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EAN : 9782072844423
272 pages
Gallimard (14/03/2019)
3.73/5   405 notes
Résumé :
"L'enterrement de Pierre Giroud m'a énormément déçu, c'était une cérémonie sans réelle émotion. Tout cela manquait de rythme, de conviction. Le père Rouquet lui-même n'était pas dans son meilleur jour. Non, vraiment, cet enterrement ne me marquera pas, on est bien loin d'Antoine Mendez. Ah l'enterrement d'Antoine Mendez ! Sa femme essayant de sauter dans le caveau pour le rejoindre dans l'éternité, ses cris hystériques, ses trois fils la retenant dans des spasmes ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
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C'est un anti héros comme les aime Fabcaro, un loser, la trentaine, solitaire, des problèmes de fric, de relations...Et son occupation favorite, pour laquelle il est devenu une sorte d'expert, est d'assister à des enterrements, qu'il classe selon des critères personnels. Jusqu'au jour où il repère ou plutôt est repéré par un autre personnage présent à la même inhumation. C'est le début d'une histoire vertigineuse et comme toujours déjantée et drôle.


Le processus est le même que dans les autres roman de Fabcaro : un postulat original, que l'on applique ensuite dans toutes les situations ordinaires, qui prennent alors un relief particulier. A condition d'adhérer à ce non-sens de départ, on sourit, on rit même, tant la banalité du quotidien prend une autre teinte , vue par le prisme de l'imagination de l'auteur.

Peut être un peu plus contraint que les romans suivants, comme si l'auteur tâtait le terrain, mais réjouissant quand même.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Fabrice Caro, plus connu sous le nom de Fabcaro, célèbre dessinateur de Zaï Zaï Zaï nous livre son premier roman paru en 2006.
Le narrateur , en train d'écrire une pièce de théâtre et semble-t-il en manque d'inspiration, se rend aux enterrements et ce, pas toujours près de son domicile.
Il choisit des noms de famille, compare les obsèques des uns et des autres.
Parmi les invités un homme est présent, de plus en plus présent. Il lui fait des signes, se donne à connaître et prétend qu'il est employé par une firme "Figurec", qui l'emploie pour faire acte de présence dans plusieurs évènements.
Parallèlement, il assiste à des repas de famille avec sa mère, son frère, brillant en tous domaines et sa femme qui est un fantasme pour lui.
La présentation est tout à fait originale dans l'écriture.
Très souvent, l'auteur ne termine pas un mot et commence un autre dans la page suivante, commençant un nouveau chapitre. Exemple : Chacun trouve sa solution face au désert qui...
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- ...avance ?
Un petit souci pour moi, les faits m'ont un peu lassé à la longue : ce qui n'en fait pas pour moi une lecture passionnante.
J'ai plutôt admiré la fantaisie de l'auteur.
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Il y a, dans ce roman, une ambiance à la fois étrange et familière. Son narrateur est un trentenaire banal, vivant au crochet de ses parents et de ses amis et dont les principales particularités sont son statut d'auteur dramatique et sa passion pour les enterrements. Enfin, quand je dis auteur dramatique, c'est plutôt son talent qui est dramatique, puisqu'il envisage depuis des années d'écrire sa première pièce de théâtre et qu'il en est toujours aux deux premières répliques. D'ailleurs le roman s'ouvre sur l'un des essais de cet écrivain velléitaire et l'on retrouve, de loin en loin, d'autres tentatives qui démontrent, à chaque fois, que l'étape qui suit invariablement ces quelques premières lignes est... de les effacer pour recommencer.
En plus de cela, notre pauvre narrateur a une vie sentimentalement déserte, ne réussit rien, n'a qu'un ami, qui est, par la force des choses, son meilleur ami, alors qu'ils se connaissent seulement depuis un an. Côté famille, c'est encore pire : il a des parents insignifiants et (comble de l'horreur) un frère, plus jeune que lui, qui est beau, va de succès en succès et vit l'amour parfait avec une femme parfaite...
Pour remplir ce vide (si l'on exclut les scènes fantasmées dans lesquelles il se met en scène avec la copine de son frère), le personnage central de Figurec court les enterrements de gens qu'il ne connaît pas, comme d'autres se faufilent dans les soirées mondaines. Il devient même un spécialiste de ce type d'évènements et les compare, les commente, comme font les critiques gastronomiques au sujet des restaurants.
Cette entrée en matière, servie par le style fluide et l'humour désabusé de Fabrice Caro est déjà un plaisir. Mais, après quelques pages, une touche de mystère vient s'ajouter à cette atmosphère : notre narrateur remarque en effet, à un énième enterrement, un homme qui lui fait un signe. Il est persuadé de ne pas le connaître et est assez surpris. Mais il le sera encore plus quand, quelques semaines plus tard, cet homme assistera de nouveau à des funérailles où notre narrateur s'est lui-même incrusté et se manifestera de nouveau par une petite marque de complicité. Et la surprise se changera en effarement lorsque l'inconnu s'approchera du pauvre garçon et lui soufflera à l'oreille, d'un air entendu : "Figurec ?"

