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EAN : 9782234090484
380 pages
Éditeur : Stock (09/09/2020)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Du début de la pandémie de coronavirus qui bouleverse nos vies, nous ne savons rien. Fang Fang, écrivaine reconnue et habitante de Wuhan, écrit son journal sur les réseaux sociaux chinois.

Pendant plus de 60 jours de strict confinement, ses écrits sont devenus indispensables à des dizaines de millions de lecteurs. Car l'écrivaine parle avec une irrésistible sincérité. Elle raconte la peur, l'espoir et le chagrin dans une ville de 9 millions de personn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Fuyating
  17 septembre 2020
Ce journal de bord concernant le confinement de la ville de Wuhan en Chine est on ne peut plus important. En l'écrivant, son auteure Fang Fang, devient ainsi un témoin de son époque et de la crise sanitaire et humaine qui marquera le monde à jamais : le Covid19. Cette lecture est donc essentielle pour découvrir les horreurs vécues par les Wuhanais et l'évolution de la situation au jour le jour. Fang Fang devient en quelques sortes le porte-parole de toute une population choquée et réclamant des explications.
L'écrivaine a décidé, dès le deuxième jour de la fermeture de la ville, de noter chaque jour ses pensées « au fil de la plume ». Les informations sont diverses : le temps qu'il fait, les chiffres recensés (personnes hospitalisées et décédées), mais aussi les difficultés à acheter des provisions, la hausse des prix des légumes etc. Elle glane les informations sur internet et les réseaux sociaux, mais aussi auprès d'amis dans divers corps de métier (médecin, journaliste…), essayant toujours de retracer l'origine des informations afin de ne livrer aucune « fake news ». La lecture quotidienne de son journal permettait ainsi aux Chinois d'avoir accès à des faits réels et non à de la propagande du Parti que l'on trouve dans les réseaux officiels ou à la télévision.
Dans ces petit billets, l'auteure nous fait part également de choses un peu plus personnelles, comme son état de santé ou l'inquiétude pour son vieux chien, son état d'esprit etc.
Fait également très intéressant, nous découvrons l'évolution de sa mentalité : Fang Fang au début de ses écrits se dit « avec le gouvernement » et a confiance en sa maîtrise de la situation. Mais petit à petit, des doutes s'installent et des interrogations se posent : pourquoi avoir tant tardé à annoncer la transmission fulgurante de ce virus ? Pourquoi avoir étouffé les voix lanceuses d'alerte, comme celle du médecin Li Wenliang ? L'auteure réclament des réponses et cela dérange. La censure commence alors peu à peu à s'en mêler. Fang Fang, femme de lettres courageuse, continue d'écrire, tout en sachant que certains billets ne pourront être lus. Mais elle est coriace ! Elle fait face et tente d'utiliser diverses interfaces pour poster ses écrits. de même, elle se retrouve très vite à devoir lutter contre des « ultra-nationalistes » virulents. Fang Fang dit une phrase très juste quand elle souligne le fait que son journal se veut témoin de la crise sanitaire, mais qu'il met également en lumière « tout ce qui faisait le déshonneur de notre époque » (à savoir les attaques des ultranationalistes et les « insultes et propos dénués de fondement proférés par une foule de gens »).
Outre cet aspect utile du « témoignage » et de la « littérature de reportage », nous devons souligner la qualité de ses écrits et de la langue utilisée. Fang Fang est une femme de lettres ayant eu une éducation littéraire solide et cela se ressent dans les références qu'elle aime égrener au fil de ses pensées. Nous pouvons y découvrir divers poètes chinois, mais également des clins d'oeil à certains auteurs étrangers.
Voici donc une lecture que je recommande chaudement, tant pour le contenu que pour la forme. Ce journal est le témoin d'une époque et permettra (je le souhaite de tout coeur) de tirer des leçons des erreurs commises et de transmettre à nos descendants les informations sur ce qu'il s'est passé à Wuhan en 2020.
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AnitaMillot
  05 décembre 2020
23 janvier 2020, deux jours avant le Nouvel An Lunaire, Wuhan est confinée. La veille, Fang Fang (l'auteure) est allée chercher sa fille (qui revenait du Japon) à l'aéroport. Fang Fang vit dans un immeuble de la résidence de l'Association des écrivains du Hubei, pas trop loin de chez sa fille. Pratiquement toute sa famille vit à Wuhan, sauf sa soeur, sa nièce et son petit neveu qui eux habitent Singapour. Depuis le 31 décembre, les autorités chinoises parlent vaguement d'une pneumonie inquiétante, tout en minimisant la situation.
