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ISBN : 2863747584
Éditeur : Fayard/Mazarine (17/01/2018)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Buenos Aires, 2001. Quand sa mère disparaît à la porte d'une librairie, Lucien, 11 ans, part seul à sa recherche. Dans cette ville immense, il finit par se perdre et croise la route de Gaston, qui le prend sous son aile. Lucien devient Lucio et vit dans la clandestinité pour ne pas être envoyé chez son oncle en France. Premier roman.
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  24 février 2018
L'attrape-souci « de petites boîtes ovales bizarres, jaunes et recouvertes de signes avec des poupées minuscules à l'intérieur". «Quand tu as un souci, n'importe lequel, tu glisses une des petites poupées sous ton oreiller, tu le lui confies et le lendemain matin, quand tu te réveilles, plus de souci, il s'est envolé.».
Etrange destin que celui de ce petit garçon, Lucien, qui du haut de ses 11 ans se retrouve abandonné par sa mère au coeur de Buenos Aires.!!.Coûte que coûte il doit la retrouver mais pour cela il lui faut survivre seul dans une ville où la pauvreté s'affiche à chaque coin de rue , où les enfants sont légion à trainer et à essayer de survivre comme ils le peuvent. Lucien parviendra t'il à résister au désespoir? Sur sa route il va rencontrer Gaston , qui survit en collectant cartons et journaux, puis Solana , la fille de joie, et ... de rencontres en rencontres forcé par la vie Lucien devenu Lucio se construit comme il peut .
Un roman surprenant que celui-ci qui nous embarque dans un univers argentin bien sombre. Catherine Faye signe ici son premier roman, l'écriture est flamboyante, à la fois douloureuse et lumineuse . Des personnages qui ne peuvent pas être simplement sortis d'un imaginaire débridé , la vie a plus d'un tour dans son sac. Quant à cette mère , je devrais plus parler de génitrice , quelle horreur , j'aurais aimé la présenter à Folcoche elles auraient pu bien s'entendre ..
Merci aux éditions Fayard-Mazarine via NetGalley qui m'ont permis de découvrir ce roman , roman de la liste des 68 premières fois hiver 2018. A découvrir.
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montmartin
  10 juillet 2018
Il ne comprend rien aux histoires des adultes, quand il sera grand il vivra près de la mer et regardera passer les nuages, sur un banc, au milieu de son jardin, ou alors il aura une Porsche bleu marine et traversera les villes sans jamais s'arrêter. Lucien a 11 ans, il a perdu sa maman alors qu'il regardait dans une librairie des minuscules poupées dans de petites boites jaunes, des attrape-soucis.
Au milieu des manifestations contre le président de la République, dans ce pays de corrompus, de football et de tango, il devient un gamin des rues en gagnant de quoi manger en jonglant dans le métro, au fil de ses errances, il rencontre des personnes singulières, Gaston un clochard qui ramasse des cartons et des vieux journaux pour survivre, Ariana une prostituée et Arrigo le jardinier, des gens bienveillants qui n'ont presque rien et qui pourtant sont prêts à tout donner.
L'écriture tellement vivante de Catherine Faye nous entraine sur les pas de Lucio dans les rues de Buenos Aires, des bas-fonds de la ville aux quartiers chics. Dans un pays en crise. La quête désespérée d'un enfant rêveur, déterminé et courageux pour retrouver sa mère. Un beau roman bouleversant porté par une plume sensible, un coup de coeur, un livre qui fait du bien par les valeurs qu'il véhicule.

Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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AudreyT
  26 avril 2018
***
Lucien a 11 ans. Il est arrivé en Argentine avec sa mère et ils visitent et entrent dans les boutiques depuis plusieurs jours. Il ne sait pas ce que sa mère est venue chercher ici, dans une ville qu'elle connait, en le séparant de sa vie parisienne. Mais quand elle l'abandonne, un jour à la sortie d'une librairie, c'est bien entendu tout son petit monde qui s'écroule ! Grâce à la gentillesse et à la bonté de certaines personnes qu'il croise au bord des trottoirs, le long d'une rue, Lucien, devenu Lucio va tenter de donner un sens à ce qui lui arrive...
Premier roman tout en couleur, l'histoire de Lucio est attachante. Dans son malheur, il croise des personnages qui lui veulent du bien et qui vont l'aider à aller de l'avant. Mais la vie est dure à Buenos Aires pour un enfant seul et livré à lui même. L'écriture est rythmée et plutôt jolie, mais j'ai parfois eu un peu de mal avec les multiples rebondissements que doit traverser Lucio. J'ai cependant passé un bon moment aux côtés des ces gens au coeur chaud, qui donnent tout l'amour qu'ils peuvent à ce petit garçon abandonné...
Merci à NetGalley et aux éditions Fayard Mazarine pour leur confiance...
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hcdahlem
  13 février 2018
L'enfant perdu
À 11 ans, Lucien se retrouve livré à lui-même dans les rues de Buenos Aires. Pour ses débuts, Catherine Faye nous propose un roman d'apprentissage aussi exotique que prenant.
