AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9781093363043
Éditeur : Flamant Noir (12/06/2014)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Un polar NOIR, PULP & ORIGINAL : J. est détective privé au rabais... Il aime les femmes et enquête pour elles... Elles défilent dans sa vie, cannibales, schizophrènes, musicales... Pour elles, il se met en danger, tutoie l'absurde, et tout ça pour quel résultat ? De la pornographie éhontée, entre un kidnapping et une fusillade... Mais J. a besoin d'un boulot. Maintenant. N'importe lequel. Et pour cela, il est prêt à tout accepter... MOT DE L'ÉDITEUR: Ça pourrait co... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
yv1
  29 août 2014
J'avais plein d'idées en tête pour parler du livre de Jérôme Fansten, tellement que je me demandais même comment je pourrais toutes les placer en un article de blog, j'avais noté plein de passages à citer, trop, jamais je n'aurais pu les mentionner tous. Et puis, en fin de volume, voilà que M. Jérôme Fansten fait lui-même le boulot : "C'est quoi, les "enquêtes de J." ? de l'auto-fiction ? Un hommage aux grands auteurs du Noir, Dashiel Hammett en tête ? Une manière de récupérer par la bande l'héritage surréaliste pour raconter des histoires d'amour ? Une parodie de polar ? Eh ben, c'est tout ça... C'est une autobiographie amoureuse, racontée avec le prétexte du hard boiled. A moins que ce soit un polar pur et dur, avec ce qu'il faut de baroque pour bien parler de l'amour et du désir sexuel." (p.293)
Bon, alors me voilà au blog-chômage... mais je n'ai pas dit mon dernier mot, je m'en vais lui dire moi ce que je pense de son bouquin à J. Fansten, et tant pis si je lui pique des idées qui sont aussi les miennes puisqu'elles me sont venues bien avant la page 293. Non mais...
L'amour viendra, petite ! est un hommage aux polars, truffé de références, de noms que je connais pour la plupart mais que je n'ai pas tous lus : les auteurs états-uniens dont Jim Thompson, R. Carver, J. Fante, J. Ellroy, les francophones avec en tête Simenon dont il fait d'ailleurs un personnage et JB Pouy, T. Jonquet, D. Daeninckx entre autres... Son J. est une espèce de Jack Taylor -le privé irlandais alcoolique de Ken Bruen- français. Toujours dans des sales coups, l'enquête est résolue c'est vrai, pas toujours grâce à lui, mais sa recherche est souvent autre, plus existentielle, d'ailleurs certaines femmes qu'il voit se nomment Entropie, Tristesse, Dépréciation, Confiance...
On navigue avec bonheur dans ce roman qui fait référence également à Boris Vian pour le côté absurde (mais aussi peut-être pour Vernon Sullivan) et à Rimbaud et qui cite en pleine enquête du Roland Barthes (pas fréquent). C'est un bouquin extrêmement bien écrit, une écriture addictive, bourrée de trouvailles tant dans les descriptions parfois sommaires mais suffisantes : "Le Père suit mon regard et me présente La Bête. La Bête, putain. La Bête est son homme de main, son bras droit. La Bête est un sadique. C'est un homme, comment dire ? Immobile. Voilà, c'est ça : La Bête est "immobile"." (p.53) que dans l'humour qui flotte dans quasiment toutes les pages. Un humour noir. Désespéré. Désabusé. Il est rarement cause de luxation de la mâchoire, on sourit plus qu'on ne s'esclaffe. C'est l'ambiance, les personnages, les réparties, les triturations ou détournements d'expressions qui font mouche. J. Fansten manie les mots avec brio, les images, les métaphores, les inventions, les références en matière de comics, de jazz, de polars. Il mélange tout cela et en sort un texte brillant qui m'a ravi de la première à la dernière page. C'est un polar mais encore plus que cela, c'est le roman d'un homme qui se cherche et a du mal à se trouver. C'est aussi un bel exercice de style, absolument pas vain. Parce que Jérôme Fansten a un style personnel décapant. Addictif ai-je écrit plus haut. Je confirme, j'en reprendrai bien volontiers. Un conseil, si vous ne voulez pas succomber, ne lisez pas la première page mais si vous aimez découvrir et vous faire plaisir en lisant, lisez et "[tournez] la première page et, pour la suite, laissez-vous guider..." (l'éditeur, Flamant Noir, en 4ème de couverture, qui pour ma troisième rencontre avec lui fait fort, très fort !)
