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ISBN : 1022606875
Éditeur : Métailié (24/08/2017)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 89 notes)
Résumé :
Le monde entre dans l’âge de glace, il neige à Jérusalem et les icebergs dérivent le long des côtes. Pour les jours sombres qui s’annoncent, il faut faire provision de lumière – neige au soleil, stalactites éclatantes, aurores boréales.
Dylan, géant barbu et tatoué, débarque au beau milieu de la nuit dans la petite communauté de Clachan Fells, au nord de l’Écosse. Il a vécu toute sa vie dans un cinéma d’art et essai à Soho, il recommence tout à zéro. Dans ce ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  24 août 2017
Rentrée littéraire 24 août 2017.
Novembre 2020, il fait froid, polaire même. La Terre est sur le point d'entrer dans une ère glaciaire, les bulletins météo annoncent quatre mois de chutes de neige incessantes et des températures qui plongeront jusqu'à – 50°C. Même en Afrique.
Dans cette ambiance pré-apocalyptique, les résidents du parc de caravanes de Clachan Fells s'organisent tant bien que mal. Dans cette petite ville blottie au pied des montagnes dans le nord de l'Ecosse, Dylan, la trentaine, vient de prendre possession de la caravane que lui a léguée sa mère, lui qui, jusque là, avait toujours vécu à Londres, dans le petit cinéma d'art et d'essai de sa grand-mère, aujourd'hui en faillite pour l'un et décédée récemment pour l'autre. Pour lui, ce double (voire triple) deuil marque la fin d'un monde et le début d'une nouvelle vie. Qu'il rêverait de partager avec Constance, dont il tombe amoureux à peine l'a-t-il aperçue devant sa caravane. Constance, un peu hippie, un peu reine du système D, femme irrésistible et mère-louve, a une fille adolescente, Stella, qui jusqu'à l'année précédente était encore un petit garçon.
Pendant que la neige s'installe et que la température chute, ces trois personnages et les quelques autres marginaux du camping, pas très bien acceptés par les habitants bien-pensants, préparent la résistance au froid. On calfeutre les caravanes, on superpose les couches de vêtements, on empile les couvertures, on fabrique du gin. Parfois on part randonner dans la montagne, rouler à vélo sur la neige, ou on passe la nuit sur le toit à regarder les étoiles.
Une histoire de famille se démêle pendant que des histoires d'amours s'emmêlent, pendant que Stella, certaine d'être femme, se débat avec ses hormones qui lui disent qu'elle est un homme. Changements climatique, de vie ou d'identité, les certitudes vacillent. A quoi est-il plus difficile de résister : à la nature impitoyable ou à l'intolérance des hommes ?
Une chose est sûre : alors que « la fin est proche », on n'a pas envie de quitter ces personnages, parmi les plus attachants que j'ai croisés dans mes lectures. Malgré le froid et les sombres journées, ce roman est rempli de lumière et de tendresse, de lyrisme, de poésie et de beauté. Lisez-le, vous passerez l'hiver en douceur.
En partenariat avec les éditions Métailié.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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LePamplemousse
  26 septembre 2017
Je pourrais vous parler des descriptions magnifiques des paysages sauvages écossais, de cette vallée glacée enfouie au coeur de toute une chaîne de montagnes somptueuses et qui étincelle sous le soleil d'hiver.
Je pourrais vous raconter la vie de Constance, la femme au manteau de loup et aux deux amants, celle de Dylan, le géant qui n'a toujours vécu que devant un écran de cinéma et ne sait pas bien se débrouiller avec la vraie vie, de Stella, jeune adolescente né dans un corps de garçon….
Je pourrais tenter de vous décrire les sentiments de toute une galerie de personnages confrontés à un hiver qui ressemble au tout dernier des hivers, un hiver où le froid s'étend sur la planète entière, où les gens meurent gelés s'ils restent dehors trop longtemps, où il fait nuit durant des heures interminables, où le vent coupe le visage comme des lames de rasoir, où la nourriture et la chaleur ne sont plus de simples réconforts mais des éléments de survie élémentaires.
