AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070361144
Éditeur : Gallimard (07/05/2009)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 36 notes)
Résumé :

A l'orée des années 2000, un jeune homme traverse, seul, le Grand Ouest australien. Une échappée, plus qu'un voyage, par-delà les confins désolés de la plaine de Nullarbor. Et la découverte pour le lecteur d'une Australie loin des clichés faciles, âpre, cruelle, où les êtres semblent se perdre, au sens strict se défaire, dans l'immensité du paysage. Une campagne de pêche hallucinan... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
carre
  14 janvier 2013
Le moins que l‘on puisse dire c‘est que David Fauquemberg fait des débuts fracassants avec ce « Nullarbor ».
Voyage initiatique d'un jeune homme qui décide de traverser l'Australie qui le mènera vers des rencontres et des territoires au-delà de son imagination. Et croyez le ou non, ce voyage est aussi impressionnant, renversant, déroutant pour le lecteur que pour son jeune héros. Ca tangue sévère ce retour aux sources vers les vastes plaines aborigènes. Sa manière d'appréhender les éléments hostiles (flore, faune, humains, intempéries) et de nous embarquer sans le moindre répit est remarquable de bout en bout. L'écriture de l'écrivain voyageur nous laisse sans cesse sous tension, son road-movie tient la distance avec une impressionnante maitrise pour un premier essai. Il réussit un roman hors du temps, bien loin de nos interrogations occidentales, qui se lit d'une traite.
Commenter  J’apprécie          360
Corboland78
  28 mars 2012
David Fauquemberg né en 1973 fait des études de philosophie avant de se lancer dans une série de voyages à travers le monde, de Cuba à la Patagonie en passant par l'Australie qui lui inspirera ce roman paru en 2007. Quand il n'écrit pas des romans, David Fauquemberg est aussi grand reporter pour le magazine Géo.
Le titre du livre Nullarbor est le nom d'une région du sud de l'Australie, où le héros va vivre une aventure intense. Végétant depuis deux ans à Melbourne il décide de partir en stop vers l'ouest puis de remonter vers le nord, chez les aborigènes « et advienne que pourra ». le roman est découpé en cinq chapitres et chacun lui permet de rencontrer des personnages très forts. Des Hell's Angels dans des bars minables, des pêcheurs fous de haine contre les requins et les tirent à la carabine au cours d'une partie de pêche qui n'aura rien de folklorique mais où à chaque instant on risque la mort ou la blessure grave. Enfin il échouera chez les aborigènes et le voyage devient initiatique quand il sera pris sous l'aile protectrice d'Augustus qui lui enseignera quels préceptes permettant de survivre sur ce continent étrange, où vos ancêtres peuvent se réincarner sous la forme de corbeaux et vous protéger discrètement.
Un roman assez mince finalement (232 pages en poche) vu la distance parcourue lors de ce périple et les évènements traversés, mais plein de bruit et de fureur, écrit en phrases courtes qui cognent. Un bouquin que j'ai dévoré en quelques heures, avide d'avaler ces centaines de kilomètres de poussière, de franchir ces gués de fortune à bord d'un 4x4 bringuebalant, ou d'errer dans la mangrove terrorisé à l'idée d'être happé par un crocodile ou mordu par un serpent venimeux, sans parler de ces « araignées, ventrues, hideuses, longues comme la main, attendant leur heure, tapies sous le feuillage ». le finale est superbe, rejoignant la mystique aborigène et ses croyances qu'on dit d'un autre âge, mais qui sait ?
Si le style n'est pas le même, l'approche des peuples aborigènes d'Australie m'a rappelé les meilleures pages de Bruce Chatwin et son Chant des pistes. Excellent livre que je ne peux que vous conseiller.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
MaiaAlonso
  28 août 2012
Livre « coup de poing » qui, refermé, reste sur l'estomac. L'histoire tient à peu de chose : la traversée en stop du grand ouest australien par un jeune homme dont on ne sait rien, pas même son nom. Il recevra des sobriquets au fil de ses rencontres. Mais il embarque le lecteur sous sa peau, dans ses yeux, pour vivre ce périple de façon physique, voire douloureuse. On prend ses coups. On vit ses peurs et ses coups de coeur. Mais on avance. Jusqu'au bout. Ce roman fracasse. Par une écriture « à bras le corps », saisissante. Les descriptions des personnages ou des paysages sont à vif. Ainsi le fascinant Augustus « aux yeux d'un noir absolu, tout en prunelle dont on ne peut capter le regard, la clope au bec… » Tout serait à noter ! Les voix, les façons de moduler, le narrateur capte toutes les nuances et avec lui nous voici en empoignade avec la nature hostile à l'étranger, à l'imprudent. Empoignade avec les mots travaillés jusqu'à faire de chaque scène un bijou accompli. Oui bien sûr, il y a la séquence de la pêche-massacre remarqué par tous les critiques littéraires mais il y en a tant de séquences, bout à bout, une propulsion qui a quelque chose d'échevelé et d'absurde et pourtant de primordial. Une traversée qui déchire les chairs mais dont la saveur réside dans les rencontres avec des êtres qui connaissent chaque étoile par son nom. Incursion intense mais éphémère dans leur vie. Fraternisation du regard, entente tacite au coeur du coeur de l'humanitude. Et en filigrane un savoir ancestral, archaïque qui laisse l'occidental sur la touche ! A lire absolument et surtout un auteur à ne pas manquer : c'est un privilège !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Skaal
  26 avril 2016
