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EAN : 9782351780954
322 pages
Gallmeister (01/10/2015)
3.53/5   70 notes
Résumé :
Pour Charlie, ce ne devait être rien d’autre qu’une banale journée de travail à la banque. Pour Hicklin, ce ne devait être qu’un casse de plus. Histoire de se refaire un peu à sa sortie de prison. Pour sa petite amie accro au crack, peu importe, puisque de toute façon rien ne se passe jamais comme prévu. Surtout si, dès le départ, on tente de doubler ses partenaires de la Fraternité aryenne. Et puis pourquoi prendre le jeune guichetier en otage ? Maintenant, combien... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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J'aime beaucoup la phrase de Duane Swierczynski (mot compte triple, on plie les gaules) en exergue pour qualifier le roman de Peter Farris. le fait de s'annoncer comme un talent majeur sans le faire poliment.

C'est exactement ça, Dernier appel pour les vivants.
Un condensé de violence mal contrôlée qui ferait écho...cho...cho sur près de 320 feuillets.

Un braquo, ça peut tourner mal.
Avec Farris, la banque gentiment visitée se transforme en boucherie Sanzot.
La directrice au tapis, sanguinolent, le tapis, c'est donc au jeune Charlie qu'il échoit le privilège de devenir otage à plein temps.
Et le temps s'avère relativement long lorsque l'on se retrouve en compagnie d'Hicklin, braqueur brutal aux manières aussi rudes que son passé de taulard aryen. Tu seras un bon aryen, mon fils. Et il le fut.

Une galerie de portraits de losers savoureuse.
Un récit rondement mené, ponctué ça et là de méchants coups de lattes histoire de ne pas oublier que l'univers de Grocopain et Groveinard serait plutôt parallèle à celui de l'auteur, Farris déroule un scénario aussi brillant que violent au pays de l'Oncle Sam tout en parvenant à glisser quelques rares moments d'émotion brute dans ce monde semblant voué aux pires tourments.

Gallmeister déçoit peu.
Il ne sera pas dit que ce Dernier appel soit l'exception qui confirme la règle !
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C'est pas vraiment la joie à Jubilation County. Des labos de meth qui poussent comme des champignons, des braquages organisés depuis les prisons par des gangs aryens, des ex-taulards en goguette, des illuminés mystiques qui testent leur foi en faisant joujou avec des serpents, un bon paquet d'habitants qui abusent de la bibine… Bref, l'ambiance n'est pas vraiment celle du paradis sur terre.
Hicklin, un dur de dur tout juste sorti de prison, braque une banque. Il tue une des employés et prend Charlie, un jeune homme pas comme les autres, solitaire et en marge, en otage. Les flics sont sur le coup bien sûr mais il n'y a pas qu'eux. Hicklin a doublé ses copains de la confrérie aryenne et eux aussi se lancent à sa poursuite et ce ne sont pas des tendres.

Je ne connaissais pas Peter Farris avant de me lancer dans ce « dernier appel pour les vivants ». Et pour cause, il s'agissait là de son premier roman et depuis, il n'en a publié que peu. C'est le titre, la couverture et le fait qu'il soit publié chez Gallmeister qui m'ont incitée à m'y intéresser. Bonne surprise pour cette lecture.

Avec « Dernier appel pour les vivants », Farris propose un roman globalement très réussi. L'intrigue est très bien menée, savamment construite et le récit est vraiment addictif. le bouquin se lit tout seul tant on a envie de savoir ce qui va se passer. Les passages entre les différentes temporalités sont très bien gérés et témoignent d'une véritable maîtrise narrative. L'écriture est vraiment chouette également. Alternant phrases courtes, incisives et brutales comme des pains dans la gueule, et phrases plus longues lors de passages descriptifs vraiment bien écrits avec un sens de la comparaison remarquable, Farris fait preuve d'un réel talent d'auteur avec un style personnel. L'ambiance instaurée par l'auteur est tout aussi remarquable. Par moment, ça m'a rappelé la noirceur du « diable tout le temps » de Pollock, la comparaison est flatteuse. Pour autant, Farris n'est pas un imitateur, dans le registre du néo-noir, il développe un univers bien à lui.
Il m'a tout de même manqué un petit truc pour être totalement enthousiaste : un personnage auquel me rattacher. Les personnages imaginés par Farris sont tous remarquablement caractérisés, ils ont de l'épaisseur, ils existent. Mais, il est difficile de s'attacher profondément à l'un d'eux pour s'y accrocher. Même le flic Lang, le protagoniste le plus positif du roman, n'a pas réussi à instaurer cette connexion affective avec moi. Même si l'histoire de Hicklin et Charlie est pleine d'émotion, je n'ai pas réussi non plus à me sentir une connivence affective avec eux, peut-être qu'Hicklin était trop dur et Charlie trop étrange… Je ne sais pas, habituellement ce n'est pas le genre de choses qui m'empêchent de m'attacher émotionnellement à un personnage mais là je n'ai pas ressenti ce lien entre eux et moi, je n'ai pas pu me raccrocher à eux, même si je suivais leurs aventures avec passion. Parfois, les choses tiennent à des petits riens qu'on ne s'explique même pas.

Je ne suis pas passée loin du coup de coeur avec « dernier appel pour les vivants », un excellent bouquin prenant, bien écrit et qui ravira les amateurs de néo-noir. En tout cas, je vais m'intéresser aux autres romans de Farris.
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Un braquage, un otage, une fuite éperdue et une histoire qui ne peut que mal se finir... Bref, du classique. Sauf qu'il y a classique et classique et que là, pour le coup, Peter Farris se montre particulièrement inspiré dans la maîtrise de son sujet.

