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ISBN : 284337474X
Éditeur : Anne Carrière (10/10/2007)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 283 notes)
Résumé :
Quand elle a épousé le monstre, elle n'avait que vingt-deux ans. Elle admirait sa force, son charme, n'en revenait pas qu'il ait pu la choisir, elle qui n'était pas belle, que personne n'avait jamais remarquée. Quand la police est venue arrêter le monstre, le pays tout entier s'est soudain intéressé à elle, une femme de trente-huit ans, ordinaire. Mais, entre les deux, il y a seize années de vie de couple, seize années durant lesquelles elle a été une mère dévouée, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  03 avril 2016
Un homme une femme.
L'étincelle.
Chabadabada chabadabada.
Deux coeurs qui s'enflamment, ça part plutôt pas mal.
Ils se marièrent, vécurent heureux et eurent...
Frein à main, rétropédalage, y a un truc qui coince.
Madame Darget aime Simon qui aime, à sa façon, madame Darget.
Seize années d'un bonheur discutable lorsque survient le drame. L'arrestation, dès potron minet, dudit époux suspecté d'avoir assassiné une gamine, pourrait bien faire voler en éclat ce fragile équilibre marital.
Le Monstre, c'est désormais le surnom de son cher et tendre désormais convaincu de la chose.
Madamer Darget se confie, alternant ses années bonheur avec le procès en cours.
Jacques Expert, qui étonnamment ne bosse pas à Miami, n'en reste pas moins un fin connaisseur du délicat et besogneux métier de meurtrier possiblement violeur, à ses heures perdues.
Fort de nombreuses recherches sur le sujet, il nous offre ici un premier roman convaincant.
D'entrée de jeu, difficile de ne pas coller le statut de victime à cette femme maltraitée, abusée sexuellement, trompée, trainée plus bas que terre.
Son quotidien sera effrayant, la chute presque logique et salvatrice.
L'empathie pour cette femme et mère agit d'emblée pour finalement se déliter au fil des pages.
Et c'est là la grande force de ce roman, l'ambigüité sur laquelle Expert bâtira sa trame.
Darget savait-elle pour son mari ou découvre-t-elle, ébaubie, tout comme la foule peu sentimentale, la nature profonde de son joyeux trublion de mari?
Expert, en funambule accompli, jouera sur du velours, incitant le lecteur à enfiler masque et tuba afin de s'immerger pleinement en ce parcours de vie commun aussi agité qu'une horde de fan hystéro à la vue de leur Frank Michael d'idole. Tiens, je viens de voir passer un dentier...
♪Toutes, toutes, toutes les femmes...♫
Oui, je suis mélomane.
L'écriture, sans taper dans le mémorable, se veut très actuelle.
Le livre se lit vite et bien.
Il vous laissera un prégnant sentiment de malaise quant au réel niveau d'implication de cette compagne effacée sous influence.
3,5/5
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bibiouest
  20 mai 2019
D'un côté le procès du monstre, de l'autre leur vie de couple racontée par sa femme jusqu'au drame.
Ce livre fait froid dans le dos, car la femme du monstre a «subi» pendant 16 ans la vulgarité et bien d'autre chose encore sans jamais réagir, cherchant des «excuses»
à son mari.
Un excellent thriller qui n'est pas «politiquement correct» (tant mieux).On voudrait tellement l'aimer cette femme soumise, mais au fil des pages on ne peut que la détester.
A lire en gardant en tête qu'une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint et que la 99,9% des femmes soumises par leurs maris sont des victimes.
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nameless
  26 avril 2014
Pour appréhender toute la portée de ce livre intitulé par l'éditeur "Thriller", il faut peut-être dire un mot, bref, sur le pedigree de l'auteur, Jacques Expert, journaliste que les auditeurs de France-Inter et France-Info connaissent, ce qui fait de lui un écrivain plus proche du reportage que du roman.

Entrant dans cet ouvrage, je sentais en tout premier lieu, de la part de Jacques Expert, une connaissance approfondie des prétoires ainsi que des affaires judiciaires qui ont défrayé la chronique dans les journaux télévisés récents, et ce livre n'a sans doute pas été écrit sans une étude minutieuse des pièces de plusieurs dossiers, qu'il a choisi de compiler en un seul roman, pour nous livrer tout ce qu'il peut y avoir de pire dans l'âme humaine. "La femme du monstre" est une sorte de synthèse, chacun en le lisant pourra penser à diverses épouses ou compagnes qui ont couvert ou encouragé leur mâle moitié, dans leurs actes infâmes. La lecture de ce "thriller" très bien écrit peut s'avérer dérangeante, la réalité dépassant souvent la fiction, pourtant, il me semble, bien que les faits rapportés soient probablement réels, épouvantablement réels, que vouloir faire l'autruche, la tête dans le sable, n'est jamais une bonne solution.

