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EAN : 9782367951416
Éditeur : Chèvre-feuille étoilée (15/02/2020)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Montpellier, 1894 : deux jeunes filles russes s’inscrivent à la faculté de médecine. Exactes contemporaines de Marie Curie, elles connaîtront elles aussi un destin exceptionnel.

L’auteur rend hommage à ces deux pionnières, à qui aucun livre n’avait encore été consacré : Raïssa Lesk, la mère de Joseph Kessel, qui suit son mari dans la première colonie juive d'Argentine. Et Glafira Ziegelmann, première femme admissible à l’agrégation de médecine, inter... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  26 février 2020
Dans l'empire russe, en cette fin du XIXe siècle, les juifs sont assignés à résidence où ils risquent de subir les terribles violences des chrétiens orthodoxes. Mais à Orenbourg les familles juives (et fortunées) comme celles de Raïssa et Glafira sont à l'abri des pogromes. La ville d'Odessa est trop loin. Malgré tout Raïssa et son amie vont s'exiler. C'est le seul moyen pour elles de devenir médecins. En 1894, après un début d'études à Genève, les jeunes femmes s'inscrivent à la faculté de médecine de Montpellier. Elles y rencontrent Samuel Kessel, un juif russe d’origine lithuanienne, comme elles. Raïssa est farouche mais Samuel lui plait moralement et la demande en mariage. Plus tard en Argentine naîtra Joseph, leur premier fils.
Joseph Kessel de façon célèbre n'a jamais voulu écrire sur sa mère. On a dit qu’il ne se sentait pas à la hauteur de la tâche. La vie de Raïssa est donc restée dans l'ombre comme d'ailleurs celle de son amie Glafira. Dans cette biographie romancée, assez captivante, l'auteure nous éclaire sur leurs parcours contrastés de femmes qui ont réussi à franchir presque tous les obstacles. Raïssa Kessel n'a pas été médecin pour des raisons de santé, elle est partie en Argentine avec son mari vivre une vie difficile mais elle reviendra en famille à Orenbourg, puis en France. Glafira Ziegelmann n'a pas été autorisée à passer l'oral de l'agrégation de médecine, réservé aux hommes, mais en a été la première femme admissible.
Merci à Babelio et aux Editions chèvre-feuille étoilée pour la découverte de Raïssa et Glafira, deux pionnières volontaires et opiniâtres pour qui rien n'était impossible.
Challenge MULTI-DÉFIS 2020
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Valmyvoyou_lit
  05 mai 2020
Nos soignants se battent, ils sont épuisés, ils enchaînent les heures de travail. La situation serait encore bien plus tendue si les femmes ne pouvaient pas être médecin ou si cette profession était interdite à certaines confessions ou communautés. Ce sont ces obstacles que Raïssa Lesk et Glafira Ziegelmann ont essayé de franchir, à la fin du XIXe siècle. Elles ont, toutes deux, quitté Orenbourg et sont allées en Suisse, puis en France, pour leurs études de médecine. En Russie, il est très difficile de poursuivre des études pour les femmes. Les cours de l'enseignement féminin de l'Académie de médecine de Saint-Petersbourg ont été fermés et Raïssa risque le billet du loup, car elle est juive. En effet, la police du tsar traque les lycéens juifs pour les empêcher de passer le baccalauréat. le billet de loup est un courrier d'expulsion du lycée.

Elles venaient d'Orenbourg raconte le destin de deux femmes d'exception. Raïssa était la mère de Joseph Kessel. Elle voulait exercer la médecine, en Palestine, mais elle a suivi son mari, médecin dans la première colonie juive, en Argentine. Glafira Ziegelmann était la première femme admissible à l'agrégation de médecine. Elle a été interdite d'oral parce qu'elle était une femme. Un amphithéâtre lui est dédié dans la nouvelle faculté de médecine de Montpellier, qui a été inaugurée en 2017. Chacune a suivi une voie différente…

Caroline Favre Rousseau s'est fondée sur des documents réels pour bâtir la chronologie des faits. Ce livre mérite vraiment le titre de biographie romancée. En effet, j'ai eu la sensation de lire un roman, alors que c'est un récit historique. Mais il est captivant comme peut l'être une saga[…]