Lien : http://lyvres.over-blog.com
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Amnezik666
  25 novembre 2014
Le moins que l'on puisse dire c'est que les premières pages sont pour le moins déconcertantes, à se demander si notre J. a bien toute sa tête. Puis en insistant un peu on se laisse entraîner sans opposer la moindre résistance.
Ce bouquin est un vibrant et brillant hommage (un tantinet décalé aussi) au roman noir, de ses origines hard-boiled, période durant laquelle de futurs grand auteurs du genre publient leurs textes dans des magazines bon marché (les fameux pulp magazines), jusqu'à des auteurs plus contemporains.
Difficile de dissocier le roman noir du jazz dans l'inconscient collectif, outre les références littéraires (romans et comics), l'auteur ne lésine pas aussi sur les références musicales. Une bande son jazzy à faire baver le fan du genre… et à faire craquer le profane le plus hermétique (qui peut rester de marbre en écoutant John Coltrane ou Miles Davis ?) !
Pour son hommage Jérôme Fansten a choisit la nouvelle, cinq récits (six si l'on inclut l'interlude en forme de livre dont vous êtes le héros) qui s'articulent autour du personnage de J. Son détective est un peu cliché, le contre pied total d'un Philip Marlowe, son crédo à lui c'est plutôt la loose absolue. L'occasion pour l'auteur de titiller parfois (souvent) les cordes de la parodie et de l'absurde.
La plume de l'auteur colle parfaitement au récit, brute de décoffrage, crue, noire, avec une pointe de vitriol… Un langage imagé et fleuri mais jamais obscène. Même si la ballade que les mots interprètent pour nous n'a rien d'un long fleuve tranquille (surtout pour J.), on se laisse bercer, guider et même bousculer par Jérôme Fansten. Une fois que l'on a succombé au charme de son écriture on est prêt à suivre l'auteur n'importe où… et on va être servi ! Vous ne pourrez pas dire que vous n'en avez pas eu pour votre argent !!!
Pour que vous aimiez l'humour noir et le second degré, alors cédez à la tentation et rejoignez J. dans ses errances ; à défaut de rire aux éclats je vous promets que vous afficherez rapidement un étrange sourire béat qui ne vous quittera plus avant le clap de fin.
Non seulement je me retrouve avec un auteur de plus à suivre de près mais il faut aussi que je garde un oeil attentif sur Flamant Noir, deux titres, deux coups de coeur : cet éditeur est dangereux !
Lien : https://amnezik666.wordpress..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
yv1yv1   29 août 2014
C'est quoi, les "enquêtes de J." ? De l'auto-fiction ? Un hommage aux grands auteurs du Noir, Dashiel Hammett en tête ? Une manière de récupérer par la bande l'héritage surréaliste pour raconter des histoires d'amour ? Une parodie de polar ? Eh ben, c'est tout ça... C'est une autobiographie amoureuse, racontée avec le prétexte du hard boiled. A moins que ce soit un polar pur et dur, avec ce qu'il faut de baroque pour bien parler de l'amour et du désir sexuel. (p.293)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Amnezik666Amnezik666   24 novembre 2014
Taper sur les faibles est un bon moyen de se faire connaître. Je suppose qu’on passe pour pragmatique. Ça fait sérieux, intégré. Les autres, les courageux, les rêveurs, on les évite.
Commenter  J’apprécie          70
yv1yv1   29 août 2014
Le Père suit mon regard et me présente La Bête. La Bête, putain. La Bête est son homme de main, son bras droit. La Bête est un sadique. C'est un homme, comment dire ? Immobile. Voilà, c'est ça : La Bête est "immobile". (p.53)
Commenter  J’apprécie          50
Amnezik666Amnezik666   25 novembre 2014
Quand une femme dit « Jamais », c’est une promesse solide, alors que le « Jamais » des hommes est souvent une menace pathétique…
Commenter  J’apprécie          50
Amnezik666Amnezik666   25 novembre 2014
Quand on aime vraiment quelqu’un, on peut être heureux sans parler.
Commenter  J’apprécie          40

Lire un extrait
Videos de Jérôme Fansten (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jérôme Fansten
Jérôme Fansten parle de "Manuel de dramaturgie à l'usage des assassins" partie 1
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
16190 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre