AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782253153467
510 pages
Le Livre de Poche (02/10/2002)
3.66/5   177 notes
Résumé :
En 1648, Louis XIV n'est encore qu'un enfant et la France est gouvernée par le cardinal Mazarin. Mais la Fronde gronde. Parlementaires et nobles complotent pour prendre le pouvoir. Mazarin, en quittant les appartements de la reine, tombe dans un guet-apens. Quatre hommes armés l'attendent pour l'assassiner.

Le comte de Nissac, célèbre lieutenant d'artillerie du prince de Condé, surnommé Loup de Pomonne, les élimine en quatre coups d'épée. Cet acte de... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
3,66

sur 177 notes
5
7 avis
4
5 avis
3
4 avis
2
1 avis
1
0 avis

Tatooa
  11 janvier 2017
AAAAAAAAAAH ! Quel souffle épique ! Quelle aventure ! Que dis-je, quelle épopée !
Je ne sais plus, là non plus, comment j'en suis venue à mettre ce livre d'abord dans mon pense-bête, puis dans ma PAL. Je sais que ça vient d'ici, mais par qui, quand et comment, je ne sais plus.
Mais les perles qu'on peut dénicher sur Babelio, c'est juste pas croyable. Et c'est encore un auteur, français, qui plus est, que je ne connaissais pas, que je découvre, et que j'aime tout de go, paf, le coup de foudre ça s'appelle.
Bon je vous avoue un truc... J'aime pas l'hiver. J'ai beau lutter, faire du yoga, prendre des vitamines, des oméga3 ou que sais-je encore, rien à faire. A partir de mi-novembre, je m'étiole, je me ratatine, je perds ma joie de vivre, j'ai plus qu'une envie c'est hiberner. Je traverse une période encore plus difficile depuis fin décembre, mon homme ayant décidé cette année de faire un voyage "baroudeur" avec un sien copain. La plus mauvaise période, à dire vrai, ou la plus favorable (tout dépend de l'angle sous lequel on la regarde) pour que je finisse de m'étioler et sombre dans une déprime un peu plus intense que d'ordinaire... Je n'apprécie déjà pas des masses quand il part (souvent) en déplacement de travail court, alors un voyage de 15 jours... Bref...
Bref, dans ces moments-là, j'ai besoin d'évasion. Voire de fuite, lâchons le mot. Tomber sur un bouquin qui m'embarque ailleurs, tout entière, quel qu'il soit, c'est une bénédiction. Ce livre m'a apporté tout ce dont j'avais besoin... Bon, certes, je l'ai fini trop vite, du coup. Mais que c'était bien ! Il y avait tout ce que j'attends quand je lis un roman de capes et d'épées !
Le style "à l'ancienne" de l'écriture colle parfaitement à la période couverte (la Fronde). C'est vraiment plaisant comme tournures de phrases et ça met dans l'ambiance sans pour autant être "trop" ou dérouter. Il y a une bonne dose d'humour, en plus, c'est agréable !
Les personnages sont grandioses. Aussi bien les bons que les méchants, d'ailleurs. La bande des "Foulards Rouges" est très attachante, ce sont des personnages hauts en couleur, emmenés par un "Loup de Pommone" formidable, auquel une loyauté sans faille les attache. Autant vous dire que par moments, ça déchire le coeur, bah oui forcément, à vie aventureuse, mort violente... Je suis très contradictoire dans mes goûts, je me rends compte. Autant j'aime les héros héroïques, autant j'aime les affreux jojos type "Benvenuto" (Jaworski). C'est vrai que du coup j'aime deux fois plus de livres, lol, c'est pratique !
Le contexte historique est formidablement bien exploité, et les batailles sont épiques, qu'elles soient personnelles entre individus, ou entre armées... Certaines de celles des Foulards rouges sont juste trop amusantes, un comble !
