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ISBN : 2757848763
Éditeur : Points (08/01/2015)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 6 notes)
Résumé :

Fondé sur une enquête conduite quinze mois durant, des prémices des émeutes de l’automne 2005jusqu’en 2007, auprès de la brigade anti-criminalité d’une banlieue parisienne, cet ouvrage met enlumière l’exception sécuritaire à laquelle sont soumises les « cités ». Au plus près du travail despoliciers comme de l’expérience qu’en ont les populations, il montre ... >Voir plus
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critiques presse (3)
NonFiction   19 décembre 2011
Alors que l'élection présidentielle réactive l'agenda sécuritaire, l’anthropologue Didier Fassin dresse un portrait suffocant d’une brigade anti-criminalité (BAC) en banlieue parisienne, qu'il a pu accompagner au quotidien pendant quinze mois.
Lire la critique sur le site : NonFiction
NonFiction   15 décembre 2011
Alors que l'élection présidentielle réactive l'agenda sécuritaire, l’anthropologue Didier Fassin dresse un portrait suffocant d’une brigade anti-criminalité (BAC) en banlieue parisienne, qu'il a pu accompagner au quotidien pendant quinze mois.
Lire la critique sur le site : NonFiction
LaViedesIdees   30 novembre 2011
L’enquête qu’a menée Didier Fassin dans une brigade anti-criminelle fait froid dans le dos : violence, abus, racisme y règnent sans frein. Mais peut-on sans autre forme de procès élargir le constat à l’ensemble de la situation française ? Le sociologue Fabien Jobard s’interroge sur la méthode appliquée par son collègue anthropologue.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Sodapop_CurtisSodapop_Curtis   26 septembre 2017
Le sociologue Richard Ericson a observé minutieusement le travail de la police dans une ville moyenne de l'Ontario au cours de plusieurs centaines de patrouilles. Il confirme lui aussi le faible temps consacré à l'ensemble des interactions avec des personnes, qu'il s'agisse de réponse à des appels ou de contrôles d'identité, soit en moyenne 76 minutes sur 8 heures, et conclut : "Au -delà de la vision étroite qui assimile le travail de la police à la lutte contre le crime, il faut considérer la présence des policiers comme une fin en soi, qu'on les voie simplement circulant dans les rues ou qu'ils interviennent proactivement ou réactivement dans la vie des autres. Ils sont la loi, il représentent l'ordre, ils incarnent la loi et l'ordre." Cependant, l'enquête canadienne montre que la loi est subsidiaire par rapport à l'ordre : d'une part, la loi vient généralement donner une former acceptable à des décisions prises au regard d'une certaine vision de l'ordre dans le monde social ; d'autre part, la loi s'applique inégalement selon les individus de façon à respecter un certain ordre de la société. Ainsi, plutôt que le maintien de l'ordre public, est-ce finalement la "reproduction de l'ordre social" qu'assure la présence des patrouilles policières, autrement dit une manière de rappeler à chacun sa place, et notamment sa place face à l'État et à ceux chargés de mettre en oeuvre sa politique répressive.
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Sodapop_CurtisSodapop_Curtis   26 septembre 2017
Le contrôle d'identité est un pur rapport de force qui fonctionne comme un rappel à l'ordre - non pas à l'ordre public, qui n'est pas menacé, mais l'ordre social. Cet ordre social est celui d'une inégalité (entre le policier et le jeune) et d'une injustice (au regard du droit et simplement de la dignité) qu'il faut apprendre dans son corps. La répétition des mêmes expériences dans une routine mortifiante est une véritable éducation physique au cours de laquelle on intériorise sa place sociale. L'habitude de l'humiliation doit produire l'habitude de l'humilité. Apprendre l'inégalité et apprendre l'injustice n'est d'ailleurs pas tout à fait la même chose. On inculque, dans le premier cas, un rapport de domination (la découverte du pouvoir de la police), et dans le second, un rapport du sujétion (l'acceptation de sa propre impuissance). L'inégalité est objective, l'injustice subjective. Les contrôles d'identité, non seulement par leur fréquence mais aussi par leurs modalités, établissent une distinction entre des citoyens et des sujets. Les citoyens sont rarement contrôlés mais pensent pouvoir se plaindre s'ils pensent l'être abusivement. Les sujets sont souvent contrôlés mais savent qu'il n'ont le droit que de se taire. On comprend dès lors comment cette pratique, que beaucoup croient anodine, définit le rapport de certaines catégories de population à l'État et, plus largement, au politique.
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Vidéo de Didier Fassin
http://www.librairiedialogues.fr/ Marion de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Sciences humaines : "Les luttes et les rêves, une histoire populaire de la France, de 1685 à nos jours" de Michelle Zancarini-Fournel (Zones), "Punir. Une passion contemporaine." de Didier Fassin (Le Seuil) et "Le livre du Hygge, mieux vivre la méthode danoise" de Wiking Meik (First). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Élise le Fourn.
Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/
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