AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9781092100687
L'atelier Mosésu (26/05/2016)
4.09/5   11 notes
Résumé :
« Tous des enflures.
Coupables désignés. Cibles idéales de ta colère.
Pourquoi essayer de mourir alors que des salauds vivent ?
Pourquoi se punir soi-même quand tant d’autres le méritent ? »

Cinéphile averti, révolté contre le monde, Fred a enfin trouvé sa voie. Elle sera aussi tarée que sanglante. Et rendra hommage au septième art, le vrai. Le grand. Celui qui tache.
Que lire après Bloody GloveVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Quand tu reçois Bloody Glove, tu te dis que tu ne vas plus manger, ni de tripes ni de boudin pendant au moins tout ça. Parce que même si t'es une buse en english, te reste tout de même quelques rudiments de tes lointains cours de la langue de Shakespeare, car ouais faut l'avouer, t'es pas encore vieille ( sauf pour tes mômes qui pensent qu'en 1973 les dinosaures existaient encore ), mais pas tout à fait jeune non plus ( petites ridules au coin des yeux et cheveux bruns qui se dépigmentent ). Pis t'as le nom Slasher qui te dit vaguement quelque chose, alors tu vérifies, un slasher est systématiquement un tueur psychopathe qui s'en prend qu'à un groupe de djeuns, pis comme tu fais partie de cette génération à qui il reste un tant soit peu d'éducation, du moins les bases, que tu ne supportes plus la haine, la violence ( sauf celle des livres, parce que c'est pour de faux ), la famine, enfin tout ce qui est engendré par l'homme, que cet effet boule de neige d'horreurs provoque chez toi un syndrome de la Tourette aigu, alors tu hurles un jouissif " Putain, mais ouais quoi, qu'ils crèvent tous ces connards ".

T'entames donc la lecture sur ton lieu de travail, aucun risque qu'on te vire, t'es ton propre patron, buraliste, par contre ta crédibilité risque d'en prendre un sérieux coup auprès de ta charmante clientèle, passer pour la tarée qui lit des histoires de maboules écrites par des brindezingues, mais tu t'en fous, t'aimes ce plaisir égoïste qu'est la lecture, lectures que t'aimes partager avec d'autres passionnés comme toi.

Pis cette lecture démarre par un royal " T'es qu'un con ", l'auteur serait-il atteint comme toi de coprolalie volontaire ? Tu te rends compte que des dents vont grincer, que des critiques acerbes vont fleurir, car l'écriture n'est point académique, que le vocabulaire employé est cru, mais justement c'est ce que tu aimes toi, cette écriture mordante, gravée au poignard, acérée, de celle qui cogne, qui grogne, celle qui exprime clairement, lucidement la vulgarité de la vie, de l'homme. Parce que Bloody Glove c'est pas que des litres de sang et des kilos de barbaque, si tu lis entre les lignes, c'est surtout et avant tout, la souffrance d'un homme, des cicatrices enfouies au plus profond de son âme, ce Fred écorché vif qu'un seul pas sépare de la folie, pas, que les hautaines, les méprisantes et cette Faucheuse qui l'abandonne le pousseront à franchir. Fred misogyne à l'esprit vengeur que tu ne cautionnes pas mais que tu comprends.

Pis t'as appris que le mec derrière cette histoire doute, tu vas donc essayer comme tu le peux, parce que toi aussi tu doutes mais à juste titre, de le rassurer par un Standing Ovation...

Ps : A toi l'auteur, dont je ne dois pas révéler le nom, j'ai juste hâte de lire la suite.

Pis à toi l'éditeur, Sébastien Mousse, grand merci.......
Commenter  J’apprécie          362
J'ai voulu tenter la nouvelle collection des Editions Mosésu avec le roman Bloody Glove, Me suis dit que j'avais beaucoup aimé, au temps de ma jeunesse, Freddy et ses griffes sans oublié son humour. Au final, je n'ai pas vraiment accroché pour deux raisons, je vous explique tout ça !


Commençons par vous poser un peu l'histoire, que vous sachiez de quoi on cause tout de même !

Fred est un pauvre type, largué par sa copine et dominé dans la vie en générale. C'est aussi un grand fan des films d'horreur. Quand je dis fan, c'est au point d'aller aux réunions de fans hein, et d'avoir la tenue complète de Freddy Krueger chez lui !
Bref, alors qu'il tente de se suicider et qu'il n'y arrive pas, il se dit que c'est plutôt les autres qui devraient mourir. Commence alors une virée sanglante.
Tous des enflures.
Coupables désignés. Cibles idéales de ta colère.
Pourquoi essayer de mourir alors que des salauds vivent ?
Pourquoi se punir soi-même quand tant d'autres le méritent ?
Alors qu'est ce qui t'a dérangé dans ce bouquin ??

Alors pour être tout à fait honnête, le côté gore dans un bouquin n'est pas ce que j'apprécie le plus mais avec une certaine subtilité et de l'humour cela passe. Ici, je pensais retrouver la "griffe" du héro du film que j'aimais dans mon enfance. Mais comme pour tout, l'humour est aussi subjectif qu'un avis sur un livre ! Et pour moi, il m'a pas touché.

Le deuxième point, le livre est écrit à la deuxième personne du singulier. Je n'ai pas souvenir d'en avoir lu un autre avec cette particularité mais je me rend compte que cela m'a gêné. Tout le long du livre le personnage se parle à lui-même. Avec un vocabulaire plus ou moins fleuri . du coup je me suis sentie exclue.

Donc pour résumer, ce livre s'adresse à un public averti ! Il faut aimer l'hémoglobine, les tripes et autres ...Le sexe aussi car tout est lié comme toujours !
Si tout cela ne vous effraie pas, alors ce livre est pour vous !

Lien : http://lesciblesdunelectrice..
Commenter  J’apprécie          40
Si le titre laisse présager une intéressante étude documentaire sur La Fistinière, il n'est en rien. On reste toutefois dans le domaine du farfouillage à pleines mains dans les boyaux. du gore qui tache et met à l'honneur un grand nom du cinéma, tête brûlée et tête d'icône : Freddy Krueger.
J'ai retrouvé dans Bloody Glove le même esprit survolté que dans Manhattan Carnage. Déjanté au possible, déconnant à pleins tubes, fun au dernier degré.
Derrière ses airs foutraques, un texte très référencé, bourré d'allusions et clins de zyeux. le spectre couvre une palette large, c'est rien de le dire, de Titanic au Père Noël est une ordure. en passant par Les Tontons Flingueurs, Hellraiser ou encore… Cavaliers de l'Orage.
L'auteur s'amuse avec les codes cinématographiques. En respecte certains, en tournent d'autres en dérision.

Niveau style, y a de quoi jubiler à la suite d'Elisabeth II. Un phrasé comme j'aime, bourrin dans son vocabulaire, fin dans sa manière de l'employer, tonique dans sa construction. Das vannes et calembours qui ne dépareilleraient pas chez un Gillio ou un Vasseur.

Je me suis bien fendu la gueule avec ce bouquin et sans gant plein de griffes par-dessus le marché !
Lien : https://unkapart.fr/bloody-g..
Commenter  J’apprécie          70
Frédéric Parmentier est dans une mauvaise passe.Un job qu'il déteste, une patronne qui le harcèle et l'humilie et pour couronner le tout, sa femme qui se fait la malle en lui laissant Chaussette, le chat. Il rate même son suicide, c'est dire s'il a la poisse. Il se dit alors que si lui ne meurt pas, pourquoi les "nuisibles" vivraient?
Slash, une nouvelle collection, s'annonce très prometteuse. J'ai d'abord adoré la couverture (je sais que je vous gave avec ça, mais il faudra vous faire une raison! ).
Si vous êtes fans, comme moi, de films d'horreur des années 80, vous allez adorer.
On y retrouve ce cher Freddy Krueger (qui en a fait trembler plus d'un(e) ) dont Fred est un adorateur et qui l'initie au meurtre.
J'ai particulièrement aimé l'écriture où l'auteur utilise la 2ème personne, ce qui n'est pas courant dans les romans. Ajoutez à cela une bonne dose d'humour, même si l'histoire est sombre.
Vu le langage, je doute que l'auteur obtienne le Prix Goncourt, tant les mots imagés fusent. mais ils reflètent l'état d'esprit du tueur.
Mais ce roman original n'est pas que sang et tripes, c'est aussi le désespoir d'un homme qui en a bavé.......
Commenter  J’apprécie          20
Ce style déluré et déjanté est d'une finesse comparable à du gros sel, ça claque.
J'ai croisé des mots interdits aux enfants mais putain que ça fait du bien de ne pas voir des personnages parfaits, tirés à quatre épingles et la raie bien au milieu.
Je précise que je suis du Sud-Ouest donc j'ai le droit moi aussi de parler comme ça.