Je ne peux malheureusement pas en dire plus, au risque de déflorer le suspens, qui nous tient, dès cet instant et jusqu'à la dernière ligne... même s'il n'y a pas de dernière ligne.
Alors, comme pour tous mes coups de coeur, je me contenterai de dire : lisez-le, pour le plaisir, pour l'intrigue, pour les questions qu'il pose, pour les trouvailles de construction narrative, pour tout, en fait. Et ensuite, vous porterez sur les gens qui vous entourent un tout autre regard.
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Bon je dois reconnaitre que j'ai pris un plaisir fou à lire ce petit roman de Fabrice Caro qui oscille, mais de manière jubilatoire voire hilarante, entre du Kafka et the Truman show.
le personnage principal s'aperçoit qu'il rencontre régulièrement des figurants que ce soit lors de funérailles ou bien dans des supermarchés. Eyt si les personnes qui font la queue avec nous dans une boulangerie ou les personnes au fond de l'église étaient des figurants ? Voici une question plutôt vertigineuse !
Lui est un auteur de théâtre raté, si l'on veut, et sa vie est bien terne entre famille et un couple d'amis. Mais tout cela risquerait bien de changer.
le style de Fabrice Caro est particulièrement drôle, j'ai d'ailleurs relevé des dizaines de phrases que je compte distiller petit à petit sur Babelio, mais tout est plaisant dans ce livre, les transitions entre chapitres, les mini chapitres correspondant aux tentatives minables d'écriture d'une pièce de théâtre, les scènes familiales (qui anticipent il est vrai un peu sur celles que l'on pourra lire dans son livre suivant, le Discours...).
Et puis derrière l'humour, l"absurdité des situations, il y a quand même des choses qui sont drôlement bien vues sur nos société, notre époque. J'aime beaucoup sa façon de se moquer de choses que d'ailleurs il doit in fine apprécier, mais qui lui donnent l'air de tirer contre son camp. L'on trouve ainsi de très bonnes vannes sur les grandes figures intellectuelles, sur les profs, sur JJG, l'auteur de Puisque tu pars, que vous n'écouterez plus jamais de la même façon après ce livre, je vous le promets !
Un vrai coup de coeur pour ce livre si drôle. Décidément il est fort ce Fabrice Caro ! Un seul défaut : ce livre est trop court. Faites nous des pavés Mr Caro !!!
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Fabrice Caro, dit Fabcaro, connu au delà du cercle des initiés depuis le triomphe, il y a quelques années de sa BD, "Zaï Zaï Zaï Zaï" avec plus de, 250.000 exemplaires vendus et une adaptation théatrale triomphale qu'on retrouvera bientôt sur Lyon avait, avant son exquis et génial le Discours, sorti un premier roman en 2006, soit douze ans plus tôt, Figurec, que Folio a récemment réedité vu le succès actuel de l'auteur.

