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ISBN : 2070324192
Éditeur : Gallimard (25/05/1988)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 10 notes)
Résumé :
La réédition d'une oeuvre monumentale : l'Histoire de l'art d'Elie Faure (1873-1937). Celle-ci est une vaste fresque qui va de la préhistoire à l'art du début de notre siècle. Commencée en 1909, terminée en 1927 et plusieurs fois remaniée, elle ne comprend pas seulement les arts dits majeurs: architecture, sculpture, peinture mais aussi des objets tels que cuves, vases ou haches de cérémonie. Sa totale nouveauté est d'avoir brisé les frontières entre les siècles et ... >Voir plus
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   13 janvier 2015
Nous avons vécu deux ou trois siècles avec le sentiment que la
Renaissance italienne retrouva, pour notre consolation, la voie
perdue de l’art antique, et qu’il n’y avait avant elle et hors
d’elle que barbarie et confusion. Quand notre besoin de les aimer
nous a fait regarder passionnément l’œuvre laissée par les
artistes qui précédèrent, aux derniers temps du moyen âge,
l’essor italien, nous avons méconnu et calomnié l’Italie. Nous
lui avons reproché l’action qu’elle exerça sur les peuples occidentaux,
nous avons refusé de voir que les peuples occidentaux,
après l’épuisement momentané de leurs ressources spirituelles,
devaient subir la loi commune et demander à des élé-
ments plus neufs de féconder leur esprit. Nous sommes ainsi
faits qu’il nous est très difficile de nous placer hors de l’histoire
pour la considérer de loin et que nous attribuons trop volontiers
une valeur définitive aux sentiments que nos désirs actuels
nous dictent. Ce besoin d’absolu qui est notre souffrance
et notre force et notre gloire, nous refusons de l’accorder aux
hommes qui prirent, pour l’assouvir, un autre chemin que
nous.
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JacopoJacopo   29 décembre 2018
L'histoire vécue chaque jour forçait l'anachronisme à vivre. Les hommes de ce temps-là n'avaient pas le loisir de fouiller les bibliothèques. Et puis c'était toujours l'esprit méditerranéen. Il ne changeait pas beaucoup plus que le sol et la lumière. Les turbans, les robes patriciennes, les animaux et les fruits merveilleux entraient dans les palais de Venise pour y rencontrer des marchands italiens et des femmes aux épaules nues, et l'immobile Orient qu'apportaient les marins avec leurs denrées et leurs récits mêlait l'histoire sainte à l'histoire vivante, la légende païenne à la vérité sensuelle dans l'éternité de la seconde que le génie d'un homme saisissait. Tintoret est l'historien de la terrible République.
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JacopoJacopo   28 octobre 2018
Ceux qui ont invoqué l'esprit de leur propre race pour condamner l'action de l'Italie au nom des erreurs qu'elle a fait commettre à des imitateurs indignes de l'assimiler, accusent en réalité Michel-Ange ou Titien d'être des hommes de leur race et de n'être pas nés au XIIIe siècle dans l'Europe du Nord. Si nous avons écouté les héros italiens, c'est parce qu'ils sont venus à l'heure où notre instinct les réclamait.
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JacopoJacopo   28 octobre 2018
Nous avons vécu deux ou trois siècles avec le sentiment que la Renaissance italienne retrouva, pour notre consolation, la voie perdue de l'art antique, et qu'il n'y avait avant elle et hors d'elle que barbarie et confusion. Quand notre besoin de les aimer nous a fait regarder passionnément l'oeuvre laissée par les artistes qui précédèrent, aux derniers temps du moyen âge, l'essor italien, nous avons méconnu et calomnié l'Italie. Nous lui avons reproché l'action qu'elle exerça sur les peuples occidentaux, nous avons refusé de voir que les peuples occidentaux, après l'épuisement momentané de leurs ressources spirituelles, devaient subir la loi commune et demander à des éléments plus neufs de féconder leur esprit. Nous sommes ainsi faits qu'il nous est très difficile de nous placer hors de l'histoire pour la considérer de loin et que nous attribuons trop volontiers une valeur définitive aux sentiments que nos désirs actuels nous dictent.
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meslinoulautremeslinoulautre   30 mars 2016
Le plus haut symbolisme humain réunissait l'âme et la forme. Le sujet éternel, celui que les poètes juifs ont arraché à l'anecdote pour l'installer jusqu'à la fin des temps dans notre mécanisme intellectuel même, l'histoire immuable de l'homme qui ouvre ses yeux à la vie, qui veut interroger la vie, que la vie blesse et qu'elle condamne à l'interroger plus profond pour panser cette blessure et en ouvrir d'autre, le sujet éternel fleurissait.
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Video de Élie Faure (1) Voir plusAjouter une vidéo

Suzanne Flon lit Elie FAURE
Suzanne FLON lit une page de Elie Faure.
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