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EAN : 9782863747582
320 pages
Éditeur : Fayard/Mazarine (17/01/2018)
3.65/5   83 notes
Résumé :
Décembre 2001. Lucien, onze ans, viens d'arriver à Buenos Aires avec sa mère. Dans une librairie, il est captivé par de mystérieuses petites boîtes jaunes enfermant de minuscules poupées. Selon une légende, si on leur confie ses soucis avant de s'endormir, le lendemain, ils se sont envolés.
Le temps qu'il choisisse son attrape-souci, c'est sa mère qui s'est envolée. Disparue.
Lucien part à sa recherche et se perd dans la ville immense. Au fil de ses e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
3,65

sur 83 notes

sylvaine
  24 février 2018
L'attrape-souci « de petites boîtes ovales bizarres, jaunes et recouvertes de signes avec des poupées minuscules à l'intérieur". «Quand tu as un souci, n'importe lequel, tu glisses une des petites poupées sous ton oreiller, tu le lui confies et le lendemain matin, quand tu te réveilles, plus de souci, il s'est envolé.».
Etrange destin que celui de ce petit garçon, Lucien, qui du haut de ses 11 ans se retrouve abandonné par sa mère au coeur de Buenos Aires.!!.Coûte que coûte il doit la retrouver mais pour cela il lui faut survivre seul dans une ville où la pauvreté s'affiche à chaque coin de rue , où les enfants sont légion à trainer et à essayer de survivre comme ils le peuvent. Lucien parviendra t'il à résister au désespoir? Sur sa route il va rencontrer Gaston , qui survit en collectant cartons et journaux, puis Solana , la fille de joie, et ... de rencontres en rencontres forcé par la vie Lucien devenu Lucio se construit comme il peut .
Un roman surprenant que celui-ci qui nous embarque dans un univers argentin bien sombre. Catherine Faye signe ici son premier roman, l'écriture est flamboyante, à la fois douloureuse et lumineuse . Des personnages qui ne peuvent pas être simplement sortis d'un imaginaire débridé , la vie a plus d'un tour dans son sac. Quant à cette mère , je devrais plus parler de génitrice , quelle horreur , j'aurais aimé la présenter à Folcoche elles auraient pu bien s'entendre ..
Merci aux éditions Fayard-Mazarine via NetGalley qui m'ont permis de découvrir ce roman , roman de la liste des 68 premières fois hiver 2018. A découvrir.
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sabine59
  03 octobre 2019
J'ai hésité à chroniquer ce livre car je ne sais pas bien quoi en dire... Il m'a laissée perplexe.
Oui, j'ai aimé le parcours initiatique de Lucien, au coeur de Buenos-aires. On est tout de suite en empathie avec ce garçon de 11 ans, dont la mère s'est volatilisée, devant une librairie, alors qu'ils viennent juste d'arriver de France en Argentine. Oui, j'ai suivi avec intérêt et angoisse la survie de Lucien dans les bas-quartiers de la ville, ses rencontres synonymes d 'entraide, de chaleur humaine qui m'ont fait penser à " La vie devant soi" de Romain Gary.
Oui, mais... Où situer ce livre? Si c'est un roman d'apprentissage, il est truffé d'invraisemblances. Si c'est un conte, il verse trop dans le réalisme. Et que penser de l'attitude maternelle? Du style peu adapté à un enfant de 11 ans? Certes, la fin se veut explicative mais m'a peu convaincue.
Le fait de me poser toutes ces questions a un peu gâché mon plaisir de lecture. J'aurais dû me laisser porter, je n'ai pas su le faire...
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carottecarotte
  25 novembre 2018
Lucien, 11 ans, entre dans une librairie de Buenos Aires avec sa mère. Il est fasciné par ces étranges petites boîtes appelées "Attrape-souci". Tellement fasciné que lorsqu'il sort de sa contemplation, il s'aperçoit que sa mère n'est plus là.
Commence une longue période d'errance au cours de laquelle Lucien va faire diverses rencontres, certaines bienveillantes, d'autres moins. Il va déambuler dans les rues de Buenos Aires, essayer de survivre et côtoyer tour à tour des clochards, des prostituées, des dealers,...
Le premier tiers de ce roman ne m'a pas emballée, le récit est dur et l'ambiance est oppressante, à l'image de ce que vit ce pauvre garçon livré à lui-même et qui s'en tient au fait qu'il a perdu sa maman. Les personnages et leur histoire sont peu explicites et on imagine, on devine, on suppose.
Tout à coup, le déclic, la lecture devient plus fluide, le récit prenant et l'on a envie de prendre Lucien par la main pour l'accompagner dans son périple et vivre avec lui sa quête.
Catherine Faye arrive avec une grande justesse et une habileté indéniable à nous immerger dans ce décor dépaysant et cette culture latino-américaine si particulière. Les personnages hauts en couleurs et la crudité du verbiage amènent judicieusement aux thèmes majeurs de ce roman : l'abandon, le rejet, le déni, l'identité, l'acceptation.
Auteur à découvrir et à suivre !
Lu dans le cadre du jury pour le prix U Culture-Le Livre de Poche
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montmartin
  10 juillet 2018
Il ne comprend rien aux histoires des adultes, quand il sera grand il vivra près de la mer et regardera passer les nuages, sur un banc dans son jardin, ou alors il aura une Porsche bleu marine et traversera les villes sans jamais s’arrêter. Lucien a 11 ans, il a perdu sa maman alors qu’il admirait dans une librairie des minuscules poupées dans de petites boites jaunes, des attrape-soucis.
Au milieu des manifestations contre le président de la République, dans ce pays de corrompus, de football et de tango, il devient un gamin des rues en gagnant de quoi manger en jonglant dans le métro, au fil de ses errances, il rencontre des personnes singulières, Gaston un clochard qui ramasse des cartons et des vieux journaux pour survivre, Ariana une prostituée et Arrigo le jardinier, des gens bienveillants qui n’ont presque rien et qui pourtant sont prêts à tout donner.
L’écriture tellement vivante de Catherine Faye nous entraîne sur les pas de Lucio dans les rues de Buenos Aires, des bas-fonds de la ville aux quartiers chics. Dans un pays en crise. La quête désespérée d’un enfant rêveur, déterminé et courageux pour retrouver sa mère. Un beau roman bouleversant porté par une plume sensible, un coup de cœur, un livre qui fait du bien par les valeurs qu’il véhicule.

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AudreyT
  26 avril 2018
***
Lucien a 11 ans. Il est arrivé en Argentine avec sa mère et ils visitent et entrent dans les boutiques depuis plusieurs jours. Il ne sait pas ce que sa mère est venue chercher ici, dans une ville qu'elle connait, en le séparant de sa vie parisienne. Mais quand elle l'abandonne, un jour à la sortie d'une librairie, c'est bien entendu tout son petit monde qui s'écroule ! Grâce à la gentillesse et à la bonté de certaines personnes qu'il croise au bord des trottoirs, le long d'une rue, Lucien, devenu Lucio va tenter de donner un sens à ce qui lui arrive...
Premier roman tout en couleur, l'histoire de Lucio est attachante. Dans son malheur, il croise des personnages qui lui veulent du bien et qui vont l'aider à aller de l'avant. Mais la vie est dure à Buenos Aires pour un enfant seul et livré à lui même. L'écriture est rythmée et plutôt jolie, mais j'ai parfois eu un peu de mal avec les multiples rebondissements que doit traverser Lucio. J'ai cependant passé un bon moment aux côtés des ces gens au coeur chaud, qui donnent tout l'amour qu'ils peuvent à ce petit garçon abandonné...
Merci à NetGalley et aux éditions Fayard Mazarine pour leur confiance...
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   13 février 2018
Les petites boîtes se ressemblaient toutes, je n’arrivais pas à me décider, je les trouvais mal taillées, trop plates, pas assez colorées, j’en aurais voulu qui soit parfaite. Je les dévorais des yeux, sans oser les toucher, encore moins les ouvrir pour voir dedans. D’un coup, j’ai su laquelle j’allais prendre, j’ai souri, je me suis retournée pour faire signe à ma mère. De là où j’étais, je ne la voyais pas, j’ai tendu la main pour la saisir, mais j’ai eu peur que la libraire ne pense que j’allais la voler, alors, je l’ai reposée, j’ai regardé de tous les côtés et je me suis dirigé vers la sortie, les mains vides. Sauf que, dehors, personne. Elle avait disparu.
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hcdahlemhcdahlem   13 février 2018
Je l’ai perdue comme ça. C’était l’après-midi. Nous avions déjeuné dans un bistrot à étages de Palermo, en sortant, il avait encore fallu faire les magasins. Depuis notre arrivée à Buenos Aires, nous n’arrêtions pas de marcher et d’entrer dans des boutiques. Je ne comprenais pas grand-chose à ce que nous étions en train de faire, on était partis de Paris, comme ça, très vite et très loin, en plein mois de décembre, des vacances ou alors une autre vie. Elle avait décidé de m’emmener dans la ville de son enfance, une enfance de rêve, c’est ce qu’elle me répétait. C’était juste après l’attentat des tours jumelles. 2001, une drôle d’année.
Je me souviens de ses sandales à talons compensés, elle se tordait les chevilles sur les trottoirs cabossés, me tirait par la main, on manquait de tomber tous les deux. Je les vois encore, ses sandales, parce qu’à chaque fois qu’elle les mettait elle me demandait si elles lui allaient, en se tournant dans tous les sens devant le miroir. Elles avaient une bride rouge, fine, on aurait dit un bracelet autour de ses pieds. J’aimais m’amuser avec, faire et défaire la boucle quand elle dormait et que je m’ennuyais. Elle aimait mettre des talons, ma mère, même si elle était grande. Elle disait que l’élégance, c’est de donner l’impression qu’on va s’envoler. Et moi, j’avais peur.
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montmartinmontmartin   10 juillet 2018
A défaut d'aller à l'école, je me nourrissais de tout ce qu'elle me donnait à voir et à entendre, le monde s'offrait à moi, et quand ça ne va pas, ouvre en grand la fenêtre, me disait-elle. Et regarde.
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montmartinmontmartin   08 juillet 2018
Peut-être qu'i était devenu comme ça à force de se pencher. Ou qu'il était né tordu, ça m'a fait de la peine. Ce qui était sûr, c'est que Gaston, quand il plantait son regard dans le mein, je le voyais beau.
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CetsakCetsak   13 février 2019
Chez lui, le vent. Du vent partout. Derrière le rideau noir déchiré, sous la table en plastique, au-dessus de la couverture soigneusement pliée sur le matelas. Chez lui, une seule pièce, une seule fenêtre et de la terre battue. Dans un coin des champignons accrochés à une planche et, entre les poutrelles qui retenaient le plafond, des paquets de saletés. Je me suis assis en tailleur sur le matelas posé sur le sol, je grelottais, il a ouvert la porte d une table de chevet en bois tailladée et en a sorti une théière en porcelaine blanche - l élégance d un cygne. À la naissance de la poignée, deux initiales peinte en bleu : YL. Il a craqué une allumette, une flamme bleue a jailli du réchaud à gaz. L eau a frémi. D un côté la casserole crasseuse, de l autre la théière. Mon regard passait de l une à l autre, quelque chose ne collait pas.
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