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EAN : 9782330077891
393 pages
Actes Sud (22/03/2017)
4.67/5   3 notes
Résumé :
Aviateur dans l'armée marocaine, Aziz est arrêté le lendemain de son mariage avec Zeina car il est accusé d'être impliqué dans une tentative de coup d'État militaire contre le roi Hassan II. Dix-huit ans plus tard, en mai 1990, Zeina apprend par un mystérieux messager qu'Aziz a été libéré et qu'il cherche à la revoir. Durant la journée qui sépare Zeina de ses retrouvailles avec Aziz, six narrateurs se succèdent pour raconter l'histoire tragique de l'incarcération d'... >Voir plus
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critiques presse (1)
Telerama   26 juillet 2017
Avec maestria, Fadel entremêle les voix de Zina, de sa soeur, ancienne putain, d'Aziz, mais aussi du gardien du bagne, et même d'un chien... Il passe du passé au présent, revient à l'enfance de chacun, avant de les projeter à une autre période de leur vie.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   10 août 2017
Les fois précédentes, mon cœur tremblait tout ce qu’il pouvait et, dès que j’entendais des nouvelles d’Aziz, je ne me contrôlais plus. Le simple fait d’imaginer quelqu’un venant me dire qu’il était en vie quelque part, même dans un lieu qui n’existait pas (comme c’est arrivé tant de fois !), cette seule idée me mettait dans tous mes états et je ne tenais plus en place. Mon sang bondissait dans mes veines comme s’il était devenu fou. Aujourd’hui, j’ai l’impression que mon émotion s’est un peu refroidie, que mon enthousiasme n’est plus ce qu’il était. Ça me ferait presque de la peine. Surtout pour Aziz. J’aurais souhaité en moi plus d’effervescence. Pourquoi la nouvelle ne me fait-elle pas tout l’effet attendu et pourquoi glisse-t-elle sur moi, comme ça, en passant, comme l’homme, sans laisser de trace ? C’est sûrement à cause de ces quatre années que je viens de passer à trimer enfermée dans le bar de la Cigogne, quatre années pendant lesquelles on ne m’a apporté aucune fausse nouvelle.
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rkhettaouirkhettaoui   10 août 2017
Notre fonction nous rend comme on dit “dignes d’estime et de respect”… mine de rien. Comme dit Baba Ali, “nous mangeons notre pain en attendant notre fin”. Personne ne pourra dire que je n’ai pas rempli toutes mes obligations au travail comme à la maison. Le manger, le boire, l’habillement et tout le reste. Mais quand tu as sept filles dont l’aînée se cache dans une maison de Tighassaline, d’El-Hajeb ou de je ne sais quelle ville pour faire des cochonneries avec les hommes, tu te dis finalement que, non mon frère, tu ne peux rien contre le destin. Les filles sont nées dès le départ d’une côte tordue. Un fils, au pire, ça devient chômeur. Une fille, le mieux qu’on peut en attendre est de la voir arriver avec le ballon ! En admettant qu’elle n’ait pas joué la fille de l’air avec le premier salopard venu qui lui aura parlé de mariage, de noce et de bague au doigt et qui l’aura abandonnée dans le premier fossé après l’avoir…
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rkhettaouirkhettaoui   10 août 2017
Tout cela n’existe que dans notre tête. Sait-on quand commence une chose et quand une autre finit ? Peut-on décider qu’une chose est finie et qu’une autre a pris la suite ? J’ai compris que l’idée que l’homme se faisait des phénomènes était fausse. Disparaissent-ils dès l’instant qu’on leur tourne le dos ? Rien ne commence et rien ne finit. La nuit ne succède pas au jour ni le jour à la nuit. Ils existent en même temps et nous nous déplaçons seulement de l’un à l’autre. Retourne-toi : c’est la nuit. Lève un peu les yeux, lève-les suffisamment pour repérer ta direction : voilà la lueur du jour qui filtre par les fissures des murs. Ce n’est pas un plein jour. Juste un indice qui prouve que le jour existe quelque part et que c’est ta mémoire qui le voit avant qu’il soit.
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rkhettaouirkhettaoui   10 août 2017
Comme je l’ai dit, je n’aime pas parler le matin et je sais encore moins discuter avec les gens. Mais je lis les pensées de toutes les créatures volantes. Et je sais très bien les écouter. Tout ce qui vole : papillons, cafards, chauves-souris. Mais pas les humains. Parce que les humains ne volent pas. Je ne sais pas comment entamer la conversation avec les hommes ni répondre à leurs questions alors qu’ils sont comme ça, nus, sans ailes. Mais avec les papillons, ou le moineau qui me salue chaque matin et dont je fais toujours exprès d’ignorer le bonjour, c’est différent. Eux et toutes les autres espèces d’animaux volants. J’ai avec eux une relation particulière. Je comprends leur langue franche et sans ambiguïté.
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rkhettaouirkhettaoui   10 août 2017
La plupart voyagent pour un document administratif, une visite de famille ou des vacances. Ils portent sur leur visage les signes de l’avenir tranquille qui les attend. Ils ne sont ni pressés ni inquiets. J’aurai beau faire, je ne serai jamais comme eux. Mais ils n’en savent rien et c’est tant mieux.
À quoi rêve un passager ? Et moi, je rêverais si je dormais ? Je me demande où ils vont. Rien ne dit qu’ils vont à la fête des roses. Pas de chants, pas de parfum de henné, pas de jeunes filles qui rient ni de femmes qui pleurent. Est-ce que la question du mariage les concerne au point de les faire voyager à bord d’un autocar de nuit en retard sur l’horaire ?
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