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ISBN : 2749160596
Éditeur : Le Cherche midi (07/03/2019)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Merci Maîtresse ! C'est l'histoire de Carla, qui est venue et qui a dû repartir. Trop vite. C'est l'histoire de Martim, qui aurait préféré ne pas être là, avec nous. C'est aussi celle d'Habib, qui espère chaque matin qu'il y aura sport aujourd'hui. C'est l'histoire de Valentine et de son papa. D'Adriano et de la quiche qu'il a vomie sur sa dictée ce matin. De Timéo, qui n'avait pas de chat mais des griffures quand même. De la corde de Laurence, la directrice, sur la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
prune42
  26 mars 2019
Anouk est institutrice dans une école "de regroupement" de Réseau d'Education Prioritaire (REP), accueillant des enfants allophones. Elle nous parle de ses élèves en chapitres courts, de leur vie, de leurs difficultés mais aussi de leurs progrès en classe, sur un ton toujours plein de tendresse. La narratrice évoque aussi ses collègues, Laurence, la directrice de l'école injustement accusée par un parent d'élève, Charles l'instituteur des CP qui aimerait bien dédoubler sa classe l'an prochain, Déborah, la jeune remplaçante de Laurence… Quant aux élèves, qu'ils s'appellent Kahina, Martim, Erkhan, Antoine, Valentine ou Carla par exemple, leur vie n'est jamais un long fleuve tranquille…
Je remercie tout d'abord Anouk F., l'auteur de ce témoignage original et agréable qui m'a envoyé son livre très gentiment et avec une dédicace fort sympathique et joliment écrite à la plume.
J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce récit qui m'a fait sourire à de très nombreuses reprises et qui change vraiment les idées. Cette lecture est de plus, tombée au bon moment car j'ai dû délaisser la lecture récemment à mon plus grand regret (j'espère la reprendre au plus vite...)
Cette forme de récit composé de chapitres courts, a donc été facile à lire, compte tenu des circonstances. J'ai trouvé ce récit original, je n'ai pas lu beaucoup, voire jamais, de récit concernant des écoles maternelles ou primaires.
Certains passages, comme le départ précipité de Goran qui doit déménager précipitamment à cause de la demande d'asile refusée de ses parents, sont particulièrement émouvants (et pourtant très réalistes).
Ce récit intéressera sans doute enseignants actuels, passés ou futurs de l'Education Nationale, ou parents qui découvriront peut-être une autre facette de l'école, derrière ce qu'ils croient en savoir.
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soleil
  21 juin 2019
Une fois n'est pas coutume, j'avais très envie de lire ce témoignage d'une enseignante alors même que sur mon temps libre, je préfère m'éloigner de l'école.
J'ai suivi l'année scolaire de l'auteur avec ce qu'elle comporte de drôle, de triste, d'anecdotique et d'universel concernant les élèves, leurs parents, les collègues...
J'ai passé un très bon moment pour la simple et bonne raison que j'avais l'impression d'être l'auteur ! En effet, tout ce qu'elle exprimait, je l'avais vécu, ressenti, vu, observé : la collègue qui vit dans sa grotte les déboires de la sortie scolaire, les signalements (en pire pour moi), etc. L'impression de faire partie du même bateau et que ce que je vivais était "juste" commun ; ça soulage, un peu
Une lecture agréable, drôle, émouvante parfois et qui soulève des questions/réflexions pour lesquelles nous n'avons pas forcément de moyens, de réponses mais qui prouve l'universalité de notre quotidien.
Commenter  J’apprécie          90
lireetsortir
  12 mars 2019
Anouk F. nous ouvre les portes de sa classe (et de son coeur) avec Merci Maîtresse édité par le cherche midi éditeur
"L'avantage c'est qu'il n'y a pas deux journées pareilles. Être enseignant, c'est être Forrest Gump. Quand tu pousses le portail de l'école le matin, c'est comme quand tu ouvres la boîte de chocolats; tu ne sais jamais sur quoi tu vas tomber."
Dans le coeur de la maîtresse, il y a les enfants, mais aussi des parents, des rencontres, des séparations.
Des journées ordinaires, d'autres qui le sont un peu moins.
