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Brice Matthieussent (Traducteur)
EAN : 9782264013545
248 pages
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (27/08/2005)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 244 notes)
Résumé :
"À l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants.
Des passionnés et des exaltés, obsédés par leurs désirs féroces de ne plus être, dans l'Amérique fière et conquérante, le sale petit Rital catholique immigré, mais un Amerloque, admis et enfin respecté par ces sang-bleu protestants et anglosaxons." - La Vie
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  03 août 2018
Je poursuis toujours ma découverte de l'oeuvre de John Fante et il y a fort à parier que j'aurai lu l'ensemble au cours de cet été. Encore une fois,je me suis trouvé au milieu de cette famille,j'ai partagé son quotidien et surtout,il faut bien le dire,ses problèmes Et ça commence fort,pensez donc,au début du roman, Nick et Maria,septuagénaires bon teint,cinquante et un ans de mariage,divorcent:le motif?Adultère !!!De quoi faire sourire les enfants,Stella,Mario et Virgil mais pas Henry,l'écrivain,qui saute dans le premier avion pour venir à la rescousse.
A partir de là, on va surtout insister sur ce lien fort qui unit Henry et son père et on va en découvrir des choses, en partager des moments.Le personnage de Nick,on le connait:travailleur comme pas deux,joueur invétéré ,alcoolique au dernier degré, obsédé sexuel.....Pourtant,on va s'attacher à lui,vivre avec lui,rire avec lui et de lui.Parler de Nick,c'est se laisser gagner par des émotions diverses et trés fortes.A travers ces lignes ,l'amour,la haine,le désespoir ,les promesses,les trahisons,l'amitié ...Quelle richesse,un feu d'artifice de sentiments,de situations dont on a hâte de connaître le dénouement .Tous les personnages ont leur côté obscur ou lumineux,aucun,qu'on l'aime ou pas ne nous laissera indifférent.Quelle famille et quel personnage haut en couleurs que ce Nicky,qui rendra sa femme heureuse le jour où il mourra.
Je ne suis plus objectif car je redoute le jour où j'aurai "tout"lu.Ce roman,comme les autres est un petit bijou et je suis heureux que les éditions 10 18 aient remis cet auteur en lumière.
JE SUIS FAN.....TE.
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JIEMDE
  23 août 2018
Relisant périodiquement l'immense John Fante qui fut ma porte d'entrée vers la littérature américaine et figure depuis au top de mon Panthéon personnel, j'accorde à ce livre une place particulière.
Les compagnons de la grappe - et le cycle Molise en général - n'est en effet pas mon préféré (car moins fougueux et brut que les livres du cycle Bandini), mais j'ai toujours apprécié la façon dont Molise/Fante y abordait sa relation avec son père. De la rage et de la rancune des débuts, Molise finit par se dévoiler et afficher les vrais sentiments qui débordent de son coeur de rital lorsque son père voit sa vie décliner. Des coups de gueule qui évoluent en cris d'amour !
On retrouve ici les thèmes chers à Fante : la famille, la religion, les difficultés d'intégration et le déclassement des immigrés, la débrouille, l'alcool, les femmes et la sexualité... et la littérature, même si ici, contrairement aux autres livres où Fante cite abondamment ses maîtres, seul Dostoïevsky est mis en avant.
Un roman enlevé, aux dialogues ciselés, drôle et empli d'humanité, à lire un cruchon de vin d'Angelo Musso à vos côtés sans omettre la passionnante postface de Brice Matthieussent, traducteur émérite de Fante.
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celestineh
  05 août 2019
Je présente définitivement une addiction aux livres de John Fante !
Découverte tardive et heureuse de cet auteur dont je ne me lasse pas de lire la prose. Son style fantasque et son humour me ravissent presque à chaque fois.
De plus, Les compagnons de la grappe est très bon opus :
Le héros est cette fois Henry Molise déjà aperçu dans d'autres romans notamment Mon chien stupide. Henry est appelé à l'aide par son frère : les parents veulent divorcer suite à un adultère du père et ce, après plus de cinquante ans de mariage !!! Ni une, ni deux, Henry saute dans un avion et s'envole pour le Colorado. Arrivé sur place, il n'est plus question de divorce mais Nick le père maçon veut l'embarquer de force pour faire une dernière construction. Ce sera l'occasion pour Henry de mieux connaître son terrible père, italien, alcoolique, menteur, coureur qui a régné en despote sur le foyer pendant de longues années.
Comme à l'accoutumée, ce sont des personnages hauts en couleurs qui nous sont présentés. L'humour est omniprésent et le style bondissant. J'éclate de rire régulièrement lorsque je lis les aventures de Molise ou Bandini, autre héros récurrent de l'auteur et je ne me lasse pas de suivre la vie rocambolesque de cette famille italienne où tout est excès.
Vivement le prochain !
