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ISBN : 2221054628
Éditeur : Robert Laffont (22/02/2000)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Traduits en treize langues, modèle pédagogique diffusé à plusieurs millions d'exemplaires au Japon, en Russie, les Souvenirs entomologiques constituent une oeuvre exceptionnelle, à la fois sur les plans littéraire et scientifique.

Né en 1823, J.-H. Fabre ne fut pas seulement un génial entomologiste et un scientifique rigoureux, mais aussi un humaniste, poète, artiste, philosophe et félibre : ces qualités apparaissent dans tous les chapitres de ces Sou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  17 novembre 2012
Voici l'un des livres les plus atypiques de ma bibliothèque.
C'est une sorte de savant mélange entre un propos docte et expert sur la condition d'insecte tout en ayant l'élan, la fluidité, la magnificence du verbe de la meilleure littérature du XIXème siècle.
Vous ne me croyez pas ? D'accord, je vous le prouve.
Jean-Henri Fabre n'est rien moins que l'instigateur, le créateur d'une science qu'on appelle aujourd'hui l'entomologie et qui se décline sous différents aspects, comme l'éthologie, l'écologie et la physiologie des insectes.
Il est le découvreur d'une myriade d'espèces du sud de la France tout en étant l'initiateur de la méthode d'élevage des insectes qui permet de décrire les détails du cycle de vie de l'espèce, parfois incroyablement alambiqué.
À cet égard, il était le contemporain, l'admirateur, mais aussi et surtout le plus redoutable contradicteur des théories de Charles Darwin.
L'histoire ne retient souvent que le gagnant d'un combat scientifique, or le fait que Fabre se soit hissé contre l'idée que l'évolution soit le fruit d'une accumulation de minuscules changements régulièrement sélectionnés pour l'intérêt qu'ils procurent à leur détenteur en fait, aux yeux des néophytes, un scientifique raté.
Détrompez-vous, détrompez-vous, les arguments de Fabre ne furent pas battu en brèche du vivant de Darwin ni même de Fabre. Ce n'est que le développement récent de la génétique qui nous donne à comprendre les invraisemblances des cycles de développement des insectes, qui apparaissent clairement comme non adaptatifs (ce sur quoi Fabre avait raison). Ils sont le fruit de mutations génétiques (souvent une seule ou du moins un nombre très réduit) qui ont présidé à un changement adaptatif mais qui ont comme corollaire plusieurs autres changements, qui, considérés en eux seuls, sont des désavantages. le restant de ces traits manifestement non adaptatifs ou extrêmement bizarres sont des héritages d'adaptations anciennes mais qui n'ont plus aucun intérêt dans le mode de vie actuel de ces espèces (un peu comme le gène codant pour les dents chez les poules et que chaque génération se refile scrupuleusement de poussin en poussin depuis des millions d'années).
Vous suivrez donc, au travers également des superbes dessins de la main de l'auteur, dans ce recueil qui est le fruit de décennies d'observation et qui fut rédigé en une vingtaine d'années vers la fin de sa vie, les péripéties du Cerceris bupresticide et consort ou encore les aléas de l'hypermétamorphose.
Voilà pour le côté scientifique. La langue maintenant. Sachez que notre atypique instituteur, au demeurant détenteur d'un brevet supérieur, baccalauréat ès-lettres, licence de sciences mathématiques, licence de sciences physiques, licence ès-sciences naturelles, doctorat ainsi que de la légion d'honneur et d'un siège à l'académie française, maniait la langue comme fort peu peuvent s'en prévaloir. Jugez plutôt :
"Comment l'oeuf de scarabée (bousier), chose si délicate, si impressionnable sous sa tendre enveloppe résisterait-il aux commotions du berceau roulant ?"
"Désormais elle (la larve) doit s'abandonner à cette profonde torpeur qui la gagne invinciblement, à cette manière d'être sans nom, qui n'est ni le sommeil, ni la veille, ni la mort, ni la vie, et d'où elle doit sortir transfigurée."
À vous de vous faire votre opinion, je vous ai donné la mienne, c'est-à-dire pas grand-chose.
NB: ce premier volume regroupe les cinq premières séries sur dix et est le "moins gros" des deux avec ses seulement 1130 pages.
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Bouns
  17 septembre 2014
Combien de vocations naturalistes sont-elles nées de la lecture des Souvenirs Entomologiques ? Car Jean-Henri Fabre était un vrai naturaliste de terrain : aux théories plus ou moins fantasques, il préférait et de loin, l'analyse des observations concrètes. Son travail s'enracine dans le concret observé des petites bêtes qu'il voyait vivre autour de chez lui.
