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ISBN : 2842612507
Éditeur : Le Serpent à plumes (28/02/2001)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Kéba-Dabo avait pour tâche, en son ministère, de " procéder aux désencombrements humains ", soit : éloigner les mendiants de la Ville en ces temps où le tourisme, qui prenait son essor, aurait pu s'en trouver dérangé. Et son chef, MourNdiaye, a encore insisté : cette fois, il n'en veut plus un seul dans les rues ; et ainsi fut fait. Mais les mendiants sont humains, et le jour où, écrasés par les humiliations, ils décident de se mettre en grève, de ne plus mendier, c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
miriam
  06 février 2013
Les battù sont les calebasses que tendent les mendiants.
Ce roman met en scène deux extrêmes : mendiants et puissants. Mour NDiaye, Directeur de la Salubrité publique, charge Keba Dabo de désencombrer la ville afin de la rendre plus présentable aux touristes étrangers. Mour NDiaye compte sur le succès de la campagne pour atteindre le sommet de la puissance : un poste de Vice-président de la République.
Keba Dabo, par des rafles musclées et brutales, réussit sa mission.
On découvre que la société des mendiants est remarquablement organisée. la solidarité est financée par la tontine quotidienne qu'organise Salla Niang dans sa cour, qui fournit un abri pour les nécessiteux, revend bouts de chandelles ou poulets donnés en aumône - tenant une sorte de commerce du produit de la nécessité - paie les obsèques du malheureux Madiabel, victime d'une des rafles, nourrit la communauté dans une sorte de cuisine collective.
Les puissants vivent dans des villas somptueuses, entretiennent maîtresses et secondes épouses, prodiguent satisfaction "aux demandes pressantes d'argent des parents, cousins, copains et beaux-parents...." sans parler des sacrifices sur les conseils des marabouts.
Car ce sont eux, les marabouts qui font le lien entre les extrêmes de la société! La réussite de tel ou tel politicien dépend de leur influences et de leurs prières. La politique nage dans le domaine magique. de la rencontre avec Sérigne Birama, un saint homme, date la prospérité de Mour Ndiaye. Il entretient cette relation par des dons substantiels et des sacrifices.
Mais à qui offrir les sacrifices prescrits par les saints hommes si les mendiants ont disparu? Comment se concilier le sort? A qui adresser les prières?
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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jfponge
  21 octobre 2018
Une fable, au message clair comme de l'eau de roche, dans un pays imaginaire d'Afrique noire où règne, comme partout ailleurs dans le monde, corruption et laisser-aller. À l'approche d'un remaniement gouvernemental, Mour Ndiaye, le directeur du Service de la Salubrité Publique, brigue le poste de vice-président de la république. Il va donc faire du zèle et charger son fidèle adjoint Kéba Dabo de désencombrer la ville de ses mendiants, une tache bien trop visible aux yeux des touristes tant attendus. Mais c'est sans compter sur la capacité d'organisation et de résistance de cette confrérie, qui bénéficie d'une opinion très favorable au sein d'une population marquée par les croyances ancestrales en les bienfaits magiques des dons aux nécessiteux. Une bonne leçon va être administrée à ce puissant infatué de lui-même et se croyant au-dessus des lois. D'une portée universelle, tel un conte De Voltaire, ce pamphlet original et d'une grande qualité d'écriture démontre avec humour la vanité de ces puissants personnages, géants aux pieds d'argile, qui croient naïvement que le reste de l'humanité les admire et les respecte. Un bol d'air, bien salutaire…
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Jiill
  19 mai 2011
J'ai commencé à lire ce livre dans le cadre d'un cours de littérature étrangère, mais je n'ai pas pu aller plus loin que les 30 premières pages ! Cela n'a rien à voir avec l'histoire, qui a pourtant l'air fort intéressante, mais avec l'écriture. le style de ce roman m'a vraiment déplu, et malgré l'histoire je n'ai pas pu accrocher. Je reprendrais peut être sa lecture, quand il ne restera que ce livre dans ma PAL, en essayant cette fois de faire abstraction du style, mais rien n'est moins sur.
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psycheinhell
  03 octobre 2011
Petite fable sociale aussi fun que prévisible :
au Sénégal, pour favoriser le tourisme, des mesures sont prises pour chasser les mendiants des villes. Traqués, n'osant plus se montrer de jour, ils décident, dans un élan de dignité revitalisée, de se mettre en grève. Déboussolant toute la cité, soudain privée de son droit à se mettre par la charité la conscience en règle, et les esprits en poche (ce qui n'est pas rien dans un système où les carrières se bâtissent sur les conseils des marabouts !)
On a beau voir arriver la fin gros comme un éléphant au bout d'un tunnel, reste ce plaisir revanchard du renversement réussi de situation sociale, dont on ne se lasse pas depuis l'antique et toujours fraîche Lysistrata d'Aristophane et sa grève du sexe pour arrêter la guerre. A lire aussi, et surtout, pour la couleur humaine, chaleureusement humaine des portraits, et la vivacité de la parole...
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sylvie2
  03 octobre 2017
Les mendiants de Dakar, maltraités par le gouvernement, décident de faire grève...
Une idée originale, une histoire bien montée, un livre agréable à lire... En plus, on y apprend plein de choses sur la culture sénégalaise! Que demander de plus?
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
oassita65oassita65   19 décembre 2011
Les rangées de perles toutes blanches qui ornent ses reins sous un beeco immaculé et que les femmes d'aujord'hui dédaignent en ignorant qu'elles abandonnent ainsi une bonne dose de leur sel
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oassita65oassita65   19 décembre 2011
L a fortune n'a pas de domicile fixe, Dieu ne l'a pas attribuée d'une manière définitive. Il ne fait que la prêter
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everrandorianoeverrandoriano   05 octobre 2018
Quand on mendie il faut apprendre à être patient,à supporter beaucoup de choses.Celui qui a besoin du bien d'autrui doit satisfaire jusqu'à ses caprices.
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