Anouk va vivre avec les élèves une année et bien plus, une année entière à s'aimer, se détester parfois, mais toute une année à apprendre et grandir, ensemble.
Ses élèves, elle ne les oubliera jamais. de chacun d'eux elle garde en elle un souvenir intact.
Il y a Mathis qui vient de manquer 10 jours d'école pour aller voir son papa à l'hôpital, avec qui il faut prendre le temps de rattraper les leçons une par une.
Aussi Martim, qui aurait bien aimé être partout, ailleurs, sauf à l'école.
Être maîtresse c'est aussi accepter qu'on ne peut pas sauver tout le monde, aider la classe entière, seule.
Il y a aussi Habib, à qui elle est fière d'avoir appris à poser une addition, et qui d'ici la fin de l'année sera même capable d'effectuer des multiplications.
Il y a ceux qui arrivent en CE2 avec une lecture fragile, une écriture hésitante.
Ceux sur lesquels il faut veiller un peu plus, les « déficients », ce mot qui l'horrifie tant il est « moche ».
Il y a Cecilia qui cafte souvent, mais cette fois ça a l'air sérieux; « Farid et Gladys jouent à la baise »…
C'est quoi « jouer à la baise », pour des enfants de 8 ans à peine?
Il y a aussi ces mots d'enfants, durs, terribles et violents à la fois.
Il y en a des plus faciles que d'autres, mais ce sont des enfants. Avec leur passé, leur histoire, et surtout leur avenir à construire.
Il y a ceux pour qui il faut demander une AVS. Ils ont besoin de soutien, d'attention, souffrent de troubles de concentration.
Demander une AVS = faire venir la psychologue scolaire, faire signer le médecin de famille, les parents, remplir un épais dossier, organiser une réunion, réunir des commissions. Mais ça en vaut la peine.
Et en dépit des difficultés rencontrées : rester debout malgré tout, continuer à sourire, à vivre.
Anouk livre des mots tantôt gais, tendres, durs ou touchants, mais toujours sincères.
Elle organise avec ses élèves un marché des savoirs : « Personne ne sait tout, mais tout le monde sait quelque chose ».
Les enfants sont pour elle une extrême richesse, elle ressent une infinie fierté de les voir évoluer .
On rit, on pleure, avec ce livre on passe un réel moment de bonheur.
Edité par le cherche midi éditeur, 7 mars 2019
17 €
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Aurelivres57
  01 avril 2019
Qui peut se targuer d'avoir un jour eu le cran de quitter son travail pour exercer sa passion ? Anouk, elle, a sauté le pas en démissionnant de son emploi de journaliste pour devenir enseignante. Une reconversion pas si simple mais un métier humain dans lequel elle s'implique corps et âme.
Dans ce livre, tel un journal de bord, Anouk nous raconte son année avec les CE2 dans cette école du Sud de la France. Un REP qui accueille entre autres des élèves allophones.
Dans sa classe, elle est confrontée à ceux qui ne parlent pas français, aux enfants turbulents, à la pauvreté, la violence. A ces familles en détresse. Des enfants maltraités que l'on doit signaler. Parfois des enfants de migrants qui ont fui l'horreur. Un quotidien où chaque élève, chaque parent a sa propre histoire et nécessite une écoute et une aide particulière.
Derrière chaque enfant en difficulté, elle décèle un potentiel. Elle les encourage, leur redonne confiance en eux. Être maîtresse c'est aussi être psychologue, assistante sociale et « maman ».
Cette école c'est un peu une grande famille avec des hauts et des bas. Entourée d'une équipe de choc, l'amitié et le soutien entre collègues seront essentiels dans ce quotidien compliqué. Aux côtés d'Anouk, il y a Laurence, la directrice, son amie, qui va subir des attaques mensongères et une inspection...jusqu'au burn-out.
Charles, le maître des CP, le bon papa, calme et patient.
Caroline et Nathalie. Sans oublier Jacqueline, la maîtresse fantôme qui se terre dans sa classe, sa caverne.
J'ai ri et j'ai eu les larmes aux yeux, car cette vie de maîtresse est racontée avec beaucoup d'émotion et de tendresse.
