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ISBN : 2404010115
Éditeur : Gallmeister (07/03/2019)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 89 notes)
Résumé :
En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées régi par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  11 juillet 2017
La petite pute et le vieux bootlegger ...ou comment trouver de la tendresse dans un monde de brutes.
Pas de doute, Peter Farris sait y faire pour planter le décor et il est désespérant, ce décor : un véritable diaporama de scènes de film noir.
Je suis toujours très sensible au contexte visuel dans un roman, me projetant aisément des images en Technicolor. Ici le ton, sec et brut, est très efficace pour imaginer des comtés de Géorgie (USA) entre campagnes isolées et quartiers citadins en faillite. Mais la plume sait aussi se faire lyrique pour décrire les forêts denses, les marais putrides et les grottes des territoires immenses de la région d'Atlanta.
Le pitch est assez prévisible mais, avec ses personnages attachants, cette histoire tient la route: La chasse à la fille peut commencer dans une atmosphère digne du film Délivrance*.
Des hommes de mains décervelés mais surarmés, des mafieux implacables, des édiles municipaux pourris et "accros" au sexe, drogues et pouvoir, des flics ripoux, des bouseux marginaux et excentriques, des petites prostituées consommables-jetables.
Tout un petit monde ne connaissant que sa propre loi.
Vous secouez le tout en ajoutant une dose de nature sauvage et souvent inhospitalière avec moustiques, mouches et alligators dans la chaleur d'étuve du Sud.
Je referme conquise ce thriller nerveux dans la ruralité américaine contemporaine. Encore une excellente production des éditions Gallmeister, spécialistes incontestées de la littérature des grands espaces naturels.
*John Boorman 1972
Sélection Policier du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018
Rentrée Littéraire 2017
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sabine59
  02 novembre 2018
Belle surprise que ce deuxième roman de Peter Farris !
Géorgie du Sud. Ses marécages, sa chaleur saturée de mouches, ses tatous abimant les voitures, ses coyotes. Et attention aux crocodiles qui vous attrapent la jambe, aux serpents qui glissent à vos pieds! Dans un terrain isolé au coeur de la forêt vit Léonard, ancien trafiquant d'alcool, vu comme un fou, lui qui emmène partout un mannequin, figurant sa femme, Marjean. Partie? Morte?
Et voilà que débarque soudain une toute jeune prostituée, Maya, et à ses trousses, deux tueurs! Léonard va se prendre d'affection pour cette fille meurtrie et jouer les justiciers...
Mais on se doute que les choses n'en resteront pas là. Maya sait trop de choses, notamment sur le Maire, son client attitré... Vivante, elle est très gênante...
Dans un style brut et efficace, mais coloré de poésie quand il s'agit de décrire la nature sauvage, l'auteur nous offre une chasse à la femme faite de violence et de cruauté inouïe. Il met l'accent sur toutes les manigances politiques, les agissements des gangs, les réseaux de prostitution, la brutalité et la corruption au quotidien. Un portrait acéré et juste de l'Amérique actuelle. Et une magnifique et improbable amitié, qui m'a touché le coeur.
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Renod
  20 avril 2019
Etat de Géorgie, comté de Trickum. le décor pourrait être celui d'un film d'horreur : une ferme isolée dans la cambrousse posée sur la rive d'un étang peuplé d'alligators. Face à la bâtisse, une douzaine d'épouvantails ont été crucifiés dans un pâturage. Derrière une fenêtre du rez-de-chaussée, un mannequin installé dans un fauteuil à bascule semble scruter l'horizon de ses yeux ternes. Cette ferme, c'est le domaine de Leonard Moye, qui y vit en ermite. Seuls les chats y sont les bienvenus ; personne ne se risque à lui rendre visite. Mais une nuit, une fugitive pourchassée par deux tueurs échoue sur ses terres. Maya a échappé à la surveillance des proxénètes qui devaient l'exécuter et a trouvé refuge chez Leonard. Tout oppose le vieil homme coriace et la prostituée ingénue. Ce rapprochement improbable va ouvrir la voie à une possible rédemption. Mais avant, il faut lutter pour survivre.
Peter Farris a assemblé tous les ingrédients connus d'un excellent roman noir : un bootlegger acariâtre, un comté rural et bondieusard, des «white trash» du Sud profond, des politiciens véreux et des policiers corrompus. Ajoutez à tout cela les épices de la violence et de la criminalité (drogue, blanchiment, prostitution).Et pour corser le tout, le roman est placé dans un cadre naturel hors-norme, que l'auteur compose à merveille : paysage, faune et flore de la Géorgie. Tout est parfaitement dosé et passe allègrement grâce à une écriture fluide et à un rythme endiablé. Un roman noir comme je les aime.
