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ISBN : 2070322815
Éditeur : Gallimard (12/02/1985)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 44 notes)
Résumé :
DansLes Mots, la mort, les sorts, Jeanne Favret-Saada, ethnologue de culture psychanalytique, enquête sur les sorciers et les jeteurs de sort du bocage mayennais. L'idée du sortilège s'impose quand le malheur se répète : vache qui meurt, fausse couche, pain qui ne lève pas... Aucune interprétation raisonnable ne peut alors prétendre résoudre l'énigme de la série qui n'appelle qu'uneseule question : qui a jeté le sort ? Les vecteurs des sortilèges sont les mots. La p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bouteyalamer
  04 février 2018
Jeanne Favret s'était fait connaître par son travail sur la vengeance en Kabylie. Elle reprend ici la logique des échanges de violence à propos de la sorcellerie contemporaine en Mayenne : le sorcier et ses sorts, le désorceleur et sa cure.
Être impliqué dans un sort ou y croire, c'est synonyme, c'est " être pris ", ce qui questionne la position de l'ethnologue entre le folkloriste et le psychiatre, entre l'observation et l'adhésion. L'auteur se dit " Je sais bien que ce n'est pas (rationnel, plausible, possible) mais quand même… ". Son étude la plonge dans un réseau de personnes qui sont " prises " et lui ouvrent un abîme de relations où se mêlent défiance, croyance et confidences, un monde d'inquiétante étrangeté. " Il ne m'échappe pas qu'il y a une disjonction radicale entre la visée qui est maintenant la mienne et celle de mes interlocuteurs du Bocage. Jusqu'à présent, je me suis contentée d'affirmer que le discours de la sorcellerie est ainsi fait que, pour y avoir accès, il faut se mettre en position de le soutenir soi-même. Pourtant c'est une chose que d'y avoir accès - ce fut une mémorable aventure, dont ma vie entière portera la trace - et une autre que d'en vouloir faire après-coup la théorie " (page 47).
Dans cette " mémorable aventure ", l'auteur s'engage auprès des Babin qui n'ont jamais pu consommer leur mariage et qui subissent des séries d'avanies inexplicables. Les étapes de son engagement sont d'abord l'empathie - elle écoute sans rire leurs discours, pratique le langage de la sorcellerie et partage leurs inquiétudes -, puis sa " prise " personnelle dans un accident de voiture suivi de douleurs inexplicables, enfin sa collaboration avec Madame Flora, la désorceleuse qui la soigne et qu'elle appelle à délivrer les Babin. L'histoire des Babin est longue : la moitié du livre, résumée par six pages de repères chronologiques en annexe. Pourtant elle n'arrive pas à son acmé : le travail de Madame Flora est réservé à une autre livre qui paraîtra 30 ans plus tard. Les informations sur d'autres cas de " prise " sont de seconde main, rapportées aux Babin par les désorceleurs qu'il ont consultés avant Madame Flora.
Au fond du réseau magique est la " force ", " le sang fort ", qui est l'arme et l'attribut du sorcier comme du désorceleur. Les protagonistes sont l'ensorcelé ; l'annonciateur qui annonce son état à l'ensorcelé sans désigner le sorcier, sa nomination étant un long travail de la victime ; le désorceleur, souvent conseillé par l'annonciateur mais qui est une personne distincte ; enfin le sorcier. Il y a deux sortes de désorceleurs, pour le bien et pour le mal. Le désorceleur pour le bien essaye de rompre le sort sans le renvoyer à l'ensorceleur : ce peut être le curé qui donne des conseils ou du sel béni, mais ses moyens sont réduits car " ses oreilles sont bouchées par l'optimisme évangélique " (tendre l'autre joue) (p 149). Un désorceleur pour le mal est nécessaire quand le sort est " dur " ; il doit renvoyer le mal pour le mal, engager avec le sorcier une lutte violente, parfois une lutte à mort (on rapporte à l'auteur le cas d'une sorcière vaincue par un désorceleur qui mourra cachectique en asile psychiatrique). Tous les sorciers font le mal et tous sont complices ; les membres de leur famille sont également complices, éventuellement contre leur volonté. Les étapes de l'action sont " la prise ", les malheurs qui se répètent autour de l'ensorcelé, de sa famille, de ses bêtes et de ses biens et qui sont induits par la parole, le toucher et le regard du sorcier, généralement un voisin ; la révélation du sort par l'annonciateur, la recherche puis la nomination du sorcier ; la mise en place de protections magiques (sel béni, médailles, talisman, copule) ; la recherche d'un désorceleur qui accepte le vœu de mort et " prend tout sur lui " ; enfin la crise de sorcellerie qui implique une lutte à mort du désorceleur et du sorcier.
