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ISBN : 2351782089
Éditeur : Gallmeister (22/08/2019)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 7 notes)
Résumé :
À quatorze ans, Jesse Pelham vient de perdre son père à la suite d’une chute mortelle dans le vaste domaine de Géorgie qui appartient à sa famille depuis des générations. Accablé, il va errer dans les bois et se rend sur les lieux du drame. Là, il fait la rencontre de Billy, un vagabond affamé traqué depuis des années par le FBI. Une troublante amitié naît alors entre cet homme au passé meurtrier et le jeune garçon solitaire. Mais lorsque Billy révèle à Jesse les ci... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Kirzy
  30 août 2019
°°° Rentrée littéraire 2019 #11 °°°
Tous les codes du roman noir rural sont présents:
une terre riche en kaolin ( l'argile du titre ) qui attise les convoitises
la mort d'un « gentil » père de famille, amoureux de la nature, de son domaine forestier de Georgie, dont l'assassinat est maquillé en accident
un shérif ripoux absolument odieux
une mafia locale qui tire les ficelles
un prédicateur évangéliste cynique et tordu
une femme vénale
un terroriste traquée par le FBI.
Beaucoup de salopards, peu de lueurs d'humanité mais un duo très attachant : celui formé par Jesse, 14ans, fils de l'assassiné et Billy, vétéran de l'Irak, vagabond au passé meurtrier qui fuit la justice. J'aurais aimé que la naissance de leur amitié soit bien plus étoffée mais il y a tellement de pistes dans ce roman très sombre de seulement 300 pages que cette relation est juste effleurée, alors que c'est elle qui donnait lieu aux plus belles scènes et qui permettait de s'échapper du roman noir classique pour quelque chose de plus profond.
L'intrigue avance avec fluidité mais voilà, j'ai eu tout au long de la lecture une impression de déjà lu et vu. Surtout, tout est archi prévisible et trop tôt. Ce n'est pas forcément gênant de comprendre les ressorts d'un meurtre et découvrir l'identité des coupables précocement. Mais alors, il faut que les archétypes soient explosés et que l'atmosphère se fasse surprenante, non linéaire. Je me suis un peu ennuyée du coup.
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BillDOE
  06 septembre 2019
De même que l'on dit à un gamin : « Va ranger ta chambre ! », j'ai envie de dire à Peter Farris : « Va ranger ton roman ! ». J'avais lu « le diable en personne » de cet auteur et je m'étais dit à l'époque qu'un nouveau talent du roman noir était né. Les retrouvailles ne sont pas aussi enthousiastes avec cette histoire. Certes Peter Farris ne nous déçoit pas avec cette facétieuse brochette de personnages sortis d'on ne sait où. Je cite : « Après avoir assassiné Sasser, Kirbo rentra chez lui, étrangla sa femme et fit sa valise ». Il faut savoir que Kirbo est le sheriff du bled où se passe l'histoire et il n'a, à aucun moment, la moindre raison de la tuer. Drôle, non ? C'est pour ce genre de situation que c'est un régal que de lire Peter Farris. Comme son personnage, il est capable du pire comme du meilleur. (Le pire étant de faire sa valise, le meilleur d'étrangler sa femme… N'est-ce pas ? Non, je déconne… Je vais encore avoir des problèmes).
Mais les passages du passé au présent, sans prévenir, n'avantagent pas du tout la lecture. L'auteur donne l'impression d'avoir bâclé sa rédaction ou de nous avoir rendu juste une ébauche. C'est comme dans la recette de la blanquette, si tu ne fais pas la liaison de la sauce, le résultat est très moyen. Ici il manque ce lien. Dommage.
J'attends le prochain roman de Peter Farris avec impatience pour savoir si on a eu droit à un écart de conduite ou si le talent s'est évaporé.
A lire si tu as déjà lu « le diable en personne », au moins tu auras déjà eu un aperçu de quoi est capable Peter Farris quand il s'en donne la peine.
Traduction d'Anatole Pons.
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Lexx54000
  01 septembre 2019
Les Mangeurs d'argile raconte l'histoire de Jesse Pelham, quatorze ans, qui perd son père d'une chute mortelle. Affecté par la douleur, Jesse doit vivre avec sa belle mère, sa demi-soeur, et son oncle. Jesse erre dans les bois et la campagne de son domaine privé jusqu'à rencontrer Billy, un vagabond, traqué par le FBI depuis des années, à la suite d'un "attentat".
Une amitié se crée entre Jesse et Billy. Celui-ci va lui révéler des éléments troublants sur la mort de son père dans laquelle son oncle Carroll, grand prédicateur évangéliste, cynique, charismatique et surtout manipulateur, est sûrement impliqué. Mais, au juste quel est le rôle de Billy dans cette macabre histoire ?
Pas de doute, Peter Farris sait y faire pour planter le décor. Dans ce grand domaine du sud de la Georgie aux Etats-Unis, chaleur, marécage, forêt, village hantée, animaux sauvages et argiles sont les images de son nouveau roman. Dans un style efficace, brut, teinté de suspense, l'auteur met en scène une véritable chasse à l'homme. L'accent est mis sur les manipulations politiques et la corruption, les agissements d'un prédicateur avare, et les « PTSD », ces troubles psychologiques souvent irréparables des vétérans.
Je ne suis pas habitué à lire des romans noirs, et pourtant, je me suis laissé emporter dans les pages de ce thriller psychologique. Peter Farris brosse les portraits de ses personnages principaux mais aussi secondaires, à hauteur d'homme, révélant leurs secrets, leurs failles, leurs ambitions, goutte à goutte, avec des flashback totalement réussi qui viennent entrecouper le récit.