Bref, j'ai passé un très bon moment avec ces héros, malgré les clichés, certaines répétitions de situations un peu maladroites (pour les amours de ces messieurs). Je me suis tellement régalé que je pardonne tout... Crac ! M'en vais me pencher sur le reste des écrits de ce monsieur...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5916
Levant
  09 mars 2022
Le roman historique, pour autant qu'il soit crédible dans sa restitution du contexte dans lequel il incorpore son intrigue, est une façon d'aborder l'histoire de manière moins scolaire. La fiction servant de liant aux faits historiques qu'elle agglomère pour forger son intrigue.
Les foulards rouges de Frédéric H. Fajardie nous implique dans une page de l'histoire qui fit en son temps douter de la longévité du règne du dauphin devenu roi à l'âge de cinq ans. Il fut au final le règne le plus long de notre histoire. Sous la gouvernance de la régente Anne d'Autriche sa mère et de l'homme fort du royaume, le cardinal Mazarin, Louis XIV commençait son règne en un royaume alors englué dans la plus grande confusion. Ce trouble est resté dans l'histoire sous le vocable de Fronde. Terme qui dissimulait mal une guerre civile larvée.
Et si l'histoire pouvait manquer de gloire et rengaine d'amour, le roman de Fajardie l'en augmente à satiété. Au point de forcer le trait à couvrir de renommée un héros devenu sous sa plume invincible, le comte de Nissac, tout empanaché de rouge et de blanc sur son fidèle destrier noir, héros confondu d'amour pour la plus belle femme de la capitale, il va de soi. Au point d'outrepasser la barrière de la condition, le comte succombant aux charmes d'une roturière. Et fort de cette passion irrépressible, la plus fine lame du pays se bat à un contre multitude sans jamais faillir, se réclamant du service du cardinal, se stimulant de son sentiment tout neuf.
La guerre étant la continuation de la politique par d'autres moyens selon Clausewitz, si péripéties politiques et guerrières ne suffisaient pas à sublimer notre héros, Fajardie l'implique dans une énigme policière lorsque ce qu'on appellera plus tard un psychopathe tueur en série s'ingénie à écorcher vives de jolies femmes. En exutoire sans doute à de vieilles frustrations lesquelles renvoient comme souvent à une enfance lésée en son quota minimal d'amour pour construire la personne. La dénonciation sera délicate, le tueur est de haute naissance. Gageons qu'en ces temps de privilèges dans une société très cloisonnée la justice n'y trouve pas tout à fait son compte.
Notre héros invincible, suffisamment pourvu en cicatrices de guerre attestant de sa bravoure, s'entoure d'acolytes à la Vidocq, rescapés de justesse des rigueurs des galères, formant une équipée improbable et crainte comme le diable sous l'anonymat de son foulard rouge. Equipée laquelle intervient avec le plus grand succès aux faveurs du premier ministre cardinal pour que vive ce roi naissant à l'histoire. Un roi qui restera dans nos manuels affublé de l'astre solaire en qualificatif.
A une époque où l'on chevauchait sus à l'ennemi en dentelle, se battait en duel en faisant des phrases apprêtées, ennoblies de force passés du subjonctif, c'est la restitution de cette langue sophistiquée, au point d'en devenir précieuse dans la bouche des « bien-nés », qui donne sa saveur à cet ouvrage. La langue d'époque mise en oeuvre dans cet ouvrage ne souffre d'aucun anachronisme de langage. Elle nous rappelle à une grammaire que notre temps oublieux de ses racines martyrise à souhait, la sacrifiant sur l'autel de l'audimat à grand renfort d'onomatopées et anglicismes dont les locuteurs modernes impénitents ignorent jusqu'au sens premier.
S'il ne cautionne pas le scenario d'un super héros échappant toutes les chausse-trappes que ses ennemis lui placent sous ses pas, l'amateur d'histoire sera quand même comblé par cet ouvrage pour ce qu'il semble fidèle aux faits historiques que sa mémoire aura sauvegardés de ses lointaines universités. Bonne mise en situation en ces temps d'ancien régime servie par une belle langue, en contrepoids d'une fiction un peu trop édulcorée. Mais le rythme est enlevé et l'ouvrage n'est pas pesant à lire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          273
Marcellina
  20 janvier 2017
Magnifique!