Le désorcelage, comme la vengeance, est une justice privée où les lignages - la famille de l'ensorcelé et celle du sorcier - règlent leurs conflits, mais une différence essentielle avec la justice vindicatoire et ses dettes d'honneur est ici le secret. Seuls les ensorcelés peuvent désigner le sorcier et dénoncer leurs sorts car les sorciers ne se reconnaissent jamais comme tels. On ne parle en public ni du sort, ni du combat contre le sorcier, ni de son issue. Il faut comprendre pourquoi l'ensorcelé a besoin d'un annonciateur pour connaître son statut et met du temps à chercher et nommer son sorcier - ce qui suggère une relation lointaine et lâche, une interaction faible - alors même que la menace qu'il subit est " mortelle ", comme la lutte du sorcier et du désorceleur. C'est que le sorcier n'existe que dans l'esprit du couple ensorcelé/désorceleur ; ce sont les rites de désorcellement qui amènent l'ensorcelé à un comportement agressif, si bien qu'il y a finalement deux victimes : l'ensorcelé et le sorcier.
Dans cette expérience unique, ce cas particulier, le défaut d'objectivation est patent, comme la fragilité de toute tentative d'en extraire un système. L'auteur le sait et compense cette fragilité par les apparences de la rationalité (listes numériques d'arguments, tables et graphiques par dizaines). Elle reconnaît aussi la limite ténue entre sort et névrose (Jean Babin est un alcoolique instable qui accepte un internement volontaire en psychiatrie), et entre cure et suggestion, ou même autosuggestion. On voit que cette ébauche d'ethnologie des thérapies s'ouvre sur la psychanalyse où Jeanne Favret va poursuivre son travail. Un livre stimulant mais inachevé.
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Cyril_lect
  21 mai 2018
Jeanne Favret-Saada, s'installe dans le bocage mayennais en 1969. Elle va y rester trois ans. Professeur parisienne, l'ethnologue d'origine algérienne avait appris par certains de ses élèves la persistance de phénomènes de sorcellerie dans cette partie de la campagne française.
Ce "terrain" ethnologique en vaut bien un autre.
L'auteur va chercher des informateurs, comme tout ethnologue. Pourtant ceux-ci ne cessent de se dérober. La sorcellerie, c'était avant, c'est ailleurs, pas très loin, mais en tout cas pas ici. Ici on est civilisé. La sorcellerie c'est l'Autre. Dans tous les sens du terme.
Jeanne Favret-Saada se rend compte rapidement de l'impossibilité de tenir la place de la curieuse sur la sorcellerie. Cette place, celle de la science, est en contradiction même avec ce qui se joue de la sorcellerie. Car il s'agit d'abord d'une énonciation, d'un procès, au sens linguistique du terme. En sorcellerie, on est "pris" ou on n'y est pas et, dans ce cas, on n'y peut tenir aucune place (celle du sorcier étant absolument "intenable").
L'auteur sera ainsi constamment à côté de la place qu'elle croit tenir : elle devra d'abord débrouiller ce système. Qui parle ? Quelle instance s'exprimer ? A qui parle-t-on ? La scientifique, la parisienne qui s'installe, l'ensorcelée, la désorceleuse, la sorcière potentielle? Il lui faudra enfin rompre avec la position d'extériorité propre à la discipline ethnographique.
La première partie de l'ouvrage est ainsi un morceau de bravoure intellectuel où l'auteur dit ainsi d'où elle parle, quel est son lieu d'énonciation et comment celui-ci doit constamment être interrogé.

Alors être ensorcelé, c'est quoi ?
Dans le cas du bocage mayennais, dans les années 70, dans des exploitations agricoles familiales, c'est de subir des malheurs, inexpliqués et répétés, qui touchent le chef de famille, les membres de sa famille, et bien sûr, les animaux et les bâtiments de la ferme. C'est-à-dire l'entièreté du domaine.
Mais c'est surtout de ne pas trouver d'explication rationnelle à cette série de malheurs, jusqu'à ce qu'un proche vienne annoncer "qu'il y aurait peut-être quelqu'un qui te voudrait du mal".
