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ISBN : 282360071X
Éditeur : Editions de l'Olivier (21/08/2014)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Après la perte de son emploi, Jean, un sexagénaire parisien et célibataire, se met à fréquenter le café l'Oiseau bleu. Il renoue avec quelques anciennes amies et surtout avec sa passion de jadis : la photographie. En se plongeant dans ses archives photographiques, il se remémore sa vie passée et tente de la reconstruire.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  11 décembre 2014
Jean, le narrateur de Photos volées,est licencié à l'âge de 58 ans et profite de ce temps soudainement libéré pour mettre un peu d'ordre dans son appartement et dans sa vie. Des années avant d'occuper l'emploi alimentaire qu'il vient de perdre, il avait fait de sa passion, la photographie, son premier métier.
Le moment est venu de se replonger dans ces images de son passé, de les trier et de voir sa vie se révéler, un peu comme dans la chambre noire d'un photographe.Sentiment du temps qui passe, des amis que l'on a connus et aimés que l'on retrouve et avec lesquels on n'échange plus que des banalités. Par ces photos, l'existence du narrateur prendra enfin la visibilité qui lui manquait.
On aime ce roman, mélancolique mais optimiste en même temps, et on appréciera plus particulièrement le regard lucide et tendre que porte le narrateur sur les évenements et les gens qui l'entourent. Il se retrouve sans travail, lui reste sa passion la photographie.
Mais il y a d'autres rencontres. Les mots sont simples, ce sont nos sentiments qui sont évoqués et c'est ce qui rend ce livre profondément touchant et attachant. Une impression mélangé de tristesse et de plénitude ressort alors de ce beau livre.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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sylvaine
  04 septembre 2014
La vie commence à 60 ans chantait Tino Rossi.
Jean semble en douter . Il vient de se faire licencier après 10 années passées dans une grosse compagnie d'assurances .Avant d'y entrer il vivait un peu au jour le jour de son métier de photographe.
Entre les RDV avec son avocate Hélène Almeida puis les RDV à Pole emploi
, les journées sont bien longues quant aux nuits n'en parlons pas... Il va enfin avoir le temps de ranger l'armoire où sont entassées les photos, les albums , les planches contacts .C'est un peu toute sa vie qu'il va revisiter en triant ses photos. Il redécouvre ou plutôt retrouve intacts sa mère , ses amis , les vivants , les morts. Les souvenirs se bousculent. Et puis il y a Hicham rencontré lors d'un stage à Pole emploi, Hicham et sa famille. Et il y a Alain son ancien chef de bureau licencié comme lui quelques années plus tôt .Sans oublier Nadine , Orson, Thierry et Elise.
Dominique Fabre signe ici un roman qui m' a beaucoup touché .Est-ce mon âge, l'absence d'êtres chers, la perspective prochaine d'arrêter de travailler ? En termes discrets, pudiques il aborde toutes les problématiques des séniors, la solitude , la retraite l'argent qui restera chaque mois, les amitiés, et l'amour .
Juste un petit bémol le mode narratif utilisé .Jean nous parle, se parle sans arrêt , tout est dit dans les moindres détails mais au fond c'est aussi un moyen d'exprimer le malaise , le mal être, de celui qui se sent inutile , désoeuvré et qui s'il fait le bilan de sa vie s'interroge .
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traversay
  21 décembre 2014
Pour ceux qui pourraient en douter encore, Photos volées montre que la mélancolie n'est pas une mais bien plurielle et que ses formes sont innombrables. Inquiète, douce, résignée, triste, joyeuse, rêveuse, hésitante ... Jean, le héros du livre de Dominique Fabre les ressent à tour de rôle, comme autant de compagnes encombrantes et malgré tout familières, dès lors qu'à 58 ans on vient de lui signifier qu'il n'était plus indispensable dans son travail et que les portes du Pôle Emploi lui étaient grandes ouvertes. Bien entendu, dans des moments pareils, la tentation est grande de faire le bilan de sa vie. Tout en se disant qu'elle n'est (peut-être) pas terminée. Auto-persuasion ? Quand vous avez une "situation", comme on dit, vous êtes intégré. Et le contraire, qu'est-ce que c'est ? Désintégré ? Bref, il s'en pose des questions, Jean, il remâche le passé, son ex-femme qui n'a pu lui donner d'enfant, son grand amour (oui, c'est une autre), les amis, les emmerdes, etc. On connait la chanson, non ? le style de Dominique Fabre n'est pas de ceux qui inspire le lecteur, de prime abord. Des redondances, des va et vient permanents entre passé et présent, des lamentations et des faits anodins qui auraient pu le rester. Mais il faut persévérer, se laisser aller dans un univers qui est parfois modianesque (la toponymie, l'omniprésence des souvenirs) sans avoir toutefois la grâce, la limpidité et l'aspect de flottement ouaté des livres du Prix Nobel. Mais Jean se révélant au fil des pages le frère d'armes des mélancoliques, nul doute qu'ils pourraient être légion à l'adouber en leur cercle intime.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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ninosairosse
  15 juillet 2016
Je suis content d'avoir enfin terminé ce livre de D. Fabre, dehors c'est le beau soleil qui m'attend mais du moment que je me plonge dans "Photos volées" c'est trop de grisaille qui vous envahit, trop de réalisme ..... Pour vous donner le ton : cette lecture m'aurait permis de chercher à distinguer Nostalgie de Mélancolie, ... à lire en automne !
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Herve-Lionel
  09 mars 2015

N°878– Mars 2015
PHOTOS VOLEESDominique Fabre – Éditions de l'Olivier.
