AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2072818494
Éditeur : Gallimard (04/10/2018)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 136 notes)
Résumé :
"Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie." C’est le début d’un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu’il vient d’envoyer à son ex. Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques.
>Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  10 décembre 2018
Lorsque son futur beau-frère lui demande de faire un discours pour le mariage de sa soeurette, Adrien ne trouve rien à répondre à part "Oui, oui, bien sûr, avec plaisir". Quelle idée il a eue ! Déjà que de l'écrire, c'est pénible. Alors, le clamer haut et fort devant un parterre d'invités aux têtes inconnues... Faut dire aussi qu'Adrien n'était pas vraiment à ce que Ludo lui disait. Il avait un peu la tête ailleurs depuis qu'il a envoyé un texto à son ex, Sonia, qui, sans aucun signe avant-coureur, lui réclame une pause... Une pause qui dure déjà depuis 36 jours. Et, là, juste avant de se rendre à ce petit repas familial, même s'il s'était promis de ne pas la contacter, il lui a envoyé un SMS. le con ! Foireux, en plus, le SMS. Ainsi, entre l'éternel gratin dauphinois de maman et son gâteau au yaourt, entre le flot de paroles scientifiques et pompeuses de son beauf et les digressions interminables de son père, entre les différentes formes de discours qui traversent son esprit, Adrien, lui, espère et guette une réponse...
Fabrice Caro, alias Fabcaro, change de registre, une fois n'est pas coutume, et nous offre un livre sans image, autrement dit un roman ! L'auteur dépeint une soirée au cours de laquelle Adrien, quarantenaire un brin déprimé, attablé avec sa petite famille, imagine les discours improbables qu'il devra faire au mariage de sa soeur. Tout ça en attendant impatiemment ne serait-ce qu'un minuscule signe de vie de son ex et en déroulant les souvenirs de leur liaison. Ce roman doux-amer nous plonge dans une ambiance à la fois mélancolique, drôle et touchante. Adrien, loser patenté, désabusé, terriblement attachant, ne cessera, au cours de ce repas, de se poser mille questions, analysant l'amour sous toutes ses formes mais aussi les travers de ses proches et les siens. Un regard acerbe et caustique sur la famille et l'amour. Un sens de l'observation brillant et intelligent. Un roman pétillant, jouissif, parfois grinçant. Un Fabcaro qui manie à merveille l'art de la chute...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          749
Kittiwake
  08 janvier 2019
Découvert avec Zaï zaï zaï zaï, offert depuis à de multiples reprises, tant cette BD, même si le genre ne fait pas partie de mon univers littéraire, m'avait séduite. Alors si Fabrice Caro se lance sans la rédaction sans image, on y va bien sûr. Et l'essai est transformé. J ‘ai adoré ce personnage si ordinairement perdu dans cette comédie humaine, dans une pièce dont il serait le seul à ne pas avoir appris son texte, victime de l'arrogance de ceux qui autour de lui, font comme s'ils maîtrisaient les codes.
Le problème, avec Adrien, c'est qu'il est incapable de dire non. Incapable de refuser la proposition de son futur beau-frère de faire un discours le jour du mariage de sa soeur, lui qui a horreur de parler en public. L'ambiance du dîner familial, déjà prévisible, car reproduisant à l'identique les précédentes agapes autour de la table, du menu aux questions qui ne manqueront pas de surgir, est d'autant plus plombée pour Adrien, qu'en plus d'imaginer le futur discours qui ne manquera pas de le couvrir de honte, il attend une réponse à un SMS à sa fiancée en « pause ».
Fabrice Caro a le don de reproduire avec beaucoup de finesse l'absurdité de ces impasses dans la communication familiale, qui aboutissent au mieux à de l'ennui , au pire à des drames de la mésentente. Ces situations, on les a tous plus ou moins vécues un jour ou l'autre, basées sur des malentendus,, chacun endossant le costume qu'il semble ne pouvoir échanger, qui enlise la situation.
Au delà de ce portrait de loser, on ressent la tendresse de l'auteur pour le personnage. il n'est pas question de se gausser de ses fragilités, mais au contraire on éprouve une véritable empathie quand on prend la mesure de son combat intérieur.
Et on rit, on rit beaucoup et fort. Moins aux bévues d'Adrien, qu'au cocasse des situations vues sous un angle décalé.
Même si l'humour n'est qu'une forme de défense pour oublier les angoisses légitimes inhérentes à notre condition de terriens en détresse, cela reste une excellente façon de réenchanter le monde. Merci Fabrice Caro
Lien : https://kittylamouette.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          522
Bazart
  16 novembre 2018
Deuxième roman de Fabrice Caro dit Fabcaro, connu au delà du cercle des initiés depuis le triomphe de sa BD, bientôt adapté au cinéma, "Zaï Zaï Zaï Zaï" (publié chez 6 pieds sous terre, 2015, 250.000 exemplaires vendus), "Le discours" est un des bijoux littéraires de cet automne littéraire qui fait assurément du bien, vu les sujets toujours très sombres et très noirs qui ornent les bacs de ventes des librairies .