L'auteur décrit ainsi minutieusement un système de régulation du malheur quotidien, un schéma explicatif utilisé par cette société qui mobilise ainsi 4 catégories d'individus : les ensorcelés, l'annonciateur, le désorceleur et le sorcier et la force qui circule entre les êtres. Un individu (qu'il faut ici entendre comme un système avec à sa tête le chef de d'exploitation et comprenant les autres membres de sa famille et sa propriété) dispose d'une force qui coïncide avec son territoire, avec le périmètre et la surface du domaine. Elle est ajustée à celui-ci. Il suffit que la force ne le soit plus (en trop faible quantité) pour qu'un sorcier (dont l'état est justement définis par le fait de disposer d'un surplus de force) vienne coloniser l'espace vacant et "ratirre" les biens de l'exploitation de l'ensorcelé vers la sienne propre. le désorceleur, qui dispose, lui, aussi de force en excès va la mettre au service des ensorcelés pour livrer un combat magique contre le sorcier et lui retourner sa force.
La "force" n'a pas besoin d'être définie (et elle ne l'est d'ailleurs pas) pour que le système fonctionne. Peu importe également que le grand absent (au sens physique du terme) de ce système soit le sorcier : il est celui dont on parle (mais dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom), il est le responsable de l'état des ensorcelés, mais il n'est jamais présent, puisque justement il est celui avec qui on doit rompre toute communication.
Alors en quoi Les mots, la mort les sorts, au-delà de son caractère historique et ethnologique, peut-il nous parler, ici et maintenant ?
Parce que, comme le dit Jeanne Favret-Saada (p. 128) : Il me paraît essentiel de remarquer ici que la fascination exercée par les histoires de sorciers tient avant tout à ce qu'elle s'enracine dans l'expérience réelle, encore que subjective, que chacun peut faire, en diverses occasions de son existence, de ces situations où il n'y a pas de place pour deux, situations qui prennent dans les récits de sorcellerie la forme extrême d'un duel à mort.

Il nous suffit de penser à toutes ces petites haines ordinaires, ces pensées paranoïaques, ces détestations qui nous encombrent, ou encore à cette construction que l'on appelle "le pervers narcissique" (nouvelle figure fourre-tout du grand méchant, tellement polymorphe mais seulement détectable par ceux qui en sont victimes). Il suffit de penser aux ambiances de travail, à la vie de certaines associations, aux conflits d'intérêts ou aux concurrences entre les individus pour comprendre que le système mis au jour, décrypté et analysé par Jeanne Favret-Saada avec une rigueur et une clarté exemplaires peut servir de matrice d'analyse à nos vies affrontées. Bien évidemment, il faut transposer les termes et les situations car le bocage qui est décrit n'existe plus et les ressorts qui l'animaient ne s'énoncent plus dans les mêmes termes, mais il s'agit, à mon sens de l'ouvrage le plus éclairant qu'il soit.
En ce sens, je tiens Les mots, la mort, les sorts pour un véritable chef d'oeuvre.
Lien : http://leslecturesdecyril.bl..
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tyzef
  10 juin 2012
Les mots, la mort les sorts c'est une révélation ! Non seulement c'est une plongée dans le monde de la sorcellerie dans le bocage de l'ouest dans les années 70 mais surtout c'est un ouvrage de référence en matière de méthodologie d'enquête. Quel est la place de l'enquêteur ? Comment parler de son sujet d'étude lorsqu'on est "pris" dedans. *
Si votre sang est fort, nous irez jusqu'à la fin de cette ouvrage à la fois universitaire mais aussi de très bonne facture littéraire.
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Slava
  31 octobre 2017
Halloween approche, avec son lot de frisson et d'angoisse... quoi de mieux qu'une bonne histoire avec son lot de paranormal et inquiétante étrangeté ? Sauf qu'ici, je vais surprendre puisque je vais lire non pas un bon roman de Stephen King, de Graham Masterton, de Edgar Allan Poe où de Lovecraft... une fois n'est pas coutume, un essai singulier autour de la sorcellerie dans le monde réel, plus précisément dans le bocage mayennais !
Comme un roman, l'essai de Jeanne Favret-Saada, une anthropologue et sociologue de grande renommée, est une enquête sur la pratique de la sorcellerie dans la campagne normande où la magie est bien encore vivace dans le pays des Lumières et de la raison. L'auteure part sur les traces des victimes "d'éncrouilleurs" (le nom local des sorciers) pour étudier les effets supposés des sorts. Un encrouilleur vous a dans la peau ? Eh ben votre vie tourne au cauchemar : vos bêtes dépérissent, les petits naissent morts-né où avant terme, les maladies vous accablent comme la stérilité... afin de se libérer de cette malédiction, il faut consulter le désorceleur pour qu'il combat "magiquement" le sorcier, qui est souvent une lutte à mort. Jeanne vient écrire son livre en prenant ses distances sur ces croyances et les faits bizarres qui s'y produisent... mais la rencontre de la famille Babin et les événement qui s'y déclenchent vont ébranler ses certitudes...