Dès les premières pages, nous savons qu'il n'y a pas qu'un seul monstre dans cette histoire, et très rapidement, j'ai eu envie de débaptiser ce roman pour lui donner un autre titre : " la femme du monstre ET le mari de la monstresse", car bien que Simon soit seul dans sa cage de verre au tribunal, livré à un jury populaire, sa femme aurait bien mérité d'être à ses côtés. On note d'ailleurs qu'à plusieurs reprises au fil du récit, cette femme utilise le mot de "complicité", pour signaler les moments heureux avec son compagnon. Quid du reste ? Complicité, c'est bien le mot qui convient, pour le meilleur et le pire.

En effet, dès le départ, Jacques Expert nous indique que cette espèce d'oie blanche auto-revendiquée ne pouvait rien ignorer des perversions sexuelles de son mari. Elle les a acceptées, pas par amour, mais parce qu'elle était une manipulatrice hors pair, capable de négocier des bénéfices secondaires en contrepartie de son "silence". Un enfant pour taire un viol, un deuxième enfant pour couvrir un meurtre, and so on. Comment une épouse peut-elle dire en parlant de son mari : "je lui avais bien dit de se méfier d'elle". Parce que "elle", moins craintive que les précédentes, accuserait Simon de harcèlement sexuel ? Comment une femme peut-elle dire d'une autre qui reconnaît dans la rue Simon comme son agresseur, que cette fille est une névrosée sexuellement insatisfaite ?

La monstresse mène une vie qu'elle revendique comme heureuse, entre ménage, repassage et torchage des gosses. Quand elle va dans une grande surface acheter des dessous affriolants parce que son homme la sort dans un club échangiste (il est tellement gentil et généreux), elle en profite pour acheter une nappe parce qu'elle adore décorer son intérieur, on rêve, non ?

Cependant, elle mène aussi la barque et module, réfrène ou active les déviances de son mari, si parfait, si aimant, si drôle, si séducteur, tellement beauf, en fonction de ses propres aspirations de femme détraquée. Lorsque la situation le nécessite, elle est capable d'organiser un déménagement en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Pourtant, les déménagements fréquents, peuvent constituer, pour les travailleurs sociaux, un indice en matière de maltraitance. Mais elle, elle l'ignore. Quand elle sent que son époux lui échappe, elle n'hésite pas un instant pour le balancer à la police.

Cette femme-docile télévisuellement nourrie par Claire Chazal (son modèle en matière d'élégance), par PPDA, qui "confirme" des informations, par Patrick Sébastien, qui offre de si beaux numéros d'illusionnistes, par "plus belle la vie", trouve une certaine notoriété lorsqu'elle entend parler d'elle dans le poste, par ses idoles. Entrant dans le tribunal, elle reconnaît ce qu'elle a déjà entendu à la télé : "Accusé, levez-vous", et se sent d'un seul coup importante, dans ses habits Promod, choisis pour la circonstance, jupe à mi-mollets, couleurs neutres, chemisier fermé jusqu'au cou. D'un bout à l'autre de ce roman, elle s'auto-proclame "victime", salissant sa belle-mère pour ses intérêts propres, expliquant à sa façon que cette jeune fille a été assassinée par son compagnon parce qu'elle l'a pratiquement cherché.