J'avais ce livre dans ma bibliothèque depuis au moins deux ans. J'ai eu du mal à y venir, du mal à être dedans et aucun mal à en sortir. Je n'y ai pas trouvé mon compte. Je ne suis déjà pas fan de Napoléon, alors...
Ce n'est pas que le sujet soit inintéressant, mais c'est que je n'aime pas les récits de voyages qui commencent mal, se passent mal et finissent de manière prévisible...Quand on est pas à sa place dans une situation ou un contexte, on se casse ou on fait preuve de grande humilité
. Ce récit m'a mis mal à l'aise, vraiment mal à l'aise. Je n'ai pas du tout compris l'esprit de l'auteur ni son but si tant est qu'il y en ai eu un. Cet acharnement à vouloir en être alors que tout, dans les événements qu'affronte l'auteur ( si il s'agit bien d'un récit et non d'un roman...) lui dit de faire demi-tour. Un envers et contre tout stupide et dramatique.
Pour le style, c'est un récit simple, sans fioritures ni grand style( heureusement), ce qui colle avec l'apprêtée de l'histoire.
Vite lu, vite oublié. Je tenterai une autre lecture, plus tard car ce n'est pas souvent que je descend un livre de la sorte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
MeLiMeMo
  25 mars 2010
Dehors, une voix hurlait mon nom. […] Et ce long cri, inhumain, qui semblait résonner encore dans les ténèbres du désert. […] Ce cri ne pouvait être que celui d'un loup. Ou plutôt d'un dingo. J'étais en Australie, au milieu de la Nullarbor. […] Monde sans prudence, où tout n'est que violence et ruine. »
David Fauquemberg a enseigné la philosophie avant de partir pour plusieurs années de voyages autour du monde et séjourner deux ans en Australie. Installé dans le Cotentin, il est à présent auteur de guides de voyage, écrivain et traducteur.
Nullarbor est le récit d'une errance dans l'ouest australien, une sorte de road movie halluciné dans un monde désolé et violent. Il ne faut pas y chercher une description précise et circonstanciée de l'Australie. Nullarbor est tout sauf un guide de voyage. Pourtant, ce récit dense va, il me semble (je ne suis jamais allée en Australie), à l'essentiel de l'âme de ce pays. David Fauquemberg exprime sa vision de la terre australienne et de ses habitants avec justesse dans un texte où aucun mot n'est superflu ni écrit pour faire joli.
Lien : http://mediatheque.tregueux...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   28 mars 2012
Bruce a poussé un juron. Il m’a tendu une ligne en maugréant : « Requin ». Coupant le moteur, il s’est engouffré dans la cabine. J’ai dû me battre pour ne pas laisser filer. Le fil, agité de soubresauts incontrôlables, me déchirait les mains. Je sentais le nylon pénétrer la chair de mes paumes. Derrière moi, Billy faisait disparaître les nœuds, ils auraient pu m’arracher un doigt si le poisson décollait. Cette fois, le suspense a duré moins longtemps. L’animal est monté tout de suite au combat. Un requin-marteau de grande taille, qui décrivait des cercles de plus en plus réduits à la verticale du bateau. Un guerrier. Il n’avait pas peur, dans son élément il ne craignait personne. Heureusement pour moi, ça devait faire des heures qu’il avait mordu à l’appât. Pourtant, il m’arrachait les bras à chaque battement de queue. Il évoluait en surface à présent, à un mètre cinquante de mes mains. Ses yeux inexpressifs semblaient fixés sur moi, son échine tressaillait comme celle d’un taureau dans l’ultime tercio. Pourquoi me laissait-on ainsi jouer avec la bête ? Quelqu’un allait-il couper cette maudite ligne ? Bruce a jailli de la cabine en braillant : « Putain, sors-lui la tête ! » En me retournant, j’ai failli tout lâcher. Bruce pointait sur moi un fusil de chasse Winchester à canons sciés. Les orifices de sinistre présage passaient et repassaient devant mon ventre au gré des mouvements de la houle. De toutes mes forces, j’ai soulevé la gueule du requin. Bruce a tiré à bout portant. Déflagration ahurissante. Le requin est retombé sur le dos, secoué d’effroyables spasmes. Pris de fureur, Bruce lui a balancé une seconde décharge. « Enculé d’requin ! » Il n’avait plus la force de résister, mais il n’était pas mort. Un œil pendait sur le côté, arraché à l’orbite. Du revers de la main, j’ai essuyé les lambeaux de cervelle, les éclats de cartilage qui me criblaient le visage. Curt et Billy ont crocheté les ouïes du requin, qui vomissaient des torrents de sang. J’aurais dû les aider, mais le vacarme des détonations, l’odeur de la poudre m’avaient tétanisé. Rien ne m’avait préparé à cela.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
vlg0901vlg0901   27 mars 2011
Fauché, la rage au ventre, j'avais quitté Melbourne, cette Europe en exil où je vivais reclus depuis bientôt 2 ans. J'ai oublié pourquoi. Le temps pressait.
Commenter  J’apprécie          20
MaiaAlonsoMaiaAlonso   28 août 2012
... aux yeux d’un noir absolu, tout en prunelle dont on ne peut capter le regard, la clope au bec…
Commenter  J’apprécie          30
Videos de David Fauquemberg (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Fauquemberg
Le choix des libraires vous invite à la rencontre de Fanny Héquet, la propriétaire de la librairie « le Détour » de Granville dans la Manche. Avec elle, partagez ses coups de c?ur et ses auteurs favoris comme Richard Adams, David Fauquemberg ou encore Michel Jullien.
Dans la catégorie : Australie (Géographie)Voir plus
>Géographie générale>Géographie des pays>Australie (Géographie) (10)
autres livres classés : australieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Voyage en Italie

Stendhal a écrit "La Chartreuse de ..." ?

Pavie
Padoue
Parme
Piacenza

14 questions
393 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , voyages , voyage en italieCréer un quiz sur ce livre