Je pourrais vous raconter des secrets de famille, vous décrire le goût du gin distillé localement, vous faire sentir l'odeur du feu de bois et vous donner envie d'aller faire un tour dans ce lieu maudit et divin à la fois, un endroit où la chaleur humaine vient se poser sur les épaules des laissés pour compte, comme le ferait un manteau en velours.
Je pourrais vous parler de l'écriture poétique de Jenni Fagan, je pourrais vous raconter la légende de ces 70 moines qui se seraient tous jetés du haut d'une falaise, je pourrais vous emmener dans le parc de caravanes où vivent tous ces personnages et vous faire admirer les aurores boréales par une nuit particulièrement claire en vous disant qu'on ne ressort pas indemne d'une telle lecture, qu'on referme ce livre avec l'envie de croquer la vie à pleines dents, de serrer son amoureux dans ses bras, de boire un verre de gin au citron, de caresser son chat, de sourire au voisin d'en face, celui qui sent mauvais et met sa musique à fond, de se blottir au chaud dans un fauteuil devant un feu de cheminée et de savourer ce moment, tout simplement.
Un énorme merci aux éditions Métailié et à Babelio pour cet envoi.
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Stelphique
  17 septembre 2017
Ce que j'ai ressenti:…Coup de coeur cristallisé…
"-C'est juste une saloperie d'ère glaciaire, camarade, c'est ça, la une d'aujourd'hui! "
Le monde décline, le soleil se divise, le froid s'installe…Jenni Fagan nous conte la fin du monde avec poésie et fracas. Les paysages se cristallisent de beauté sous sa plume, alors que des blocs de grossièretés viennent se fracturer sur les lignes, et l'Ecosse devient plus belle encore, dans ce silence absolu, qui prend tout l'espace…Dans ses pages, on sent que la vie se suspend, et cette auteure lui apporte la grâce d'une écriture lyrique qui t'illumine de l'ultime aurore, avant l'extinction du monde…Le temps s'étire vers l'apocalypse, mais ce décor a des allures de magnificences, et les dernières lumières se boivent avec ivresse…La synergie de ce livre tient à cette fascination à voir un dernier spectacle naturel magique, fait d'aurores boréales, de parhélie, de chutes de neiges éblouissantes, tout en ayant, une infinie tendresse d'une humanité qui ne veut pas s'éteindre, alors même que l'instant fatal se profile…
"Le soleil descend en spirale à travers la cime des arbres, révélant des sédiments de poussière argentée et ambrée. Un étang gelé. Des boucles de glace forment une fleur de givre sur une branche tombée. Chaque pétale glacé est parfaitement recourbé et transparent. L'hiver les a sculpté pendant la nuit. Les a placé là."
Parhélie…Si le soleil se triple, les personnages aussi…L'ombre d'une descendance sur trois générations, rencontre un trio éclaté d'un noyau de famille et tente de devenir une nouvelle cellule triangulaire. Chiens de soleils et fantômes de vie…Dylan le géant est hanté par le souvenir de sa mère et sa grand-mère, tandis que Constance l'hyperactive est tiraillée entre les deux hommes de sa vie, tandis que Stella l'adolescente erre entre les aspects de son hermaphrodisme. Tout comme le vent qui s'infiltre sous la glace laisse des traces noires, au plus on creuse dans le passé de ses habitants de Clachan Fells au plus on voit les destins qui comptent, leurs parts d'ombres…Lentement, les secrets craquent sous leur poids écrasant, dans ce compte à rebours glacial, pour se fondre en un nouvel environnement familial réinventé par la destinée…
"-L'amour est ce qui donne un sens aux choses les plus étranges. "
Jenni Fagan m'a enchantée avec cette anticipation enneigée et verglaçante de mystères. On sent qu'elle a maîtrisé, de bout en bout, la construction de son intrigue qui va de pair avec l'évolution de ses personnages atypiques. Petit à petit, le cercle social et géographique se rétrécit pour laisser place à l'essentiel: le miracle de la tolérance. Les buveurs de lumière est un roman d'une rare beauté, un texte expressif avec une poésie moderne qui m'a bouleversée. C'est un énorme coup de coeur! J'ai encore du mal à quitter cet endroit, ces personnages, cette plume…Cela fait une semaine que je lis et que je relis ces pages, que je m'enivre des splendeurs, des vertiges, des lumières, peut être suis-je devenue, une buveuse de lumière aussi…
"Tous les humains sont des pèlerins de la lumière."