Lucien à onze ans. Venant de Paris, il débarque à Buenos Aires et commence à prendre ses marques dans sa nouvelle vie argentine. Après quelques jours, sa mère l'emmène se promener au centre-ville. Ensemble, ils entrent dans une grande librairie. Des livres du sol au plafond, mais aussi des attrape-souci, « de petites boîtes ovales bizarres, jaunes et recouvertes de signes avec des poupées minuscules à l'intérieur. «Quand tu as un souci, n'importe lequel, tu glisses une des petites poupées sous ton oreiller, tu le lui confies et le lendemain matin, quand tu te réveilles, plus de souci, il s'est envolé.»
Sauf que cette fois, ce n'est pas le souci qui disparaît mais la mère! Quand Lucien se retourne, il n'y a plus personne. Il a beau courir dans les rayons de la librairie, puis dans la rue, sa mère s'est comme envolée.
Après la vendeuse qui ne comprend pas ce qu'il veut et le jette littéralement dans la rue, Lucien va se retrouver bien en peine pour trouver de l'aide. Même la police est suspicieuse, tant et si bien qu'il lui faut désormais apprendre à se débrouiller seul. Pour trouver un abri, pour trouver de quoi manger, pour tenter d'élaborer un plan pour retrouver sa mère et pour éviter les dangers qui le guettent.
Sur ces pas, on va bien vite se rendre compte de l'énorme défi qu'il lui faut relever. Car aux angoisses et aux difficultés viennent s'ajouter des problèmes de santé inhérents à sa condition d'enfant de la rue.
« Je serais incapable de dire combien d'heures, combien de jours j'ai divagué, égaré entre deux eaux. La nuit et le matin ne faisaient qu'un, l'après-midi, la fièvre montait. J'avais l'impression de me noyer, puis je remontais à la surface, ballotté entre cauchemars et rêves, sommeils profonds et délires (…) je lâchais prise. L'ombre de ma mère, immobile, semblait me surveiller, je l'entendais fredonner, tantôt douce, tantôt méchante. Je tendais la main pour la toucher. Rien. Personne. »
Mais après quelques jours difficiles et fort d'une certitude nouvelle, «une voiture se répare, un rhume se guérit, une mère se retrouve», il va croiser le chemin d'une mercière prête à l'accueillir dans sa famille avec ses filles. Ariana, Anita, Solana.
C'est avec cette dernière qu'il va connaître ses premiers émois sexuels. «Je faisais quelque chose de défendu, je nageais entre deux eaux. Impossible de résister.»
Mais son initiation ne va pas s'arrêter là. Il va faire d'autres rencontres, plus ou moins heureuses. Il va aussi faire quelques rencontres qui vont lui ouvrir de nouveaux horizons. Et le mener à prendre sa vie en mains, plutôt que d'être ballotté par le destin. Pour cela trois bouteilles en plastique bleu et trois balles colorées devraient faire l'affaire. Il y aura aussi Arrigo le jardinier et la belle dame élégante qui pourrait bien la mener à sa mère…
Dans ce beau roman de formation, Catherine Faye a sans doute mis beaucoup plus d'elle qu'une lecture trop rapide peut le laisser supposer. Si, comme son Lucien, rebaptisé Lucio, elle a passé son enfance en Argentine, j'imagine qu'elle a aussi eu son jardin secret, son raconte-à-moi qui est l'antichambre de la littérature. À la manière de ces histoires qu'elle a pu s'inventer, qui n'étaient belles que si elles faisaient un peu peur, elle nous offre un suspense initiatique servi par un bel imaginaire, magnifié par ses souvenirs d'enfance et conclu par une fin qui vous surprendra. Bref, tout pour nous séduire.
Lien : https://collectiondelivres.w..
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AMR
  18 mars 2018
Encore un premier roman découvert grâce aux 68 premières Fois. Une belle découverte !
L'Attrape-souci de Catherine Faye revisite le roman d'apprentissage et nous dépayse à Buenos Aires au début des années 2000. Son roman évoque la perte, l'abandon, la quête des origines, la reconstruction et le rapport au passé.
Les codes du genre sont là : le parcours initiatique et formateur, la confrontation avec un milieu hostile, une série d'expériences et de rencontres, une évolution positive, un cheminement, la quête de réponses et une acceptation du passé.
Le rapprochement avec le roman d'apprentissage s'arrête cependant là car le récit ne s'étale pas sur plusieurs années, mais, au contraire, se limite à quelques mois dans la vie d'un enfant.
Transposé par exemple à Paris à la même époque, ce roman serait un conte, à l'intrigue improbable, et ce manque de crédibilité nuirait à la lecture. Ici, il y a un réel effet de dépaysement qui, non seulement, ravira les lecteurs, mais surtout donnera corps et réalisme aux aventures de Lucio, perdu dans Buenos Aires.
