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ISBN : 2259220940
Éditeur : Plon (30/01/2014)

Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes)
Résumé :
En cette fin d’année 1851, Louis-Napoléon Bonaparte, le prince président, brigue un second mandat, malgré la Constitution. Un coup d’état est possible. Typographe à Paris, Etienne Sombre a été témoin d’un évènement très étrange à la fabrique d’horloge Forbes, un lieu pourtant abandonné. Un soir, alors qu’il se promenait près du bâtiment, il a manqué mourir dans une terrible explosion qui a ravagé les lieux Dans un semi coma, il a vu une femme magnifique sortir de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Gwen21
  08 mars 2014
Voilà un bien étrange phénomène : je ne peux réellement dire "du mal" de ce roman mais je ne peux pas non plus en faire un éloge dithyrambique...
Je ne sais pas ce qui m'a manqué - peu de chose, assurément - pour pleinement apprécier cette lecture. Si j'essaie d'analyser avec objectivité mon ressenti, je pense pouvoir incriminer l'écriture de Jean-Baptiste Evette que je n'ai pas trouvé "attachante", dans le sens où bien que côté narration l'action soit quasiment ininterrompue, je ne me suis jamais sentie proche des protagonistes ou véritablement impliquée dans le récit. le style est agréable mais s'alourdit parfois de détails qui n'apportent pas grand-chose à l'action et semblent être uniquement là pour témoigner de l'érudition de l'auteur.
Nous sommes en décembre 1851 et le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte est imminent. le lecteur est ainsi invité à suivre les événements en plongeant au coeur de la problématique sociale et politique en même temps qu'Etienne Sombre, le personnage principal, typographe d'imprimerie et républicain convaincu. de Paris à Alger, le récit est une reconstitution minutieuse, quasi documentaire, de ce contexte très particulier que constitue un changement de régime.
Sujet passionnant donc mais c'est justement cette minutie documentaire qui a quelque peu gâté mon plaisir car suivre les événements impose un rythme assez rapide et le sentiment de ne pas entrer dans l'intimité des personnages. J'ai eu l'impression de regarder un très bon documentaire sur Arte, mais j'attendais davantage de romanesque.
Je suis de ce fait convaincue que ce roman plaira davantage aux lecteurs d'essais politiques et historiques. Enfin, il n'a pas été inintéressant de découvrir le microcosme de l'imprimerie, activité (ou "art"?) qui se situe à la charnière de l'artisanat et de l'industrie.
Merci à Babelio pour cette découverte dans le cadre de Masse Critique.
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Davalian
  17 juin 2014
Méconnu, écarté des têtes de rayonnages des librairies, Tuer Napoléon III mérite une bonne publicité. Ce roman, découvert par hasard est un véritable petit bijou. Comme le laisse présager le titre, l'action se déroule en partie sous le Second Empire (de la veille du coup d'État de 1851 à la victoire de Sébastopol). Il s'agit d'une véritable chronique, bien plus moderne (forcément !) que la gestae de Émile Zola.
Étienne Sombre est un protagoniste (républicain de conviction) intéressant dans le sens où il réserve de belles surprises et offre des contradictions qui l'écartent du moule habituel des héros sans consistance. Cette personnalité se développe après une phase "béni oui-oui", de résignation. Les malheurs, les déceptions, les trahisons, les doutes... tout cela forge un caractère que l'on ne soupçonne par à première vue. Les personnages secondaires sont également sympathiques à suivre et très nombreux.
Les presque 600 pages offrent une histoire riche et délicieuse, bien qu'il faille avoir le coeur bien accroché et un moral d'acier ! Trois phases se détachent. Elles ont chacune leur ambiance propre.
Quelques déceptions doivent toutefois être mentionnées. Bien qu'il s'agisse d'un roman, le récit est un témoignage à charge contre l'empire, faisant le choix d'une présentation en mode dictature du XXème siècle. L'auteur présente son réquisitoire de manière habile (la paranoïa du protagoniste) mais qui lasse bien vite. Un peu d'originalité que diable ! Certains raccourcis ne pardonnent guère (les destins de Norne et de Ollendorff font sourire). Enfin, l'insertion d'une touche de science-fiction (à la Jules Verne) semble franchement incongrue.
En tous cas, malgré quelques imperfections, Jean-Baptiste Evette nous propose là un véritable chef d'oeuvre qu'il faut se donner la peine de lire. le côté épique séduira sans peine les adeptes de Ken Follett ou de Éric Marchal. Qu'on se le dise, voici un bon roman ! Les amateurs d'histoire (du XIXème siècle) seront ravis de découvrir autant de références culturelles à cette période. Celles-ci sont habiles et donnent envie d'en savoir plus. Bref, un roman pour le grand public, peut-être un peu difficile d'accès et qui requiert un peu de distance mais qui vaut son pesant de mots !
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afleurdemots
  13 mars 2014
Avec « Tuer Napoléon III », les éditions Plon inaugurent une nouvelle collection consacrée au roman historique avec pour toile de fond de cette première publication, Paris et le coup d'Etat de Napoléon III en 1851.
