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EAN : 9782810200436
64 pages
Rue de Sèvres (27/10/2021)
3.39/5   75 notes
Résumé :
Ava, brillante chorégraphe, envisage de mettre un terme à sa carrière dont elle trouve la reconnaissance illégitime. Désabusée face aux enjeux sociétaux de l'époque, elle n'a plus d'envie ni d'inspiration. En quête d'énergie créatrice, elle se rend à Bruxelles, au gala de fin d'études de l'école qui l'a formée. Ava est aimantée par la prestation de Ian, un jeune danseur, dont la fougue et la passion lui rappellent ses débuts. Sur un coup de tête, elle lui propose le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
3,39

sur 75 notes
Des planches multicolores avec une palette riche de pastels, de fondus dans le rouge, le jaune, le bleu. Quelques pleines pages, trop rares à mon goût, très réussies.

Pour l'histoire, c'est le fouillis et donc des difficultés pour le lecteur de s'insérer dans les différents sujets abordés. Si le thème principal est celui de la danse, l'écologie et les migrants, les manifestations pour des revendications confuses, tout cela vient se mêler sans déboucher vraiment.

On ajoute une histoire d'amour entre la danseuse confirmée en mal d'inspiration et le jeune danseur qui se cherche entre danser ou cultiver son jardin. Ce Candide revisité à la sauce écologique et gauchisante avec le drapeau rouge sur la place de la République ne m'a pas semblé très convaincant.

Il faut ajouter un monde onirique peuplé de démons qui ne perturbent finalement pas les ébats des deux amants, des démons plutôt pitoyables dans leurs anathèmes et des amants qui ne savent plus trop où ils en sont.

Je crois qu'il faut apprécier les dessins qui le méritent vraiment et ne pas se prendre la tête pour chercher une pensée philosophique aboutie.

Et quand même un peu plus de deux cents pages pour une histoire qui aurait pu tenir dans la moitié.
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Ce récit est un coup de coeur pour moi. C'est assez moderne dans l'approche.

Cela m'a fait penser à un jeune auteur que j'aime beaucoup à savoir Timothé le Boucher dont j'ai repris d'ailleurs l'avatar d'un de ses personnages cultes. Je ne cache pas que j'aime bien cette touche de modernité dans les relations humaines à propos de la bd actuelle qui se débarrasse de ses vieux standards poussiéreux. Place à autre chose de plus profond dans la psychologie des personnages qui prennent vie.

J'ai bien évidemment aimé non seulement le récit qui parle de passion entre deux êtres que tout semble opposer à commencer par l'âge ou l'idéologie mais qui sont réunis dans la danse pour ne former qu'un couple mythique qui crève littéralement l'écran. On sent un peu l'influence de « Danse avec les stars » mais cela ne me dérange pas.

Bravo aux auteurs Claire Fauvel et Thomas Gilbert que je félicite pour m'avoir apporté ce que je désirais depuis tant d'années. C'est plus qu'une chorégraphie, c'est un hymne tout à fait fascinant. Une romance troublée que je ne suis pas prêt d'oublier !
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Lorsque j'ai reçu cet album graphique, j'ai immédiatement aimé "l'objet". Les éditions rue de Sèvres sont soignées, agréables au toucher. La couverture invite instantanément à ouvrir ce petit bijou.
Les dessins sont raffinés, délicats, sensuels,et parfois violents, effrayants. Les doubles pages mettent en lumière des scènes de danse très expressives, à tel point qu'on a vraiment l'impression de voir la danse devant nous. Il y a une réelle sensualité qui s'en dégage les mouvements se font devant nous.
Ce roman graphique mêle l'art, la création à travers la danse, la politique et l'engagement sociétal.
La rencontre entre Ava, chorégraphe renommée et Ian, jeune danseur belge est passionnée mais leur passion va les étouffer. Ils ne peuvent s'épanouir à travers le même engagement. Si Ava a besoin de s'exprimer à travers la danse, le jeune Ian, lui a besoin de lutter pour des idées, pour un monde meilleur, plus humain, plus propre.
Sensualité, création, rencontre, passion, chaos, combat, engagement, politique se partagent avec harmonie les pages. L'intime et le politique se mêlent, se croisent.
C'est un très bel album qui m'a été offert par les éditions rue de Sèvres et Babelio que je remercie très sincèrement.
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Insupportable !
Sophistiqué et larmoyant.
Déjà, on démarre avec le sujet l'artiste en mal d'inspiration, je me sens déjà sur la défensive, le risque, c'est la dérive vers l'auto apitoiement du personnage, en général, je n'en ai rien à cirer et ça finit par me gonfler, et là, on nage en plein dedans, premières pages, je pousse déjà de gros soupirs.

Il est question de danse contemporaine. La danse d'Ava se veut moderne, avant-gardiste, et en réalité on y voit tous les stéréotypes des danses de pacotilles des salons érotiques, avec une expressivité stéréotypée, des regards langoureux façon Hélène et les garçons, la danse est constituées de trucs et d'astuces, tout le contraire d'un principe d'avant-garde. Traiter la danse en bande dessinée, c'est bien difficile et pour moi, ici, c'est raté.

