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ISBN : 9782234064560
Éditeur : Stock (01/10/2011)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 8 notes)
Résumé :
« Le voyage que nous avons effectué pendant l’été 2010 vers l’Extrême-Orient de la Russie répondait à un vieux désir que nous avions l’un et l’autre.

Hormis l’attrait que nous éprouvions depuis longtemps pour cette région du monde, à chacun de nous avaient été vantées la sauvagerie et la beauté des paysages autour de l’immense fleuve Lena, qu’il était possible de descendre depuis la ville de Iakoutsk jusqu’à son embouchure dans l’océan Glacial Arctiqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
nadiouchka
  10 septembre 2016
Avec cette chaleur qui continue de sévir, du moins dans ma région (en bas de la France…), j'ai choisi une lecture rafraîchissante et je suis restée dans un récit d'expédition dans le grand froid.
Cette fois, c'est avec Eric Faye et Christian Garcin que je suis partie avec leur livre à deux voix EN DESCENDANT LES FLEUVES.
Cette expédition nous emmène de Iakoutsk jusqu'à l'extrême-Orient de la Russie. Iakoutsk a d'ailleurs été surnommée La Plus Grande Ville du Monde bâtie sur permafrost, et les bâtiments y sont construits sur pilotis. Il n'y a donc pas plus froid.
Les deux héros nous parlent surtout de leur descente du fleuve Lena, immense car son lit atteint parfois des dizaines de kilomètres.
Dans ce livre, écrit à la première personne, les auteurs se partagent le récit ce qui fait que, bien souvent, on ne sait pas trop qui raconte. Mais cela n'a rien de gênant car leur but est de nous faire participer à leur magnifique périple qui était, pour eux, un vieux rêve enfin accompli.
La particularité du fleuve Lena est qu'il ne comporte aucun pont. On partage avec Eric Faye et Christian Garcin la beauté du paysage, sa sauvagerie, les haltes dans des villages lointains, leur ébahissement devant le soleil de minuit, leur arrivée dans la toundra...
Autant de descriptions toutes plus belles les unes que les autres.
Quand ils arrivent à Tiksi (qui avait longtemps été interdite aux étrangers), sur les bords de l'Océan Glacial Arctique, ils y trouvent une ville à la dérive, post-soviétique. Mais le climat y est doux grâce à la Lena car la taïga se trouve à une latitude plus élevée qu'ailleurs en Sibérie orientale.
Ils rencontrent également le fameux fleuve Amour, exactement face à la Chine.
Ils passent aussi à Birobidjan, première république juive créée en 1929 par Staline (à ce sujet ils ont pas mal de réflexions à faire et vous les trouverez dans des citations).
Et ils arrivent enfin à Vladivostok-la Grise, au bord du Pacifique. Leur déception est grande car ils s'attendaient à un autre spectacle que celui qui les attend. Et ils l'avouent, ils se sont ennuyés dans cette ville qui avait été, elle aussi, interdite aux étrangers pendant trente-quatre ans et qui se trouvait, enfin, à leurs pieds.
Si cette expédition nous fait rêver (en tout cas pour moi), j'ai ressenti une pointe de déception de la part des deux écrivains car ils se rendent compte que vivre en Russie n'est pas du tout facile.
Les paysages ont leur beauté mais le peuple russe n'est pas totalement libre de ses pensées à cause des dirigeants politiques.
Mais ce livre qui comporte de nombreuses photos, reste tout de même une belle aventure et l'on apprend que les deux auteurs ont, pour ainsi dire, suivi la trace de Joseph Kessel qui avait débarqué à Vladivostok fin 1918 alors qu'il n'avait que vingt ans.
Connaissant déjà Christian Garcin, une amie de Babelio (tu te reconnaîtras si tu lis ma critique) m'avait recommandé ce livre.
Je la remercie et j'ai bien suivi son conseil. Je n'ai pas du tout été déçue, moi qui suis une grande amatrice de voyages et de lectures de ce genre.
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natalieH
  28 octobre 2013
Un récit de voyage à deux voix où l'on retrouve çà et là le ton, l'écriture d'Eric Faye et de Christian Garcin, sans parvenir toutefois à les dissocier. le récit est à la première personne et on comprend vite que ce "je" représente les deux auteurs.
De Iakoutsk à Tiksi, au bord de l'océan glacial arctique, en remontant la Léna, aux bords du fleuve Amour, à Birobidjan, le long de la frontière sino-russe, à Vladivostok, aux portes de la Corée du Nord, nous croisons des paysages épurés, des villes militaires, des ports à l'abandon. La population, l'architecture témoignent d'influences diverses, européennes, asiatiques ; le libéralisme effréné côtoie de nombreuses résurgences du socialisme.
Les auteurs partent sur les traces de prédécesseurs célèbres, tel Joseph Kessel découvrant Vladivostok en 1918, Leonid Arseniev dont c'était la ville. Ils évoquent les récits de la Kolima, le passé communiste et culturel de la Russie. Ils connaissent évidemment la déception qui accompagne tout voyage nimbé d'une aura littéraire. Partis glaner des matériaux en vue de l'écriture d'un prochain livre, ils découvriront une autre réalité, vivante et prosaïque, et mesureront l'écart entre l'image "idéalisée ou fantasmée" d'un pays et celle "que l'on se forme une fois qu'on l'a très imparfaitement visité".
