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EAN : 9782072844423
272 pages
Éditeur : Gallimard (14/03/2019)
3.74/5   179 notes
Résumé :
"L'enterrement de Pierre Giroud m'a énormément déçu, c'était une cérémonie sans réelle émotion. Tout cela manquait de rythme, de conviction. Le père Rouquet lui-même n'était pas dans son meilleur jour. Non, vraiment, cet enterrement ne me marquera pas, on est bien loin d'Antoine Mendez. Ah l'enterrement d'Antoine Mendez ! Sa femme essayant de sauter dans le caveau pour le rejoindre dans l'éternité, ses cris hystériques, ses trois fils la retenant dans des spasmes ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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Kittiwake
  14 novembre 2020
C'est un anti héros comme les aime Fabcaro, un loser, la trentaine, solitaire, des problèmes de fric, de relations...Et son occupation favorite, pour laquelle il est devenu une sorte d'expert, est d'assister à des enterrements, qu'il classe selon des critères personnels. Jusqu'au jour où il repère ou plutôt est repéré par un autre personnage présent à la même inhumation. C'est le début d'une histoire vertigineuse et comme toujours déjantée et drôle.

Le processus est le même que dans les autres roman de Fabcaro : un postulat original, que l'on applique ensuite dans toutes les situations ordinaires, qui prennent alors un relief particulier. A condition d'adhérer à ce non-sens de départ, on sourit, on rit même, tant la banalité du quotidien prend une autre teinte , vue par le prisme de l'imagination de l'auteur.
Peut être un peu plus contraint que les romans suivants, comme si l'auteur tâtait le terrain, mais réjouissant quand même.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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jeunejane
  21 août 2020
Fabrice Caro, plus connu sous le nom de Fabcaro, célèbre dessinateur de Zaï Zaï Zaï nous livre son premier roman paru en 2006.
Le narrateur , en train d'écrire une pièce de théâtre et semble-t-il en manque d'inspiration, se rend aux enterrements et ce, pas toujours près de son domicile.
Il choisit des noms de famille, compare les obsèques des uns et des autres.
Parmi les invités un homme est présent, de plus en plus présent. Il lui fait des signes, se donne à connaître et prétend qu'il est employé par une firme "Figurec", qui l'emploie pour faire acte de présence dans plusieurs évènements.
Parallèlement, il assiste à des repas de famille avec sa mère, son frère, brillant en tous domaines et sa femme qui est un fantasme pour lui.
La présentation est tout à fait originale dans l'écriture.
Très souvent, l'auteur ne termine pas un mot et commence un autre dans la page suivante, commençant un nouveau chapitre. Exemple : Chacun trouve sa solution face au désert qui...
5
- ...avance ?
Un petit souci pour moi, les faits m'ont un peu lassé à la longue : ce qui n'en fait pas pour moi une lecture passionnante.
J'ai plutôt admiré la fantaisie de l'auteur.
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SebastienFritsch
  17 avril 2012
Il y a, dans ce roman, une ambiance à la fois étrange et familière. Son narrateur est un trentenaire banal, vivant au crochet de ses parents et de ses amis et dont les principales particularités sont son statut d'auteur dramatique et sa passion pour les enterrements. Enfin, quand je dis auteur dramatique, c'est plutôt son talent qui est dramatique, puisqu'il envisage depuis des années d'écrire sa première pièce de théâtre et qu'il en est toujours aux deux premières répliques. D'ailleurs le roman s'ouvre sur l'un des essais de cet écrivain velléitaire et l'on retrouve, de loin en loin, d'autres tentatives qui démontrent, à chaque fois, que l'étape qui suit invariablement ces quelques premières lignes est... de les effacer pour recommencer.
En plus de cela, notre pauvre narrateur a une vie sentimentalement déserte, ne réussit rien, n'a qu'un ami, qui est, par la force des choses, son meilleur ami, alors qu'ils se connaissent seulement depuis un an. Côté famille, c'est encore pire : il a des parents insignifiants et (comble de l'horreur) un frère, plus jeune que lui, qui est beau, va de succès en succès et vit l'amour parfait avec une femme parfaite...