Wuhan compte quatorze millions d'habitants, cinq millions d'entre eux ont quitté la ville entre le 20 et le 22 janvier. Dès le 27 janvier, Wuhan a également rencontré une pénurie de masques (le plus couramment utilisé en Chine est le N95) Neuf millions de wuhanais vont vivre un véritable cauchemar … La quarantaine va durer soixante-seize jours, pendant lesquels l'auteure va tenir un journal sur les réseaux sociaux. le 8 avril, Wuhan est déconfinée, la situation ayant été stabilisée au bout d'une soixantaine de jours. Ce journal quotidien posté sur Weibo deviendra rapidement un livre-témoignage précieux.
La quarantaine à Wuhan a été bien plus dure que la nôtre : la nourriture était particulièrement restreinte et nous faisions figure d'enfants gâtés comparativement à leur quotidien … (Fang Fang précise avoir mangé de la bouillie de millet au bout de six jours, avant de pouvoir récupérer des aliments dignes de ce nom … )
Les wuhanais ont mal vécu la situation et nombre d'entre eux ne s'en sont pas laissés compter. le peuple chinois était en colère contre le parti du pays qui n'a pas pris les mesures adéquates (et leur a laissé croire que le virus n'était pas transmissible à l'homme jusqu'au 20 janvier !) Toutefois, ils sont restés loyaux et ont soutenu les autorités, même s'ils ont la ferme intention de demander des comptes ultérieurement. Les wuhanais ont joué le jeu de la prudence et ont choisi de respecter scrupuleusement les règles sanitaires.
Fang Fang ne se veut ni moraliste, ni arrogante. Elle ne prétend pas savoir ce qui a été la cause initiale de la circulation du virus, ni ce qu'il était très exactement pertinent de faire ou ne pas faire … Elle se contente de relater les évènements de façon factuelle. Si elle confirme une très grande mortalité chez le personnel soignant, qui a été le premier à « essuyer les plâtres » (principalement à l'hôpital Central de Wuhan …) elle ignore en revanche le nombre exact de victimes, puisque seuls les décès survenus dans les hôpitaux ont été officiellement retenus …
Récit sur le mode journalistique assez intéressant, même si je suis un peu déçue de ne pas en avoir appris plus que ce que nous savions déjà depuis mars-avril … En tout cas, Fang Fang me conforte dans ma vision des choses : à savoir que le plus important – avant l'éradication tant espérée de la covid – est de se conduire individuellement en citoyen responsable afin de ne pas aggraver une situation déjà bien pénible !
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Sevlipp
  12 décembre 2020
Qu'est-ce qui s'est vraiment passé à Wuhan ? Qui sait mieux que quelqu'un qui y vivait pendant le confinement ?
Voici le journal de Fang Fang romancière renommée en Chine. Elle prend la plume pensant décrire quelques jours de confinement ; confinement qui va durer 60 jours.
Il ne faut pas tenter de s'immerger dans ce journal avec notre pensée occidentale. La culture chinoise imprègne cet essai : il y un mélange de contestation et de soumission. Elle critique le gouvernement et conteste les décisions des officiels tout en enjoignant la population de suivre les recommandations.
Elle parle de ses sentiments en tant que résidente ordinaire vivant au centre épique de cette épidémie.
Elle adore sa ville. Elle parle de dépression, de désespoir, de peur, de tristesse et de colère mais aussi de petites joies et de grandes solidarités.
C'est un aperçu intéressant de la façon dont au moins un Chinois se sent réellement vivant dans ce pays communiste. Elle revient pendant quelques pages bouleversantes sur son enfance pendant la révolution culturelle.
C'est courageux de défier les autorités. Son compte sera bloqué et elle sera aidée par une résidente américaine pour mettre en ligne son journal.
Le livre de Fang Fang fait l'éloge des gens ordinaires (travailleurs médicaux, organisations locales, bénévoles, travailleurs communautaires, policiers, et bien sûr les gens qui sont restés confinés) qui ont aidé la Chine à arrêter la propagation du virus tout en demandant des réponses aux responsables et en regrettant l'arrogance des officiels.
Elle est précurseur ; rapidement, elle alerte sur les faits des gens souffrants d'autres pathologies que le coronavirus ne sont plus pris en charge. Elle s'émeut des traumatismes à venir notamment pour les enfants et les jeunes.
Lire ce journal pendant que, nous en France, sommes dans notre second confinement est très interpellant sur ce qu'elle pressentait déjà.
Cerise sur le gâteau ; elle m'a donné envie d'aller à la découverte de Wuhan, ville tant aimée.
Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle
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danielegodardlivet
  27 novembre 2020
Nous savons tous que c'est à Wuhan qu'est apparue cette pneumopathie atypique que la Chine a cachée... avant de déclarer Wuhan, ville close entre 26 janvier et le 8 avril 2020 (après avoir condamné le lanceur d'alerte Li Wenliang qui a succombé le 7 février à la covid 19).