Ensuite, le récit essaie d'englober une quantités d'idées à la mode, beaucoup de thèmes y sont abordés, le réchauffement climatique, écologie, les violences policière, ça sent le catalogue pour émouvoir et se sentir impliqué, la tarte à la crème de la conscience politique, cela vient se greffer sur le thème de la danse de façon très caricaturale, l'overdose de clichés, le bulldozer de la pensée, la foire aux gros sabots.

Le dessin est inspiré des mangas, avec des angles recherchés pour faire circuler les regards, comme dans la danse, mais tout ça est très stéréotypé, cela donne un style très sophistiqué et maniéré, mais qui ne dessert pas la danse contemporaine, c'est culcul, quoi… La colorisation assez élégante vient sauver ce qui peut encore être sauvé, c'est d'ailleurs le seul point positif que je retiendrais.

Mais le pire, c'est la romance, une bluette pleine de clichés, digne des pires Harlequins, je t'aime moi non plus, c'est d'une lourdeur !

Bref, j'ai cru lire une bande dessinée sur la danse contemporaine, et c'était une romance fleur bleue d'une triste banalité.
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Ava, chorégraphe rendue célèbre par ses créations modernes, engagées et provocantes qui bousculent le monde de la danse, est en panne d'inspiration. le décalage entre les messages qu'elle veut faire passer par son art et l'interprétation qu'en fait le public, lui laisse un arrière goût amer. Jusqu'au jour où elle rencontre Ian, jeune danseur prometteur formé à Bruxelles dans la célèbre école de la PARTS. Subjuguée par la performance du jeune homme, pleine de fougue et de passion, Ava lui propose un rôle dans sa prochaine création, une aubaine pour Ian, qui admire la chorégraphe depuis ses débuts. Mais, entre ces deux artistes torturés, rien n'est simple et, dans un monde sur le point d'imploser, leurs divergences d'opinion pourraient bien mettre en difficulté leur représentation…

Il y a beaucoup de thèmes abordés dans cette bande dessinée, ce qui pourrait donner une impression générale confuse mais qui ne m'a pas gênée au final. Quête d'identité, engagement politique actif, processus de la création dans l'art, folie et schizophrénie, puissance de la passion, sensualité de la danse, libération du corps mais pas de l'esprit sont autant de sujets ressentis par nos deux protagonistes. C'est beau, sombre, torturé et ça reflète à merveille cette passion qui les anime mais aussi le monde dans lequel nous vivons et les problématiques actuelles (climat, écologie, violences policières, liberticide…)!

Le dessin de Claire Fauvel est particulièrement expressif et colle parfaitement à l'histoire,magnifiant l'osmose qui se dégage de ce duo. le format des cases n'étant pas linéaire, cela crée un dynamisme idéal pour illustrer l'univers de la danse et certaines planches en pleine page sont justes sublimes! L'atmosphère, tantôt envoûtante, tantôt angoissante concernant la danse, m'a fait penser au film de Darren Aronofsky: “Black swan” dans lequel Natalie Portman est hantée par son double maléfique et la figure ténébreuse du cygne noir.

En bref, un roman graphique qui a su m'entraîner dans son univers torturé et particulièrement réussi visuellement!
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critiques presse (3)
LeSoir
16 mars 2022
Entre Bruxelles et Paris, Ava et Ian font danser la vie jusqu’à la déchirure dans « Lumière noire », un roman graphique chorégraphié à quatre mains par Claire Fauvel et Thomas Gilbert.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LigneClaire
12 janvier 2022
La progression est feutrée, délicate. […] A lire à plusieurs niveaux en se laissant emporter par cette superbe danse sous lumière noire signée à quatre mains. Ce qui ajoute à la force du propos, la danse refuge et exutoire.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
ActuaBD
06 janvier 2022
Un album réalisé à quatre mains, au graphisme fluide, léger ; une mise en page et un découpage qui ne s’interdisent pas des libertés graphiques, contribuant ainsi à rythmer le récit et faire bouger les schémas traditionnels.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Il y a tellement de façons de rendre ce monde plus juste, plus vivable.
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Je me suis asséchée, la création n’est pas une corne d’abondance.
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Je suis en toi depuis toujours. La condition même de ton existence. Tu dois apprendre à mourir.
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Et je rythme de mes rythmes effrénés la vision de la beauté.
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Je veux dire, on mène nos petites vies comme si de rien n’était, on fait semblant de ne pas voir qu’on va droit dans le mur. Mais on est tous au courant. Demain, personne n’aura le droit de dire qu’il ne savait pas ! On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas que le système qu’on a créé est monstrueux. On réduit en esclavage la moitié de l’humanité et on bousille tout, seul notre plaisir compte ! Mais on n’a pas le droit de faire ça ! Soit on ose tout changer soit tout va nous péter à la gueule !
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