Pour remplir ce vide (si l'on exclut les scènes fantasmées dans lesquelles il se met en scène avec la copine de son frère), le personnage central de Figurec court les enterrements de gens qu'il ne connaît pas, comme d'autres se faufilent dans les soirées mondaines. Il devient même un spécialiste de ce type d'évènements et les compare, les commente, comme font les critiques gastronomiques au sujet des restaurants.
Cette entrée en matière, servie par le style fluide et l'humour désabusé de Fabrice Caro est déjà un plaisir. Mais, après quelques pages, une touche de mystère vient s'ajouter à cette atmosphère : notre narrateur remarque en effet, à un énième enterrement, un homme qui lui fait un signe. Il est persuadé de ne pas le connaître et est assez surpris. Mais il le sera encore plus quand, quelques semaines plus tard, cet homme assistera de nouveau à des funérailles où notre narrateur s'est lui-même incrusté et se manifestera de nouveau par une petite marque de complicité. Et la surprise se changera en effarement lorsque l'inconnu s'approchera du pauvre garçon et lui soufflera à l'oreille, d'un air entendu : "Figurec ?"
Je ne peux malheureusement pas en dire plus, au risque de déflorer le suspens, qui nous tient, dès cet instant et jusqu'à la dernière ligne... même s'il n'y a pas de dernière ligne.
Alors, comme pour tous mes coups de coeur, je me contenterai de dire : lisez-le, pour le plaisir, pour l'intrigue, pour les questions qu'il pose, pour les trouvailles de construction narrative, pour tout, en fait. Et ensuite, vous porterez sur les gens qui vous entourent un tout autre regard.
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Bazart
  19 juillet 2019

Fabrice Caro, dit Fabcaro, connu au delà du cercle des initiés depuis le triomphe, il y a quelques années de sa BD, "Zaï Zaï Zaï Zaï" avec plus de, 250.000 exemplaires vendus et une adaptation théatrale triomphale qu'on retrouvera bientôt sur Lyon avait, avant son exquis et génial le Discours, sorti un premier roman en 2006, soit douze ans plus tôt, Figurec, que Folio a récemment réedité vu le succès actuel de l'auteur.
Il est amusant de remarquer à quel point ce formidable récit, inventif et drôle, qui voit le personnage principal, un anti héros cher à Fabcaro passer son temps à assister à des enterrements juste pour tromper l'ennui avant de faire connaissance avec une société secrête intégrée dans les pans de la société ( mais chut n'en disons pas plus, on risquerait de spoiler les belles surprises du récit) contenait déjà tous les prémisses et les grandes problématiques que l'on retrouvera ensuite dans l'ensemble de son oeuvre.
On pense notamment à la solitude, le sentiment d'être à l'écart de la société, un sentiment de paranoïa, et évidemment un humour corrosif totalement salvateur et qui permet de faire largement passer la vision un poil nihiliste et désenchantée ( mais en même temps assez juste, reconnaissons le) du monde de Fabcaro.
Même si il n'est pas forcément au niveau du Discours ni de Zai Zai Zai, "Figurec" reste une lecture particulièrement jubilatoire et qui, par rapport à ses oeuvres graphiques, s'autorise plus d'aller vers une dimension sentimentale et fleur bleue, une constatation que j'avais déjà faite avec "le Discours" et que l'auteur lui -même a reconnu dans une récente interview dans Elle, et qui donne une vision du monde un peu plus élargie et plus nuancée que dans ses BD.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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OnceuponatimeinLondon
  13 mai 2021
Le narrateur de ce roman traverse une période difficile de sa vie : il demeure célibataire, ne parvient pas à écrire sa pièce de théâtre et n'a donc pas d'emploi, et il doit à chaque repas de famille subir la vision d'un frère cadet à qui tout réussi.
Il se trouve que ce même personnage a une habitude bien particulière : il court les enterrements. Chaque jour, il se rend à de nouveaux obsèques, établissant des critiques mentales sur leur qualité. Mais il va rapidement se rendre compte qu'ils n'est pas le seul habitué des enterrements... avant d'apprendre l'existence d'une mystérieuse organisation mondiale... Va-t-il la fuir ou s'en servir pour faire croire à son bonheur... ?