Les Mangeurs d'argile est un véritable polar américain, authentique, témoin d'une réalité de la vie américaine, porteur d'un souffle d'espoir, ce qui n'est pas rien !
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encoredunoir
  22 août 2019
Richie Pelham est le propriétaire de près de 800 hectares de pâturages et de bois de Trickum County, en Géorgie. Collines et vallons sont giboyeux et Richie Pelham aime à y chasser le cerf. Veuf et remarié à Grace, soeur du pasteur itinérant Carroll Crine, il a deux enfants : la petite Abbie-Lee née de son second lit et Jesse qui va bientôt avoir quatorze ans. C'est à l'occasion de cet anniversaire que Richie a décidé de bâtir un affut de chasse pour son fils. Mais la surprise tourne au drame lorsque, oeuvrant aux derniers préparatifs de cette construction, Richie fait une chute mortelle. Celle-ci n'a rien d'un accident. Un homme le sait : Billy, vétéran de la guerre en Irak et en cavale après un attentat contre un bâtiment fédéral, qui se cache sur les terres de Pelham a vu un homme saboter l'échelle de l'affut. Orphelin, Jesse se trouve confronté à sa belle-mère et à son oncle, décidés à mettre la main sur la propriété et les réserves de kaolin de son sous-sol mais va trouver en Billy un allié.
Comme dans ses deux romans précédents, Peter Farris prend un plaisir évident à raconter une histoire dont les fils se croisent, s'entremêlent, et dans laquelle on se laisse volontiers entraîner à sa suite. Si l'on a déjà lu Farris et même, plus largement, si l'on s'est déjà confronté à une partie de la production de ce que l'on a appelé le « rural noir », on ne sera guère surpris : ni par les décors, ni par les personnages, ni par l'intrigue. le lecteur en quête d'un récit loin des archétypes du genre ou qui les subvertit n'y trouvera sans doute pas son compte. Celui qui a envie de se plonger dans un roman de genre assumé et construit dans les règles de l'art ne sera pas déçu.
Tout y est en effet : un décor naturel dans lequel on s'immerge rapidement et auquel Peter Farris confère un soupçon de mystère qui le fait parfois flirter avec le surnaturel, des personnages de méchants tordus et manipulateurs au point d'en arriver à se trahir entre eux, un héros positif, Jesse, qui grandit dans la douleur, et un autre plus ambigu, Billy, en quête de rédemption. Autour de tout cela, des flics corrompus et d'autres bien décidés à faire leur travail.
Le tout donne un roman très efficace et une histoire menée tambour battant, ce qui permet aussi de passer vite sur de légères incohérences ou des personnages un brin caricaturaux, mais c'est aussi la loi du genre et Peter Farris semble l'assumer sans problème. Ponctué, comme les précédents romans de Farris par quelques scènes saisissantes, Les mangeurs d'argile se lit d'une traite avec le même plaisir que l'on a à regarder une série B de qualité. Une friandise.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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critiques presse (1)
LeSoir   10 septembre 2019
Des personnages complexes, attachants ou répugnants, une intrigue rythmée : Peter Farris livre un nouveau roman puissant et cruel dans une Géorgie étouffante.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
sonfiljuliesuitsonfiljuliesuit   29 juillet 2019
Il leva son genou gauche et tendit la main vers le dernier barreau, qui céda brusquement, un craquement sonore résonnant comme un coup de fusil dans la forêt.
Pelham contempla le fragment de bois dans sa main avec un mélange d’incrédulité et d’effroi tandis qu’il sentait son corps partir en arrière.
Quand il réalisa ce qui se passait, il était trop tard. Il agita les bras pour se rattraper. Leva les yeux vers les cimes et vit le bleu des cieux, la lumière du soleil et un corbeau en vol qui poussait un croassement rauque. Puis un tourbillon stroboscopique de souvenirs, son père pointant l’horizon au milieu des champs, sa mère dans son fauteuil favori avec un livre sur les genoux, lui et Vandy pêchant depuis la berge…
… Jusqu’à Jesse, encore enfant, qui l’appelait en ramassant des cailloux dans le jardin, et les sanglots de Grâce quand l’infirmière mettait Abbie Lee dans ses bras.
Puis il vit la mère de Jesse qui lui hurlait des méchancetés, le regard brûlant de colère, et un flot de cauchemars refit surface avec une bourrasque cristalline de regrets et de chagrins qui s’engouffra dans sa tête avant que son corps ne touche le sol.
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mailys_babeliomailys_babelio   11 juillet 2019
L'homme filiforme leva le camp et commença à descendre de la montagne. Il comptait ses pas, progressant de mémoire jusqu'à un éperon qui surplombait la ville dans le clair de lune. Il s'arrêta pour se reposer, souffla dans ses mains pour les réchauffer. Il remonta son col et repris sa marche.
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Video de Peter Farris (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter Farris
Quels livres offrir à Noël ? Ma Librairie à Lons-le-Saunier - lecteurs.com .Ce Noël, que peut-on offrir à un fou de polar, un enfant de 8-12 ans, un amateur de littérature française, un passionné de littérature étrangère ou encore un fan de mangas ? Pour le savoir, nous nous sommes rendus dans le Jura, à Lons-le-Saunier, à la rencontre de Valérie Simonnot de la librairie La Boîte de Pandore. Polar : le diable en personne de Peter Farris (éd. Gallmeister) Enfant 8-12 ans : Histoires du soir pour filles rebelles de Elena Favilli (éd. Arenes) Littérature française : Une toile large comme le monde de Aude Seigne (éd. Zoe) Littérature étrangère : Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill (éd. Gallimard) Manga : Dédale t.1 de Takamichi (éd. Bamboo) Visitez le site : http://www.lecteurs.com/ Suivez lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/ Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteurs Instagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/c/Lecteurs Dailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs
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