Fang Fang a écrit son journal sur Weibo pendant tout le confinement. Son site a été souvent bloqué, elle a été souvent attaquée par ceux qu'elle appelle les ultra-nationalistes, mais elle a continué.
Son succès était tel (les gens attendaient son post jusque tard avant d'aller se coucher-30 millions de personnes la suivaient dès le 2eme jour) que les autorités l'ont laissé continuer malgré les graves accusations d'irresponsabilité et d'incompétence qu'elle portait contre les administrations...qui laissaient la place à l'auto-organisation des bénévoles via Wechat pour pourvoir aux besoins essentiels de la population (nourriture et médicaments).
Aujourd'hui, elle est accusée de pactiser avec l'ennemi pour avoir vendu son manuscrit à l'étranger et elle a promis de faire don de ses droits d'auteur aux familles des soignants de Wuhan durement touchées par la pandémie.
Il faut suivre Fang Fang pour savoir ce qu'il adviendra d'elle, car Fang Fang est courageuse; et bien qu'à la retraite, comme elle le dit elle-même, elle se défendra y compris en justice.
Son histoire n'est pas commune, elle en raconte quelques faits à la fin de son journal en réponse à "un lycéen de seize ans" qui lui envoie une violente critique de ses posts :
Mon enfant, je veux encore ajouter que l'époque de mes seize ans était bien pire que la tienne. Je ne savais même pas qu'une personne avait besoin de penser par elle-même. Je faisais tout ce que mes professeurs me disaient de faire, je suivais tout ce que l'école m'inculquait, tout ce que le journal me dictait ou que la radio me demandait. J'avais onze ans quand la révolution culturelle a éclaté, vingt et un lorsqu'elle a pris fin. J 'ai grandi durant cette décennie. Je n'avais alors jamais pensé par moi-même, parce que je ne me considérais pas comme un être indépendant, je n'étais qu'une simple vis au coeur d'une machine... Alors que je travaillais comme manutentionnaire, j'ai décidé de mettre tout mon coeur pour réaliser son souhait [celui de mon père] et j'ai réussi l'examen d'entrée à l'université...et un jour j'ai su penser par moi-même.[...] Sais-tu, mon enfant, j'ai passé les dix années de cette période de réforme et d'ouverture à lutter avec moi-même. Une décennie. Je voulais purifier mon cerveau des immondices et des toxines qui y étaient comprimées. p 338-340
Jusqu'à ce livre, Fang Fang* était considérée comme une écrivaine vedette du néo-réalisme et avait pu se permettre de parler de façon critique de la réforme agraire et de la révolution culturelle. Qu'en sera-t-il demain ? le Monde lui a consacré un bel article : l'écrivaine Fang Fang , Antigone de Wuhan
En réponse à son livre, les autorités ont lancé un concours de publication de journaux de confinement à Wuhan. Les meilleurs rejoindront les archives publiques. le Monde conclut : " A Wuhan, après celle contre le virus, c'est la bataille des récits qui bat aujourd'hui son plein".
*Les autres livres de Fang Fang : Début fatal, Une vue splendide, Funérailles molles
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Vestia
  22 février 2021
Intéressant. Fang Fang est romancière et elle habite Wuhan, épicentre de l'épidémie de Covid-19 début 2020. Quotidiennement, elle poste sur des réseaux sociaux un texte, journal de son confinement. Elle y décrit sa vie personnelle et dénonce l'irresponsabilité des autorités qui ont tardé à agir. Ces autorités déclaraient : "Le virus n'est pas transmissible d'humain à humain, nous maîtrisons la situation." Vingt jours de retard qui ont causé beaucoup de décès supplémentaires. Elle demande que la vérité soit faite, réclame des sanctions. Elle ne manque pas de courage et utilise sa capacité à mettre en mots les problèmes, les difficultés, les angoisses des Wuhanais. Ses textes sont souvent supprimés par des modérateurs mais des internautes les interceptent et se les transfèrent. de plus, elle subit la cyberviolence des ultra-nationalistes.
De nombreuses répétitions rendent la lecture de ce livre un peu ennuyeuse (cela s'arrange en deuxième partie). Il faut le prendre comme un document qui permet de se plonger dans la société chinoise en pleine crise du coronavirus.
J'apprends que, suite à la parution de ce livre à l'étranger, Fang Fang ne peut plus rien publier en Chine, ni article, ni roman. Elle ne peut plus participer à un événement littéraire…
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
VestiaVestia   22 février 2021
Mon enfant, je veux encore ajouter que l’époque de mes seize ans était bien pire que la tienne. Je n’avais alors jamais entendu parler de cette idée de « penser par soi-même ». Je ne savais même pas qu’une personne avait besoin de penser par elle-même. Je faisais tout ce que mes professeurs me disaient de faire, je suivais tout ce que l’école m’inculquait, tout ce que le journal me dictait ou que la radio me demandait. J’avais onze ans quand la Révolution culturelle a éclaté, vingt et un lorsqu’elle a pris fin. J’ai grandi durant cette décennie. Je n’avais alors jamais pensé par moi-même, parce que je ne me considérais pas comme un être indépendant, je n’étais qu’une simple vis au cœur d’une machine. Je fonctionnais à son rythme, m’arrêtant quand elle s’arrêtait, démarrant quand elle démarrait.
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GenevieveTGenevieveT   28 janvier 2021
Beaucoup de personnes dans divers groupes WeChat ont partagé un article de l'écrivaine Yan Geling, et des amis me l'ont également envoyé. Le titre en est "Pour reprendre les mots de Tang Wan : "Dissimilation, dissimulation, dissimulation" ". Depuis Berlin, Yan Geling témoigne de sa préoccupation et de son inquiétude sur la situation à Wuhan. Avec son intuition perçante, elle a su trouver le mot juste : "dissimilation". Même si des mesures drastiques ont été prises par la suite, vous verrez qu'en dénouant les points clé du développement de l'épidémie, le mot "dissimulation" est omniprésent. Pourquoi avoir voulu dissimuler la vérité? Est-ce intentionnel ou par négligence? Ou pour d'autres raisons? Nous reviendrons sur ce point plus tard. Néanmoins, chère Geling, la lecture de ton article m'a profondément touchée et émue. Mais avant même que j'ai eu le temps de le partager sur WeChat, il avait été supprimé. Comme tu le sais probablement, ici, le grand frère de dissimulation s'appelle "Suppression". Nous avons tellement été tourmenté par ce grand frère que nous en sommes devenus apathique et insensibles. On ne sait jamais quand ni pour quelle raison on a enfreint la loi sur Internet, personne d'ailleurs ne nous en a jamais informé. On n'a d'autre choix que d'accepter, qu'on le veuille ou non.
(extrait de l'article du 16 mars 202, supprimé quasi instantanément et retrouvé grâce aux diverses plateformes de publications utilisées par Fang Fang)
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FuyatingFuyating   12 septembre 2020
Désormais, de part et d'autre, les politiciens se rejettent mutuellement la responsabilité du désastre, sans admettre qu'ils ont tous commis des erreurs au fil des événements. Dans un premier temps, c'est la Chine qui s'est rendue coupable de négligence, puis les pays occidentaux se sont montres arrogants, ils n'ont pas su faire confiance à l'expérience acquise par la Chine dans la lutte contre le virus : c'est tout cela qui a causé la mort d'innombrables personnes à travers le monde, brisé d'innombrables familles et infligé de lourds dégâts à la société.
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FuyatingFuyating   29 octobre 2020
Ce journal que j'écris, moi qui suis confinée dans une zone où sévit l'épidémie, simple victime consignant les réflexions que lui inspirent les infimes détails de sa vie quotidienne, n'était pas, pour l'essentiel, destiné à marquer durablement les esprits. Mais ces milliers d'attaques coordonnées contre moi devraient finalement lui assurer une longue prospérité.
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Cazaubon78Cazaubon78   21 janvier 2021
Je m'efforçais toujours de reconstituer le puzzle des événements : pourquoi, alors que j'avais entendu parler de cette pneumonie dès le 31 décembre, avais-je adopté une attitude si insouciante ces vingt derniers jours à l'égard d'une nouvelle si préoccupante ? Surtout qu'ayant été confrontés au SRAS en 2003, nous étions avertis. Cette question : beaucoup de gens se la sont posée : pourquoi ?
Pour dire les choses franchement, cela est venu à la fois d'un manque de vigilance de ma part et d'un surcroît d'attention accordé à des événements bien concrets de la vie quotidienne. Mais ce qui me paraît le plus important, c'est que nous avons fait trop confiance aux autorités. Nous avons cru que les plus hauts responsables politiques du Hubei prendraient les choses en main, qu'ils n'oseraient pas traiter une affaire de santé publique de manière légère et irresponsable. Nous avons cru aussi que, face à cette maladie qui pouvait affecter la vie de dizaines de millions de personnes, ils ne s'en tiendraient pas au politiquement correct ni à leurs façons habituelles de procéder. Nous avons cru qu'ils ne fouleraient pas aux pieds le bon sens , qu'ils ne manqueraient pas à ce point de sagacité. J'étais si confiante que je me souviens avoir posté dans je ne sais plus quel groupe WeChat le message suivant : "Les autorités n'iraient pas jusqu'à cacher une affaire d'une telle ampleur, elles n'en auraient pas le courage." Mais en réalité, maintenant que la situation s'est autant aggravée, on perçoit clairement la part de responsabilité humaine dans ce processus.
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