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ISBN : 2072826365
Éditeur : Gallimard (01/11/2018)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 10 notes)
Résumé :
"Voulez-vous que je vous dise, Saintonge, c’est l’homme même : la liberté avec les chaînes, le courage et la couardise, l’orgueil et l’humilité, l’outrance et la profondeur ; c’est l’intransigeance et la charité. C’est tout cela ensemble et ce qui me le rend haïssable parfois, tout en même temps qu’aimable”. Ainsi nous est racontée par un ami “l’affaire Saintonge”, celle qui verra la chute d’un professeur d’université qui accueillit, comme il l’entendait, trois mig... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Verdure35
  15 décembre 2018
Voilà un roman qui va à contre-courant de la mythologie ambiante qui voudrait que les migrants  soient une bénédiction pour la famille qui les accueillerait dans leur cocon familial (E de Turkheim par exemple).
L'histoire est racontée par un ami de Saintonge. Celui ci est prof d'université, mâle blanc de plus de 50ans, un brin réac et bon vivant
Rentrant d'un vernissage d ‘art moderne qui l'a saoulé tout autant que l'alcool ingurgité en chemin, Saintonge bute sous son porche sur 3 sacs de couchage: bon coeur et soulographie aidants, il invite ces pauvres hères dans son appartement , au chaud, ils refusent le Bourgogne et les sandwichs au jambon pourtant offerts de bon coeur. Ils s'endorment sur place. le lendeman l'épouse de Saintonge découvre éberluée le spectacle mais en même temps admire le geste de son mari d'habitude plus fort en gueule.
Il n'est pas si facile d'aider ces trois hommes qui préfèrent passer leurs journées , teléphone ou zapette à la main vautrés dans les canapés, ou à vider le frigo .Peu importe, le bon geste doit continuer, mais des oreilles amies à la fausse générosité se repaissent de cette action pourtant désintéressée et un incident à la fac avec un étudiant, scène filmée par un smartphone et vite diffusée, sera le signal de l'hallali, la fausse bonne conscience et la hargne des associations terminent le travail. Saintonge est un homme fini,il perd tout pour ne pas être resté dans les clous .Il y a du Houellebecq la dedans.
Malheureusement(grand mot) c'est un premier roman, et à force de vouloir dire, il y a » trop de mots » à mon humble avis . Il paraît quand même dans « La blanche » de Gallimard.
J'ai trouvé cette lecture jubilatoire, urticante à souhait.
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dcombier
  07 février 2019
L'auteur, Mathieu Falcone, raconte, par le truchement d'un narrateur dont on ne sait rien sinon qu'il est l'ami de Pierre Saintonge et témoin des faits, l'histoire (caricaturale et/ou prémonitoire) d'une bonne action aux effets dévastateurs :
Pierre Saintonge, professeur d'université libéral et réac (il paraît qu'il en reste, que le politiquement correct et la pensée unique ne les ont pas encore tous chassés des universités) recueille chez lui trois migrants africains.
Tous les prosélytes du « pro-migrants » sont choqués, jaloux et ironiques de voir qu'un de leurs opposants a fait ce qu'ils préconisent à longueur de temps sans jamais songer à l'appliquer eux-mêmes, étant plus intéressés par ce que leurs postures peuvent leur rapporter que par les migrants eux-mêmes. (Les bobos et étudiants incultes et décérébrés cherchent un peu d'estime de soi ; les artistes, de la notoriété amenant des contrats ; les associations d'aide à l'idéologie destructrice, des subventions de cet État dont elles prétendent tout refuser ; les journalistes, des scoops et des tirages supplémentaires, etc.).
Tous ceux-là se coalisent pour abattre celui qui a osé leur montrer l'exemple, le dépouiller, l'excommunier, l'exclure de la société, pendant que les migrants vont « connaître la misère au lieu de la pauvreté et du dénuement qu'ils avaient quittés » et engrosseront les femmes blanches.
Ce livre bénéficie d'une très belle langue mais à mon avis souffre de phrases trop longues, alambiquées avec de très nombreuses incidentes qui m'ont souvent fait perdre le fil. J'avoue que j'ai été tenté de l'abandonner avant la page 150, mais je ne regrette pas d'avoir persévéré, la seconde moitié étant nettement plus intéressante.
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Bluerock
  17 janvier 2019
En rentrant d'une exposition, Pierre Saintonge, professeur d'Université d'une cinquantaine d'années, marié à Mylène, père d'un fils qui a quitté le domicile, trouve trois jeunes africains dans des sacs de couchage à l'entrée de son immeuble. Pierre a bu plus que de raison ce soir-là et, aussi surprenant que cela puisse paraître aux yeux de sa femme, il installe les trois jeunes hommes chez lui pour la nuit. Ce que Pierre n'avait pas anticipé, c'est ce qui se passerait après. Les jours défilent, les migrants se sentent chez eux dans l'appartement et ne semblent pas avoir l'intention d'en bouger. Comment faire désormais ? La communication se fait difficilement et les migrants souhaitant aller en Angleterre ne sont guère motivés pour apprendre le français... Alexandre, le fils de Pierre et de Mylène, une étudiante, divers amis dont le narrateur, essaient d'intervenir ou se contentent d'observer l'évolution de la situation.
Les problèmes vont se multiplier, les associations contactées n'apportent aucune aide véritable et l'on ressort de cette lecture avec l'impression dérangeante qu'il aurait mieux valu pour Pierre qu'il ignore les trois hommes le premier soir.
D'autre part, le fait que le narrateur soit un ami de Pierre complexifie certaines parties du récit. Un premier roman qui donne envie d'en savoir plus sur l'auteur et sur le choix de ce sujet.
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lelivredapres
  18 juin 2019
Pierre Saintonge est un homme qui, à première vue, n'attire pas la sympathie. Il est prompt à la critique en toutes circonstances. Il détonne dans le milieu universitaire où il est professeur, parce qu'il n'hésite jamais à dire ce qu'il pense. Il déteste plus que tout le politiquement correct, non pas par esprit de contradiction mais parce qu'à la différence de nombre de ses contemporains, il aime réfléchir, aller au fond des choses et mettre en évidence toutes les nuances d'une idée.
C'est aussi un grand amateur de femmes, qui célèbre la beauté et l'élégance des parisiennes, même s'il a du mal à comprendre les paradoxes des « filles d'aujourd'hui ». Son meilleur ami, qui est le narrateur, le décrit comme un homme qui a abandonné les « complications intérieures » en même temps que son aspiration à être un intellectuel, pour davantage de pragmatisme. S'il n'est pas d'accord avec lui sur certains points, notamment en politique, le narrateur reste l'ami de Saintonge par fidélité à leur passé et parce qu'il aime son charisme.
Le roman s'ouvre sur une exposition d'art contemporain que visitent les deux amis. Saintonge critique les « nippes de migrants » utilisées par l'artiste pour attirer les bobos. Il fustige ceux qui ne voient pas à long terme ce que la politique d'accueil envers et contre tout pourrait avoir comme conséquences. Pourtant, quand il rentre chez lui et butte sur trois migrants allongés par terre dans le froid, il n'écoute que son coeur et les fait monter chez lui. le lendemain, Mylène, sa femme, découvre stupéfaite les trois hommes endormis dans son salon. Saintonge va rapidement forcer l'admiration de ses amis qui prônaient l'accueil à tout va sans jamais être capables de mettre leurs paroles en pratique. Mais cela ne va pas être du goût de tout le monde…
Voilà un roman tour à tour grinçant et drôle, qui affronte le politiquement correct et dénonce les paradoxes et l'hypocrisie de notre temps : Matthieu Falcone introduit des nuances, nous conduisant à réfléchir au-delà de l'idéologie commune, ce qui est intéressant intellectuellement. Il est très bien écrit, avec des subjonctifs passé et des termes peu usités, ce qui peut sembler pédant mais sied finalement à la pensée du personnage principal.
