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EAN : 9782351780954
322 pages
Éditeur : Gallmeister (01/10/2015)
3.6/5   51 notes
Résumé :
Pour Charlie, ce ne devait être rien d’autre qu’une banale journée de travail à la banque. Pour Hicklin, ce ne devait être qu’un casse de plus. Histoire de se refaire un peu à sa sortie de prison. Pour sa petite amie accro au crack, peu importe, puisque de toute façon rien ne se passe jamais comme prévu. Surtout si, dès le départ, on tente de doubler ses partenaires de la Fraternité aryenne. Et puis pourquoi prendre le jeune guichetier en otage ? Maintenant, combien... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Crossroads
  26 février 2021
J'aime beaucoup la phrase de Duane Swierczynski (mot compte triple, on plie les gaules) en exergue pour qualifier le roman de Peter Farris. le fait de s'annoncer comme un talent majeur sans le faire poliment.
C'est exactement ça, Dernier appel pour les vivants.
Un condensé de violence mal contrôlée qui ferait écho...cho...cho sur près de 320 feuillets.
Un braquo, ça peut tourner mal.
Avec Farris, la banque gentiment visitée se transforme en boucherie Sanzot.
La directrice au tapis, sanguinolent, le tapis, c'est donc au jeune Charlie qu'il échoit le privilège de devenir otage à plein temps.
Et le temps s'avère relativement long lorsque l'on se retrouve en compagnie d'Hicklin, braqueur brutal aux manières aussi rudes que son passé de taulard aryen. Tu seras un bon aryen, mon fils. Et il le fut.
Une galerie de portraits de losers savoureuse.
Un récit rondement mené, ponctué ça et là de méchants coups de lattes histoire de ne pas oublier que l'univers de Grocopain et Groveinard serait plutôt parallèle à celui de l'auteur, Farris déroule un scénario aussi brillant que violent au pays de l'Oncle Sam tout en parvenant à glisser quelques rares moments d'émotion brute dans ce monde semblant voué aux pires tourments.
Gallmeister déçoit peu.
Il ne sera pas dit que ce Dernier appel soit l'exception qui confirme la règle !
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andreas50
  18 octobre 2018
Il n'y a pas de mystère dans la vie de Charlie Colcquitt, pas de surprises, pas d'aventure, pas de petite amie. En fait, sa vie se partage entre l'université, son boulot à temps partiel, sa passion du modélisme, et puis ses visites à sa mère; Mama.
Ce jour, il va prendre son service de trois heures à la banque, la North Georgia Saving & Loans, où il a un emploi de guichetier; il va retrouver sa collègue et responsable Niesha. le responsable financier et le directeur de l'agence sont en vacances.
La banque se trouve à Jubilation County, un patelin en pleine désertification, raison pour laquelle, la clientèle ne se presse pas aux guichets.
Mais l'ennuyeux quotidien de Charlie va tout à coup être bouleversé par l'intrusion foudroyante de Hicklin, ex-taulard psychopathe. Tout se passe en quelques dizaines de secondes. Niesha est abattue à bout portant, les caisses vidées, Charlie emmené vers une planque en pleine brousse.
L'enfer commence pour le jeune homme.
Aussitôt, un appel est transmis à Tommy Lang : vol à main armée avec prise d'otage.
Tommy est le shériff de Jubilation County, mais c'est aussi un homme revenu de tout, divorcé, imbibé.
Voici une mission de trop pour Tommy qui se voit adjoindre l' agent spécial Sally Crews, qui elle, est bien décidée à mener l'enquête tambour battant.
D'autres personnages vont se mettre en chasse. Hickin a anticipé le coup sans en avertir, Flock et Lipscomb, ses petits amis de la Fraternité Aryenne, société secrète qui prône la supériorité de la race blanche avec tout se qui en découle.
C'est le début d'un road-movie d'une violence rare; une course de vitesse entre truands et police; digne d'un scénario d'un film des frères Coen.
Assassinats, viols, torture vont parsemer l'itinéraire sanglant des truands. D'autre part, une étrange relation de complicité va naître entre Hickin le tueur, Hummingbird, sa maîtresse junkie, et le doux Charlie Colquitt, leur captif.
Peter Farris signe un roman plein de bruit et de fureur, de violence extrême, de noirceur et de férocité.
Dès les premières pages, le lecteur est happé, tétanisé. Alors qu'il semble que l'on se dirige vers un roman abouti, réussi; arrivé aux 3/4 du Dernier appel pour les vivants; j'ai eu tout à coup l'impression que l'auteur en a fait assez, qu'il arrive à cours d'imagination. La mayonnaise n'a pas pris. L'édifice se lézarde, l'ennui me gagne. La conclusion est bâclée.
C'est donc un roman en demi-teinte que je n'ai pas trop apprécié. D'autres y verront peut-être un chef-d'oeuvre du noir. Pourquoi pas ?
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JIEMDE
  17 octobre 2015
Un braquage, un otage, une fuite éperdue et une histoire qui ne peut que mal se finir... Bref, du classique. Sauf qu'il y a classique et classique et que là, pour le coup, Peter Farris se montre particulièrement inspiré dans la maîtrise de son sujet.