Il est amusant de remarquer à quel point ce formidable récit, inventif et drôle, qui voit le personnage principal, un anti héros cher à Fabcaro passer son temps à assister à des enterrements juste pour tromper l'ennui avant de faire connaissance avec une société secrête intégrée dans les pans de la société ( mais chut n'en disons pas plus, on risquerait de spoiler les belles surprises du récit) contenait déjà tous les prémisses et les grandes problématiques que l'on retrouvera ensuite dans l'ensemble de son oeuvre.

On pense notamment à la solitude, le sentiment d'être à l'écart de la société, un sentiment de paranoïa, et évidemment un humour corrosif totalement salvateur et qui permet de faire largement passer la vision un poil nihiliste et désenchantée ( mais en même temps assez juste, reconnaissons le) du monde de Fabcaro.

Même si il n'est pas forcément au niveau du Discours ni de Zai Zai Zai, "Figurec" reste une lecture particulièrement jubilatoire et qui, par rapport à ses oeuvres graphiques, s'autorise plus d'aller vers une dimension sentimentale et fleur bleue, une constatation que j'avais déjà faite avec "le Discours" et que l'auteur lui -même a reconnu dans une récente interview dans Elle, et qui donne une vision du monde un peu plus élargie et plus nuancée que dans ses BD.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
Finalement un doute c'est encore quatre-vingt-dix-neuf pour cent d'espoir.
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La présence d'Anna à la plupart de nos repas me soulage amplement. L'intérêt général se focalisant alors sur elle plutôt que sur moi, je peux me permettre d'être moins présent. On s'intéresse à sa réussite plutôt qu'à ma médiocrité, à ses études plutôt qu'à ma pièce qui avance petit à petit...
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Du coup, on se retrouve avec des boulots totalement fictifs, qui n'existent que pour faire tourner Figurec. Et je peux te dire qu'y en a un bon paquet... Gérante de galeries d'art par exemple, ça existe pas, ça existe que pour occuper les bourgeoises des gros bonnets de Figurec. (...) Des domaines dans ce style, conçus par les roquebrunistes, t'en as à la pelle. Ingénieur en simulation informatique et autres tâcherons dans les boîtes d'informatique, gérant de discothèque, fan de C. Jérôme (d'ailleurs C. Jérôme lui-même était une invention de FIgurec), agent artistique, inspecteur de l'Éducation nationale, psychologue pour enfants, conseiller d'orientation, attaché de mairie aux projets ruraux, contrôleur de bus de ville, intervenant nihiliste dans les débats de cafés philos, ornithologue, hôtesse d'accueil à l'hôtel des impôts, la plupart des boulots dans la production de disques, ministre de la jeunesse et des sports, quatre-vingts pour cent des trucs pour la télévision (...), sénateur, académicien... Rien de tout ça n'existe, pur Figurec, et je t'en passe et des meilleures...
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J'ai tout fait je te dis, j'ai même fait remplaçant sur le banc de touche pour une grande équipe de France, à l'époque où j'avais encore la ligne bien sûr. Ils m'ont viré parce que j'ai allumé une clope pendant un match un jour que je m'emmerdais trop. J'ai tout fait, les vernissages, l'expo Rothko, du premier au dernier jour, les apéritifs de mariage, les salles de ciné, y'a un film de Tavernier que j'ai vu dix-sept fois, l'horreur, dans ce cas-là tu le sens vraiment que t'es sous-payé.
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Après le repas, Julien tient à me montrer sa dernière acquisition, Boule de flipper de Corinne Chardy.
- Je croyais que tu l'avais déjà celui-là...
- Oui mais regarde l'état de la pochette, pas une éraflure, comme neuve, un vrai trésor, son propriétaire n'a pas dû l'écouter souvent.
- On ne peut pas lui en vouloir.
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Pour quelle raison Fabrice s'est il mis au ban de la société ?

Il a grillé un feu rouge
Il conduisait avec plus de 0,50 g
Il a oublié sa carte de fidélité
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