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EAN : 9782234061231
263 pages
Éditeur : Stock (30/11/-1)
2.86/5   14 notes
Résumé :

"Avez-vous jamais connu, dans votre vie, l'instant où la femme découvre que l'homme qu'elle aime est un inconnu ? Cet instant-là, je ne cesse de le revivre, des années après la mort de Stig. Instant tour à tour effrayant, fascinant... Je croyais tout savoir de lui, or je ne savais presque rien de cette part de lui qui s'appelait B. Osborn, écrivain de renom international qui se cachait sous l'identité de Stig Warren... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Arthore
  31 juillet 2020
Costaguana, Amérique centrale. Quel est le véritable secret d'Osborn prétendument né en 1895 à San Francisco alias Stig Warren, agent littéraire traducteur, alias Walden directeur en Allemagne d'une revue anarchiste pacifiste alias Waldeck Robinson recherché par deux femmes Aurélia Valadero et Rebecca Hamilton. La première se présente comme sa veuve, et la seconde comme une universitaire venant faire un reportage sur lui mais qui n'est autre que sa maîtresse qui vient tenter de trouver des réponses.
Walden-Osborn "restera dans l'histoire de la littérature comme le premier à avoir posé réellement le question de l'effacement de l'écrivain derrière son oeuvre".
Difficile parfois tout au long des 250 pages de savoir qui parle et qui parle de qui. Voici le bémol de ce roman, de cette intrigue, au demeurant magnifiquement écrite.
Osborn, en devenant la mauvaise "conscience des nécessiteux de la gloriole" pose la question plus largement centrale chez un artiste, qu'il soit écrivain, peintre, sculpteur;
Quel équilibre l'artiste a t-il besoin de garder, d'entretenir, entre sa "renommée" et sa création afin d'être reconnu pour ce qu'il est vraiment? Une oeuvre peut-elle exister, dominer si son créateur prend le pas sur elle via sa personne, sa vie, son existence?
Ici l'auteur choisit le parti de l'effacement total au prétexte que l'artiste a développé une peur incurable de se faire découvrir, retrouver. Il pousse même Osborn a cultiver une forme de "dédain de l'ego".
A chacun de se faire son idée, de trouver sa réponse, car une chose est certaine : on ne voit pas une oeuvre, on ne lit pas un texte de la même façon, selon que la vie de ce dernier nous est connue.
(NB 1 : le personnage de l'écrivain Osborn n'est pas sans évoquer B Traven, ce que l'auteur reconnait bien volontier)
(NB 2 : pour celles et ceux ne connaissant pas E Faye, je continue de recommander le Télégraphiste de Chopin en première lecture!)
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CHRISREUNION
  13 avril 2014
Tout au long de cette histoire, j'ai pensé à "Légende d'une vie" de S Zweig...Enlever les masques, lire à travers les lignes, rapprocher, comparer les dires des proches, pour s'approcher un peu de la vérité, de la réalité du passé de l'écrivain célèbre. Là s'arrête la comparaison.
La chute est surprenante et pourtant, tellement évidente.
Un beau roman, bien enlevé...
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Fuelyod
  08 juillet 2016
Je me suis un peu ennuyée à cette lecture. Je n'étais pas très prise par cette histoire si bien que je ne savais plus qui parlait quand je reprenais mon livre.
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lejardindestephanie
  29 mars 2014
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
ArthoreArthore   30 juillet 2020
Nul ne supporterait d’aimer, d’avoir aimé sans connaître l’identité de l’aimé, mais l’autre justement n’avait cessé jusqu’à ses dernières lignes, d’écrire que nul n’était par son identité.
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CHRISREUNIONCHRISREUNION   13 avril 2014
Oui, comme cette nuit où il avait déserté Iquita, j'ai eu la conviction d'avoir atteint le bout de tout. Un cap de la vie battu par des vents contraires, dans l'obscurité, le froid jusqu'à l'os. Toute ma vie, j'avais sacrifié les enfants que j'aurais aimé avoir au profit de géoglyphes posés comme des voies de garage sur un plateau vide. J'avais fini par abandonner ces lignes parce que obstinément illisibles, un jour où le doute était sorti de son lit, où je comprenais que l'aiguille de la vie arriverait bientôt sur minuit et que je n'aurais alors rien fait d'autre que longer des lignes. Les lignes ne mènent à rien. Puis un écrivain fantôme s'était échappé de ma vie au moment où il l'enchantait et la fleurissait enfin. Sans laisser d'adresse.
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ArthoreArthore   31 juillet 2020
La fuite hors de lui même n'était pas une posture littéraire mais une manière d'être, antérieur à l'acte d'écrire. Une manaière de rejeter l'ostentatoire.
Dès lors, mon ambition a été de retrouver le moment où lui vint l'idée d'être en marge, d'inêtre. Le moment du court-circuit duquel naquit une sorte d'anti-Narcisse, libéré du fardeau de l'orgueil.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mars 2013
Il n’avait rien des traits qu’on prête à un écrivain. Ce n’était pas un écrivain, c’était au mieux un gratte-papier, un subalterne de la vie, je n’imaginais pas qu’il ait pu séduire la jeune femme qui nous avait servis. Au mieux, c’était un de ces greffiers qui consignent les propos des meneurs de mondes, et je n’investissais son physique d’aucun anarchiste, d’aucun penseur libre.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mars 2013
Vivre au côté d’un homme dont l’obsession est d’effacer ses traces est une expérience troublante, éprouvante. Ce que vous ne connaissez pas de lui, ce qu’il ne veut pas vous faire visiter acquiert l’aura du merveilleux, comme la réserve des musées, interdite, et que vous soupçonnez d’abriter le meilleur.
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