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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nadiouchka
  14 novembre 2017
Demandez le programme !
Pour mon prochain club de lecture, le mercredi 04/12/2017, Agnès ma libraire, a proposé « LES BUVEURS DE LUMIÈRE »(« The Sunlitght Pilgrims ») de Jenni Fagan (qui vit en Écosse et a déjà gagné des prix littéraires).
Quand j'ai vu le livre, je me suis dit : « super !» : une couverture tout en gris et blanc – les Éditions Métailié – j'ai lu en diagonale la quatrième de couverture et en effet, le sujet m'a semblé plus qu'intéressant : problèmes de dérèglement climatique, des icebergs qui dérivent trop près le long des côtes – il neige dans des pays où d'habitude ce n'est pas le cas… une anticipation bien tentante car c'est justement un sujet d'actualité et qui entraîne des réunions de COP à tout va, où l'on ne fait que parler au lieu d'agir ….
Dans le prologue, on peut lire : « Il y a trois soleils dans le ciel et c'est le dernier jour de l'automne – peut-être pour toujours, Chiens du soleil, Soleils fantômes, Parhélie. Ils marquent l'arrivée de l'hiver le plus rigoureux depuis deux cents ans. (…) Certains disent que c'est la fin des temps. Les calottes fondent. le taux de salinité de l'océan n'a jamais été aussi bas. La dérive nord atlantique refroidit. » Cela nous plonge donc tout de suite dans le bain (glacé).
L'histoire débute en 2020 – donc dans très bientôt – à Clachan Fells, au nord de l'Écosse, dans une petite communauté qui vit dans un parc de caravanes et où les habitants essaient de s'entraider pour partager la lumière qui leur manque car tout est sombre.
On y trouve Dylan qui, après avoir vécu à Soho, arrive ici et fait la connaissance de Constance, la mère de Stella (ex petit-garçon) qui a des problèmes d'identité : elle se sent comme une fille, veut le rester mais des désordres hormonaux la font virer de plus en plus du côté masculin, ce qu'elle refuse absolument. Autre problème.
Il y a aussi cette calotte glaciaire qui fond lentement mais sûrement ; on entre dans une période glaciale et la fin du monde serait apparemment pour demain avec l'extinction progressive de l'humanité : « La dérive nord atlantique refroidit, Dylan MacRae vient d'arriver au parc de caravanes de Clachan Fells et il y a trois soleils dans le ciel.
C'est comme ça que tout commence. » (page 8).
On y parle aussi de ces fameux « Buveurs de lumière » : « Une personne que j'ai rencontrée un jour m'a dit qu'on pouvait boire l'énergie du soleil,la stocker dans ses cellules pour devenir fort. Elle a dit qu'on devrait tous faire ça. C'est comme une réserve d'énergie à l'intérieur de nos cellules ; elle a dit qu'il y a des pèlerins buveurs de lumière qui le font tout le temps : c'est comme ça qu'ils résistent à l'obscurité, en stockant le plus de lumière possible, explique Stella. » (page 142).
Dylan trouve que Constance ressemble à une « cireuse de lune » car c'est ainsi qu'elle lui est apparue la première fois et cette comparaison est très poétique.
Les personnages s'aident donc comme ils peuvent – l'amour et l'amitié sont là – mais les températures ne cessent de descendre. On voit un énorme iceberg dériver tout près. Tous les pays sont frappés chacun à leur tour et c'est une catastrophe à l'échelle mondiale qui s'annonce.
La communauté va-t-elle s'en sortir et comment ? En effet les réserves s'épuisent, le froid devient plus que terrible.