Mais je vous rassure, chaque soir, en sortant du tribunal, elle avait trouvé un ptiresto sympa où elle a fini par avoir ses habitudes en matière de sauté de veau, ou se goinfrait dans sa chambre d'hôtel de sushis. Rien ne lui a coupé l'appétit ou le sommeil.
J'ai beaucoup apprécié ce roman-thriller-document-chronique judiciaire, je ne sais comment le nommer.
.
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verobleue
  25 août 2015
Qui sont les épouses des tueurs en série ?
Jacques Expert, journaliste français, s’inspire de son expérience professionnelle pour tenter de répondre à cette question. « La femme du monstre » est son premier roman, une fiction mais écrite à la première personne comme une autobiographie.
« La femme du monstre », c’est l’histoire de Mme Darget, épouse de Simon Darget, violeur et meurtrier. Dotée d’un physique quelconque, sage, discrète, docile surtout, elle épouse le monstre à vingt-deux ans.
Le récit alterne les scènes du procès et le parcours du couple. Pendant 16 ans de vie commune, elle se cramponne à son rêve de famille idéale, subit sans broncher les multiples colères, absences et infidélités, les déménagements qui vont de pair avec les viols et meurtres perpétrés dans le voisinage.
Au fur et à mesure de la lecture, on découvre chez elle, la partialité du dialogue intérieur, les côtés de la personnalité dérangeants, l’obsession de sauver le monde parfait qu’elle a construit : couvrir, adhérer voire encourager certains des actes de son mari, sauver la face pour la famille et pour l'entourage...
Au moment où elle comprend que c’est vain et qu’elle n’arrivera plus à taire, à cacher, elle bascule et tourne la page. On découvre alors toute la noirceur du personnage. C’est elle qui dénonce son mari de façon anonyme. Elle se lance alors dans une course à la manipulation, calculant la suite des événements, attentive aux convenances sociales et aux apparences. Ce qu’elle réussit d’ailleurs très bien.
J'avais une grande envie de découvrir un livre de Jacques Expert. C’est particulièrement convaincant, cohérent, crédible.
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beeshop
  26 avril 2010
J'ai lu ce livre d'une traite à la fois fascinée et en proie à un profond malaise.
Ce livre est le plaidoyer d'une femme, la femme du monstre. Elle nous raconte sa vie, elle tente de nous prouver qu'elle est, elle aussi, une victime, elle explique les dilemmes, les ressentis refoulés, la complicité inconsciente pour sauver le « paraitre ».
Le monstre, son mari est dans le box des accusés. Il est jugé pour le viol et le meurtre d'une adolescente. La femme est sur le banc des témoins. le livre alterne entre moment du procès et moment de souvenir de cette femme.
Elle raconte cet homme beau, charmeur, ce tombeur qui s'intéresse à elle, elle si transparente, si insignifiante. Cet homme c'est elle qu'il a choisi, c'est elle qui va avoir « l'honneur » de devenir sa femme, la mère de ses deux enfants. Elle se raconte oie blanche arrivant vierge au mariage et n'ayant jamais connu un homme. Elle se raconte, candide, sure que les brutalités sexuelles, les insultes répétés durant l'acte, les humiliations sont normales… c'est un homme après tout son rôle d'épouse est de le contenter.
Elle raconte cet homme qui réussit professionnellement, qui ramène de l'argent à la maison, qui la fait vivre en petite bourgeoise dans son confort coquet et pour cela elle accepte tout. Cet homme qui l'amène à fréquenter du beau monde, cet homme qui a fait de leur barbecue du dimanche un rendez-vous prisé par leurs amis et connaissances. Cet homme qui renvoi à la société l'image d'une famille idéale et parfaite.
Cette femme si soumise, parfois à la limite de la beauferie racontant que son modèle de féminité est Claire Chazal, que son émission fétiche est « le plus grand cabaret du monde », que son rôle est d'avoir toujours une part de sauté de lapin au congélateur car c'est le plat préféré de son époux et qui prend garde de ne pas oublier la petite fellation du samedi soir car « il aime tant cela » est une victime effectivement, une victime de son éducation, une victime des apparences mais c'est également une femme qui se pose des questions et qui préfère laisser les réponses enfouies au fond de son inconscient.
Pourquoi tant de déménagements ?
Pourquoi son mari rentre t-il le nuit sentant le parfum bas de gamme et l'alcool ?
Pourquoi entend-elle parler de viol en série partout où ils sont ?
Pourquoi accepte-t-elle les humiliations de plus en plus fréquentes ? Les disparitions de son mari ?
Pourquoi doute-elle ?
Au procès elle est face à un homme qui n'assume rien, une loque qui se dit malade, qui la supplie de l'aider. Et là, elle sort de sa torpeur. Il est victime de violence en prison, elle s'en réjouit; il lui dit l'aimer ainsi que ses enfants, elle leur a dit la vérité sur leur père et il ne les reverra jamais. Elle assiste à la lâcheté de cet homme qui n'a même pas le courage de reconnaitre ses actes.
Elle va témoigner, elle veut que tout le monde sache qu'elle est aussi une victime même si sa peine ne sera jamais aussi grande que celle des parents de la victime.
Mais elle ne parlera pas de ses doutes, de ses accusassions. Une victime de viol n'a pas survécu, cela ne change rien. Elle a plusieurs fois fait disparaitre des preuves en lavant des vêtements tachés, elle reste une victime, elle n'avait pas le choix, elle ne savait pas « vraiment ». D'autres seront condamnés pour ces crimes, elle estime qu'ils ont surement autre chose à payer. Dans ce cas comment la considérer comme une victime ?
Elle n'a commis aucun crime mais elle savait depuis longtemps, elle aurait pu sauver des vies.
Ce livre est bouleversant car il est facile de ce dire « à sa place j'aurai…. » Mais comment savoir ?
Je n'arrive pas à la voir comme une victime entière, c'est une victime mais pour moi coupable de s'être tût trop longtemps.
Le fait que tout au long de ma lecture je pensai à Monique Olivier, la femme de Michel Fourniret, et à Michèle Martin la femme de Marc Dutroux pour ne citer qu'elle a surement influencé mon ressenti.
Dans son style ce livre est souvent brutal, vulgaire, cela intensifie et rend très réaliste le discours mais m'a parfois dérangé.
Lien : http://mespetitesidees.wordp..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Zazette97Zazette97   01 avril 2012
Ah ! ces derniers mots ! Je les ai si bien travaillés ces dernières semaines, tant répétés, que je les prononce sans rien oublier. C'est ainsi que je mets fin à deux heures et demie environ d'interrogatoire (cette fois, bêtement, j'ai oublié de mettre en route la trotteuse de ma montre pour avoir un minutage précis) parfois tendu, souvent émouvant à évoquer nos seize années de vie commune.
J'ai beaucoup pleuré mais, pour ces mots finals, je n'ai plus de larmes, ni même l'envie d'en verser.
Je termine avec le sentiment presque jouissif d'avoir conquis la salle. J'ai déjà hâte d'être à ce soir pour voir le compte rendu du procès dans le journal de PPDA.
Je ne doute pas que mon témoignage si puissant y sera relaté comme l''événement de la journée, à l'inverse de ce pauvre Simon qui a été pitoyable une fois de plus.
J'en viendrais presque à me demander comment j'ai pu être mariée à un pareil minable.
Les journalistes auront sans doute noté qu'il a à peine osé relever la tête et qu'il a répondu aux rares questions par de pathétiques mono-syllabes. p.103
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marlene50marlene50   23 juillet 2016
Pour avoir frappé Deltil à l'estomac, au thorax et à l'œil - il avait eu deux côtes cassées et il avait perdu seulement trois dixièmes à l'oeil droit après avoir craint de rester borgne -, Simon a été condamné par le tribunal correctionnel de Périgueux à un mois de prison avec sursis, à une amende de 20 000 francs et il a fallu verser 120 000 francs de dommages et intérêts. Sans compter les 5 000 francs d'amende pour outrages à agents de police et les frais d'avocat.

