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EAN : 9782072844423
272 pages
Éditeur : Gallimard (14/03/2019)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 108 notes)
Résumé :

" L'enterrement de Pierre Giroud m'a énormément déçu, c'était une cérémonie sans réelle émotion. Tout cela manquait de rythme, de conviction. Le père Rouquet lui-même n'était pas dans son meilleur jour. Non, vraiment, cet enterrement ne me marquera pas, on est bien loin d'Antoine Mendez. Ah l'enterrement d'Antoine Mendez ! Sa femme essayant de sauter dans le caveau pour le rejoindre dans l'é... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  21 août 2020
Fabrice Caro, plus connu sous le nom de Fabcaro, célèbre dessinateur de Zaï Zaï Zaï nous livre son premier roman paru en 2006.
Le narrateur , en train d'écrire une pièce de théâtre et semble-t-il en manque d'inspiration, se rend aux enterrements et ce, pas toujours près de son domicile.
Il choisit des noms de famille, compare les obsèques des uns et des autres.
Parmi les invités un homme est présent, de plus en plus présent. Il lui fait des signes, se donne à connaître et prétend qu'il est employé par une firme "Figurec", qui l'emploie pour faire acte de présence dans plusieurs évènements.
Parallèlement, il assiste à des repas de famille avec sa mère, son frère, brillant en tous domaines et sa femme qui est un fantasme pour lui.
La présentation est tout à fait originale dans l'écriture.
Très souvent, l'auteur ne termine pas un mot et commence un autre dans la page suivante, commençant un nouveau chapitre. Exemple : Chacun trouve sa solution face au désert qui...
5
- ...avance ?
Un petit souci pour moi, les faits m'ont un peu lassé à la longue : ce qui n'en fait pas pour moi une lecture passionnante.
J'ai plutôt admiré la fantaisie de l'auteur.
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SebastienFritsch
  17 avril 2012
Il y a, dans ce roman, une ambiance à la fois étrange et familière. Son narrateur est un trentenaire banal, vivant au crochet de ses parents et de ses amis et dont les principales particularités sont son statut d'auteur dramatique et sa passion pour les enterrements. Enfin, quand je dis auteur dramatique, c'est plutôt son talent qui est dramatique, puisqu'il envisage depuis des années d'écrire sa première pièce de théâtre et qu'il en est toujours aux deux premières répliques. D'ailleurs le roman s'ouvre sur l'un des essais de cet écrivain velléitaire et l'on retrouve, de loin en loin, d'autres tentatives qui démontrent, à chaque fois, que l'étape qui suit invariablement ces quelques premières lignes est... de les effacer pour recommencer.
En plus de cela, notre pauvre narrateur a une vie sentimentalement déserte, ne réussit rien, n'a qu'un ami, qui est, par la force des choses, son meilleur ami, alors qu'ils se connaissent seulement depuis un an. Côté famille, c'est encore pire : il a des parents insignifiants et (comble de l'horreur) un frère, plus jeune que lui, qui est beau, va de succès en succès et vit l'amour parfait avec une femme parfaite...
Pour remplir ce vide (si l'on exclut les scènes fantasmées dans lesquelles il se met en scène avec la copine de son frère), le personnage central de Figurec court les enterrements de gens qu'il ne connaît pas, comme d'autres se faufilent dans les soirées mondaines. Il devient même un spécialiste de ce type d'évènements et les compare, les commente, comme font les critiques gastronomiques au sujet des restaurants.
Cette entrée en matière, servie par le style fluide et l'humour désabusé de Fabrice Caro est déjà un plaisir. Mais, après quelques pages, une touche de mystère vient s'ajouter à cette atmosphère : notre narrateur remarque en effet, à un énième enterrement, un homme qui lui fait un signe. Il est persuadé de ne pas le connaître et est assez surpris. Mais il le sera encore plus quand, quelques semaines plus tard, cet homme assistera de nouveau à des funérailles où notre narrateur s'est lui-même incrusté et se manifestera de nouveau par une petite marque de complicité. Et la surprise se changera en effarement lorsque l'inconnu s'approchera du pauvre garçon et lui soufflera à l'oreille, d'un air entendu : "Figurec ?"
Je ne peux malheureusement pas en dire plus, au risque de déflorer le suspens, qui nous tient, dès cet instant et jusqu'à la dernière ligne... même s'il n'y a pas de dernière ligne.
Alors, comme pour tous mes coups de coeur, je me contenterai de dire : lisez-le, pour le plaisir, pour l'intrigue, pour les questions qu'il pose, pour les trouvailles de construction narrative, pour tout, en fait. Et ensuite, vous porterez sur les gens qui vous entourent un tout autre regard.
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Bazart
  19 juillet 2019

Fabrice Caro, dit Fabcaro, connu au delà du cercle des initiés depuis le triomphe, il y a quelques années de sa BD, "Zaï Zaï Zaï Zaï" avec plus de, 250.000 exemplaires vendus et une adaptation théatrale triomphale qu'on retrouvera bientôt sur Lyon avait, avant son exquis et génial le Discours, sorti un premier roman en 2006, soit douze ans plus tôt, Figurec, que Folio a récemment réedité vu le succès actuel de l'auteur.
Il est amusant de remarquer à quel point ce formidable récit, inventif et drôle, qui voit le personnage principal, un anti héros cher à Fabcaro passer son temps à assister à des enterrements juste pour tromper l'ennui avant de faire connaissance avec une société secrête intégrée dans les pans de la société ( mais chut n'en disons pas plus, on risquerait de spoiler les belles surprises du récit) contenait déjà tous les prémisses et les grandes problématiques que l'on retrouvera ensuite dans l'ensemble de son oeuvre.
On pense notamment à la solitude, le sentiment d'être à l'écart de la société, un sentiment de paranoïa, et évidemment un humour corrosif totalement salvateur et qui permet de faire largement passer la vision un poil nihiliste et désenchantée ( mais en même temps assez juste, reconnaissons le) du monde de Fabcaro.
Même si il n'est pas forcément au niveau du Discours ni de Zai Zai Zai, "Figurec" reste une lecture particulièrement jubilatoire et qui, par rapport à ses oeuvres graphiques, s'autorise plus d'aller vers une dimension sentimentale et fleur bleue, une constatation que j'avais déjà faite avec "le Discours" et que l'auteur lui -même a reconnu dans une récente interview dans Elle, et qui donne une vision du monde un peu plus élargie et plus nuancée que dans ses BD.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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katicha
  10 septembre 2020
De Fabcaro, je connaissais les BD, toujours très drôles à mon goût. J'ignorais qu'il écrivît des romans, et par curiosité j'ai ouvert ce petit livre.
Qui ne m'a pas déçue, mais alors pas du tout !
Tout ce qu'il raconte, de fait, est d'une somptueuse banalité. Oui, il y a la banalité affligeante, celle qui ne mérite pas deux lignes dans le canard local, même en fin de page des sports. Et il y a la somptueuse banalité : la chose conne, bête et brutale du quotidien, tellement absurde et vaine qu'elle en devient artistique. Quand tu manges de la Vache qui rit à heure fixe, à chaque repas que tu avales entre 3 à 82 ans, c'est de la banalité héroïque. Quand tu attends la fin de la météo pour sortir faire pisser le chien, chaque soir que Dieu fait (tant et si bien qu'il lève la patte dès qu'il voit Evelyne D.) c'est de la banalité grandiose. Quand tu essuies la même blague de Tonton Hubert à chaque repas de Noël, c'est pareil. En plus meurtrier, éventuellement.
Bref.
Fabcaro, donc, nous met dès le début dans l'ambiance: une ambiance lugubre, une ambiance lourde et funèbre, puisque son héros assiste en connaisseur à toute une série d'enterrements tristement banals, en savoure le moindre détail: la tenue de la veuve, le discours du curé, l'attitude des badauds, les fleurs et les couronnes. L'enterrement de Lévêque lui inspire des pensées profondes, celui de Giroud le met en joie, et ainsi va la vie. Entre deux soirées chez ses amis - amateurs de chansons des années 80 et de liqueurs dégueulasses - c'est sa plus grande source de satisfaction, puisque l'écriture de sa pièce de théâtre ne progresse pas. D'enterrement en enterrement, il trouve une raison de vivre, ce qui constitue finalement un joli pied de nez à l'existence.
Jusqu'au jour où il s'aperçoit, quelque peu irrité, qu'un gros type un peu rougeaud fait exactement la même chose que lui. Et qu'il l'a repéré. Et qu'il cligne de l'oeil pour attirer son attention, pour célébrer leur supposée camaraderie, pour engager la conversation ...
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Hectorette
  04 août 2008
Un jeune homme un peu looser, en admiration devant son frère parfait et la copine de ce dernier occupe ses mornes journées en se rendant aux enterrements d'inconnus. Il devient un fin connaisseur en matière d'oraisons funèbres et s'aperçoit aussi qu'il n'est pas le seul à assister à ce genre de cérémonies. Il va ainsi faire la rencontre d'un homme dans la force de l'âge qui, comme lui, court les enterrements. Leur relation est assez étrange: à la fois amicale et tendue et va entraîner un chamboulement complet de la vision qu'il a de son monde.
C'est un roman à la fois très drôle, fin et jamais malsain ni glauque, avec une histoire menée tambour battant. Ce n'est pas vraiment un policier mais plutôt une sorte de Truman Show romanesque. J'ai adoré le narrateur mais aussi les autres personnages avec une mention spéciale pour le meilleur ami qui écume les brocantes pour acheter les 45 tours des chanteurs des années 80 (vous savez, Corinne Charby, Julies Piétri...). Je crois n'avoir trouvé que des qualités à ce livre, à part peut-être que j'aurais aimé le lire moins vite et le garder (car on me l'a prêté).
Premier roman, première réussite. Fabrice Caro vient du monde de la BD; je ne le connaissais pas car je n'y connais pas grand chose en BD mais il doit dire quelque chose aux connaisseurs. Il est donc passé à l'écriture romanesque et qu'il continue. Vite, vite un deuxième roman!
Dernière précision: cette histoire a été adaptée en BD, pour les amateurs.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   21 août 2020
La présence d'Anna à la plupart de nos repas me soulage amplement. L'intérêt général se focalisant alors sur elle plutôt que sur moi, je peux me permettre d'être moins présent. On s'intéresse à sa réussite plutôt qu'à ma médiocrité, à ses études plutôt qu'à ma pièce qui avance petit à petit...
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BazartBazart   17 juillet 2019
"Une évidence m' apparaît et à ce moment là je me trouve presque idiot de me l'avoir pas pensé plus tôt qu'il soit figurant en supermarché n'implique pas forcément qu'il soit dans celui-ci il tourne probablement sur toutes les grandes surfaces du coin.revigore je me lance à l'assaut de ces forteresse de la consommation des messieurs dans cette immense meule de foin l'aiguille qui depuis quelques jours fait des petits trous dans mon cerveau"
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julienraynaudjulienraynaud   15 octobre 2018
Pourquoi ne dit-on pas poulet mort basquaise, moules mortes marinière, civet de sanglier mort ? Parce qu'on évite autant que possible tout ce qui pourrait nous rappeler notre propre finitude.
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jeunejanejeunejane   21 août 2020
Nous nous revoyons, Julien et moi, le lendemain entre midi et deux, ça nous arrive assez régulièrement...
...il est persuadé que Claire le trompe. Je suis estomaqué, j'avais déjà remarqué que leur stade passionnel n'était plus qu'une photo cornée étouffée sous une pile d'albums sans toutefois me douter qu'ils pourraient en être au stade suivant.
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LucilliusLucillius   21 août 2019
Tes mots achetés. Dix euros la phrase. Cinq le sourire. Deux la mèche de cheveux que tu relèves. Grève des transports en commun. Les chômeurs réclament leur prime de Noël. Je devrais y être avec eux. C'est ma race. Dans la famille raviolis-à-même-la-boîte je voudrais le fils. Claire qui suce des vieux. Qui a perdu son père et qui suce des vieux. Idée pour ma pièce: le rideau s'ouvre sur Claire qui suce un vieux. Julien est à côté et s'adresse au public: rien de grave, c'est un ami de son père. Rire du public. Tania. Politique internationale dont tout le monde se fout. Moi le premier. Un mort à l'autre bout du monde est moins mort qu'à Paris. Et encore moins mort que dans mon quartier. Les plus mortes sont les Géraldine violées.
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Vidéo de  Fabcaro
Walter Appleduck, tome 2
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