Mais l'espoir est présent. C'est aussi l'occasion de voir de très belles descriptions de paysages glacés, hélas, mais qui font penser à du nature writing : nous avons droit à des aurores boréales ; à des « pénitents » qui sont en fait de « hautes silhouettes de glace pointues » ; « une fleur de glace »…..
A côté de cela il ne faut pas oublier la jeune Stella vraiment courageuse, d'un caractère bien trempé mais perdue dans ses doutes sur sa recherche d'identité.
Jenni Fagan nous offre ici un roman que l'on pourrait qualifier de déjanté mais pour moi c'est de l'anticipation, très humain, très poétique et elle arrive tout de même à y ajouter quelques touches d'humour.
Je suis restée « scotchée » devant cette lecture (c'est vite lu, dommage) avec son ambiance troublante mais également lumineuse. J'ai admiré les images de cristaux de neige, cette blancheur envahissante, la question des trois soleils, la façon dont chacun se débrouille pour faire face à cette catastrophe apparemment inévitable.
Je dois même dire que, pour ma part, ce roman d'anticipation n'est peut-être que prémonitoire, que c'est ce qui nous attend (peut-être pas demain mais après-demain) et qu'il est malheureusement peut-être trop tard pour y échapper puisque les gouvernements n'arrivent pas à se mettre d'accord au sujet des efforts qu'il faudrait faire. Il y a longtemps qu'il aurait fallu s'y mettre plus radicalement. Plus question de blabla.
La preuve en est ce qui se passe actuellement et où chacun se renvoie la balle.
Ce demain est vraiment trop inquiétant et Jenni Fagan a écrit avec un grand talent un livre qui n'est pas fait pour nous réchauffer (loin de là mais à lire au chaud tant que c'est encore possible) car l'histoire est terriblement réfrigérante et bien réaliste.
Ainsi, j'ai effectivement eu un GROS coup de coeur pour « LES BUVEURS DE LUMIÈRES » et je pourrai dire « Merci » à ma libraire d'avoir proposé ce livre concernant une fin du monde puisque le climat est complètement déséquilibré et que la Terre n'en peut plus des catastrophes que l'on classe comme « naturelles »…
Bon, d'abord, je m'arrête car vous l'avez compris : c'est un magnifique roman à lire si l'on s'intéresse à ces problèmes. de toute façon nous sommes tous concernés, à n'importe quelle échelle nous nous trouvions.
Mais je vais quand même vous citer une critique du New York Times : « Féroce et lucide (…), Fagan est autant poète que romancière, et ses images de cet hiver intempestif sont saturées de lyrisme ».
De plus, ce livre vient d'obtenir le Prix Transfuge du meilleur roman anglophone – 2017…. 
💕 💕 💕
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Titania
  02 février 2018
Vous imaginez un hiver avec des températures descendant jusqu'à moins 70 °C ? On en grelotte rien que d'y penser. C'est la toile de fonds de ce roman de SF qui nous emmène dans un futur proche avec les conséquences du dérèglement climatique que nous vivons déjà maintenant.
Une nouvelle ère glaciaire s'installe et nous allons en Ecosse, au bout du bout de l'Europe dans un environnement sublime de montagnes et d'océan. L'auteur nous fait partager la vie d'une communauté de marginaux qui vit près d'une zone commerciale dans un village de caravanes, un peu à l'écart de la ville. En sourdine, Harvest de Neil Young, j’adore .
J'ai aimé ce mélange de cataclysme naturel et de vie quotidienne qui se poursuit tant bien que mal. Dans cette nature grandiose et menaçante, avec des phénomènes d'une rare beauté, les personnages ont tous des challenges personnels à régler, que la baisse progressive des températures parvient à peine à troubler. Deux d'entre eux dominent le récit. Dylan, arrive de Londres avec son deuil, ses secrets de famille…et une fabuleuse recette de gin, mais je ne vous dis pas à quelle page. Stella, l'ado trans se débat dans sa quête d'identité, contre ses hormones, contre les moqueries, soutenue par Constance, sa mère, une femme libre, dont Dylan tombe amoureux.