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petch
  09 février 2013
De nombreux thèmes chers à John Fante sont présents dans ce roman : le père italien, en quête de reconnaissance, le fils qui s'éloigne de l'avenir tracé par le travail familial, et bien sur l'alcool, présent à chaque page, dont le père en est imbibé comme de nombreux autres personnages du roman. L'histoire, toujours en grande partie autobiographique chez John Fante, relate la vie d'une famille d'immigrés italiens aux Etats-Unis. Henry Molise, écrivain qui a réussi à s'extirper du carcan familial, doit rejoindre la ville de son enfance pour aider son père, maçon, à achever sa dernière construction. Ils vont devoir se côtoyer malgré leurs différences.
Comme toujours on rit beaucoup à la lecture de John Fante, tout en traînant au fil des pages un sentiment partagé entre tendresse et mélancolie. « Les Compagnons de la grappe » ravira les amateurs de l'auteur qui prendront plaisir à côtoyer les personnages à la dérive typiques de son univers, quelque part entre celui de Tom Waits (pour la bande son) et de Charles Bukowski (pour le décor et les dialogues).
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PickItUp
  28 décembre 2018
Mon premier Fante et sûrement pas le dernier.
Quelle histoire, être l'un des trois fils d'un maçon Italien septuagénaire, ivrogne, joueur invétéré et coureur de jupons. Fils aussi d'une mamma Italienne toujours aux petits soins pour sa progéniture, et cuisinière hors pair.
Ces deux parents séniors s'aiment et se détestent cordialement. Le fils écrivain tentera de se racheter auprès de son père car il a toujours refusé le métier de maçon, comme ses deux autres frères....
Histoire touchante d'amour filial, paternel, maternel, de camaraderie de beuverie aussi...
Quelle dureté de ton du fils envers son père...
Malgré tout ce qui les sépare, le fils prouvera son amour et sa loyauté à son père.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
withclosedeyeswithclosedeyes   07 octobre 2015
Mon père n'avait jamais désiré d'enfants. Il avait désiré des poseurs de briques et des tailleurs de pierre. Il a eu un écrivain, un comptable dans une banque, une fille mariée, et un serre-freins. Et en ce sens il a essayé de faire de ses fils des maçons comme on façonne la pierre - en cognant dessus. Il a échoué, bien sûr, car plus il nous frappait, plus il nous éloignait de l'amour du métier. Quand nous étions gosses, un grand rêve habitait Nick Molise, le pressentiment d'un avenir glorieux comblait son esprit : MOLISE ET FILS, MAÇONS.
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SylvipilitSylvipilit   02 décembre 2019
La cuisine. La cucina, notre vraie mère patrie, la grotte chaude de la bonne sorcière au fin fond du pays désolé de la solitude, ses chaudrons pleins de délicieuses potions qui mijotent sur le feu, une caverne d'herbes magiques, le thym et le romarin, la sauge et l'origan, le baume du lotus qui rend la raison aux aliénés, la paix aux angoissés, la joue aux affligés, cet univers exigu et clos, les fourneaux en guise d'autel, le cercle magique de la nappe à carreaux où les enfants se nourrissaient, ces vieux enfants ramenés à leurs débuts, car le goût du lait maternel hantait toujours leur mémoire, son parfum s'attardait dans leurs narines leurs yeux se mettaient à briller, et la méchanceté du monde s'évanouissait quand la vieille sorcière maternelle protégeait sa progéniture contre les loups qui rôdaient au-dehors.
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SylvipilitSylvipilit   02 décembre 2019
Une ville solitaire. Toutes les villes de la vallée lui ressemblaient, désolées, mystérieusement éphémères, enclaves précaires d'existence humaine, tous ces gens réunis derrière de modestes clôtures et figés dans l'attente. Me balançant d'avant en arrière, je sentais la souffrance imprégner mes os, souffrance pour l'homme, souffrance de la solitude dans la maison de ma mère et de mon père qui vieillissaient, qui attendaient, qui marquaient le pas.
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OlivinloveOlivinlove   26 février 2013
Ils étaient beaux comme des vieilles pierres à flanc de colline. Quand je les ai regardés, la douleur, semblable à une truite qui bondit, m'a noué la gorge. Maintenant que je n'avais plus de père, j'aurais volontiers choisi n'importe lequel d'entre eux pour le remplacer. Voire même n'importe qui ou quoi, un buisson, un arbre, une pierre, pourvu qu'il ou elle veuille bien de moi comme fils. J'étais moi-même père. Je ne voulais pas de ce rôle. Je voulais retrouver l'époque où j'avais été tout petit, où mon père, ce colosse bruyant, avait occupé la maison. Au diable la paternité. Je n'étais pas fait pour ça. J'étais fait pour être fils.
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withclosedeyeswithclosedeyes   07 octobre 2015
"C'est qui à l'appareil ?"
- Henry Molise. Ton beau-frère.
- Tiens, ça alors ! Henry Molise ! Quel bon vent t'amène, Henry ? Tu ponds toujours tes romans de merde ? Le dernier était vraiment à chier. Je l'ai brûlé pour que les enfants soient pas contaminés ! Bon Dieu, y'a d' ces façons de gagner sa vie !
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MON CHIEN STUPIDE – Bande-annonce officielle – Yvan Attal / Charlotte Gainsbourg (2019)
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