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EAN : 9782757856291
360 pages
Points (12/11/2015)
3.45/5   47 notes
Résumé :
Détective privé à New York, JD Fiorella, la quarantaine bien entamée, a eu quelques ennuis. Ayant préféré rentrer au pays - en l'occurrence, Point Dume à Malibu, Californie - pour se refaire une santé, le voici sans le sou et habitant chez Maman, 81 ans, une flopée de chats et un sale caractère, qui donne dans le thème astral. Client assidu des Alcooliques Anonymes, J.D. trouve un job chez un revendeur de Toyota d'occase. Tout semble pouvoir s'arranger pour lui, jus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Dans la famille Fante, l'humour grinçant et la mise en scène de doubles littéraires sont dans l'ADN.
Ayant adoré le père John, je découvre l'oeuvre du fils Dan.
Dans Point Dume c'est avec maîtrise que Dan Fante avance subtilement ses pions, tantôt il me bouleverse, tantôt il m'épouvante.
Le rythme est agréable et la banalisation des meurtres fait penser à l'univers de Donald Ray Pollock. A mi-chemin entre le polar noir et la plongée dans la psychose, c'est noir, c'est gore et sanglant.
Mais pas que !
Ficelé avec sobriété, ce polar est un bel assemblage de péripéties et de dialogues corrosifs entre la mère et le fils, de tentatives de rédemption, de perte de contrôle d'un ex-alcoolique « badass » qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.
En fond de trame l'auteur glisse une histoire monstrueuse un peu tirée par les cheveux mais si bien racontée qu'on ne demande qu'à y croire.

Lecteurs trop sensible, passez votre chemin!
 

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J.D a lâché sa fonction de détective à NY et s'installe chez sa mère à Point Dume, Californie. Il y trouve un boulot chez un concessionnaire Honda grâce à un ami Woody - ce même copain que J.D trouvera mort, torturé. Jimmy décide alors, malgré lui, de mener l'enquête.

J. d'Fiorella se résume bien tout seul, page 145 :
« Moi ? du télémarketing. Mais j'ai aussi été le boss d'une boîte de location de voitures haut de gamme dans la Marina, et poète. La suite, tu la connais : un frais émoulu tas de merde vendeur de bagnoles, avec un pot mort. »

Polar violent, sinistre, maîtrise du genre noir.
Un personnage très fort, impulsif, caractériel, pas du tout amical. Des sujets parfois déstabilisants.
L'intrigue s'inclut dans un plan bien tracé qui reste quand même classique ; on est dans le David contre Goliath, sans surprise quant au dénouement. Cependant l'exercice est mené à son terme sans accroche. La construction est avantagée par une intro choc, et, un découpage qui favorise la lecture rapide.
Un bon premier suspens par un spécialiste du réalisme noir avec des personnages qu'on attendait évidemment. Je me suis toujours demandé quand Dan Fante s'afficherait en détective dans un roman fictif. Que donnerait une histoire où Bruno — Dan Fante réagirait dans une affaire très macabre.
C'est sous Jimmy (James d'Fiorella Junior) dans Point Dume qu'apparaissent les réponses à la demande d'un lecteur gourmand.

Dan ne s'éloigne pas vraiment de son territoire où il nous ressert un condensé des personnages qui l'ont inspiré depuis qu'il écrit : son père sous la veste de Jimmy Fiorella qui écrivait des scénars à L.A. ; le fiston JDF Junior comme Dan qui écrit des poèmes, les déboires, la dépression, les AA, la dope, etc…
Pas de grosse prise de risque de ce côté, l'autobiographique reste un fil essentiel de l'ouvrage. Point Dume est clairement le retour aux sources, aux origines de l'auteur, et, plus particulièrement, à son premier roman : « Rien dans les poches » qui se situe à Point Dume également.
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Quand Dan Fante dans le sillage de son père fait le portrait de cette Californie des précaires , des asociaux et des laissés pour compte li est encore pour ce qui est de son dernier livre , incroyablement juste et irrésistiblement drole., Mais quand il incruste et innerve inutilement son récit de la figure de l'Hannibal Lecter de service,il participe tristement à cette surenchère de l'horreur et de la démagogie qui gangrène et pollue la littérature policière d'aujourd'hui ou le frisson voyeuriste concédé par le Parti de l'ordre a remplacé le portrait critique d'un espace social et ou les héros déclassés et attachants se transforment en auxiliaires de toutes les flicailles et en alibis porte voix de toutes les répressions sécuritaires.
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Certains chapitres sont écrits à la première personne, d'autres à la troisième personne. Les meurtres sordides et même plus sont au rendez-vous. Pour les lecteurs de Dan Fante, il y a les retrouvailles avec une partie de son environnement: Malibu, LA, les voitures d'occasion, les alcooliques anonymes....Cette fois-ci comme décors à un meurtre et non plus comme quotidien d'un laissé-pour-compte. En fait ces deux univers sont d'une proximité étonnante: la violence du désespoir comme trait d'union. En tout cas l'incursion du regretté Dan est réussie
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JD déteste les keufs, c'est une grande gueule et il ne supporte pas qu'on lui grimpe sur les pompes. Après avoir quitté son job de privé sur New York, après avoir été scénariste et vendeur de bagnoles pour friqués, il rentre chez lui à Point Dume (in L.A.) pour vendre des bagnoles d'occase pistonné par Woody. Quand il décide de donner une leçon à la fille en Porsche jaune faut avouer qu'il aurait mieux fait d'aller s'enfiler une bonbonne de Gin. Son pote vendeur de caisses, il va le retrouver bien clampsé et dans un sale état.

La suite sur : http://bobpolarexpress.over-blog.com/2014/12/honni-soit-qui-malibu.html
Lien : http://bobpolarexpress.over-..
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critiques presse (1)
LeFigaro
18 décembre 2014
À la manière d'un auteur dur à cuire, Dan Fante écrit son roman à la première personne avec ce qu'il faut d'humour noir et de scènes chocs, voire gore, pour ne pas perdre un instant son lecteur en route. Les dialogues avec maman Fiorella valent à eux seuls le détour.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
On va appeler un serrurier dès aujourd’hui et je vais faire changer le verrou de la porte. Tu représentes un vrai danger pour mon bien-être et ma santé. Tu es un indécrottable imbécile qui a de lourds problèmes psychologiques et, à vrai dire, je pense que tu prends plaisir à faire du mal aux gens.
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Il souriait, mais l'expression de ses yeux ne trahissait aucune gaieté; elle était bizarre -celle d'un guépard zyeutant un poulet esseulé derrière un grillage.
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Le vieux Karl avait quatre fois l'âge de sa fille. Une bizarrerie, mais à Hollywood la norme n'a pas cours. Acteurs et réalisateurs septuagénaires , ou même octogénaires, passent leur temps à épouser des adolescentes. ( p 191 )
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Vidéo de Dan Fante
Dan Fante explique pourquoi il est devenu écrivain, parle de son amour pour le public français, sur Bruno Dante, son alter-ego littéraire et sur son sevrage alcoolique.
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