Malgré les difficultés, on sent que ce métier est une vraie vocation, une implication à 100% pour cette maîtresse qui ne se contente pas que de suivre le programme scolaire.
Alors oui, elle essaie, parfois sans succès, mais tous ses efforts sont tellement beaux. Elle donne une chance à ces enfants qui n'en ont pas eu. Avec une bienveillance et une attention constante, elle prend le temps d'observer et d'écouter. de tout simplement vouloir leur bonheur pour qu'ils débutent leur vie dans les meilleures conditions. Une aile protectrice, une seconde nature pour cette jeune femme au grand coeur.
Et puis c'est aussi tellement drôle : le vomi sur la dictée, la sortie scolaire avec les mamans un brin exhibitionnistes. Mais ça, je vous laisse le découvrir car les anecdotes ne manquent pas !
Ce livre m'a parlé, et pourtant je ne suis pas institutrice. Ce qui m'a touchée c'est ce côté vrai, humain, fort en émotions. J'ai adoré cette plume pleine d'humour et de tendresse. Un petit bonbon bonheur qui se dévore ! Vous ne verrez plus les maîtresses de la même façon, et vous voudrez très certainement leur dire « merci ! ».
Lien : https://aurelivres57.wordpre..
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LesDemoisellesdeChatillon
  18 février 2019
Quelle merveilleuse soirée je viens de passer avec ce petit livre !!!
J'ai ri, beaucoup, j'ai pleuré, parfois et j'ai été émue tout le long.
Maîtresse de CE2 en REP, nous découvrons le quotidien de cette enseignante, comme les autres, tellement pleine de bienveillance et d'humour.
On l'aime, elle, ses collègues, ses élèves. On est assis au fond de la classe et on observe, on écoute, on vibre avec elle.
Dans la classe, en salle des maîtres, en réunion, dans la cour de récréation ou en sortie scolaire...
A plusieurs reprises je me suis exclamée "c'est tellement ça !".
Mais, même si ça parle beaucoup plus, forcément, quand on a été de ce côté du tableau noir, ce livre ne s'adresse pas qu'aux professeurs des écoles.
Aspirants au CRPE, parents, amoureux de belles histoires, ce livre plaira à tous.
Parce qu'il est plein d'humanité, tout simplement.
C'est beau, c'est plein d'espoir, d'amour...
Une vraie bouffée d'air frais !
Ce livre sort le 7 mars et je le recommande vivement. Vraiment !!!
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
prune42prune42   26 mars 2019
Je déteste la rentrée des classes. Mais je crois que je déteste encore plus le début des grandes vacances. Ces quelques jours, juste après le départ des enfants, où il n'y a plus de bruit dans les couloirs. Ces matins où je traverse cette cour si vide, si calme, si triste, pour monter dans ma clinique sans patients, sans âme. Ces moments passés à ranger, trier, classer sans avoir à dire à Habib de se rasseoir, ou à Fouad d'attendre un peu, que je vais venir lui donner du travail. Ces copies égarées, retrouvées au hasard d'un tiroir ou d'un placard.
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prune42prune42   22 mars 2019
Le pire, finalement, ce n'est pas l'échec. C'est l'espoir que met l'enfant en vous à ce moment-là. Cet espoir que l'on n'a pas réussi à faire vivre. Cette promesse qu'on lui a faite, et qu'on n'a pas tenue. Ca reste, ça marque, et ça bouffe, à l'intérieur.
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prune42prune42   22 mars 2019
Je crois que je suis vraiment devenue enseignante le jour où j'ai accepté de ne pas être capable de tout faire, en tout cas pas tout de suite. Je crois que j'ai failli quitter ce métier à chaque fois que je me suis rendu compte que je ne pourrai pas les aider tous, en tout cas pas comme il faut.
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FLaureVerneuilFLaureVerneuil   22 mai 2019
Hier déjà, Caroline m'avait demandé de venir voir. - Je pense qu'il y en a un demi-million ... m'avait-elle dit. J'ai regardé la (très) longue chevelure de Maëva. Je n'ai pas eu besoin de trop m'approcher. C'était Ibiza, là-dedans. Le Pacha en plein mois d'août. Ça grouillait, ça sautait ...
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