Personnellement, même si je ne connais pas l'Argentine, j'ai passé quelques mois, à peu près à l'époque où se situe l'action, à Bogotá, capitale de la Colombie, et je ne suis dons pas étonnée qu'un enfant puisse perdre sa mère sans que cela inquiète les gens autour, que ce même enfant traine dans les rues, jongle pour gagner quelques pesos, vole pour se nourrir et subsiste tant bien que mal, surtout si sa mère ne le recherche pas… Dans ce contexte, l'histoire du Lucio est plausible, réelle, parlante… touchante, captivante, addictive.
Je ne connais pas l'univers référentiel de Catherine Faye, mais je retrouve dans les rencontres de Lucio des protagonistes qui me rappellent ceux de Gabriel García Márquez, notamment les prostituées au grand coeur, des personnages cabossés, meurtris, exploités, des belles personnes qui ne posent pas de questions, qui accueillent sans à priori.
L'écriture à la première personne est magique car c'est la voix d'un enfant de douze ans, naturelle, spontanée, logique, pragmatique, papillonnante et résiliente, entre imaginaire et détermination… Sans mièvrerie inutile, ce JE passe du constat au découragement, du rire aux larmes, du jeu au danger, de la confiance à la terreur, du mensonge effronté à la demie vérité constructive… et nous vivons tous ces moments de l'intérieur à ses côtés. le rappel des souvenirs, les retours en arrière, relèvent d'un procédé souvent utilisé pour donner une certaine densité à l'intrigue ; Catherine Faye s'en sert pour construire une étrange relation mère-fils qui interroge tout au long du récit.
L'action de L'Attrape-souci se situe en pleine crise économique en Argentine et, bien que racontée par le prisme du point de vue enfantin, la situation politique, financière et sociale transparait dans le récit, forme comme un écrin, tenu à distance et présent en même temps. L'auteure maîtrise son sujet, crée une véritable ambiance.
Sans dévoiler la fin, je peux dire qu'elle m'a plu ; elle n'était pas annoncée, ne pouvait pas être simple ni couler de source… Ce n'est ni rose, ni bleu, ni violet et pourtant il y a un peu de tout cela.
Un magnifique roman, qui a su me toucher, m'émouvoir. Merci Catherine Faye.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
montmartinmontmartin   10 juillet 2018
A défaut d'aller à l'école, je me nourrissais de tout ce qu'elle me donnait à voir et à entendre, le monde s'offrait à moi, et quand ça ne va pas, ouvre en grand la fenêtre, me disait-elle. Et regarde.
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montmartinmontmartin   08 juillet 2018
Peut-être qu'i était devenu comme ça à force de se pencher. Ou qu'il était né tordu, ça m'a fait de la peine. Ce qui était sûr, c'est que Gaston, quand il plantait son regard dans le mein, je le voyais beau.
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montmartinmontmartin   10 juillet 2018
ma mère m'avait appris à être galant, elle m'avait expliqué que les femmes étaient comme des oiseaux, qu'il ne fallait surtout pas leur laisser porter du poids. Elle disait que plus les oiseaux étaient légers, plus ils volaient haut, et, que là-haut, ils étaient enfin libres , hors de danger.
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hcdahlemhcdahlem   13 février 2018
Les petites boîtes se ressemblaient toutes, je n’arrivais pas à me décider, je les trouvais mal taillées, trop plates, pas assez colorées, j’en aurais voulu qui soit parfaite. Je les dévorais des yeux, sans oser les toucher, encore moins les ouvrir pour voir dedans. D’un coup, j’ai su laquelle j’allais prendre, j’ai souri, je me suis retournée pour faire signe à ma mère. De là où j’étais, je ne la voyais pas, j’ai tendu la main pour la saisir, mais j’ai eu peur que la libraire ne pense que j’allais la voler, alors, je l’ai reposée, j’ai regardé de tous les côtés et je me suis dirigé vers la sortie, les mains vides. Sauf que, dehors, personne. Elle avait disparu.
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hcdahlemhcdahlem   13 février 2018
J‘avais mal dans le bas du ventre, là où on m’avait opéré. Au bout d'un long moment, ça s’est calmé. Tout doucement, il m'a collé une tasse brûlante entre les lèvres et m'a fait boire un liquide qui ressemblait à du feu. A bout de force, je me suis laissé glisser entre ses jambes, ma joue posée sur sa cuisse, ça empestait les chaussettes. Je me suis agrippé à lui et je me suis endormi, brusquement, profondément.
Je serais incapable de dire combien d'heures, combien de jours j'ai divagué, égaré entre deux eaux. La nuit et le matin ne faisaient qu’un, l’après-midi, la fièvre montait. J’avais l'impression de me noyer, puis je remontais à la surface, ballotté entre cauchemars et rêves, sommeils profonds et délires. De temps à autre, Gaston me mouillait les lèvres avec une éponge qui sentait l'essence, me grattouillait les cheveux. Je me laissais faire, je lâchais prise. L’ombre de ma mère, immobile, semblait me surveiller, je l'entendais fredonner, tantôt douce, tantôt méchante. Je tendais la main pour la toucher. Rien. Personne.
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