Pendant un peu plus de 300 pages, nous suivons Hobe Hicklin, ex-taulaurd de longue durée, membre de la Fraternité aryenne ayant eu l'idée saugrenue de doubler ses "frères" pour un dernier braquage lucratif. Et ayant eu l'étonnante inspiration de prendre en otage Charlie, le guichetier, encombrant poids mort dont il n'a pas besoin. Il le sait. Mais il le garde. Une forme d'instinct ?
La fuite sera violente. Très violente, jalonnée d'une vingtaine de cadavres achevés de formes diverses, du petit au gros calibre, de la morsure animale à celle du piège de trappeur. On est dans le noir, dans le vrai. Celui qui ne vous épargne pas les détails.
Mais ce qui reste le plus intéressant dans Dernier appel pour les vivants et qui constitue à mon sens la vraie réussite de Farris, c'est l'étude extrêmement poussée et réussie de ses personnages. Hicklin et Charlie bien sûr, mais aussi Hummingbird, Lucy ou Crew. Et Lang, âme perdue sur une arète fragile, prêt à basculer d'un côté comme de l'autre. En quête d'une introuvable rédemption.
L'écriture de Farris est ardue, exigeante et nécessite que l'on s'accroche. On n'est pas ici dans un classique pageturner, et il faut même parfois savoir s'accrocher dans la première partie (ce que j'ai fait), pour prendre davantage de plaisir dans la deuxième, à mon sens plus réussie. Avec une très belle fin.
Allez, dernier appel pour les vivants et pour les lecteurs qui aiment le noir, bien noir. Précipitez-vous ! Vous ne le regretterez pas !

PS : cette lecture a été faite dans le cadre d'une opération Masse Critique de Babelio, ce qui n'enlève rien à la sincérité de cette critique.
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stokely
  14 juin 2016
Autant j'ai été emballé par le début de cette lecture assez rythmée avec le braquage d'une banque et le kidnapping de Charlie le guichetier. La suite est assez mouvementée également car le braqueur vient de sortir de prison et ses ex-comparses vont vouloir le retrouvé suite à ce braquage sur lequel il les a doublées.
Cependant à la seconde moitié le récit perd de son rythme est devient ennuyeux, il est vrai également que j'ai du mal à lire des romans noirs de plus de 250 pages, au delà de cette limite je trouve toujours que le récit devient plombant.
Ce qui est encourageant c'est qu'il s'agit du premier roman de l'auteur qui est donc un auteur à suivre. Une lecture en demi-teinte donc me concernant malgré une profonde sympathie pour le personnage de Charlie tout du long du récit, et au final Charlier a -t-il vraiment été choisi par hasard?
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strummer
  07 octobre 2015
Roman reçu dans le cadre de Masse Critique. C'est le 1er polar de cet auteur réunissant tous les ingrédients du genre, un membre de la fratrie aryenne effectue un braquage dans une banque et s'enfuit avec le magot en prenant avec lui un otage. Seul problème ces "potes" de la fratrie aryenne n'étaient pas au courant qu'il n'allait pas les convier au partage du butin.
Ça se passe en Géorgie, il fait chaud, le temps est à l'orage.
Belle galerie de personnage errant dans l'alcoolisme, la survie à la petite semaine, le récit est classique alternant les points de vue des différents protagonistes.
Le tour de force de ce premier polar c'est l'extrême richesse des situations rencontrées, il y a une scène hallucinante dans une église remplie de dévots et de serpents à sonnette, des gunfights très bien rendus.
Un polar de bonne facture, avec un petit syndrome de Stockholm en plus, des incursions dans l'univers carcéral et des cliffhangers saisissant, c'est hautement recommandable, l'écriture est nerveuse, vraiment un bon moment de lecture.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   04 octobre 2015
Les détenus comprennent l'amour, le sexe, le pouvoir, la peur et la mort mieux que la plupart des gens. Ces sentiments sont distillés au sein d'une prison. Deviennent plus intenses. J'ai vu de l'amour entre deux détenus aussi fort que dans n'importe quel couple marié... vu de la peur sortir d'une personne comme de la vapeur. Regardé des hommes mourir avec un gros regard mauvais dans les yeux.
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encoredunoirencoredunoir   23 novembre 2015
-Un sacré foutoir qu’on a là, Tom, commença-t-il. Ça faisait un bail qu’on n’avait pas eu une chose pareille.1991 ?
-1994. Bordel, je m’étais tellement habitué aux combats de chiens et aux labos de meth que j’avais oublié qu’il y a encore des gens qui braquent des banques, répondit Lang.
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strummerstrummer   03 octobre 2015
- C'est un excellent surnom, continua Hicklin.Les surnoms, je connais ça. Ils te résument mieux que n'importe quelle déclaration d'impôts ou n' importe quel permis de conduire ou n'importe quel formulaire médical.
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strummerstrummer   06 octobre 2015
-ALORS, elle était comment, ma mère ?
- Comme moi, j'imagine, dit Hicklin.Jeune. Pauvre. Naïve. C'est la sainte trinité des emmerdes.
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Videos de Peter Farris (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter Farris
A l'occasion du salon "Le livre sur la place" à Nancy, rencontre avec Peter Farris autour de son ouvrage "Les mangeurs d'argile" aux éditions Gallmeister. Rentrée littéraire Septembre 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2341369/peter-farris-les-mangeurs-d-argile
Notes de musique : Youtube Audio Library
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