Une épopée digne du grand Dumas mais avec une plume beaucoup plus fine.
Et l'on rit, et l'on pleure, et l'on s'accroche tant les aventures se multiplient et se culbutent, toutes tournée vers un même but.
Et les Grands de l'Histoire de France, socle du récit, nous content, avec une verve forte et colorée, une des périodes des plus troubles et des plus cruelles de ce pays, celle de la Fronde. Une guerre entre frères, entre père et fils, entre époux, entre quartiers, entre villes, tous d'un même pays qui pourtant pendant cinq longues années vont s'affronter pour le pouvoir. Pouvoir qui finalement reviendra entre ses mains légitimes, celles du Roi.
Et, en ces années noires, entre trahisons et guets-apens, famine et grande pauvreté, duels à la loyale et crimes sordides, fleurira l'amour le plus pur, le plus beau, celui capable de soulever des montagnes et de rendre les hommes meilleurs et libres de leur destinée.
Et de capes et d'épées, d'amitié et de grande philosophie, de trésors cachés et d'affaires résolues, nous voilà au coeur de Paris, celui lumineux de Notre-Dame, celui plus sombre des égouts, et on avance alors la tête bien droite car l'honneur , le devoir et la justice ne peuvent que prévaloir sur tout le reste.
Une leçon d'histoire, une leçon de vie aussi ; un roman d'amour, un immense thriller ; un jeu de stratégie, une incursion dans un monde de perversion absolue ; un livre que je n'oublierai pas de sitôt !
Trop contente, cinq lectures, cinq coups de coeur :-)
Et pour ce qui est de Fajardie, trop heureuse d'avoir découvert, du coup par hasard, plusieurs de ses romans dans ma bibliothèque.
Oh, ma merveilleuse bibliothèque, qui garde toujours en son sein quelques trésors non lus, juste pour si un jour je me casse les deux jambes ou alors, pour combler facilement les items d'un challenge multi-défis de Babelio ;-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
sofinette13
  24 février 2022
Et voilà, un beau roman de cape et d'épée comme on les aime !
1648, Mazarin dirige le pays sous la régence d'Anne d'Autriche, mère du petit Louis XIV à peine âgé d'une dizaine d'années. Les Grands du Royaume, menés par le Grand Condé, prince du sang et lointain cousin du petit Roi, mènent La Fronde dans le but de limiter les pouvoirs du souverain et d'évincer Mazarin. La France est divisée en deux, c'est la guerre civile, le peuple souffre et Mazarin craint pour sa vie et celles de la Régente et de Louis XIV. Il demande donc à un de ses plus valeureux lieutenants de lever une petite troupe afin de les protéger. le comte de Nissac va donc recruter une dizaine d'hommes de confiance parmi les militaires mais aussi parmi des condamnés à mort ou des bagnards en partance pour Cayenne. A un rythme effréné, cette petite troupe va mener des actions secrètes pour saper la Fronde militairement et financièrement.
Parallèlement, un mystérieux assassin masqué enlève pour les violer et les écorcher, des jeunes filles d'abord chez les paysannes, puis chez les bourgeoises et ensuite dans la petite noblesse. Aidés par le Lieutenant de Police de Paris, Nissac et sa troupe, vont devoir le trouver pour le faire condamner.
Un roman de grande envolée, des courses poursuites, de la peur, des batailles, des duels, de l'amour... tout y est pour passer un excellent moment !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Hindy
  27 décembre 2011
Une aventure épique mêlant combats, complots, enquête policière, amitié et amour au temps de la Fronde. Epoque très bien reconstituée dans ses détails. Un livre qui donne envie de lire les autres oeuvres de l'auteur. A découvrir !
Commenter  J’apprécie          160

Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   08 janvier 2017
Quand le comte, qui ne fit rien pour se dérober, fut à sa hauteur, le duc vint vers lui de sorte que, flanqué de ses deux amis, il lui barra la route.