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Franckync
  15 août 2017
Titre : le diable en personne
Année : 2017
Editeur : Gallmeister
Auteur : Peter Farris
Résumé : Georgie du sud, au milieu de nulle part. Maya est enfermée dans un coffre et roule vers une mort certaine. Prostitué par un caïd local depuis son plus jeune âge, elle a le malheur d'être devenu la favorite d'un homme influent ce qui fait d'elle un témoin à abattre. Léonard Moye vit seul reclus dans sa maison au beau milieu d'une nature hostile. Lorsqu'il perçoit l'arrivée d'une voiture inconnue, l'homme que l'on prend pour un fou, n'hésite pas une seconde et se saisit d'une arme afin d'aller à la rencontre des intrus qui se sont engagés sur ses terres sans autorisation.
Mon humble avis : En règle générale je suis assez friand des bouquins édités par Gallmeister. Spécialiste du nature writing, des polars américains et des grands espaces j'ai rarement été déçu par cet éditeur qui m'a permis de découvrir des auteurs tels que Graig Johnson, David van ou James Crumley. C'est donc avec un plaisir certain que je m'attaquais à la lecture de ce court polar qu'on disait nerveux et addictif. Les premières pages me confortaient dans cette opinion : j'étais en territoire connu, Gallmeister nous aura encore gratifié d'un roman puissant et tout à fait dans le style que j'affectionne particulièrement. Farris est un auteur talentueux, à n'en point douter, l'ambiance qui règne dans ce diable en personne est pesante, lourde. Nous sommes ici dans une région rurale où l'on touche du doigt l'envers du rêve américain, la nature est hostile et les personnages de ce roman sont aussi frustres et sauvages que le décor qui les entoure. le style de l'auteur est parfois lyrique lorsqu'il dépeint la nature mais toujours direct et brut lorsque la narration se rapproche de l'humain. Sur un sujet balisé et somme toute plutôt banal, Farris parvient à passionner son lecteur grâce à un talent certain pour installer une ambiance et dépeindre une galerie de personnages pervers, jusqu'au-boutistes et d'autres plus nuancés. Sans surprise le récit se déroule à un rythme soutenu, marqué par des scènes d'action plutôt réussies ( pas mes scènes préférées néanmoins ) et d'autres scènes plus intimistes où l'on apprend à connaître et à entrer en empathie avec les deux personnages principaux de ce polar sec et sans fioritures. Oui Farris va à l'essentiel : les cadavres s'accumulent et le sang coule à flot dans ces marécages de Georgie du sud et ce pour le plus grand plaisir du lecteur que je suis. Par certains aspects ce polar m'a rappelé un film formidable : White Lightin du génial Dominic Murphy sorti en 2008 et passé complètement inaperçu. Farris dépeint à merveille cette Amérique laissée pour compte, gangrénée par la violence, la pauvreté et la corruption. C'est à mon humble avis fort, rude et passionnant de bout en bout. Encore une belle réussite chez Gallmeister. 
J'achète ? : Oui sans aucune hésitation. Si comme moi tu es passionné par les polars authentiques, témoins d'une réalité sans concession tu ne pourras que dévorer ce court roman de Peter Farris.
Lien : http://francksbooks.wordpres..
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Stockard
  15 janvier 2018
Dans la famille des amitiés improbables qui se révèlent toujours les plus solides, je voudrais Leonard le vieux bouilleur de cru qui vit avec une armée de chats et un mannequin de couture, et Maya, jeune fille dressée à assouvir les pulsions les plus cradingues des nantis de la région, du riche homme d'affaire jusqu'au maire de la ville.
Ces deux-là, qui n'ont en commun que leur marginalité, n'auraient jamais dû se croiser, Leonard n'ayant aucune disposition particulière pour les relations avec ce qui pourrait être sa petite fille et Maya, n'allant que là où elle est louée, n'aurait certainement jamais mis les pieds sur la propriété de cet ancien bootlegger qui ne permet de toute façon à personne de fouler son terrain sans sa permission expresse. Mais Maya a entendu les confidences sur l'oreiller du taulier de l'hôtel de ville et serait capable, si elle décidait de l'ouvrir, de mettre à mal tout le système de criminalité en col blanc du district et ça pourrait bien remonter très loin alors inutile de prendre le moindre risque, Maya doit débarrasser le plancher et quel meilleur endroit qu'un coin isolé de cambrousse pour régler définitivement la sale habitude qu'elle a de respirer ?