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Sallyrose
  05 mars 2020

Très belle biographie romancée de deux femmes russes, deux amies qui en cette fin de XIXème siècle, quittent leur famille pour faire des études de médecine dans un pays qui leur donne accès à l'université puisque, en tant que femmes, elles n'y sont pas admises en Russie.
Elles auront chacune un destin différent mais devront toutes deux lutter contre les interdictions liées à leur sexe.
Personnages charmants, femmes restées dans l'Histoire (par la petite porte), elles font la joie du lecteur par leur opiniâtreté, leur optimisme, leur travail, leur volonté.
Une belle leçon.
A noter que l'une d'elle est la mère de Joseph Kessel et que les débuts dans la vie de cet homme éclairent son destin.
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DOMS
  17 avril 2020
En 1894, deux jeunes femmes partent d'Orenbourg en Russie pour la Suisse puis la France. Parvenues jusqu'à Montpellier elles vont s'inscrire à la faculté de médecine.
Ces deux femmes sont Raïssa Lesk qui épousera Samuel Kessel, deviendra la mère de Joseph Kessel et la grand-mère de Maurice Druon, et Glafira Ziegelmann qui sera la première femme admissible à l'agrégation de médecine. Il faut dire qu'en Russie, comme d'ailleurs dans de très nombreux pays à l'époque, les femmes ne pouvaient pas s'inscrire en faculté de médecine ni exercer certains métiers que les hommes réservaient aux hommes.
Toutes deux rêvent de faire médecine, elles doivent finalement s'inscrire à Montpellier pour finir leurs études et espérer pouvoir exercer un jour dans leur pays. Là, elles bravent tous les interdits, étudiantes au même titre que les hommes, elles pratiquent même la dissection de cadavres, rien ne les rebute pour apprendre ce métier qui les passionnent.
Pourtant, leurs destins prennent des chemins différents lorsque Raïssa rencontre Samuel Kessel. Elle se marie rapidement, et abandonne ses études pour le suivre jusqu'en Argentine.
Glafira Ziegelmann rencontre Amans Gaussel, devient médecin puis se spécialise en obstétrique. Son mari, médecin également, et ses professeurs, la poussent à poursuivre ses études et à passer l'agrégation. Mais une femme étudiante, médecin, puis spécialiste, passe encore, mais ces messieurs de l'institut ne peuvent admettre qu'une femme, aussi brillante soit-elle, devienne leur égale ; elle ne pourra pas se présenter à l'oral malgré son éclatant succès à l'écrit. le difficile chemin des femmes vers une forme d'égalité est particulièrement bien montré ici.
Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/04/16/elles-venaient-dorenbourg-caroline-fabre-rousseau/
Lien : https://domiclire.wordpress...
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Guizotte
  14 février 2020
Voilà un livre, comme le dit l'autrice, à la fois roman historique et biographie romancée, qui atteint parfaitement son objectif : il rend hommage à deux femmes, devant quitter leur pays pour suivre des études de médecine à la faculté de Montpellier, liées par leur amitié et par leur volonté commune, puis séparées, ayant choisi un chemin de vie différent. Chez elles, la même détermination, la même force, la même intelligence. C'est un livre où on apprend beaucoup de choses : sur la condition féminine à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, sur la manière dont étaient considérées les étudiantes au milieu de tous ces hommes. Mais on en apprend aussi beaucoup sur l'histoire de la médecine, les différentes épreuves, les maladies de cette époque, la situation en Russie, la persécution des Juifs dans la Russie tzarine, les colons juifs en Argentine, sur Montpellier aussi (la révolte des vignerons, les manifestations contre les conditions de l’agrégation !)... C'est toute une époque qui est parfaitement recréée, une période mouvementée où il est compliqué pour ces deux femmes et leur famille de se fixer au même endroit. On découvre aussi tout un pan de la vie de Joseph Kessel, sa naissance, l'enfant brillant et espiègle qu'il a été, son désir d'engagement à la première guerre mondiale... Tout est passionnant et rendu avec beaucoup de vivacité et d'humanisme. C'est à la fois un témoignage historique, un hommage et un encouragement pour toutes les femmes à accomplir de grandes choses et à imposer leur place.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede   27 février 2020
... en 2017, les femmes représentent 57 % des étudiants en médecine, 61 % des internes, et 45 % des médecins en activité régulière. La parité à 50% est prévue par le Conseil National de l’Ordre des médecins en 2020. Si la parité est obtenue sur le terrain, c’est loin d'être le cas dans les carrières hospitalo-universitaires avec 18 % de femmes dans le corps des Professeurs d’Université-Praticiens Hospitaliers ; 10 % des chefferies de pôle de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris sont occupés par des femmes.

Professeur Michel Mondain
Doyen de la Faculté de Médecine Montpellier Nîmes
[Préface]
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palamedepalamede   25 février 2020
... à l’amphithéâtre d’anatomie ... ça dissèque et ça respire le formol, à l'époque, il n’y a pas d’autres moyens de scruter le corps humain, pas de radiographie, d’échographie, de scanner, d’IRM, on doit toucher les corps, on doit se farcir la mort, alors on blague, on oublie, l’essentiel c’est de trouver assez de cadavres pour tout ce monde.
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palamedepalamede   01 mars 2020
Cette biographie croisée est un hommage à ces deux personnalités exceptionnelles, si représentatives de leur temps. Puisse-t-elle donner envie aux femmes de ne jamais abandonner leur études, quelles que soient les circonstances.

Caroline Fabre-Rousseau
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manoloulamanoloula   16 janvier 2020
Dieu merci, elle n’a pas besoin de beaucoup de sommeil, elle enchaîne les accouchements, les cours, les gardes, les consultations, comme un homme et elle s’occupe de ses deux enfants, des soins à apporter à son ménage, des
recommandations à la cuisinière et aux deux bonnes, aussi bien que les autres femmes.
Ici à Paris, elle peut se donner tout entière à ce concours, le Concours d’agrégation des facultés de médecine de l’année 1910, Section d'Obstétrique. Elle est la candidate Glafira Ziegelmann, née à Orenbourg en 1871, Externe des Hôpitaux
de Montpellier au concours de 1897, Interne des Hôpitaux
de Montpellier au concours de 1898, Docteur en médecine
le 17 mai 1899, Prix Bouisson en 1900, Chef de clinique
d’accouchements et de gynécologie au concours de 1903.
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palamedepalamede   28 février 2020
Je ne trempe pas ma plume dans un encrier, mais dans la vie.

Blaise Cendras
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