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Alain Suied (Traducteur)René-Noël Raimbault (Traducteur)Michel Gresset (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782070327072
140 pages
Éditeur : Gallimard (14/05/1992)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture
«Qu'est-ce au fond qu'Un faune de marbre (malgré l'emprunt du titre à Hawthorne, aucune filiation ne peut être prouvée) ? Un cycle pastoral, très soigneusement structuré en dix-neuf poèmes dont un prologue et un épilogue. S'il est tout à fait conventionnel, par exemple, que la moitié des poèmes ait pour époque et pour cadre le printemps - la saison du renouveau, de l'énergie retrouvée avec les illusions -, il est plus révélateur que ch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
karkarot
  21 février 2020
C'est un peu compliqué d'écrire une critique sur de double poème publié ici. le faune de marbre et Un rameau vert ont été écrit et publiés et à des années d'écarts.
Aucun des deux n'a eut le succès escompté par l'auteur, que ce soit critique ou populaire.
On décrit souvent Faulkner comme un poète raté reconverti en écrivain réussi.
Comme toutes les formules, elle a sa part de vérité et son côté construit et faux.
S'il est vrai que le lyrisme de l'auteur nobélisé ne parvient pas à déployer son style et sa verve comme il sait le faire dans sa prose, on ne peut pas dire qu'il soit "raté" pour autant à mon avis.
C'est ici un peu naïf et pompeux, on se croirait en Toscane ou dans la Grèce antique, pas si éloignées finalement du compté de Yoknapotawpha où l'auteur prendra toute sa mesure et donnera toute la poésie dont il capable, mais sans rime ni alexandrin.
Et c'est peut être mieux ainsi.
(en attendant, ça fait parti du patrimoine Faulknérien, et ça vaut le coup d'être lu !)
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
coco4649coco4649   29 janvier 2016
La Faune de marbre
ÉPILOGUE


Le joli Mai marche dans le jardin :
Une fille aux cheveux voilés
Et vêtue de vert tendre et d'or ;
Et pourtant mon cœur de marbre est froid
Entre ces murs où vont les hommes
À travers l'herbe d'émeraude taillée
Pour me regarder de leurs yeux vains
Ou admirer, en bruyantes extases,
Le marbre qui m'enferme, tandis que la brise
Qui murmure dans les arbres frissonnants
Évoque des plaines et des collines solitaires
Des valons où la pluie, paisiblement, rumine,
Des vergers dont les arbres ont mûri rose,
Parsemés d'or par des myriades d'abeilles,
Où dort un toit de chaume grisaillant
Comme une ruche géante. Tandis qu'au loin
Des pins brillants surplombent la mer
Dont les vagues, comme une soie, s'attardent
Sur le sable en pente, sur les algues
Bruissant vert sur la côte de dunes
Qui montent à l'assaut du ciel
Où volent des mouettes peinturlurées.
Ah, tout cela me parle, à moi
Qui suit à jamais aliéné au marbre
Dans le cycle immuable des années.
Mon cœur est gros et pourtant les larmes
Ne calment pas mes yeux brûlants
Tendus vers e ciel immuable :
Nul ne change l'ordre naturel.
Nous sommes ses prisonniers meurtris,
Pourtant, même quand vient la belle saison
Mon cœur ne connaît que la neige d'hiver.
                                 Avril, mai, juin 1919

p.53-54

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coco4649coco4649   27 février 2016
LE FAUNE DE MARBRE

Prologue


…Les jours passent en rêves d'or blanc,
Autour de la lumière argentée de la fontaine
Qui s'élève et se fracasse dans la brise
Gracieuse et élancée comme les arbres ;
Puis secoue sa chevelure éblouissante
Sur le beau visage tacheté que miroite
Le calme bassin.
               Pourquoi suis-je triste ? Pourquoi moi ?
Pourquoi insatisfait ? Le ciel
Me réchauffe et pourtant je ne peux briser
Mes liens de marbre. Ce serpent rapide et vif
Est libre d'aller et de venir, alors que
Je suis en prison, de rêver et de vouloir
Des choses que je sais mais ne peux connaître
Entre le ciel et la terre.
La terre qui s'étend à mes pieds
Me parle de vergers illuminés de fruits,
De collines et de ruisseaux ;
De nuits sur le sable que la lune blanchit :
Le monde entier respire et m'appelle,
Moi, dont le destin est figé dans le marbre.