Et si le plan Faire-taire-la-poule-du-maire n'aurait dû être qu'une simple formalité, c'était sans compter sur Leonard Moye qui, tout misanthrope qu'il est, apprécie moyennement que des malabars armés jusqu'aux dents s'en prennent à une petite nana sans défense, chez lui et sans son consentement en plus, non mais on croit rêver !
Peter Farris a des influences, on peut pas nier. Il ne les pompe pas, non, mais on les perçoit bien en filigrane, d'ailleurs il le dit lui-même, parmi ses écrivains fétiches on trouve comme ça dans le désordre : Harry Crews (Farris a un goût indiscutable, et je le dis en toute objectivité, si !), Dorothy Allison, Larry Brown, Flannery O'Connor, Rick Bass, pour ne citer qu'eux. Et c'est vrai, tout est là : du trash, de l'Amérique profonde, un soupçon de ferveur religieuse, du sudiste mal dégrossi et hop, on plante le tout à Plouc-City qu'ici Peter Farris à choisi de renommer Trickum County, pour la discrétion.
And the rest is history, la recette classique du polar noir bien serré mais qui rate rarement sa cible, un livre qui ne s'impose pas trop de limites et malgré des personnages parfois un poil caricaturaux (maire pourri jusqu'à la moelle, mercenaires et dealers en guise de gardes du corps, vieil ermite détestant la terre entière mais qui, à la première occasion, se révèle être un pied tendre...) ça n'en reste pas moins un bon Gallmeister qu'on lit avec un petit sourire gras et jubilatoire. Pourquoi s'en priver ?
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critiques presse (2)
Culturebox   10 novembre 2017
Un polar haletant, qui pointe aussi les dérives d'une société américaine dominée par les rapports de force et la violence.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LePoint   15 septembre 2017
Un psychopathe, une fille paumée et un mafioso : Peter Farris brosse une triplette infernale dans « Le diable en personne ».
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   20 avril 2019
Le paysage était plat et sans intérêt. Ils quittèrent l’Interstate, les comtés se fondaient les uns dans les autres, une géographie en perpétuelle répétition. Même les routes avaient des noms de solitaires, se dit Lambert. (...) D’autres routes portaient un simple numéro – 216, County Line 36 –, suggérant que les investisseurs s’étaient désistés ou avaient simplement manqué d’imagination. Les longues étendues de routes de campagne étaient ponctuées par des villes aux résonances bibliques – Egypt, Herod, Meggido, Damascus – dont les rues étaient désertées comme si tous les croyants venaient juste de monter au ciel pour l’Enlèvement des chrétiens. Lambert imagina les trottoirs jonchés de vêtements. (...), tous avec leur Seigneur, le monde soudainement beaucoup moins peuplé, les autres abandonnés à leurs usages païens, au viol et au cannibalisme généralisé, aux insultes proférées au ciel avec des fémurs en lieu de gourdins, aux verres levés à la lune ensanglantée.
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StockardStockard   09 janvier 2018
Maya réalisa que c'étaient toujours les "normaux" qui représentaient le plus grand danger, des nantis qui régnaient sur l'univers avec cette idée perverse que tout leur était dû. Avocats et cadres, conseillers municipaux, acteurs et athlètes épris de leur reflet dans le miroir. Maya ne connaissait pas le mot sociopathe, mais elle savait que c'étaient ces types-là qui s'en sortaient le mieux dans la vie et qui portaient les secrets les plus sombres, les plus lourds.
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RenodRenod   15 avril 2019
Sa mère avait porté une douzaine d’enfants, de presque autant de pères différents. Elle était libertine et toxico. L’essentiel de sa progéniture lui avait été retirée, élevée par l’État de Géorgie pour mieux venir grossir les rangs du pénitencier local.
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RenodRenod   15 avril 2019
Prance était un vieil inspecteur libidineux avec le cœur fragile et un problème d’alcool. Il fumait deux paquets par jour et avait la déontologie d’un urinoir dans des toilettes de femmes. L’essentiel de son revenu partait en pension alimentaire, le reste en billets de loterie. Il était connu par la plupart de ses pairs comme un parfait connard.
À part ça, c’était un bonheur de travailler avec lui.
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StockardStockard   07 janvier 2018
Leonard détestait la ville, aussi bien en tant qu'abstraction qu'en tant que réalité. Plutôt boire de l'eau de vaisselle croupie qu'aller là-bas. Il y avait des gens en ville.
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