A ses qualités d'observateur hors pair s'ajoute un vrai talent pédagogique. On se surprend parfois à la lecture à tourner prestement la page pour connaitre la suite de l'histoire qu'il nous conte...
Certes, le texte a parfois un peu vieilli, au vu des découvertes plus récentes (le rôle des phéromones dans le guidage des fourmis, par exemple). Mais malgré la raréfaction considérable des insectes (le pauvre serait affolé de voir combien peu on trouve aujourd'hui d'insectes dans nos campagnes par rapport à ce qu'il a pu connaître !), Jean-Henri Fabre reste un exemple à suivre, un homme dont l'oeuvre redécouverte pourrait contribuer à nous réconcilier avec la nature sauvage.
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barjabulette
  09 février 2016
Des livres ainsi pour m'intéresser aux insectes.... j'en veux encore et encore !
De fait, on peut dire que ce livre est des plus atypiques ! c'est une espèce de mélange entre B.Werber et ses fourmis et un roman de Jules Verne.
Voila une toute belle façon d'apprendre les us et coutumes de nos amis les insectes.
Je me suis intéressée à ce bouquin dans le cadre de ma formation de guide nature. Je dois dire que la vie passionnante des bestioles ne faisait pas partie de mes préoccupations premières et l'entomologie n'était pas gagnée pour moi.
Mais, franchement, Monsieur Fabre m'a réconcilié avec cette matière et j'ai eu bien plus facile de faire des liens et de me représenter quel type d'insecte est un hyménoptère par exemple.
Une passionnante lecture qui ne s'arretera pas là puisqu'il y a 7 ou 8 "épisodes". L'aventure entomologiste ne fait que commencer.
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beauscoop
  30 mars 2017
L'auteur nous raconte dans 22 chapitres des histoires fabuleuses d'hymènoptères et de leurs proies telles criquets, cigales et toutes sortes de mouches. Les expériences et observations faites sur le terrain ne laissent pas de place à l'improvisation. Avec une écriture fluide, poétique et imagée d'un grand auteur nous sommes ébahis par les inventivités et "bêtises relatives" de ces insectes.
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JCLDLGR
  19 octobre 2018
J'ai découvert ce livre en rangeant un grenier, et c'était l'édition originale !! avec les illustrations de l'époque à l'encre de chine ! au moins un chapitre par insecte décrit, avec une histoire à raconter, des hypothèse des observations très bien documentées ! un vrai pionnier de la vulgarisation scientifique !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   01 avril 2012
Désormais elle (la larve) doit s'abandonner à cette profonde torpeur qui la gagne invinciblement, à cette manière d'être sans nom, qui n'est ni le sommeil, ni la veille, ni la mort, ni la vie, et d'où elle doit sortir transfigurée.
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lecteur84lecteur84   25 mars 2014
Plongeons plus avant dans l'avenir. Un jour viendra, tout semble le dire, où, de progrès en progrès, l'homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. trop ardent à faire Dieu, il ne peut espérer la placide longévité de la bête.
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ivredelivresivredelivres   03 mars 2015
En bas, dans les haies, vous avez récolté les fleurs écarlates du Grenadier, ami du ciel africain ; là-haut, vous récolterez un petit Pavot velu, qui abrite ses tiges sous une couverture de menus débris pierreux, et déploie sa large corolle jaune dans les solitudes glaciaires du Groenland et du Cap Nord, comme sur les pentes terminales du Ventoux
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beauscoopbeauscoop   26 mars 2017
Pour l'instinct, rien n'est impossible, si élevée d'ailleurs que soit la difficulté. Dans la construction de ses cellules hexagones, à fond composé de trois losanges, l'Abeille résout, avec une précision parfaite, des problèmes ardus de maximum et de minimum, dont la solution par l'homme exigerait une puissante intelligence algébrique.
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ivredelivresivredelivres   03 mars 2015
Au départ, vos pieds foulent les touffes balsamiques du Thym, qui forme tapis continu sur les croupes inférieures ; dans quelques heures, ils fouleront les sombres coussinets de la Saxifrage à feuilles opposées, le première plante qui s’offre au botaniste débarquant, en juillet, sur le rivage du Spitzberg.
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Video de Jean-Henri Fabre (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Henri Fabre

Charles Picqué présente Jean-Henri Fabre, "Le monde merveilleux des insectes"
Jean-Henri Fabre est un homme de sciences et un écrivain passionné par la nature et un poète français ayant vécu à la fin du XIXème siècle et au début du XXème. Il fut lauréat de...
Dans la catégorie : InsectesVoir plus
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