parti, mais allez savoir comment, Rawley n’en avait aucune idée – ce type était presque incapable de bouger et encore moins de marcher. À l’endroit où il était adossé la veille, la paroi de la grotte était couverte d’une traînée de sang à la forme vaguement humaine. Comme celle qu’il y avait sur le cheval de Sugg. Difficile de croire que Sugg avait encore autant de sang dans les veines, avec tout ce qu’il avait dû perdre. Une telle quantité de sang et avec la forme d’un homme. Un ange de sang, se dit Rawley, puis il secoua la tête pour chasser ces mots de son esprit. (« Écorce noire »)
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La chronique de Carole S - La confrérie des mutilés
Notre déblogueuse Carole S. s'est attaquée cette semaine en toute indépendance à un livre qui concoure pour le Prix du Roman étranger du prochain Saint-Maur en Poche (Les 18 et 19 juin prochain). Il s'agit du livre "La confrérie des mutilés" de Brian Evenson aux éditions 10-18. Que pense Carole S. de ce livre... Regardez... La présentation du livre "La confrérie des mutilés" par l'éditeur : Après avoir perdu une main lors d'un règlement de comptes, Kline, un détective privé, se voit confier une enquête au sein d'une société secrète composée de mutilés volontaires, où un meurtre a été commis. Mais, pour cela, Kline doit gagner la confiance des membres de cette étrange secte. Or cette confiance se paie cher : pour accéder à certains niveaux de la hiérarchie, il convient d'être à chaque fois davantage amputé... Jusqu'où Kline sera-t-il prêt à aller pour découvrir l'insoutenable vérité ? Les voies de la confrérie sont-elles impénétrables ? Vous pouvez commander "La confrérie des mutilés" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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