Jean, la soixantaine vient d'être licencié de la société d'assurances dans laquelle il travaillait depuis quelques années. Divorcé sans enfant, il est seul au monde et doit réorganiser sa vie à cause de ce licenciement. La recherche d'un hypothétique travail, les négociations pour son départ, l'éventualité d'une instance au prud'hommes, les recherches éprouvantes et un peu désespérées à  Pôle emploi, la préparation d'une fin de vie fragile et solitaire l'occupent un moment. Il fouille dans ses affaires et retrouve de vieux clichés du temps où il était photographe professionnel. du coup son passé lui revient à la figure, toute sa vie avec sa jeunesse, ses amis, ses parents, ses amours, les vivants, les morts… A travers ces clichés en noir et blanc, il revoit sa vie, la revisite, y jette un regard nouveau comme si c'était pour la première fois. A cause de ces moments passés, Jean se retrouve toujours face à lui-même, il a perdu tout espoir de s'unir à une autre femme et va devoir seul affronter les problèmes d'argent du fait de cotisations anciennes non payées et surtout de solitude, de certitude de ne plus servir à rien ni à personne, de n'être plus rien. Petit à petit, il revient à la photographie et aux lieux urbains qui ont marqué sa vie, dans les rues, dans les bars là où on y rencontre des inconnus qu'on en reverra plus ou des amis perdus de vue mais qu'on revoit par hasard. C'est peut-être grâce à la photo qu'il parvient à remonter la pente, à revivre à peu près normalement.
L'auteur aborde le problème des seniors licenciés brutalement parce qu'ils coûtent trop cher et en sont pas assez performants dans une société qui maintenant les rejette sans beaucoup de ménagement. Jean connaît ainsi un problème d'effacement, celui qu'on lui impose à cause de son âge mais aussi celui qu'il s'impose à lui-même, désireux qu'il est d'être transparent parce qu'il n'est plus rien. Il aborde aussi la solitude qui, peu ou prou nous menace tous quand arrive la vieillesse parce que le temps passe sur nous et en nous et chaque photo est un jalon même si elle souligne la fuite du temps. Il le fait sur un mode mineur mais avec une certaine pudeur mais surtout avec la mélancolie qui pointe sous ses propos.
A la fin du livre, Jean connaît une histoire d'amour dont le lecteur en sait pas si elle débouchera sur quelque chose de sérieux et contribuera ainsi à sa renaissance. Cet épilogue en forme de point d'interrogation me plaît bien et va dans le sens du climat général du roman.
Le style est simple, dépouillé, un peu ennuyeux cependant. J'ai achevé ma lecture sans trop savoir ce qui m'y poussait. J'ai ressenti une tristesse profonde, comme celle de Jean, le narrateur qui se débat comme il peut dans cette nouvelle vie. Je me suis un peu retrouvé dans cette situation, soit qu'elle se soit vérifiée quelque peu dans le passé, soit que mon imagination féconde me projette dans l'avenir.
©Hervé GAUTIER – Mars 2015 - http://hervegautier.e-monsite.com
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critiques presse (1)
Telerama   20 août 2014
Ce beau livre n'est pas une oeuvre désenchantée. Il ressemble aux promenades où l'on marche au hasard. Soudain, une rue permet de remonter le cours du temps.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   26 décembre 2014
A une époque, j'aurais donné n'importe quoi pour qu'elle s'endorme sur mon épaule. J'aurais senti son parfum, ses cheveux. Et puis bien sûr son odeur, la sienne à elle. Aujourd'hui, il ne me reste presque rien de tout ça. Pourtant, nos coups de fil, et les rares fois où nous nous verrions pendant l'année qui arrivait seraient probablement les seuls instants où je me sentirais vivant, où je n'aurais pas peur de mon ombre et de ce qui m'arriverait demain. (p.99)
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fanfanouche24fanfanouche24   25 décembre 2014
J'ai marché dans les rues à peu près toute la journée, en regardant les traces des choses, celles laissées par les gens dans des endroits que je connais par coeur, comme si j'étais venu pour visiter. J'ai pris quelques photos. De retour chez moi j'ai fait le ménage à fond, comme un vieux célibataire. Il n'y avait aucune raison que je trouve du courrier dans ma boîte, pourquoi suis-je quand même descendu vérifier ? Pourquoi ai-je encore voulu faire semblant ? (p.51)
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fanfanouche24fanfanouche24   27 décembre 2014
ils devenaient vraiment très vieux, ses chers parents. Il était content de partager ces journées avec eux, mais au bout d'un moment, il fallait qu'il s'en aille parce qu'il en avait marre de se sentir leur enfant. Un vieil enfant. (p.92)
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ninosairosseninosairosse   13 juillet 2016
A un moment, j'ai eu envie de le pousser du coude, qu'il arrête de la mater comme la déesse Shiva quand elle bouge tous ses bras en même temps. Quand même ! Il avait 63 ans !
Plus tard, au téléphone, quand nous avons un peu reparlé de cette soirée, il m'a dit qu'il en avait conscience mais qu'il ne pouvait pas faire autrement, et d'ailleurs, il était si amoureux qu'il s'en fichait complètement. Lui aussi n'aurait pas détesté mourir au terme d'une grande histoire d'amour malheureux et non partagé, en son temps.

p153
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fanfanouche24fanfanouche24   25 décembre 2014
Ca m'a pris un soir comme ça, l'angoisse de n'avoir servi à rien. Je l'ai sentie dans mes épaules, dans ma nuque, par la fenêtre de la cuisine quand elle m'a saisi, les arbres étaient à peu près complètement dénudés. (...)
J'ai eu un peu peur ce soir-là. Tout ce temps passé, qu'est-ce que j'en avais fait ? Pourquoi m'étais-je trompé à ce point-là ? (p.64)
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