Pendant un peu plus de 300 pages, nous suivons Hobe Hicklin, ex-taulaurd de longue durée, membre de la Fraternité aryenne ayant eu l'idée saugrenue de doubler ses "frères" pour un dernier braquage lucratif. Et ayant eu l'étonnante inspiration de prendre en otage Charlie, le guichetier, encombrant poids mort dont il n'a pas besoin. Il le sait. Mais il le garde. Une forme d'instinct ?

La fuite sera violente. Très violente, jalonnée d'une vingtaine de cadavres achevés de formes diverses, du petit au gros calibre, de la morsure animale à celle du piège de trappeur. On est dans le noir, dans le vrai. Celui qui ne vous épargne pas les détails.

Mais ce qui reste le plus intéressant dans Dernier appel pour les vivants et qui constitue à mon sens la vraie réussite de Farris, c'est l'étude extrêmement poussée et réussie de ses personnages. Hicklin et Charlie bien sûr, mais aussi Hummingbird, Lucy ou Crew. Et Lang, âme perdue sur une arète fragile, prêt à basculer d'un côté comme de l'autre. En quête d'une introuvable rédemption.

L'écriture de Farris est ardue, exigeante et nécessite que l'on s'accroche. On n'est pas ici dans un classique pageturner, et il faut même parfois savoir s'accrocher dans la première partie (ce que j'ai fait), pour prendre davantage de plaisir dans la deuxième, à mon sens plus réussie. Avec une très belle fin.

Allez, dernier appel pour les vivants et pour les lecteurs qui aiment le noir, bien noir. Précipitez-vous ! Vous ne le regretterez pas !


PS : cette lecture a été faite dans le cadre d'une opération Masse Critique de Babelio, ce qui n'enlève rien à la sincérité de cette critique.
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Jubilation County, 6h00 du matin, un braquage démarre, l'action s'achèvera à la dernière page !
Il y a le braqueur Hicklin sorti de prison et membre des suprémacistes, son otage Charlie, étudiant geek passionné d'aérospatial, une mère au passé sombre, un shérif perturbé, une petite amie accro au crack, deux membres de la fraternité aryenne extrêmement violents. Un mélange qui nous donne une lecture truffée de rebondissements, de coïncidences, de violences !

Il y a réellement tous les ingrédients du bon roman noir américain mais, pour ma part, certains sujets ne sont pas assez exploités et on rencontre parfois une écriture biscornue. C'est un premier roman assez prometteur de Peter Farris publié par Gallmeister. Je pense que l'auteur mérite que l'on s'accroche, je vais creuser avec un roman plus récent.
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Roman reçu dans le cadre de Masse Critique. C'est le 1er polar de cet auteur réunissant tous les ingrédients du genre, un membre de la fratrie aryenne effectue un braquage dans une banque et s'enfuit avec le magot en prenant avec lui un otage. Seul problème ces "potes" de la fratrie aryenne n'étaient pas au courant qu'il n'allait pas les convier au partage du butin.

Ça se passe en Géorgie, il fait chaud, le temps est à l'orage.
Belle galerie de personnage errant dans l'alcoolisme, la survie à la petite semaine, le récit est classique alternant les points de vue des différents protagonistes.

Le tour de force de ce premier polar c'est l'extrême richesse des situations rencontrées, il y a une scène hallucinante dans une église remplie de dévots et de serpents à sonnette, des gunfights très bien rendus.

Un polar de bonne facture, avec un petit syndrome de Stockholm en plus, des incursions dans l'univers carcéral et des cliffhangers saisissant, c'est hautement recommandable, l'écriture est nerveuse, vraiment un bon moment de lecture.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Les détenus comprennent l'amour, le sexe, le pouvoir, la peur et la mort mieux que la plupart des gens. Ces sentiments sont distillés au sein d'une prison. Deviennent plus intenses. J'ai vu de l'amour entre deux détenus aussi fort que dans n'importe quel couple marié... vu de la peur sortir d'une personne comme de la vapeur. Regardé des hommes mourir avec un gros regard mauvais dans les yeux.
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-Un sacré foutoir qu’on a là, Tom, commença-t-il. Ça faisait un bail qu’on n’avait pas eu une chose pareille.1991 ?
-1994. Bordel, je m’étais tellement habitué aux combats de chiens et aux labos de meth que j’avais oublié qu’il y a encore des gens qui braquent des banques, répondit Lang.
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- C'est un excellent surnom, continua Hicklin.Les surnoms, je connais ça. Ils te résument mieux que n'importe quelle déclaration d'impôts ou n' importe quel permis de conduire ou n'importe quel formulaire médical.
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-ALORS, elle était comment, ma mère ?
- Comme moi, j'imagine, dit Hicklin.Jeune. Pauvre. Naïve. C'est la sainte trinité des emmerdes.
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Il n'avait pas fait attention, une absence qu'il remarquait de plus en plus, en particulier quand il conduisait. Son esprit dangereusement à la dérive, des minutes de sa vie disparaissant sans le moindre souvenir. Le temps perdu s'accumulait.
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Videos de Peter Farris (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter Farris
Nous sommes ravis de vous annoncer que Mélissa rejoint l'équipe des éditions Gallmeister ! En attendant de pouvoir vous rencontrer, elle vous présente avec Thibault deux nouveautés du mois de mars : Écoutez-moi jusqu'à la fin de Tess Gunty, récompensé du prestigieux National Book Award, et le Présage de Peter Farris.
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