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MarianneL
  23 décembre 2016
Publié en 2011 aux éditions Stock, ce carnet de voyages, où les deux plumes d'Éric Faye et Christian Garcin fusionnent dans la voix d'un narrateur unique, illustré des photos de leur voyage, raconte un périple aux confins de la Russie imprégné d'une atmosphère nonchalante et de particules fines de tristesse et d'ennui, une ambiance d'enlisement des confins dont le lecteur retrouvera l'écho dans le roman d'Emmanuel Ruben, «La ligne des glaces».
Avant de descendre les fleuves, ce voyage en Extrême-Orient russe débute à Iakoutsk, une ville située à près de 5000 kilomètres à l'est de Moscou, connue pour être la plus froide du monde et la plus grande ville au monde bâtie sur un sol gelé en permanence, une cité au charme déglingué évocatrice du «Stalker» d'Andreï Tarkovski. Au milieu des terrains vagues, des immeubles délabrés et des cabanes de planches, des chiens à demi ensauvagés errent, rappelant les chiens féraux de Jean Rolin ou ceux filmés par Yang Fudong pour son oeuvre vidéo «East of Que village».
La suite sur mon blog ici :
Lien : https://charybde2.wordpress...
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critiques presse (1)
Lhumanite   12 décembre 2011
Le narrateur explore avec finesse ce qui survit de l’ancien dans le nouveau, ce qui est définitivement du domaine du passé. Une quête qui joue entre l’attendu et la surprise. On est préparé à l’omniprésence de la bureaucratie, y compris dans les entreprises privées.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   11 septembre 2016
Il y a, à quelques kilomètres de la ville, un musée du Permafrot qui consiste en un réseau de galeries creusées dans une colline. Après qu’on vous a recouvert d’un manteau fourré, vous pénétrez dans la colline, c’est-à-dire dans la glace, qui affleure à un mètre de la surface environ. La température y est de – 5°C l’été, et de -20°C l’hiver – soit respectivement vingt à vingt-cinq degrés de moins, et cinq à dix de plus qu’à l’extérieur. Diverses salles sont aménagées, qui toutes contiennent des sculptures de glace, parmi lesquelles une reconstitution assez réussie, quoique relativement incongrue en ce lieu, du Guernica de Picasso. P.30/31
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nadiouchkanadiouchka   27 novembre 2017
En arrivant à Birobidjan, capitale de la région du même nom, dont le nom est indiqué à la fois en caractères cyrilliques et hébraïques sur le fronton de la gare, (…) je marche un peu au hasard, dans l’alignement de la place ornée d’une belle fontaine que couronne une ménorah, le candélabre juif à sept branches, qui se trouve être l’emblème de la ville. P.164
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nadiouchkanadiouchka   17 novembre 2016
L’Amour, que les Chinois appellent Heilong-jiang, est un long fleuve tranquille et limoneux large comme dix de ses homologues européens, et qui n’a pas en soi de source : il naît de la confluence de deux rivières, l’Argoun et la Chilka, quelque part sur la frontière sino-russe. Longtemps, d’ailleurs, l’Amour hésite entre Chine et Russie, arrose l’une et l’autre et fait mine de n’avoir aucune préférence.
P.141
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nadiouchkanadiouchka   24 septembre 2016
Nous franchissions chaque jour un ou deux nouveaux parallèles, 64è, 65è, jusqu’au 71è. Chaque soir, nous gagnions un long supplément de clarté. Il y avait quelque chose d’euphorisant à se dire qu’à cet endroit du monde, le jour ne finit jamais. Le soleil sombrait dans la Lena vers vingt-deux heures mais demeurait tout près, sous l’horizon. P.68
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nadiouchkanadiouchka   27 septembre 2016
J’évoquais plus haut, à propos des fleuves russes, la notion géographique de Sibérie, sujette à différentes interprétations selon les époques. En France (et sans doute dans bien d’autres pays d’Europe, si j’en crois, par exemple, les dictionnaires allemands que j’ai pu consulter), la Sibérie est le plus fréquemment présentée comme la partie asiatique de la Russie. P.65
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Videos de Éric Faye (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Éric Faye
Le Parvis recevait Eric Faye pour présenter son roman : La télégraphiste de Chopin (paru au Seuil).
Prague, automne 1995. Depuis quelque temps, toute la ville ne bruisse que de cela : une habitante prétend « recevoir » chez elle la visite d?un compositeur illustre dont elle a le privilège de porter à l?attention du plus grand nombre les partitions qu?il lui dicte au fil de leurs rencontres. Au point d?attirer l?attention d?une maison de disques. Sauf que le grand homme en question s?appelle Frédéric Chopin, et qu?il est mort à Paris, un siècle et demi plus tôt? Supercherie ? Mystification ? Tel est, en tout cas, le sentiment bien naturel de Ludvík Slaný, journaliste, au moment où il s?apprête à enquêter sur cette histoire pour le compte de la télévision d?un état sorti depuis peu de l?ère communiste. Commence alors une chasse au fantôme, entre matérialisme obtus et croyances en tous genres, espions reconvertis en enquêteurs privés, tenants d?un ordre ancien métamorphosés en jeunes loups du nouveau régime, où une paisible cantinière à la retraite révèle à un monde bouleversé la part d?ombre et de folie sur lequel il se réinvente.
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