Ce roman Fabrice Caro inaugure la nouvelle collection Sygne, de Gallimard, lancée pour accueillir des auteurs venus d'autres horizons que la littérature et par la même nous fait découvrir une facette toute autre de l'auteu: si une grande partie de son humour est intacte, le cynisme disparait au profit d'une mélancolie tenace et évidente.

Le discours de Fabrice Caro aurait pu tomber dans un certain cynisme car il se moque de pas mal de conventions mais le roman fourmille de petits détails qui montre la tendresse sous le regard mordant et ce sens aigu de la formule absolument formidable de Fabcaro.
"La descente du « Mon coeur d'amour » à Adrien est une piste noire verglacée qu'on descend sur les fesses, sans pouvoir rien faire d'autre qu'attendre d'être en bas, passif et résigné."

"Le discours" peut se lire comme une pièce de théâtre aux allures de one-man-show, où l'on rit énormément et qui est traversé par une forme de mélancolie , qui parle de malentendus avec nos proches et de désilusions , et cet égocentrisme et individualisme qui est le mal de notre époque.
Adrien, génial anti héros du quotidien nous réjouit et nous ravit .tant l'auteur maitrise l'art de la chute et des situations absurdes...

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
zabeth55
  14 novembre 2018
Lors d'un repas de famille, Ludo demande à son futur beau-frère de faire un discours lorsqu'il épousera sa soeur.
Et tout le long du repas, Adrien imagine ce foutu discours, tout en guettant un hypothétique sms de Sonia qui l'a quitté pour faire une pause, comme elle dit.
Adrien, c'est un introverti inadapté au monde, celui dont « on ébouriffe les cheveux ».
C'est un roman plein d'humour, très agréable à lire, qui nous plonge dans un interminable repas de famille. Interminable pour Adrien, parce que pour le lecteur, c'est un véritable plaisir.
C'est une satire attendrie des gens simples, le portrait émouvant d'un homme qui se déroule le film d'un amour perdu.
Avec un style simple, direct, sans fioritures, Fabrice Caro fait passer de belles émotions où se mêle une bonne dose d'humour.
Commenter  J’apprécie          350
Nat_85
  01 février 2019
Fabrice Caro alias Fabcaro auteur de bandes dessinées, notamment de « Zaï Zaï Zaï Zaï » signe cette fois un roman » le discours « publié aux éditions Gallimard dans la Collection Sygne, en 2018. C'est le récit à la première personne d'un huit clos familial, mêlant mélancolie et comédie, au coeur des tribulations intérieures d'un homme en quête d'espoir. Un roman sur l'humain, à l'état pur !
» Un seul être vous manque et tout est dépeuplé « LAMARTINE.
Adrien fête ses quarante ans chez ses parents en présence de sa soeur Sophie et de son futur beau-frère Ludovic. Entre gratin dauphinois et échanges sans intérêts, Adrien se livre alors à un réel combat intérieur pour survivre à ce déjeuner familial anxiogène. Et il sait que sa soeur lui offrira comme chaque année une encyclopédie dont il a horreur, mais n'a jamais eu le courage de lui avouer.
» Notre méconnaissance de l'autre est notre seul lien. «
Le coup de grâce est donné dès le début du repas, lorsque justement Ludovic exprime une requête auprès d'Adrien, qui va prendre des proportions démesurées :
» Tu sais, ça ferait très plaisir à ta soeur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. «
Plutôt introverti et mal dans sa peau, il n'en fallait pas moins pour anéantir ce quarantenaire. Parler en public devant un parterre d'invités aux têtes inconnues, pendant la cérémonie de mariage de sa soeur, c'est plus qu'il ne peut supporter ! Et puis comment lui demander ça à lui, aujourd'hui, alors qu'il vient de se séparer de Sonia ? Comment vanter l'amour et l'engagement alors qu'il navigue lui-même dans les flots d'une récente rupture ?
» Alors oui, je sais, mon histoire n'a rien à voir avec les mariés, elle m'est simplement revenue comme me revient ces derniers temps tout ce qui est lié à Sonia. Et peut-être, mes chers amis, faut-il y voir une morale qui serait : plutôt que de se rêver à la place du roi, sachons apprécier le bonheur quand il est là, sous nos yeux, et qu'on ne voit pas toujours. «
Le problème c'est qu'Adrien n'a pas la tête à ça. En effet, il est dans l'attente d'un message de Sonia. Franchement déprimé, il ne sait comment survivre à cette pause que lui a imposée celle-ci depuis trente six jours déjà.
» Je lui avait écrit à 17h24, elle avait lu mon message à 17h56 et ne me répondait pas… «
C'est tout le monde d'Adrien qui s'écroule au fil des pages, dans ses ruminations intérieures. Surveillant de près son téléphone portable dans l'attente du message divin, le moindre signe positif qui surgit est décuplé de bonheur, et la moindre déception et c'est une véritable immersion dans les abîmes. le lecteur assiste impuissant à ce grand huit émotionnel, partagé entre rires et larmes.
Mais s'il se livre intérieurement à des essais de discours prononcé, par bribes successives, il devient observateur attentif du couple formé par sa soeur et Ludovic.