« Tuer Napoléon III » nous invite à suivre les évènements accompagnant le changement de régime à travers le destin d'un jeune ouvrier typographe récemment débarqué à Paris. le quotidien monotone d'Etienne va être bouleversé par le coup d'Etat policier et militaire et ce Républicain convaincu va peu à peu prendre part à la lutte contre le régime impérial.
Jean-Baptiste Evette s'attaque donc à une période de grands troubles politiques et sociaux. Si sur le fond, on est de prime abord tenté de comparer ce roman à « La fortune des Rougon » de Zola (notamment en raison de la proximité des thèmes abordés), sur la forme, on comprend rapidement que l'on a affaire ici à un style tout à fait différent, tant l'écriture et l'intrigue de Jean-Baptiste Evette sont empreintes de modernité.
Le contexte historique est largement développé et le récit fourmille de références et de marques d'érudition, donnant parfois à l'ensemble des allures d'exposé. En effet, on ne doute pas une seule seconde que l'auteur n'est pas un contemporain de l'époque qu'il décrit. Il existe un profond décalage entre le style souvent froid, manquant de spontanéité et d'émotion, et l'époque dont nous parle Jean-Baptiste Evette. Il devient dès lors difficile pour le lecteur d'éprouver de l'empathie pour les personnages et de se sentir pleinement concerné par ce qui leur arrive.
En dépit de cet écueil, le roman jouit néanmoins de certaines qualités indéniables. J'ai ainsi pris beaucoup de plaisir à découvrir le monde passionnant de l'imprimerie et l'hommage ainsi rendu au livre et à la lecture. J'ai apprécié entrer dans l'intimité des ateliers de typographie, découvrir les procédés employés ainsi que les risques professionnels qui en découlaient (d'ailleurs remarquablement illustrés par Etienne qui souffre de saturnisme).
L'auteur a en outre su brillamment décrire la brutalité et les bouleversements engendrés par le coup d'Etat. A travers le quotidien d'Etienne Sombre, le lecteur prend pleinement conscience de l'enchaînement des évènements et de leurs répercussions. A la monotonie du travail à l'imprimerie succède ainsi la brutalité et les bouleversements du coup d'Etat.
Le mouvement d'insurrection qui s'organise alors apparait improvisé et composé d'amateurs qui vont mener, au péril de leur vie, une lutte clandestine contre le régime impérial. Chacun devant faire face à un dilemme où la volonté de se battre se heurte à la crainte de tout perdre.
En regard de cet aspect historique du récit se greffe d'autres intrigues parmi lesquelles la naissance d'une histoire d'amour entre Etienne et une jeune voleuse, ainsi que la rencontre entre le typographe et une énigmatique jeune femme dont il va tenter de percer les secrets. Les révélations d'ailleurs inhérentes à l'identité de cette femme mystère et son rôle dans la suite de l'intrigue offrent d'ailleurs une tournure aussi inédite qu'inattendue à ce roman historique où l'auteur semble parfois jouer avec les genres.
Autant de fils du récit qui vont se croiser et se superposer au décours d'une intrigue aux multiples facettes et à la croisée des genres, qui tend pourtant (malheureusement) à s'essouffler à de multiples reprises. Car malgré quelques bonnes idées et des sursauts de rythme à certains moments, « Tuer Napoléon III » pêche par un manque de rythme global évident.
Une lecture en dents de scie donc, sympathique dans l'ensemble, mais pas inoubliable.
* * *
Avec « Tuer Napoléon III », Jean-Baptiste Evette signe un roman historique déroutant mais non dénué d'intérêt, proposant un récit mêlant fiction et réalité historique, où la modernité du style et de la conduite de l'intrigue se heurte à l'époque décrite. Difficile dès lors pour le lecteur de pleinement entrer dans cette histoire en permanence à cheval entre passé et présent.
Les amateurs de purs romans historiques seront donc probablement déstabilisés par cette intrigue aux multiples fils qui semble parfois à la frontière des genres. Entre reconstitution historique rigoureuse et fiction aux multiples rebondissements, Jean-Baptiste Evette signe avec « Tuer Napoléon III » un roman historique qui en dépit de certains défauts a le mérite de se démarquer des autres romans du genre.
Je remercie Babelio et les éditions Plon de m'avoir permis de découvrir ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique.
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freewillow
  26 juillet 2015

J'ai lu la critique de Gwen21. Elle exprime bien mieux que je ne pourrais le faire, mon sentiment à la lecture de ce livre. C'est bien simple, je n'en ai lu que la moitié. La vie est trop courte, à mon âge, pour continuer la lecture d'une aventure qui ne m'emporte pas.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   08 mars 2014
Ils s'embrassèrent et leurs baisers avaient un parfum de pomme, puis, dans la lumière vacillante, elle se dévêtit, défit robe, corset, jupons... C'était comme si elle se désarmait, il y avait un grand nombre d'agrafes, de lacets et de petits boutons, et le cœur d'Etienne s'emballait, il en perdait un peu plus le souffle chaque fois qu'une attache s'ouvrait.
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DavalianDavalian   04 juin 2014
Hier, la principale préoccupation d'Étienne était de sauver la République, aujourd'hui c'était de trouver à déjeuner pour une belle fille couchée dans son lit.
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DavalianDavalian   05 juin 2014
La pègre était plus réactionnaire que l'empereur.
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