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ISBN : 2846823332
Éditeur : P.O.L. (27/08/2009)

Note moyenne : 2.6/5 (sur 107 notes)
Résumé :
C'est le début des vacances d'été dans le Cotentin. Après une vie d'échecs divers, John, 55 ans, voudrait se mettre à la littérature. Mary, sa fille, lui annonce son arrivée prochaine, avec son compagnon et une nouvelle amie italienne. Jean, lui, est sur le point de partir en retraite de son emploi de soudeur de coques de sous-marins à la DCN de Cherbourg. Il est marié à Claudine. Ils ont un fils, Frédéric, employé à la SOREDA, l'usine de retraitement de déchets nuc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  20 août 2015
Le personnage principal (je n'arrive pas à lui décerner le titre de héros…) est un quinquagénaire parisien, en plein bilan existentiel, acculé au pied du mur de ses rêves (pouvoir écrire dans le calme, en province...), quand la pire erreur est de les matérialiser. de quoi peut-on rêver alors ? La complainte ne se limite pas à la sphère créatrice, mais déborde sur le physique (eh oui, on n'a plus vingt ans), même si pour se rassurer on teste ses capacités de séduction sur les amies de sa fille.
Mais il ne faut pas croire qu'a vingt ans la vie est plus drôle : fiancé mal assorti, amitié équivoque, rancoeur envers le père.
Sous un masque de dérision, c'est une vision bien amère que nous propose la Nicolas Fargues. On n'a envie de s'identifier à aucun des personnages tant ils sont caricaturaux (du politique à renommée locale – voire nationale- au journaliste médiatique qui se la joue pseudo-écrivain, en passant par l'artiste déjà fini avant même d'avoir commencé, les bobos, les ploucs, les jeunes des quartiers, tout y passe !
Je n'ai pas franchement accroché à cette accumulation de clichés. J'ai comme l'impression que l'auteur lui-même n'a pas pris un grand plaisir à cette écriture, comme s'il était sous la pression, d'un éditeur par exemple, pour le rédiger. Un devoir de vacances ?
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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ConfidencesLitteraires
  23 avril 2016
Ce roman prend place du côté de Cherbourg, vers 2010.
le début était mal engagé pour moi. Un personnage principal qui ne fait que juger les gens, décortiquer péjorativement leur physique en accentuant sur les méfaits de l'âge, notamment chez les femmes, bref, très antipathique. Ajoutée à ça, une manie qui voit le jour dans le roman contemporain français et que je n'aime pas du tout : celle de citer des marques ou des habitudes pour utiliser ces généralisations comme critiques. J'avais déjà lu ce genre de choses, et parfois elles tombent juste, mais là c'était assez lourd. Bref, un mauvais départ.
Finalement, ça s'allège au fil des pages, et j'ai réussi à m'attacher aux personnages principaux : John, donc, le cinquantenaire qui critique toutes les personnes qui le ramènent à sa propre petitesse ; sa fille, Mary, qui découvre que sa réponse à l'amour n'est pas forcément celle qu'elle croyait ; Frédéric, d'un naturel simple mais pris entre les feux de sa jeune épouse un peu aigrie et ses parents mal dégrossis.
Mais voilà, si j'ai bien aimé ces personnages et leur histoire, le tout manque de liant et surtout d'une chute. Car on sent qu'on approche de la fin, mais pas le moindre indice sur la direction que vont prendre les vies des personnages après les évènements du roman, pas de réelle prise de conscience… On reste sur notre faim.
Et le résumé, trompeur. Car « intrigues sentimentales, familiales et politiques », absolument pas ! S'il y a bien UNE chose qui manque dans ce livre, c'est bien une intrigue ! Elle se résume en deux mots pour chaque personnage, l'intrigue. John cherche l'inspiration sans jamais la trouver. Mary n'est pas heureuse dans son couple et se tourne vers l'homosexualité. Frédéric… rien, fidèle à lui-même. Jean, après une crise cardiaque, peut enfin accomplir le rêve de sa vie : percer une fenêtre dans son mur. Et voilà.
Je n'ai pas trop réussi à comprendre l'intérêt de la bande de jeunes racailles, à part pour nous faire un joli laïus sur la tolérance.
Finalement, le gros problème de ce livre, c'est sans doute les clichés que l'auteur n'a pas su éviter. Certes, il y a une part de réalité, mais on tombe vite dans la caricature et c'est dommage, car il y a certaines problématiques intéressantes qui sont posées, des personnalités qui valent le coup, des réflexions sympathiques… Et c'était assez amusant d'avoir un petit aperçu des préoccupations françaises il y a quelques années, pendant les « années Sarko ».
Par ailleurs, j'ai aussi eu l'impression d'une certaine arrogance qui transparaissait dans les mots de Nicolas Fargues, ce qui a détruit l'effet de sa prose, qui était pourtant très jolie à certains endroits.
Difficile de faire court concernant ce roman, qui rassemble le très bon comme le très mauvais.
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clamy
  08 janvier 2012
D'habitude, un auteur qui écrit une histoire sur un auteur qui n'arrive pas à écrire son livre, ça a tendance à m'agacer ; je prends volontiers ce genre d'exercice pour une vague fumisterie, pour un vrai faux roman écrit par un type qui n'a vraiment rien à dire, et qui par conséquent ferait mieux de changer de métier. Et puis là, pas du tout. Je me suis pris au jeu (pourquoi ? je ne le sais pas vraiment), je me suis laissé embarqué dans cette histoire finalement assez simple, où tous les personnages ont un petit quelque chose d'attachant, même si certaines situations sont trop convenues. J'avais déjà lu "J'étais derrière toi" du même auteur, et c'est avec le même plaisir que j'ai dévoré celui-ci. Un auteur à suivre.
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Rodin_Marcel
  07 mai 2015
Fargues Nicolas - "Le roman de l'été" - P.O.L. éditeur, 2009 (collection Folio) (ISBN 978-2070440627)

Roman acheté en kiosque de gare, en me fiant à la présentation de l'auteur, né en 1972, auteur d'un mémoire de DEA sur l'écrivain égyptien Georges Henein, puis à la quatrième de couverture qui garantit "le tableau décapant et farceur d'une époque : la nôtre".

Ce roman contient incontestablement de nombreuses observations fort justes, bien (d)écrites et souvent drôles, des caractéristiques de certaines couches sociales de notre doulce France actuelle. C'est un texte sans grande prétention littéraire, agréable à lire et divertissant.

Malheureusement, l'auteur alourdit son roman de deux manières :
- d'abord en succombant à l'envie de décrire en détail la dure condition de l'écrivain ou plutôt de l'écrivant-qui-n'y-arrive-pas (le narrateur principal), thème éculé qui ne peut guère concerner qu'un public bien restreint,
- ensuite en cumulant trop d'intrigues à la fois sans aller au fond de chacune.
Le milieu des voisins braves franchouillards de base aigris, de leur fils qui entre en contact avec le groupe de petits délinquants de banlieue, la fille du narrateur et sa copine italienne, son copain branché, l'autre voisin fortuné retiré à la campagne, le maire qui veut en jeter plein la vue, le super-manadgeur d'entreprise etc etc, ça fait un peu trop... Indigeste, mais souvent bien vu quand même, et plutôt drôle... Je tenterai de me procurer un autre roman de cet écrivain, pour vérifier s'il est toujours aussi rigolo.

L'avantage de cette littérature dite de second rang réside justement dans la description de la vie ordinaire de gens ordinaires, ce que la "grande littérature" ne parvient que trop rarement à réaliser.
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saphoo
  22 mai 2011
Petite déception pour cette lecture, je m'attendais à tout autre chose, c'est souvent ainsi quand on ouvre un livre croyant se plonger dans un univers et au final on se trouve à patauger dans un monde complètement autre.
Selon le titre et un article lu dans la presse flatteur, ni une ni deux, ce titre était pour moi. le monde du “roman” et de surcroît dans une ambiance estivale, l'univers de l'écriture tout était rassemblé pour me plaire.
Et bien non !
Cette histoire débute en présentant une ribambelle de personnages, déjà j'ai eu du mal à m'acclimater, et seulement à la page 63, on commence à entrevoir l'horizon tant souhaité
Je me suis posée la question : est-ce que l'auteur a voulu par ce jeu, imbriqué son histoire en transparence de cette volonté de livrer “un roman de l'été” ce genre de bouquin fait pour la plage qui n'a guère d'intérêt au final, dont on a oublié tout car il n'y a rien de consistant.
Ce n'est qu'un étalage de tableaux de personnages ou de situations certes bien décrites et réalistes, mais moi, je ne lis pas pour retrouver ce que l'on voit tous les jours, genre de clichés bien français “ la famille bobo” par exemple, bref je me suis ennuyée, pourtant je suis allée au bout de ce livre croyant toujours tombée sur une partie qui m'aurait emballée, subjuguée (l'article lu flotté toujours dans mon souvenir)… mais rien !!!
Déçue, aussi car chez P.O.L je suis souvent surprise par leur ligne éditoriale originale sortant des chemins battus.
Seul le personnage de Frédéric aurait mérité plus de place et redonnant un peu de engouement à cette histoire. Là encore, il n'a fait que passer par moments.
Les chapitres sont courts et donnent la parole à tel ou tel personnage, on se retrouve à valser d'un scénario à un autre, avec des sujets croisés au quotidien, ou des faits qui ne tiennent pas la route, ‘genre la fille qui décroche un article dans Elle, par pur hasard' pas très plausible tout ça et sans intérêt du moins pour moi.
Autant de petites choses qui s'ajoutent au fil du récit sans éclats comme un roman de l'été. Lire ce livre c'est comme sauter à cloche pieds d'une case à une autre à l'image d'une marelle, sans grande jubilation, pour arriver à la fin “case ciel” mais sûrement pas au 7ème ciel.

Lien : http://lesmotsdepascale.cana..
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critiques presse (1)
LeFigaro   18 juin 2011
Tissé avec humour, causticité et une dose savoureuse d'autodérision. Jubilatoire !
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
saphoosaphoo   22 mai 2011
toujours ses interlocuteurs français, tant son français était tout aussi pur et désaccentué.

- Ouais. Tu connais ça, quand même !

- Je vois très bien ce que c’est, Mary n’arrête pas d’essayer de me convaincre qu’il faut absooolument que je sois sur Facebook. Mais c’est pas pour moi, ce genre de trucs. C’est plus de mon âge.

- Comment ça, plus de ton âge , s’offusqua Bénédicte, qui se sentait également visée. Parce qu’il y a un âge, maintenant, pour avoir des amis ?

- Amis mon cul, maugréa froidement John.

Vertige existentialo-narcissique, oui. Tu sais comme moi que c’est pour baiser qu’on s’inscrit sur Facebook. C’est un Meetic qui dit pas son nom, point. Un Meetic pudique et faux cul. Et puis, la culture Regardez comme je suis sociable : j’ai 357 amis, cette indécence à se mettre en scène, à prendre des poses de magazines de mode sur les phots de soi, à tenir au courant le monde entier qu’on vient d’aller piscine, à étaler des goûts artistiques faussement audacieux, à pointer sur une carte du monde tous les lieux qu’on a visités, toute cette niaise dictature du parfait citadin-citoyen du monde,je suis peut-être vieux jeu, mais non merci, quelle comédie. Rien à foutre, des amis. Ma solitude, moi, je préfère l’assumer seul. Tu connais la chanson, hein ? “On vit les uns avec les autres / on se caresse / on se cajole / on se comprend / on se console / mais au bout du compte / on se rend compte / qu’on est toujours tout seul au monde.”

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MetaphoreMetaphore   25 décembre 2012
Mais, si par moments tu es trop malheureuse, si tu sens qu’il t’étouffe, ce chagrin, alors essaye de te dire que la personne que tu pleures, eh bien elle valait peut-être pas tant le coup que ca. Que l’amour, c’est dans ta tête que tu l’as construit toute seule. Que l’autre n’est qu’une projection de tes propres désirs.
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KittiwakeKittiwake   29 juin 2011
Il ne s'agissait de rien d'autre en somme que de contes pour les grands.De leçons de vie pour les grands. Que cela ne consistait en rien d'autre qu'à élaborer ou reproduire, à l'intention des petits mortels gesticulants et égocentriques que nous sommes, des petites histoires plus ou moins banales et réalistes de "personnages" c'est à dire d'êtres humains parfaitement banals ou banalement exceptionnels, rien de plus, rien de noble là-dedans
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KittiwakeKittiwake   29 juin 2011
John se demanda si cela vaudrait le coup, par exemple, d'écrire mot pour mot ce qu'il venait de penser. Ca n'était pas très original, beaucoup de gens pouvaient tenir le raisonnement dans des termes comparables. Mais comment certains pouvaient-ils se permettre de l'écrire? Par quel prodige pouvait-on transformer n'importe quelle banalité en littérature?
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saphoosaphoo   22 mai 2011
Pas un nuage dans le ciel exceptionnellement limpide. Il fit encore quelques pas en direction de la table du jardin, y posa les feuilles et le stylo, alla chercher une chaise un peu plus loin, qu’il disposa bien au milieu de la table, face à l’horizon. Au-devant, quarante mètres carrés de dallage bordé d’herbes folles et d’arbustes, un petit muret de pierres, ainsi qu’un champ vert tendre où paissaient au ralenti quelques vaches.
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Videos de Nicolas Fargues (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Fargues
Nicolas Fargues Attache le c?ur éditions P.O.L : où Nicolas Fargues tente de dire comment et de quoi est composé son nouveau livre "Attache le c?ur", des instantanés camerounais, et où il est question notamment de la musique de la langue et d'écriture, de noir et de blanc, de narration et de langue, de voix intérieure et de vérité, de portraits et de roman, de Jean Echenoz et de Pierre Michon, à l'occasion de parution aux éditions P.O.L de "Attache le c?ur", à Paris le 10 octobre 2018 "Ici, la galère, la vraie, tu fais avec. Les galères de transport, de job et de dot, les galères d?un peu tout et n?importe quoi, tu fais avec. Ton avenir aussi boiteux que la qualité du courant fourni par la compagnie nationale d?électricité, tu fais avec. Les Blancs nous plaignent : Mais comment pouvez-vous vivre dans des conditions pareilles ? Ce désastre qui n?en finit plus, avez-vous vraiment la volonté d?y mettre un terme ? Et moi je dis que laisse, mon ami, laisse. Ce n?est pas avec des si, des il faut que et des voilà comment qu?on met Yaoundé dans une bouteille de J&B."
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