Bref, un premier roman décoiffant, un peu à la Houellebecq, et dont on parle trop peu...

Lien : https://lelivredapres.wordpr..
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jg69
  11 décembre 2018
Dans son premier roman Matthieu Falcone imagine l'histoire d'un universitaire, Pierre Saintonge, qui accueille trois jeunes migrants africains à son domicile. Pierre est un professeur d'université qui donne des cours sur la littérature de la faim. C'est un homme à l'humour caustique et au caractère râleur. C'est un ami de Pierre, qui nous raconte "l'affaire Saintonge" qui verra la chute du professeur.
J'ai trouvé la lecture de ce roman peu fluide avec des tournures de phrases inutilement alambiquées. L'histoire est racontée par un narrateur, un ami de Pierre, sous la forme d'une confidence que Pierre et sa femme Mylène lui ont faite, ce type de narration alourdit beaucoup le style, de plus la mise en page du récit ne facilite pas la lecture. D'autre part, je n'ai pas du tout adhéré à cette histoire que j'ai trouvé assez ambiguë, je n'ai pas aimé les personnages en particulier celui de Pierre, le "bon samaritain", un homme complexe et très cynique. Un roman qui n'était pas pour moi.
Lien : https://leslivresdejoelle.bl..
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critiques presse (2)
LeMonde   30 novembre 2018
Je m’en veux d’en parler. Ce premier roman, chez Gallimard, très bien écrit, se débrouillerait tout seul. Il raconte ce qu’on sait, ce qu’on ­espère ne pas savoir. Il n’est que trop vrai.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeFigaro   30 novembre 2018
Un premier roman drôle et cruel sur les bons sentiments à l'heure des mouvements migratoires.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Day-syDay-sy   28 octobre 2018
Alors ils sont entrés dans la cuisine avec leurs vêtements mille fois remis qui devaient encore suppurer le pollen des côtes de Libye, l’haleine torride du sable des déserts et le sel des embruns, tout ça sous le jus de trottoir parisien, l’urine mal essuyée, les humeurs d’hommes et cette transpiration puissante, les aisselles qui ont craché tout ce qu’elles ont, partout où ça se plie et se déplie à longueur de journée, où ça frotte et chauffe et rend cette eau salée et tout ce qu’elle porte du dedans 
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dcombierdcombier   06 février 2019
Ce n'est pas dans nos us, disait-il, que de loger des gens dont on ne sait pas s'ils sont de passage ou s'ils sont déjà installés. Nos logements ne sont pas fait pour cela, disait-il, ni nos vies organisées en ce sens.
"Cela est bon pour les peuples qui mènent encore une vie primitive, fortement liée à la nature, à ses cycles, à ses humeurs. Nous en sommes totalement déliés.La plupart d'entre nous ne peuvent se le permettre, simplement parce que c'est aujourd'hui matériellement impossible. On ne refuse pas d'accueillir l'autre parce qu'on ne l'aime pas, parce qu'on le redoute, mais parce que cela n'est plus possible, et les idéalistes de gauche refusent d'en prendre acte. Ils na voient que l'Autre, qu'ils divinisent bêtement."
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Day-syDay-sy   28 octobre 2018
l’homme moderne a besoin d’un refuge de silence et de calme qu’il ne peut trouver que chez lui. Quand on l’empêche d’être en paix chez lui, il devient fou. C’est ainsi que les gens se suicident ou tuent leur voisin ou se font des guerres sans fin : parce qu’on les empêche d’être en paix chez eux, dans ce qu’ils appellent leur nid
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dcombierdcombier   07 février 2019
Il savait que l'on intéresse en se faisant passer pour victime, et que c'est ainsi que l'on sape lentement toutes les bases sur lesquelles repose l'édifice dont les Occidentaux sont si fiers, si orgueilleux et qu'ils s'imaginent si solide, alors même qu'il est au bord de s'écrouler.
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Day-syDay-sy   28 octobre 2018
Qui n’a jamais eu envie d’enculer est une fiotte. Qui a su se retenir est un saint
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