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EAN : 9782268105543
216 pages
Les Editions du Rocher (09/06/2021)
3.5/5   2 notes
Résumé :
Pourquoi les Russes excellent-elles en natation artistique et les Hongrois en water-polo ?

Pourquoi l'Allemagne rafle-t-elle toutes les médailles d'or en luge et la Chine toutes celles du plongeon ?

Pourquoi l'Égypte est-elle devenue une terre de squash, tandis que la Corée du Sud a tout misé sur le tir à l'arc ?

Le sport a beau être mondialisé, des bastions nationaux spectaculaires subsistent. Ces domaines d'excellence s... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
MissFantomette
  22 août 2021

Voyage au pays du sport de très haut niveau...
Où le Candide apprend que le badmington se serait joué à l'origine... avec les pieds ! Et au moyen d'une boule en cuir remplie de cheveux ou de crins, parfois surmontée d'une plume de faisan ou d'une fleur d'hibiscus ! En Chine environ 2500 ans avant JC... La version moderne fut ensuite introduite aux Indes par les britanniques. Mais ce sont bien les chinois qui gardent encore aujourd'hui le monopole des médailles dans ce sport.
Où l'on peut être surpris, aussi, de lire que le squash est le quasi-monopole de l'Egypte pour ce qui est des résultats en compétition...
En continuant le parcours, on découvre encore que les grands clubs chinois de badmington alignent jusqu'à 80 terrains de jeu côte à côte !
Et l'on entrevoit aussi, bien sûr, les revers des médailles... Les entrainements poussés à l'extrême, comme le souligne par exemple le chapitre consacré au Plongeon en Chine. Sept heures d'entrainement, sept jours sur sept. Interruption de scolarité, séparation d'avec les parents. Risque de tassements des poignets (entrée dans l'eau à 60km/h), tendinites des épaules et j'en passe !
Chapitre après chapitre, l'auteur passe ainsi en revue vingt sports et leur pays de prédilection, des plus répandus aux moins connus...
Un point commun se dégage évidemment. Une fois les premiers résultats acquis, que ce soit par la puissance d'une tradition séculaire ou la réussite d'une introduction récente : le succès appelle le succès. Et la machine à gagner s'auto-entretient en un cercle vertueux... le triomphe des athètes du moment nourrit les espoirs des futurs pratiquants de la discipline, les jeunes se projettent forcément plus facilement. Et la pratique de masse fait inexorablement émerger les meilleurs.
Lu en résonnance avec les Jeux Olympiques de Tokyo (plusieurs heures de TV par jour en ce qui me concerne !), ce petit livre a eu une saveur agréable, bien que sa structure pâtisse de quelques répétitions, les mécanismes de la domination se recoupant quelque peu d'un sport à l'autre.
Petit bémol, l'énumération des médailles et records charge un peu la lecture à mon goût (j'aurais bien vu ces éléments chiffrés présentés en « encadré », pour nous procurer une lecture plus fluide).
Les considérations sur les aspects sociologiques et politiques de ces suprématies sportives apportent un éclairage intéressant, que j'aurais aimé approfondir.
Pour les passionnés de sport et de records !
Je remercie Babelio et les Editions du Rocher pour cet envoi, dans le cadre de l'opération Masse Critique non-fiction.
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franksinatra
  30 juin 2021
Ma passion pour la lecture n'a d'égale que celle que je voue au sport. J'ai pratiqué en compétition le ski, puis le tennis et aujourd'hui le tir à l'arc. Depuis mon plus jeune âge, j'ai des souvenirs précis et émus de plusieurs évènements sportifs : j'ai huit ans lorsque Killy gagne trois médailles d'or aux J.O de Grenoble, dans ma ville, et j'exulte. Je suis très triste lors de la mort de Jim Clark deux mois plus tard lors d'une course de F2 sur le circuit d'Hockenheim. Je me souviens aussi parfaitement de Pelé et ses dribbles chaloupés ou de Beckenbauer avec son bras en écharpe lors du Mondial au Mexique en 1970, de Guy Drut à Montréal en 1976 et de l'épopée des Verts la même année avec les maudits poteaux carrés. J'ai suivi avec passion les tournois de Roland-Garros et de Wimbledon depuis 1973 avec la victoire de Nastase jusqu'à celle de Djokovic cette année et les oppositions Borg-Connors sur l'herbe londonienne jusqu'à la suprématie de Federer, la coupe Davis avec Noah et Saga Africa. J'ai regardé, le souffle coupé, le fabuleux concours de saut en longueur des championnats du monde d'athlétisme à Tokyo en 1991 où Carl Lewis et Mike Powell dépassent tous les deux la marque de Bob Beamon vieille de 23 ans. J'ai été estomaqué par les chronos d'Usain Bolt sur 100 et 200 mètres, heureux de voir Lavillenie s'envoler jusqu'aux étoiles, apprécié comme il se doit le french flair des rugbymen du quinze tricolore, surtout face aux Allblacks et naturellement j'ai applaudi à tout rompre les victoires des Bleus au plus haut niveau en 1998 et 2018 au football et les sacres mondiaux des Barjots, des Costauds et des Experts en handball. Et puis il y a aussi le cyclisme, la boxe, la natation, le biathlon, l'escrime, le judo...
Vous l'aurez compris, j'adore le sport, tous les sports. Pour la beauté des gestes techniques, pour l'intelligence de jeu, pour le fair play. Les émotions procurées par un grand évènement sportif sont bien souvent inégalées et la dramaturgie de la glorieuse incertitude du sport peut atteindre des sommets. SAUF... si l'on est un archer sud-coréen, un plongeur ou un pongiste chinois, un joueur de squash égyptien, un coureur de 3000 steeple kenyan ou un lugeur allemand (attention lugeur pas luger, le sport c'est pas la guerre quoi que parfois...cf le chapitre sur le water polo et la Hongrie). Car dans ces cas-là l'incertitude a disparu et les nations engagées dans la compétition ne seront présentes que pour faire de la figuration. C'est ce que nous montre l'essai (transformé) de Guillaume Evin. En 20 chapitres reprenant chacun un sport et le pays qui le domine outrageusement, l'auteur nous livre des anecdotes et nous donne les raisons de ces succès qui perdurent dans le temps malgré la mondialisation du sport qui rend les victoires de plus en plus difficiles à obtenir. Chiffres à l'appui avec l'énumération des palmarès, des médailles d'or, d'argent, de bronze récoltées lors des grands évènements internationaux, le journaliste indépendant décrypte les causes d'ordre historique, culturel, parfois ancestral, mais aussi physique ou physiologique sur lesquelles se greffent presque toujours des politiques volontaristes qui expliquent cette hégémonie. Se mettent alors en place des cercles "vertueux" composés souvent d'une base très élevée de pratiquants, d'une politique de détection et d'émulation des talents précoces, de moyens humains, matériels et financiers importants pour ne pas dire illimités en ce qui concerne des pays comme la Chine ou la Russie qui font de leur domination sportive une justification de la supériorité de leur régime politique et social, par un soft power bien au delà des valeurs du sport qui sont le respect de soi, des autres et des règles, le fair play, l'honneur, le courage, l'esprit d'équipe, la loyauté ou le dépassement de soi. Ces fédérations omnipotentes n'aurait-elles pas oublier que la victoire est éphémère au regard de la poignée de main, de l'accolade ou du sourire échangé à la fin du match ? C'est sans doute ce qu'aime à penser un chauvin comme moi pour qui l'escrime et le hand doivent quand même rester des bastions français.
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critiques presse (2)
LesEchos   30 juin 2021
Voilà un essai instructif et amusant de l'écrivain Guillaume Evin dans lequel il explique comment certaines nations se sont choisi un sport de prédilection ou ont tiré de leur histoire, culture et situation géographique, un avantage compétitif dans telle ou telle discipline.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LesEchos   29 juin 2021
Voilà un essai instructif et amusant de l'écrivain Guillaume Evin dans lequel il explique comment certaines nations se sont choisi un sport de prédilection ou ont tiré de leur histoire, culture et situation géographique, un avantage compétitif dans telle ou telle discipline.
Lire la critique sur le site : LesEchos

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Vidéo de Guillaume Evin
#jamesbond #guillaumeevin #m6
LA BIOGRAPHIE DU PLUS CÉLÈBRE AGENT SECRET
On connaît son nom. On connaît son numéro. Mais connaît-on l'homme qui se cache derrière l'espion de Sa Majesté ? Que sait-on vraiment du personnage né de l'imagination foisonnante d'un dandy anglais misogyne nommé Ian Fleming ?
007 aime les petits déjeuners copieux, regrette d'avoir dû abandonner son Beretta .25, pense que la femme idéale sait faire l'amour aussi bien que la béarnaise, déplore devoir tuer dans l'exercice de ses fonctions… mais s'en accommode aisément pour l'Angleterre.
Méfiant par nature, il ne se lie pas facilement, sauf quand sa mission l'exige. Méticuleux, parfois cynique, il se montre professionnel en toutes circonstances. Non seulement l'un des meilleurs éléments du MI6, mais l'un des plus dévoués.
S'appuyant sur les douze romans et deux recueils de nouvelles d'Ian Fleming, Guillaume Evin rouvre le « dossier 007 » et nous offre la première biographie – non autorisée – du héros au tuxedo. Une personnalité complexe, vulnérable et attachante, à qui bien des hommes rêvent de ressembler… et que bien des femmes rêvent de séduire.
*
Guillaume Evin, journaliste et « bondologue » reconnu (Bons baisers du monde, Dunod, 2020) lève le voile sur l'un des héros de fiction les plus célèbres de tous les temps, incarné pour la 25e fois au cinéma dans Mourir peut attendre.
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