Beaufort n'y alla pas par quatre chemins :
- Mais ne serait-ce point le comte de Nissac ?... Voyez-vous, cher comte, je vous regardais, et je regardais également ce bassin et les poissons qui le peuplent en me disant "Tiens, voilà le premier Nissac qui n'est point marin." Souffrez-vous donc du roulement de la mer ? Refusez-vous de servir de nourriture aux crabes comme vos glorieux ancêtres ?... En un mot, seriez-vous un lâche, Nissac ?
Les compagnons du duc partirent aussitôt à rire, forçant un peu la mesure.
Nissac, cependant, ne quittait pas Beaufort du regard et le duc, confronté à ces yeux sombres, froids et inexpressifs en ressentit un passager malaise.
Nissac répliqua enfin :
- Ce genre de question ne souffre pas de réponse mais une démonstration.
- J'en suis tout aise et désolé pour vous qui allez mourir !
- Je sais, je sais : des tas de cadavres m'ont dit cela bien avant vous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
TatooaTatooa   10 janvier 2017
Sentant que la situation risquait de lui échapper, monsieur de Bois-Brûlé lança un coup de poing très mesuré au visage du "Frondeur-malgré-lui". L'homme s'évanouit aussitôt. Monsieur de Bois-Brûlé l'aida dans sa chute, pour qu'elle ne fût point douloureuse, et sortant un mouchoir, essuya une goutte de sang qui perlait au nez du maigre Frondeur défait tout en maugréant :
- A-t-on idée d'être aussi bon ?
Enfin, levant les yeux, il découvrit le comte et ses compagnon qui, débarrassés de leurs adversaires, l'observaient avec la plus grand attention, ayant tous baissé leur foulard rouge.
Le comte de Nissac, l'épée fichée devant lui dans la neige et les deux mains reposant sur la poignée comme s'il s'agissait d'une canne, lui lança d'une voix neutre :
- Vous fûtes bien long, monsieur de Bois-Brûlé.
- C'est notre usage, monsieur le comte.
- Je crains de ne vous point comprendre ! rétorqua Nissac en croisant les bras.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          161
akhesaakhesa   21 août 2015
Vous etes également proxenete?
La chose est dite bien promptement,monsieur le comte.
Manon,ma compagne,se donne les moyens de ne dependre de personne.Ce n'est point mon epouse qui se vend aux vieux bourgeois,mais une femme que j'aime et qui se donne a moi,peut-etre...Peut-être par amour.Qui peut avoir a redire là-dessus?
Commenter  J’apprécie          140
akhesaakhesa   25 août 2015
Le bonheur ne nous survit pas quelque part,sans qu'on le puisse plus toucher,et meme quand noud ne serons plus ici-bas?Est-il possible que mon corps jete dans une fosse,car tel sera probablement mon destin,soit la fin de toutes questions?De moi,certes,j'entends bien,mais point le bonheur meme passe qui est chose impalpable comme l'air?
Commenter  J’apprécie          100
akhesaakhesa   24 août 2015
Chaque homme porte en lui une part de bien et de mal et favorise tel ou tel selon son caractere et son education.Il est hasardeux de vouloir modifier un caractere mais point impossible.En revanche,il n'est point douteux qu'un jour l'education puisse favoriser la sensibilite a certaines valeurs
Commenter  J’apprécie          110

Videos de Frédéric H. Fajardie (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric H. Fajardie
Chronique consacrée aux grands noms de la littérature policière, et animée, depuis octobre 2018, par Patrick Vast, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour la 34ème chronique, le 08 janvier 2020, Patrick présente l'auteur français Frédéric H. Fajardie. Patrick Vast est aussi auteur, notamment de polars. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://patricksvast.hautetfort.com Il a également une activité d'éditeur. À voir ici : https://lechatmoireeditions.wordpress.com La page Facebook de la Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62
autres livres classés : de capes et d'épéesVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2596 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre