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Jeremy Oriol (Traducteur)
ISBN : 2847201998
Éditeur : Gaïa (04/05/2011)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 41 notes)
Résumé :

A treize ans, Shona craque pour Parvez dès le premier coup d’oeil. Elle tient de son père qui, en dépit d’une femme manipulatrice dans les griffes de laquelle il n’aurait jamais dû tomber, reste unindécrottable romantique. Follement amoureux et inconscients, les jeunes amants fuient le Pakistan pour démarrer une nouvelle vie à Londres. Passés les premiers émois, l’excitation suscitée pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
  16 novembre 2011
C'est dommage, le style du début, ironique et nonchalant, laissait augurer plus de caractère et de finesse dans le développement de cette histoire originale fondée sur le mensonge. Mais au fur et à mesure, les situations et personnages perdent un peu de leur consistance pour enchaîner événements improbables et coups de théâtre sans grande subtilité.
Il n'en reste pas moins un livre sympathique, exotique et rafraichissant qu'on a du mal à lâcher avant la fin.
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Lounima
  25 octobre 2012
Le choix de Goldie est l'histoire d'une famille de Menteurs (avec un « M » majuscules), érigeant presque la mythomanie en principe de vie :
* Mensonges d'un père qui, par cupidité, "vends" sa fille encore enfant à un jeune étudiant pour un mariage qui ne démarre pas sous les meilleurs hospices.
* Mensonges de cette femme-enfant qui, égoïste, s'arrange pour que son mari lui fasse un enfant pour échapper à l'université. Rêvant de vivre un destin bollywoodien, elle passe son temps à se pomponner et à sortir avec ses amis, passant d'un mensonge à l'autre : elle fait de son mari un homme malheureux en couple mais, fort heureusement, heureux père d'une fille, Shona, qu'il adule.
* Mensonges de ce mari, ce père aimant, qui, souhaitant connaître le véritable amour et la félicité conjugale, va mener une double vie entre Londres et Dhaka parce que c'est plus facile de cacher les choses que d'affronter la réalité (en l'occurrence les deux femmes auxquelles il ment lamentablement).
* Mensonges enfin de leur fille, Shona qui, par facilité, pour épargner son mari puis ses enfants, pour faire plaisir parfois, par habitude, souvent, va perpétuer la tradition familiale de mythomanie en cachant à son mari ses difficultés, ses luttes, ses écarts… (et je n'en dis pas plus pour ne pas en dévoiler trop)...
Quelles sont les conséquences d'un "petit" ou d'un "grand" mensonge sur la vie de nos proches, sur sa propre vie ? L'accumulation de demi-vérités, de cachotteries, de mensonges éhontés ou de mensonges par omission, ne conduit-elle pas, au final, et inévitablement, à une chute brutale, une redescente douloureuse dans la réalité pour ceux qui ont été dupes ou dupés ? Peut-être ou peut-être pas… pour connaître le point de vue développé dans ce roman par Roopa Farooki, il faut lire le livre ! ;-)
Tout d'abord, je dois dire que je n'ai rien à reprocher au style de Roopa Farooki : ce roman choral se lit aisément, avec plaisir : je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer et j'ai fini ma lecture en seulement trois jours... Ça, c'est la bonne nouvelle.
Pour le reste, je suis totalement restée de glace :
1) le mensonge, thème principal du roman, est certes assez bien disséqué mais l'auteur nous présente une version trop édulcorée des conséquences d'un tel acte et je ne peux cautionner les justifications que se donnent les différents protagonistes pour avoir "bonne conscience".
2) Les différents personnages auraient pu me plaire mais je suis restée totalement de glace face à leurs "petits" malheurs, la grande majorité engendrés d'ailleurs par leur incapacité à parler franchement à leurs proches. Seuls les enfants de Shona, qui semblent épargnés par la malédiction familiale, ont une histoire intéressante mais trop peu développée selon mon goût.
3) le contexte, quant à lui, ne m'a pas particulièrement passionnée.
Au final, j'ai parfaitement conscience d'être d'une sévérité peu commune pour un roman que j'ai, somme toute, dévoré en trois jours… Mon sentiment est paradoxal mais, en même temps, totalement authentique… comprenne qui pourra !
Lien : http://loumanolit.canalblog...
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litolff
  20 mai 2011
Entre Inde, Pakistan et Grande-Bretagne, l'auteur s'attache à démontrer, en racontant l'histoire d'une famille bengalo-pakistanaise émigrée à Londres, l'impact d'un mensonge sur le cours d'une vie.
Le fait que la famille soit éclatée, une partie vivant en Inde, l'autre en Angleterre, ne facilite bien évidemment pas le rétablissement de la vérité...
N'empêche... le destin peut être tissé avec les fils du mensonge, c'est la trame de ce roman attachant mais qui manque un peu de rythme à mon avis : un premier roman prometteur en tous cas !
J'ai beaucoup aimé le portrait de la bourgeoisie bengalaise contemporaine.
A noter également, la magnifique couverture colorée de ce roman publié chez Gaïa !
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zorazur
  15 janvier 2012
J'ai passé un moment agréable à lire de ce livre. Agréable, très agréable, c'est tout. Je ne me suis pas ennuyée en le lisant, j'ai eu envie de savoir comment il se terminait (parenthèse : les livres que j'aime vraiment et auxquels je décerne 5 étoiles, ce sont ceux que je lis très lentement, dont je n'ai pasenvie de connaître la fin, et que je savoure comme je savourerais la meilleur moelleux au chocolat de la création culinaire). Je n'ai rien appris, je ne me suis pas découvert de nouvelle passion à sa lecture, je n'ai pas pleuré... Les personnages sont attachants, mais aucun n'a retenu mon attention au-delà de la normale. E t j'avoue ne pas partager l'enthousiasme de mon libraire (Gérard Collard).
Mais la photo de couverture ! Quel chef-d'oeuvre ! C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai eu envie de lire le livre. Quel photographe d'un talent au-delà du divin a réussi une harmonie de couleurs aussi féerique ? Je me souviens d'un voyage au Rajahstan (parenthèse : le livre se passe pour l'essentiel à Londres) où le gérant de la Guest House qui avait plusieurs chambres m'a laissée choisir : la chambre que j'ai choisie était exactement dans les couleurs de la photo de couverture, et j'avoue que depuis que j'ai ce livre, je ne me lasse pas de regarder la photo, comme une gamine éblouie par un ensemble magique de couleurs.
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bettyvale
  03 septembre 2015
Le Choix de Goldie. Dire la vérité ou mentir.
Ce roman raconte l histoire de Shona, alias Goldie, qui a grandi dans une famille bengali où sa mère lui a très tôt appris le pouvoir que pouvait donner l art de savoir mentir pour manipuler les autres.
Or Shona a plutôt hérité du côté paternel, première victime de l affreux manège de la mère de Shona.
Semant les mensonges malgré elle, Shona finira par comprendre et faire comprendre à ses fils, deux jumeaux que tout oppose, l importance d être honnête afin de ne pas blesser ceux que l on aime.
Un récit méticuleux où s entremêlent le mensonge et l amour, ainsi que le désir d un monde plus juste face aux traditions que doivent affronter Shona et les siens qui ont décidé de faire une croix sur leur terre natale, le Bangladesh pour écrire leur nouvelle vie en Angleterre.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
MarsupMarsup   15 juin 2011
Henné avait treize ans quand elle fut allègrement offerte en mariage au fils aîné d'une des meilleures familles de Calcutta, mariage qui fut conclu grâce à un audacieux tissu de mensonges, aussi raffiné et impudent que les motifs dorés sur le sari écarlate qu'elle portait le jour de ses noces. Dans sa famille paternelle, on était menteur de profession : commerçants du Bengale, ils avaient amassé leur argent en vendant en secret aux expatriés britanniques condamnés au purgatoire que représentait un poste au sein d'un gouvernement régional dans l'Inde d'avant l'Indépendance des poudres et pommades d'origine douteuse, destinées à soulager leur ennui et leur lassitude. Ces jours bénis s'étaient envolés en même temps que les Anglais quelque dix ans auparavant, mais le père de Henné n'était toujours pas du genre à rater une bonne affaire : sitôt qu'il apprit que la famille Karim - de riches propriétaires terriens de Calcutta au teint exceptionnellement clair - allait visiter les fermes qu'ils possédaient dans les environs de Dhaka, il se lança sans perdre une seconde dans une opération de reconnaissance efficace.
Au départ, son modeste plan avait été de nouer une alliance commerciale, mais il gagna en ambition en découvrant qu'une alliance nettement plus lucrative et durable était peut-être à sa portée. Il apprit que leur fils Rashid, qui préférait qu'on l'appelle Ricky, était en âge de se marier mais qu'il affichait des goûts si singuliers que ses parents, pour leur plus grande frustration, n'avaient pas encore réussi à lui dégotter une épouse. Il avait fait ses études à l'étranger et insistait pour que sa femme fût une personne qu'il pût «aimer», une fille lettrée et de bonne éducation qui partagerait les mêmes centres d'intérêt que lui.
Nadim Rub observa sa fille, têtue et précoce, qui ratait constamment l'école, se montrait insolente à l'égard de ses professeurs et volait les magazines de cinéma de sa tante pour se repaître des photos de stars avec un enthousiasme de petite fille. Elle était suffisamment athlétique pour lui échapper chaque fois qu'il tentait de la battre en punition de ses méfaits, s'enfuyant parfois avec agilité par les toits voisins où il ne pouvait pas la suivre. Elle avait hérité de sa ruse à lui et de la beauté de sa défunte mère. Elle possédait encore une minceur d'adolescente mais sa poitrine s'était assez développée ces derniers temps pour qu'elle puisse passer pour une femme et non une fille. Il lui décrivit son plan.


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LounimaLounima   25 octobre 2012
"Conçue dans le mensonge et née dans la maison d'un menteur, la petite Shona couleur de l'or grandit inévitablement dans l'idée qu'il valait toujours mieux réconforter quelqu'un ou dissimuler quelque chose par un mensonge que le blesser ou le révéler en disant la vérité. Plus tard, quand elle se surprendrait à invoquer des prétextes insensés pour expliquer pourquoi elle rentrait tard du travail, pour complimenter quelqu'un sur sa nouvelle coupe de cheveux, elle se découvrirait incapable de dire si ce besoin de mentir était inné ou si elle l'avait appris, dès le berceau, de sa mère et de son grand-père maternel. Quelle que fût cette origine, naturelle ou culturelle, l'enfance de Shona fut un champ de bataille dont la vérité ne sortit jamais victorieuse, et dont Shona savait fort qu'il était parfaitement illusoire d'attendre une révélation. Ses mensonges formaient une gaze fine, délicate, inextricablement intégrée dans le tissu même de sa vie et chaque jour renouvelée. Elle en avait fait une toile aux mailles si fines et si serrées qu'elle seule savait vraiment ce qui était vrai et ce qui ne l'était pas, et qu'elle parvenait parfois à se tromper elle-même, si bien qu'elle ne s'en souvenait plus." (Gaïa - p.29)
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Jenta3Jenta3   16 juillet 2011
La tâche suivante qui incombait à Ricky le Conquérant et à laquelle il allait s'atteler le jour même, était de faire la cour à sa rose d'Angleterre - quoi qu'il ne pensât même pas le moins du monde à elle comme à une rose : les roses étaient tape-à-l'oeil, prétentieuses, blettes, rougeaudes, et telles les sirènes, ne vous tentaient par les senteurs que pour mieux vous mener sur un lit d'épines. Non, Verity ressemblait à une violette : pâle, timide, aussi délicate qu'un caprice. Et les violettes étaient comme des rêves, disposés sur un chemin étroit, il fallait faire attention où vous posiez les pieds - Ricky savait par expérience qu'au moindre faux pas, on risquait de les écraser
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LolokiliLolokili   16 novembre 2011
La vérité était surcotée ; elle était rarement pure et jamais simple, c’était cela la vraie vérité qu’elle connaissait depuis son enfance.
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litolfflitolff   15 mai 2011
Dans l'agréable étreinte au parfum de café qui s'ensuivit, à ces heures matinales, alors qu'il donnait à Verity ses chocolats à la menthe poivrée favoris, il se dit que tisser un mensonge était comme tisser des fils de chocolat chaud, cela fondait dans la bouche avec douceur et rendait le tout bien plus facile à avaler.
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