Fabcaro, l'auteur de la BD "Zaï Zaï Zaï Zaï" et de "Le Discours" nous prouve avec ce premier roman qu'un coup d'essai peut être un coup de maître.En effet, il mélange savamment un humour subtile, un sens de la dérision habile, une histoire rocambolesque et une plume très originale au service d'une narration délicate mais incisive.
À première vue, il ne se passe pas grand chose dans la vie de ce personnage, et d'ailleurs il ne se passe pas grand chose dans ce roman non plus. Et c'est là une des grandes forces de "Figurec" : faire d'une vie où il n'arrive presque rien un roman de 260 pages épique, prenant, entrainant.
Fabrice Caro (ou Fabcaro) maitrise parfaitement son récit et fait montre de singularité, tant dans l'intrigue que dans la narration. Coup de coeur !
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   21 août 2020
La présence d'Anna à la plupart de nos repas me soulage amplement. L'intérêt général se focalisant alors sur elle plutôt que sur moi, je peux me permettre d'être moins présent. On s'intéresse à sa réussite plutôt qu'à ma médiocrité, à ses études plutôt qu'à ma pièce qui avance petit à petit...
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NounichkaNounichka   19 mars 2021
Du coup, on se retrouve avec des boulots totalement fictifs, qui n'existent que pour faire tourner Figurec. Et je peux te dire qu'y en a un bon paquet... Gérante de galeries d'art par exemple, ça existe pas, ça existe que pour occuper les bourgeoises des gros bonnets de Figurec. (...) Des domaines dans ce style, conçus par les roquebrunistes, t'en as à la pelle. Ingénieur en simulation informatique et autres tâcherons dans les boîtes d'informatique, gérant de discothèque, fan de C. Jérôme (d'ailleurs C. Jérôme lui-même était une invention de FIgurec), agent artistique, inspecteur de l'Éducation nationale, psychologue pour enfants, conseiller d'orientation, attaché de mairie aux projets ruraux, contrôleur de bus de ville, intervenant nihiliste dans les débats de cafés philos, ornithologue, hôtesse d'accueil à l'hôtel des impôts, la plupart des boulots dans la production de disques, ministre de la jeunesse et des sports, quatre-vingts pour cent des trucs pour la télévision (...), sénateur, académicien... Rien de tout ça n'existe, pur Figurec, et je t'en passe et des meilleures...
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BazartBazart   17 juillet 2019
"Une évidence m' apparaît et à ce moment là je me trouve presque idiot de me l'avoir pas pensé plus tôt qu'il soit figurant en supermarché n'implique pas forcément qu'il soit dans celui-ci il tourne probablement sur toutes les grandes surfaces du coin.revigore je me lance à l'assaut de ces forteresse de la consommation des messieurs dans cette immense meule de foin l'aiguille qui depuis quelques jours fait des petits trous dans mon cerveau"
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NounichkaNounichka   19 mars 2021
Je me méfiais des enterrements de Constant. J'avais, par le passé, assisté à trop de cérémonies de Constant complètement ratées, artificielles, sans consistance (Gérard Constant, Delphine Constant et, probablement le pire de tous, Amédée Constant). Dans mon esprit c'était clair : les Constants ont beaucoup de mal à bien mourir. (...) Finalement, cédant à un accès d'indulgence - et peut-être aussi de paresse - je décidai de m'y rendre, non sans un a priori hautement défavorable. Au moins si celui-ci était un fiasco, je pourrais l'ériger en démonstration scientifique et irréversible : les Constant meurent mal.
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julienraynaudjulienraynaud   15 octobre 2018
Pourquoi ne dit-on pas poulet mort basquaise, moules mortes marinière, civet de sanglier mort ? Parce qu'on évite autant que possible tout ce qui pourrait nous rappeler notre propre finitude.
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Videos de Fabcaro (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Fabcaro
A l'occasion des "Correspondances de Manosque", Fabrice Caro vous présente son ouvrage "Broadway" aux éditions Gallimard.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2449548/fabrice-caro-broadway
Note de musique : YouTube Audio Library
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