p.14
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patrick75patrick75   28 octobre 2014
UN RAMEAU VERT
XXXIII

Ai-je autrefois connu l'amour ? Etait-ce amour ou douleur
Ce corps placide auprès duquel je reposais,
Et mon cœur, feuille solitaire et obstinée
Qui ne veut pas mourir bien qu'aient péri racine et branche ?

Bien que, réchauffé dans les ténèbres entre les seins de la Mort,
Cet autre sein ait oublié où je reposais,
Et que de l'arbre se soient détachées les feuilles du souffle,
Il est encore une feuille obstinée qui ne veut pas mourir

Mais sans repos dans la terre triste et amère,
Meurs à chaque aube et renaît à chaque crépuscule.
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coco4649coco4649   12 mars 2016
UN RAMEAU VERT - XIX


Verte est l'eau, verte
La grave et voluptueuse musique du soleil ;
Les doigts pâles et fragiles d'une reine
Sur son corps s'abaissent et courent.

Dans ces lents couloirs de cathédrale
Noyée de lumière hachurée,
Il s'unit en de verts combats de caresses
Aux sirènes rousses et brunes.

En choisit une pour son lit
Tandis que le berce et l'endort
La musique faiblissante du soleil
Devenue requiem au prisme de la mer.

p.93
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coco4649coco4649   27 février 2016
LE FAUNE DE MARBRE
À ma mère

PROLOGUE


Les peupliers du vieux jardin gris
Se balancent et dodelinent de la tête
Comme des filles minces
Et ils soupirent au-dessus
Des grandes roses trémières,
Des asters pourpres et du phlox ;
Prisonniers du rêve d'or des marguerites
Qui répandent sans souci leur secrète
Richesse sur leurs pieds menus
Ô danseuses en équilibre, souples et vives.
Les flammes des roses ruissellent
D'or dans l'air tranquille,
Les nuages déclinent dans le ciel d'ouest
Pour observer cette rêverie solaire,
Tandis que les cimes lumineuses des peupliers
Lissent leurs poitrines d'argent,
Sans songer aux neiges de l'hiver
Qui bientôt troubleront leur vierge royaume.

p.13
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Vidéo de William Faulkner
15 décembre 2009 : Mot de l'éditeur : Un inconnu vient se réfugier en un lieu où il croit trouver la tranquillité : une cave donnant sur une petite place, dans un village du Sud. Un inconnu : un Arabe. Le jour, il charrie des tonnes de cailloux sur un chantier de terrassement. le soir il rentre dans son trou. Pourquoi se cache-t-il ? Le village s'agite, une hostilité sourde monte de la terre. Ici, il n'est pas chez lui et ne le sera jamais. L'Arabe n'entend rien, se berce de l'illusion qu'à force de vivre invisible, il finira par disparaître. Lorsqu'un meurtre est commis sur la place, cette illusion se dissipe. Aux yeux de tous, c'est lui le coupable. Mais les forces qui se dressent contre lui sont anciennes, comme le feu, la rage, la peur. Pour leur échapper, se rendre invisible ne suffira plus.
L'Arabe est un grand roman «sudiste», où des personnages de Faulkner ou de Flannery O'Connor traverseraient des paysages à la Giono. le Sud d'Antoine Audouard est lui aussi un vieux pays vaincu, peuplé de figures tour à tour tragiques et grotesques. Ecrit dans une langue où le parler populaire se mêle à un lyrisme altier, ce roman qui multiplie les dissonances et les ruptures de ton est l'oeuvre d'un écrivain accompli.
Antoine Audouard est né en 1956. Il est l'auteur de huit romans, dont Adieu, mon unique et Un pont d'oiseaux (Gallimard).
+ Lire la suite
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