» C'est la toute première fois que je décèle une faille dans leur relation, fût-elle minime, et tous deux m'apparaissent subitement sous un nouveau jour, plus humains, profondément touchants parce que friables, imparfaits, précaires comme nous le sommes tous, nous, les vagabonds de 17h56, et je suis rassuré que ce couple que je prenais pour une sorte de modèle absolu, même s'il n'était pas le mien, montre enfin des signes de faiblesse. «
Véritable one man show, ce roman raconte l'humain, dans ses failles en utilisant avec brio l'humour absurde. Entre faux semblants et désillusions, il est le théâtre de la comédie humaine.
Lien : https://missbook85.wordpress..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280

critiques presse (3)
Culturebox   26 octobre 2018
Fabrice Caro, c'est Fabcaro, l'auteur de BD qui nous a fait hurler de rire avec "Zaï Zaï Zaï Zaï". Il publie cette fois un roman, "Le discours" (Gallimard - Sygne), qui fait le récit à la première personne d'un déjeuner familial perturbé par un SMS suspendu à une réponse qui n'arrive pas… Un roman traversé par une mélancolie en forme d'humour cinglant.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Lexpress   24 octobre 2018
Il taquine à point nommé nos zygomatiques, franchement à la peine avec une tendance littéraire très portée sur des thématiques graves.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   01 octobre 2018
Essayez de vous souvenir : quand avez-vous pouffé ou ri nerveusement pour la dernière fois en lisant un roman ? Il y a des mois ? Des années ? Nous avons une excellente nouvelle : Le Discours, de Fabrice Caro, est un petit livre irrésistible, loin, très loin, de toutes les lourdes machineries littéraires de la rentrée.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
MissAlfieMissAlfie   20 février 2019
En fait, la seule solution pour que je ne prononce jamais ce discours serait que la cérémonie soit annulée. Et, naïvement, à cette idée, je me surprends à entrevoir une éclaircie, comme s'il existant la moindre chance que cette cérémonie n'ait pas lieu.
Commenter  J’apprécie          00
MissAlfieMissAlfie   20 février 2019
Grâce à toi, Sophie, j'ai été promu passionné d'encyclopédies, on m'a imposé une passion que je n'ai jamais osé démentir, comme je n'ai jamais démenti le moindre malentendu me concernant tant par lâcheté que par paresse.
Commenter  J’apprécie          00
marina53marina53   11 décembre 2018
Je vais vous raconter un conte, l'histoire du petit tailleur de pierre...
Voilà, il était une fois un petit tailleur de pierre qui se plaignait en permanence de sa condition miséreuse, du matin au soir il répétait qu'il en avait assez et qu'il rêvait d'être à la place du roi... Un jour il croise la route d'un sage qui lui dit : D'accord, admettons que tu es le roi. Mais un jour le roi, à force de se pavaner au soleil, attrape une insolation et tombe gravement malade. Tu préfères être le roi ou le soleil ? Alors le tailleur de pierre lui répond Le soleil. - Donc tu es le soleil. Mais un jour le soleil est masqué par un gros nuage et on ne le voit plus jamais. Tu préfères être le soleil ou le nuage ? - Le nuage. - Bien, tu es le nuage. Mais un jour le nuage passe derrière une énorme montagne, et il disparaît à jamais. Tu préfères être le nuage ou la montagne ? - La montagne. - Alors tu es la montagne. Mais la montagne, heure après heure, jour après jour, année après année, se fait grignoter par le tailleur de pierre...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          201
marina53marina53   10 décembre 2018
L’année de mes trente ans, j’ai sombré dans une profonde dépression. Un chagrin d’amour, un de plus. J’étais revenu passer quelques jours chez mes parents, j’avais besoin de repli fœtal, de retour aux sources, quand bien même je n’avais plus rien de commun avec la source. Je me souviens qu’un soir, pendant que ma mère préparait le repas, debout dans la cuisine, j’avais essayé de lui parler de mon mal, la dépression, sans l’affoler, mais sans l’épargner non plus, j’avais besoin de partager ça avec elle, lui dire à quel point j’étais rongé, à quel point j’en souffrais, ce à quoi elle avait répondu : Tu dois boire du jus d’orange. Voilà. C’était ça la solution de ma mère, boire du jus d’orange.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
marina53marina53   10 décembre 2018
Sur le trajet, ma mère, assise à l'arrière, m'avait demandé de rouler moins vite parce qu'elle avait un peu le mal de mer, et j'avais repensé au vomi sur l'auto-stoppeur, et cette inversion des rôles m'était apparue comme un symbole d'une tristesse infinie, une preuve tangible que j'étais entré dans la seconde moitié de ma vie qui consiste à faire pour eux ce qu'ils avaient fait pour moi dans la première moitié : m'inquiéter, les chérir, les épargner, les protéger, rouler moins vite pour éviter qu'ils ne vomissent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          162
Videos de Fabcaro (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Fabcaro
Payot - Marque Page - Fabrice Caro - le discours
autres livres classés : ruptureVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
14587 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre
.. ..