A priori, un essai est ennuyant, avec des descriptions froides et statiques. Pourtant, il m'a vraiment plu et même effrayé !
En effet, bien que l'auteure recense la pratique de la magie, les effets sur ceux qui le pratiquent et qui y croient (où non), on y trouve aussi quelques moments assez... curieux, voire même troublants, qui suscitent la chair de poule. Ainsi, lors d'un rituel de "désorcelage" où on pique un coeur de boeuf avec des épingles afin que tel une poupée vaudou le coupable de sorcellerie puisse ressentir les douleurs, on a le suspect qui hurle à la mort, s'enfuit avant d'aller à l'hôpital pour se faire retirer quelques bouts d'intestins... où encore la mort d'un conducteur maudit par son père qui lui avait prédit son décès par voiture... il y en a d'autres faits comme ceux-là qui vous font douter : , simple hasard, coïncidence où véritables moments surnaturels ?
Et cela ne s'arrange pas lorsque l'auteure est impliquée dans ce processus et qu'elle est menacée... même si elle garde toujours un oeil critique sur ce qui se passe autour d'elle, on imagine à tout instant le sort s'abattre sur elle...
Et évidemment, il y a régulièrement des références à Lovecraft puisqu'elle compare régulièrement sa situation aux héros infortunés du grand écrivain horrifique, découvrant un savoir innommable qu'ils auraient préféré ne rien... savoir.
hélas, sans vous révéler plus, toutes ces tensions et ces effrois vont diminuer à la fin d'autant plus que les annexes ne sont guère intéressant.
Néanmoins, une lecture surprenante et originale où l'étrange survient du réel, où la sorcellerie est plus réelle qu'on ne l'y croit... si l'on veut. A lire.
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saphira44
  11 octobre 2012
Une superbe enquête sociologique sur la croyance en la sorcellerie chez les paysans. Elle parle souvent de faits étranges, qui m'ont un peu perturbés mais la façon dont elle décrit ça est génial ainsi que sa méthode d'approche, un livre qui se lit facilement bien que ce soit pas forcément le genre de livre qui soit simple.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
SlavaSlava   31 octobre 2017
En 1961, le voisin profita de la maladie de la mort du père Babin pour rendre à Jean de nombreuses visites et le convaincre d'épouser sa jeune maîtresse, lui faisant valoir qu'il lui faudrait se marier pour tenir la ferme quand il la reprendrait à son compte et qu'au demeurant, la jeune fille, ayant "du bien", constituait pour lui un parti fort avantageux. Jean refuse d'abord de résoudre, mais, devant l’insistance du vieillard, il dut se résoudre à décliner cette offre explicitement. Le voisin exprima son dépit sous la forme d'une prédiction pessimiste qu'il fit à la mère Babin : " Dans quatre ou cinq ans d'ici, ça deviendra triste" (dans votre ferme). Trois ans plus tard, Jean recevait ce madrier sur al tête et devenait impuissant au moment où il allait épouser la jumelle de sa belle-sœur.
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Xbob8Xbob8   22 août 2016
Autant dire qu'il n'y pas de position neutre de la parole : en sorcellerie, la parole, c'est la guerre. Quiconque en parle est un belligérant et l'ethnographe comme tout le monde. Il n'y a pas de place pour un observateur non engagé.
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Cyril_lectCyril_lect   25 avril 2018
Il me paraît essentiel de remarquer ici que la fascination exercée par les histoires de sorciers tient avant tout à ce qu'elle s'enracine dans l'expérience réelle, encore que subjective, que chacun peut faire, en diverses occasions de son existence, de ces situations où il n'y a pas de place pour deux, situations qui prennent dans les récits de sorcellerie la forme extrême d'un duel à mort.
p. 128
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SlavaSlava   31 octobre 2017
Un désorceleur parle à une lycéenne sur les sorts.

Naturellement, on ne vous apprend pas ça aux écoles. Pas de danger qu'on vous apprenne.
Dans vos livres, on n'en parlera jamais de ça. Pas de danger qu'on en parle.
Pourtant, malgré vos sciences, vous y croyez.
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Video de Jeanne Favret-Saada (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jeanne Favret-Saada
Conférence de Jeanne Favret-Saada (auteur de 'Les mots, la mort, les sorts' et 'Désorceler') - par le Centre de sciences cognitives.
>Phénomènes paranormaux. Pseudo-sciences>Parapsychologie et occultisme>Magie, sorcellerie, démonologie (75)
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