Je crois qu'il aimait me sortir brutalement du sommeil et me voir docile.

Je simulais mon plaisir en même temps que lui et cela l'apaisait enfin. Fallait-il que je l'aime ! Je me rends compte aujourd'hui que j'étais prête à beaucoup pour le contenter.

J'approuvais le mécontentement de Simon et c'était le plus souvent moi qui lui signalais quand un mal élevé prenait notre place numéro 15. Cela le mettait aussitôt en rage et je le regardais, satisfaite, cachée derrière les voilages de style provençal, rayer les portières avec un tournevis sans être vu ! Il revenait en ricanant

C'étaient de simples moments de complicité et, il ne faut pas m'en vouloir, cela me rendait béatement heureuse.
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Plouf_le_loupPlouf_le_loup   20 mars 2012
Je savais bien que ce n'était pas vrai. Simon s'était longuement absenté en ce milieu d'après-midi. J'aurais aussi pu dire au juge que nous ne faisions plus l'amour depuis longtemps. Que j'avais bien remarqué les petites traînées de sang quand il m'avait donné sa chemise canadienne à laver. Mais que ce n'était pas le jour de la couleur, et que j'avais laissé la chemise au fond du panier.
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manon08440manon08440   09 mai 2017
Il est vrai que, dans la vie, on finit par s'habituer au pire, comme on s'habitue à un canapé moche dans un salon. Ce n'est que lorsqu'on le change qu'on réalise qu'on a vécu des années avec une horreur!
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namelessnameless   26 avril 2014
"On n'a pas les moyens d'être pauvres". Je tiens cette philosophie de la vie de mes parents. C'est vrai qu'il vaut mieux payer un produit un peu plus cher que la moyenne mais au moins les choses durent plus longtemps et on est gagnant au final. "On n'a pas les moyens d'être pauvres", souvenez-vous en !
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