C'est le talentueux Bertrand Binois qui a réalisé la couverture, elle est aussi superbe qu'elle interpelle, les lecteurs commencent à être très sensibles à son travail.
En même temps cette main griffue avec du sang autour ça annonce la couleur.

Fred éprouve un mal être saisissant, sa nana l'a plaqué, son boulot de commercial part à la dérive et il n'a même plus le goût de sa passion, les films d'horreur.
Même les gosses se foutent de lui quand son maquillage s'affaisse, en même temps c'est particulier de simuler des brûlures avec du PQ.
Après une tentative de suicide pourtant appliquée, il se rend compte que même la mort ne veut pas de lui.
Et s'il suffisait de tourner les choses autrement, avant il y avait Fred le looser et maintenant il y a Freddy et lui on ne le prend pas pour un idiot, il ne rate rien ou presque...

Comme mentionné plus haut, on ne peut que se sentir détendu, relâché avec un phrasé pareil, c'est fleuri et perso je me sens totalement libre dans ma chronique, je peux rendre un avis plus cool.
Juste une précision, que nous nous comprenions bien, d'accord on ricane, on se moque de Fred qui n'est pas loin du boulet par excellence mais quand il se met en colère là on se reprend illico.
Certaines scènes sont sanglantes et même plus, le personnage principal maîtrise l'art de gérer ses problèmes du bout des doigts ou plutôt des griffes.

Quel beau mix entre la dérision et les meurtres, j'ai souri tout au long devant les situations cocasses comme j'ai frissonné sur les scènes de mises à mort.
Vous noterez que j'ai retenu mon envie de rire on ne rit pas devant un grand malade de cette envergure.

C'est un bel hommage aux personnages connus de film d'horreur, ça c'est l'autre côté du miroir, le côté glaçant.
Pour résumer, je me suis éclatée face à cette lecture indescriptible, c'est réussi, j'en veux encore !!!



Le commander ici

Lien : https://leshootdeloley.blogs..
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Tous des enflures.
Coupables désignés. Cibles idéales de ta colère.
Pourquoi essayer de mourir alors que des salauds vivent ?
Pourquoi se punir soi-même quand tant d'autres le méritent ?
Commenter  J’apprécie          90
Tu n'est qu'une ombre. Une erreur. Un corps mort qui bientôt entrera en décomposition, tôt ou tard le processus commencera et tu te verras pourrir. [...] Toi qui as toujours détesté la solitude, tu auras soudain tant d'amis que tu ne pourras pas tous les nourrir... Asticots. Cloportes. Mouches. Vermine. Ils se battront. S'arracheront le moindre fragment de ton être et tu disparaîtras.
Commenter  J’apprécie          00
T'es le roi du monde, sans le gros bateau, la grosse pouffe derrière et la voix de Céline Dion mais tu te sens quand même seul maître à bord.
Commenter  J’apprécie          10

Video de Marc Falvo (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc Falvo

Interview de Marc Falvo - "L'Origine du blues" (Editions du Rifflle)
Interview de Marc Falvo, à propos de "L'Origine du blues", polar paru aux éditions du Riffle (collection Riffle noir). Emission La Vie des Livres du 26 novembre 2014. le blog de la collection...
autres livres classés : coiffeuseVoir plus
Les plus populaires : Littérature française Voir plus


Lecteurs (15) Voir plus



Quiz Voir plus

Ce film d'horreur et d'épouvante est (aussi) un roman

Jack Torrance, gardien d'un hôtel fermé l'hiver, sa femme et son fils Danny s'apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Ce film réalisé en 1980 par Stanley Kubrick avec Jack NIcholson et Shelley Duvall est adapté d'un roman de Stephen King publié en 1977

Le silence des agneaux
Psychose
Shinning
La nuit du chasseur
Les diaboliques
Rosemary's Baby
Frankenstein
The thing
La mouche
Les Yeux sans visage

10 questions
957 lecteurs ont répondu
Thèmes : cinema , horreur , epouvanteCréer un quiz sur ce livre

{* *} .._..