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EAN : 9782818014776
176 pages
Éditeur : P.O.L. (12/01/2012)

Note moyenne : 2.5/5 (sur 123 notes)
Résumé :
Incapable de lire les rapports humains autrement que sous l'angle de l'indifférence ou du vil intérêt de l'une ou l'autre des parties en présence, le narrateur s'entête, tout au long d'une errance de rencontres qui le mènera jusqu'en Inde du sud, à se montrer obligeant avec tout le monde et en toute circonstance. Il faudra à notre héros une épreuve supplémentaire de patience aux guichets de La Poste pour admettre enfin que la courtoisie, ce n'est pas ce que l'on dem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
ClaireG
  06 septembre 2015
Comment se fait-il que de très bons auteurs restent dans l'anonymat le plus triste et que d'autres moins talentueux trouvent un éditeur et des lecteurs ?
Ce qu'il y a de plus intéressant dans le livre de Nicolas Fargues c'est le titre.
Pour le reste, histoire banale d'un écrivain qui a dégringolé de l'échelle du succès pour se retrouver à Pondichéry où il ne chérit rien non plus.
Quatre pages pour commenter un match de tennis qui passe à la télé, une demi page pour expliquer que son lave-linge est propre, des longueurs répétitives et un langage ampoulé à tout bout de champ, je ne désire pas prendre plus de temps pour lire ce petit opus de 167 pages.
Même si l'auteur "relève les muscles corrugateurs de ses sourcils pour exprimer son impuissance", je m'arrête à la page 87 en plein milieu de Pondichéry.
Ici, point de litotes mais des hyperboles à loisir. Je suis peut-être tombée sur le mauvais numéro. Je désire lui donner une deuxième chance de me convaincre. Si vous, Babéliotes avez des suggestions à faire, j'écouterai volontiers vos propositions.
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cicou45
  23 mars 2012
Assez déçue par la lecture de ce livre, je dois l'admettre. On dit que la première impression est souvent la bonne et que l'on sait d'emblée si un livre va nous plaire ou pas et c'est ce qui s'est passé avec moi pour cet ouvrage, bien qu'il y ait eu un moment où je croyais que j'allais me laisser envahir par l'histoire.
Celle-ci est celle d'un homme, la quarantaine, divorcé et père de deux enfants adolescents. Écrivain qui a connu ses heures de gloire, il a été mis sur la touche, faute de n'avoir plus rien publié ni plus rien écrit depuis près de deux ans. Il décide donc de s'exiler en Inde, à Pondichéry où il espère retrouver quelque chose mais quoi exactement ? L'inspiration, la rage de vivre ? Nul ne le sait et je ne crois pas que le narrateur le sache lui-même.
Entre son frère Sylvain et son épouse, son ex-femme Nathalie, ses enfants Stanley et Rita et enfin ses parents, le narrateur se sent étranger à ces gens qui lui sont pourtant proches et qu'il chérit. Il se rend compte que dans la vie, on est tout le temps tout seul...
Roman extrêmement bien écrit mais dans lequel j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs et parfois même, des phrases interminables qui m'ont légèrement déroutées sans pour autant que cela me fasse perdre le cours de l'histoire.
Un autre reproche que je pourrais faire à ce livre est que j'ai parfois eu l'impression que l'auteur nous racontait de courtes scénettes avant de reprendre le déroulement chronologique de l'histoire et je n'ai pas trop compris ce qu'elles pouvaient lui apporter.
Une très belle écriture cependant et un livre très vite lu !
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brigittelascombe
  24 février 2012
Le narrateur, quadragénaire sans amis,écrivain "sur le déclin", "attentif à une convivialité réussie" a décidé, comme par le passé et malgré les contraintes "de se donner un peu de mal" pour ceux qu'il aime en les invitant à un repas juste avant son départ pour Pondichery.
Poli, son langage chatié, son érudition et son goût de la syntaxe contrastent quelque peu avec celui de son fils Stanley, étudiant écolo au sourire "patelin", celui de Maud la fade petite amie de ce dernier, les manières de sa fille Rita (qu'il suspecte de vomir son dîner dans les toilettes),de Sylvain son frère, de sa fiancée Hidaya et de Dorothée sa voisine de palier et "partenaire occasionnelle de coït".
Agacé, il ne perd jamais le contrôle de lui même, analysant les moindres faits et gestes de chacun. Dédaigneux, il affronte même les critiques de son père alors qu'il "n'a rien publié depuis un moment".
Impassible, les malentendus quant à sa location en Inde l'affectent peu.
Mais qui donc le fera sortir de ses gonds et passer La ligne de courtoisie fixée?
A lire!
De l'humour, une écriture (ici) très alambiquée pour coller au personnage et beaucoup de réflexions sur les écrivains propulsés en haut de l'affiche et retombant dans l'anonymat, sur les rapports familiaux et amicaux, la maîtrise de soi,la solitude,le désir de bien faire, la pédanterie et ... le panier de crabes littéraire.
J'avais adoré Tu verras de Nicolas Fargues (romancier français contemporain à succés) j'ai vraiment apprécié La ligne de courtoisie!
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YvesParis
  08 mars 2013
Petite baisse de régime pour Nicolas Fargues qui nous avait habitué à mieux. Sa cuvée 2012 est un ouvrage mineur.
L'auteur vieillit, et son héros avec lui : il a désormais 43 ans, deux enfants qui le méprisent, un divorce derrière lui et une carrière d'écrivain raté.
Il décide de partir à Pondichéry se ressourcer, ou peut-être refaire sa vie.
Et puis il rentre.
Et puis c'est tout.
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carre
  19 avril 2012
Une nouvelle fois, un sentiment mitigé à la lecture du dernier Fargues. le narrateur est un écrivain qui après de jolis succès n'a rien publié depuis trois ans, la source s'est tarie. Il entretient des rapports courtois mais distants avec ces enfants Stanislas et Rita, idem avec son frère Sylvain et sa compagne, pas mieux avec ces parents. Dans cet océan d'indifférence, il décide de quitter la France et de s'installer à Pondichéry en Inde.
Fargues nous décrit un type au bord de la rupture et qui espère renaitre en changeant radicalement de vie. Mais pourquoi Fargues nous oblige t'il à nous coltiner son récit avec le Larousse ou le petit Robert (ne soyons pas sectaire)
pour suivre les aventures de son anti héros ?
Pour nous montrer qu'il est un écrivain ? Je pense qu'on s'en doutait déjà.
Dommage car le récit est par moment franchement intéressant, le cynisme et l'humour pince sans rire fonctionne plutôt bien (la rencontre fortuite avec un écrivain en vue est très drôle) mais s'il vous plait, cher Nicolas, si vous pouviez arrêter de vous regarder écrire vos livres y gagneraient en légèreté. Et puis, dernière remarque, la fin du roman baclée à mon sens nous laisse songeur.
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critiques presse (7)
Bibliobs   16 février 2012
Le riche nuancier psychologique de Fargues et sa prose talentueusement clinique laissent peu de raisons d'espérer.
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Lexpress   10 février 2012
Ce sont les descriptions précises, quasi entomologiques de notre environnement immédiat (de la machine à laver jusqu'aux moutons de poussière) qui forcent l'admiration. Quel style !
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint   24 janvier 2012
Fargues a le don de la description clinique qui rappelle le Robbe-Grillet des Gommes, capable de dépeindre un quartier de tomate jusqu'aux accidents de la pelure. Mais, plus que celui des choses, c'est dans le portrait, physique et moral, de ses frères humains que Fargues excelle.
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Actualitte   24 janvier 2012
Mais, malgré la gravité essentielle du sujet, il manque le cœur, le fond, l'envolée romanesque. Ce récit de voyage reste immobile, et la fin laisse un goût d'inachevé. S'il offre donc de belles satisfactions, la quête ontologique de Nicolas Fargues n'a pas été menée à son terme, cette fois-ci.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LesEchos   17 janvier 2012
Nicolas Fargues sait manier avec brio l'autodérision et son discours politiquement incorrect sur la famille est réjouissant -le portrait de son fils de dix-neuf ans en « petit con d'époque », notamment. Ses réflexions désabusées sur le métier d'écrivain, sa manière d'épingler les tares de notre temps font mouche. « La Ligne de courtoisie » raconte sans doute peu de chose, mais -l'air de rien -dit beaucoup.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress   10 janvier 2012
Non content de prêter à son narrateur un profil éminemment houellebecquien, [Nicolas Fargues] force le trait dans l'expression truffée de termes techniques et de circonlocutions prétentieuses [...] Il exagère tant et si bien le propos, le style, et jusqu'aux tics d'écriture de l'auteur des Particules élémentaires, qu'on se croirait dans un brillant pastiche. Faut-il y voir un hommage? Pas sûr...
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   06 janvier 2012
Si l'on s'amuse un temps des tribulations parisiennes - plus qu'indiennes - de ce personnage pusillanime et faussement détaché de tout, demeure une fois cette ligne de courtoisie franchie, un petit goût d'inachevé, malgré de belles prouesses stylistiques.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
cathcorcathcor   27 janvier 2013
Cela m'intimidait toujours, les meneurs-nés. Ces antidotes naturels au doute qui, en dépit de la réserve qu'ils peuvent vous inspirer avec leur égoïsme et leur brutalité, finissent toujours par l'emporter sur votre délicatesse, s'attirer votre respect et vous rallier à leur bon vouloir, quand ils ne vous transforment pas carrément en servile thuriféraire.
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SandoSando   30 janvier 2012
De la même manière que partager sa vie avec quelqu'un peut parfois lui donner tout son sens, je me suis néanmoins pris à composer mentalement comme s'il me faudrait l'écrire un jour quelque part, la légitimité d'un écrivain tient à son public et à rien d'autre. Sans public, la littérature reprend aussi sec toute sa dimension de passe-temps prétentieux et improductif.
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keishakeisha   08 avril 2012
Un saut au présentoir des conditionnements méditerranéens pré-cuisinés, un autre aux modèles fromagers cent pour cent non bactériels, visite des crudités chlorées en sachets à soudure latérale, ponction à même les bacs de quelques fruits de saison inoxydables puis un ultime crochet par la section des médaillés de la technologie viticole, juste avant le passage obligé par les terminaux de cuisson des pâtes à pain à levure express: moins de huit minutes plus tard, je patientais perpendiculairement à l'interminable ligne de caisses, laquelle pouvait, sans trop d'imagination, évoquer un front adverse de fantassins épars et inamovibles
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carrecarre   18 avril 2012
Des indications sonores qui, je dois l'avouer, avaient toujours suscité chez moi de l'angoisse bien davantage que de l'entrain, parce que me signifiant avant tout qu'on ne me ficherait pas la paix. Car il arrive que cela exige de l'effort, de devoir accueillir quelqu'un chez soi.
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luocineluocine   03 avril 2012
Malgré mes ridicules désormais confirmées, ma canitie galopante, mon teint jaunissant, le lent émoussement de mes dents, le ternissement de mon regard , l'assèchement de mes joues et le rabougrissement général de ma silhouette, je n'avais pas l'impression d'avoir tant changé que cela depuis mes vingt ans.
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Vidéo de Nicolas Fargues
Nicolas Fargues Attache le c?ur éditions P.O.L : où Nicolas Fargues tente de dire comment et de quoi est composé son nouveau livre "Attache le c?ur", des instantanés camerounais, et où il est question notamment de la musique de la langue et d'écriture, de noir et de blanc, de narration et de langue, de voix intérieure et de vérité, de portraits et de roman, de Jean Echenoz et de Pierre Michon, à l'occasion de parution aux éditions P.O.L de "Attache le c?ur", à Paris le 10 octobre 2018 "Ici, la galère, la vraie, tu fais avec. Les galères de transport, de job et de dot, les galères d?un peu tout et n?importe quoi, tu fais avec. Ton avenir aussi boiteux que la qualité du courant fourni par la compagnie nationale d?électricité, tu fais avec. Les Blancs nous plaignent : Mais comment pouvez-vous vivre dans des conditions pareilles ? Ce désastre qui n?en finit plus, avez-vous vraiment la volonté d?y mettre un terme ? Et moi je dis que laisse, mon ami, laisse. Ce n?est pas avec des si, des il faut que et des voilà comment qu?on met Yaoundé dans une bouteille de J&B."
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