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Jean Rosenthal (Traducteur)
ISBN : 224668501X
Éditeur : Grasset (21/01/2009)

Note moyenne : 2/5 (sur 4 notes)
Résumé :

En 1535, Jacques Cartier découvre les rives sauvages et les tribus indiennes du Nouveau Monde. En signe d'entente, les Iroquois offrent aux Français un poignard tout simple, que le célèbre explorateur fait rehausser de pierres précieuses. Dès lors, la " Dague de Cartier " va devenir pour les Canadiens l'objet de toutes les convoitises, trésor et symbole national aux pouvoirs surnaturels : celui qui le possède, dit-o... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
kedrik
  08 septembre 2011
Je dis souvent pour rigoler que je vais écrire un jour une sorte de Da Vinci Code québécois qui mettra en scène une sombre conspiration visant à cacher au monde la vérité vraie : il existe un complot fédéraliste ourdi par d'odieux anglophones à l'oeil torve qui maintient le monde dans l'ignorance. En vérité, je vous le dis, le secret qu'ils défendent par le mensonge et la tromperie, c'est que le Québec est souverain de droit, légitimement indépendant et pleinement séparé du Canada en vertu d'un document tenu secret par une branche de l'opus dei franc-maçonnique d'obédience anarcho-autonome mais d'affiliation gérontocratique. Bref, un thriller conspirationniste comme il en existe plein les librairies depuis quelques années.
Or j'ai trouvé La Dague de Cartier dans ces mêmes librairies. Damned, bloody anglois, ils m'ont doublé ! Non content de nous manipuler pour éviter que la vérité historique n'éclate à la face du monde, voilà qu'ils pillent mes idées de best-seller. Ils ne respectent donc rien. John Farrow ? Connais pas. Un Ontarien. Encore ? Comme Richard Scott Bakker et Steven Erikson ? Mais c'est une pandémie !
Alors, La Dague de Cartier raconte l'histoire d'une dague remise à Jacques Cartier par des autochtones lors de sa découverte de la Nouvelle France. On raconte que celui qui possède cette dague connaît le succès, l'argent facile et que rien ne lui résiste. Son ordinateur ne plante jamais, sa femme ne le quitte pas pour rejoindre Eduardo, le musculeux prof de yoga, et il ne reçoit plus aucun spam à la con. Bref, posséder la dague de Cartier, c'est pratique. Mais un soir de 1955, on retrouve cette même dague sur le corps d'un briseur de grêve à Montréal. Qui a fait le coup ? À qui appartient la dague ? Comment peut-on accuser les anglophones de ce méfait ? L'équipe de Montréal va-t-elle gagner la coupe Stanley ? Tant de questions que le roman abordera au cours de ses 600 pages.
En fait, le récit fait des petits bonds historiques entre 1535 et 1970. Pas nécessairement dans l'ordre chronologique, ces bonds, soit dit en passant. La dague change de main, connaît des propriétaires bien différents au cours de l'histoire du Québec... ce qui permet à l'auteur de faire intervenir dans son roman toutes les figures historiques de la Belle Province. Ça ne dira sans doute rien aux lecteurs français, mais Trudeau, Duplessis, Bourassa, Lévesque, le FLQ, Maurice Richard... tout les grands noms du Québec participent à ce défilé. C'est un brin artificiel : je comprends que la dague est convoitée par les hommes puissants et que donc il est logique de voir débarquer tout le who's who québécois, mais l'auteur n'arrive pas à camper ces grands noms. Autant ses personnages flics ou syndicalistes sont intéressants, autant il rate l'évocation des personnages historiques.
Au final, ce n'est définitivement pas le Da Vinci Code québécois. C'est un petit polar historique avec un fil rouge original à défaut d'être réussi. Mais il faut quand même être connaisseur de l'histoire du Québec pour apprécier cette histoire de dague du pouvoir. Je peine à imaginer ce que les français de France pourront apprécier de cette histoire dans L Histoire tant c'est bourré de références québéco-québécoises. À l'inverse, la lecture de ce roman est insupportable pour un lecteur québécois. Écrit à l'origine en anglais, le roman a été traduit en français par un français de France. Ce n'est pas génant dans la narration, mais alors les dialogues sont massacrés. Où est passé le joual de Montréal ? Savent-ils, chez Grasset, que les Montréalais ne disent pas "putain" ou "ça fait chier" mais qu'ils sacrent avec vigueur, n'hésitant à pousser une maudite bonne giclée d'osties à marde ? Faire croire à des lecteurs de France que les felquistes et les prolétaires du Québec parlent une langue chatiée, c'est un véritable mensonge. Je n'ai rien contre ces gens là, mais au lieu de faire traduire ça à Paris, ils pourraient quand même demander à un traducteur québécois de s'occuper du texte. Ne pas mettre de sacres dans une discussion populaire montréalaise, c'est comme censurer l'accent marseillais ou enlever l'argot des films d'Audiard. J'ai très envie de crisser une tabernouche de volée à l'ostie de chien sale qui a volontairement tronqué ces dialogues de leur substantique moelle linguistique. Au risque de passer pour un souverainiste primaire, le sacre québécois est un art. Il faut vraiment être éditeur pour ne pas comprendre ça.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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