Les Échos du monde et de la violence qui s'y déchaîne arrivent dans les bulletins des médias, mais dans la petite communauté ce sont des histoires d'amour et de solidarité qui se jouent, des moments de contemplation de l'océan, du ciel, de la forêt, quelques drames, l'arrivée de fantômes et choses étranges, de curieuses légendes écossaises, un univers plein de poésie.
C'est un roman qui ne manque pas de charme, je lui trouve toutefois une certaine lenteur, quelques longueurs, il est un peu suspendu, immobile, comme incertain. L’auteur semble avoir du mal à le finir. C'est assez déroutant.

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critiques presse (2)
Actualitte   29 juin 2018
Courrez vous acheter ce livre sans tarder : il est vraiment magnifique à tous égards.

Lire la critique sur le site : Actualitte
Actualitte   11 septembre 2017
Et si le réchauffement climatique entraînait une période glaciaire sur la Terre et menaçait l’humanité d’extinction progressive ? Dans le nouveau roman de Jenni Fagan (traduit par Céline Schwaller), c’est ainsi et la fin du monde est pour demain.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   16 octobre 2017
Tous ces petits mensonges, dont on ne parle pas, dans les familles ; toutes les choses qui deviennent ensuite impossibles à dire.
Ces morts égoïstes qui se tirent comme ça en nous laissant avec des demi-vérités, des questions, des relations aléatoires, des faillites et des dettes, des cœurs fragiles, des gènes douteux, des habitudes idiotes et des codes ADN prédisposant à certaines maladies, sans jamais mentionner toutes les choses qui vont arriver - à la manière d’une bagarre à un mariage, ça finit toujours par refaire surface.
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nadejdanadejda   11 septembre 2017
Elle inspire, sent le soleil sur son visage même s'il n'a jamais fait aussi froid à Clachan Fells. Pendant une infime fraction de seconde le parhélie envoie de la lumière jusqu'au tréfonds d'elle -- où même les choses les plus folles refusent d'aller.
Tout au fond, dans les cellules les plus sombres. De minuscules points de lumière !
Comme des petites lanternes à l'intérieur de ses veines.
Ou des vers luisants recroquevillés pour dormir. Dans la partie d'elle la plus secrète -- un endroit où elle ira siroter du thé un jour -- et pour s'y rendre elle devra traverser les parties les plus sombres d'elle-même -- entre les aortes qui palpitent en charriant leur rivière de sang -- jusqu'à son cœur où se trouve une petite porte minuscule s'ouvrant sur l'éternité. p 146-147
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nadiouchkanadiouchka   24 décembre 2017

Il y a trois soleils dans le ciel. Constance lève la hache et on entend un vzzz-boum-crac quand elle l’abaisse. (…)
Stella s’abrite les yeux pour pouvoir voir les trois soleils en même temps.
C’est la chose la plus incroyable qu’elle ait vue de toute sa vie. (…)
- Comment ça s’appelle, déjà ; maman ?
- Un parhélie. C’est un phénomène qui donne l’impression qu’il y a trois soleils mais ceux qui se trouvent de chaque côté sont seulement de la lumière reflétée. Ça a un rapport avec les cristaux de glace.
P.141
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nadiouchkanadiouchka   14 novembre 2017
Dylan se retrouve dans l’obscurité. Le vent lui écorche la peau, ses doigts sont engourdis. Il devrait aller fermer la caravane de sa voisine. Simplement aller là-bas et pousser doucement la porte pour qu’elle ne gèle pas pendant ses crises de somnambulisme. C’est exactement ce qu’il s’apprête à faire quand elle ressort sur sa terrasse, un chiffon à la main – elle lève un bras pâle et se met à cirer la lune.
P.34
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StelphiqueStelphique   16 septembre 2017
Le soleil descend en spirale à travers la cime des arbres, révélant des sédiments de poussière argentée et ambrée. Un étang gelé. Des boucles de glace forment une fleur de givre sur une branche tombée. Chaque pétale glacé est parfaitement recourbé et transparent. L'hiver les a sculpté pendant la nuit. Les a placé là.
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