AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Petit pays (992)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
Bookycooky
  16 septembre 2016
C'est une pépite !
Je partage pleinement l'enthousiasme de l'ensemble des critiques pour ce livre. Un peu hésité à le lire craignant un autre livre sur une enfance en Afrique comme ceux d'Alain Mabanckou ou de Calixthe Beyala, ou un autre sur le génocide rwandais, mais lu les premières pages sur Amazon, vite décidée, .....ça saute aux yeux, Gaël Faye est un talent.

Petit Pays, c'est le Burundi vu par le regard d'un enfant de dix ans.
Gaby et Ana, frère et soeur ,d'un papa français et d'une maman rwandaise ,d'origine Tutsi, exilée au Burundi....années 90, une enfance burundaise à Bujumbura, fêlée par la séparation des parents.
Une enfance au goût de mangues sucrées,/ bercée de musique,assis sur la banquette d'une carcasse de Combi Volkswagen sur un terrain vague,/ dans une nature exubérante,foisonnante d'orchidées sauvages, de bougainvilliers, d'immenses kapokiers,/ à passer un week-end à dormir chez les pygmées,/ à descendre la rivière Muha sur un radeau en tronc de bananier.....
Une enfance qui passera en un éclair du paradis à l'enfer......la mort devenant le visage banal du quotidien......
Les livres, des fleurs dans ce paysage cramé, qu'il rencontre grâce à la bibliothèque d'une voisine grecque sera " le bunker de son imaginaire", son exutoire.

Gaël Faye tient la violence relativement à distance ,nous épargnant les vrais détails de l'horreur du génocide ( ref.Murambi le livre des ossements- Boubacar Boris Diop). Mais on ressent terriblement sa nostalgie d'un monde à jamais disparu, dans les décombres des haines ethniques (" L'Afrique quel gâchis!"). Tellement d'actualité, non ?


Un langage simple, visuel, original, plein de malice et douce, malgré la rudesse des circonstances, qui reflète pleinement les sensations et nous fait sourire......les mots me manquent....j'ai adoré ! le livre et Gaby ! et j'ai terminé la gorge nouée....

"Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s'y sont pas noyés sont mazoutés à vie."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          33524
carre
  11 octobre 2016
Quelle gifle ! Quand l'innocence, la joie de vivre de l'enfance s'efface d'un coup devant la barbarie des hommes.
« Petit pays » raconte ce passage avec un sens de la narration absolument bouleversant. (« Il était comme nous, un simple enfant qui faisait comme il pouvait dans un monde qui ne lui donnait pas le choix »).
Le roman commence comme une ode joyeuse à l'enfance (les bêtises, les amis, l'insouciance) puis petit à petit des brides de conversation, les murmures des adultes laissent deviner que la folie des hommes est en marche. « Il y a des choses qu'on ne devrait jamais voir dans une vie », trois mois de folie meurtrière, la soif du sang pour éliminer « les cafards » Tutsis. le roman de Gaël Faye, nous met à hauteur de l'adolescent qu'il était à cette époque, il nous renvoie le génocide rwandais à notre scandaleux silence de nos gouvernants tel un boomerang, le retour n'en est que plus culpabilisant et bouleversant.
« Petit Pays », un grand livre.
Commenter  J’apprécie          2471
palamede
  30 octobre 2016
Né au Burundi, d'une mère rwandaise et d'un petit français du Jura, Gaby connait à Bujumbura les joies d'une enfance libre et heureuse. Il vadrouille dans son quartier, entouré de sa bande de copains, quand il ne part pas en randonnée avec son père à la rencontre des pygmées, découvrant la douceur des collines et la beauté des lacs.

Mais le début de la fin de ce bonheur s'annonce quand le jeune garçon assiste simultanément aux disputes de ses parents et aux prémices d'une guerre civile qui oppose Hutus et Tutsis, bientôt suivie du génocide rwandais. Une vague de violence inouïe qui durera plus d'une décennie après avoir gagné d'autres pays.

L'histoire de Gaby est celle du métissage, de l'exil, du racisme, des méfaits de la colonisation, d'une lutte ethnique fratricide qui prend aux tripes et indigne. C'est une partie de la vie de Gaël Faye, racontée avec poésie, pudeur, nostalgie et tendresse, qui émeut et laisse pantois devant l'immense talent de ce jeune musicien.
Commenter  J’apprécie          18317
AudreyT
  07 septembre 2016
Burundi, 1993. Alors que les élections présidentielles apportent l'espoir d'une démocratie, ce petit pays tombe sous le poids de la haine, de la mort et des massacres. Gaby est le jeune fils d'un expatrié français et d'une élégante rwandaise exilée. Il coule des jours heureux au coeur de son impasse, entouré de ses amis. Il va chercher longtemps à se cacher la réalité, il ne veut pas choisir son camp, mais il devra comme tout le monde faire le deuil de sa vie d'avant, tirer un trait sur son enfance et perdre son innocence...
Gaël Faye signe avec ce premier roman un livre magnifique... le chant de l'enfance, de l'insouciance murmure à nos oreilles et côtoye avec justesse ce terrible génocide. Il écrit comme il chante : les mots résonnent, scandent un amour sans borne pour son pays, tentent de panser des plaies à jamais ouvertes et nous content avec talent l'histoire d'un peuple meurtri...
Commenter  J’apprécie          1817
Josephine2
  14 septembre 2016
Longtemps, l'enfance le poursuivra,
Longtemps, il continuera d'ignorer ce qui se passe,
Longtemps, il espérera ne pas être confronté à l'horreur,
Longtemps, il échappera à l'enfer grâce aux livres,
Longtemps, il voudra retrouver l'enfance,
Trop vite, l'horreur l'atteindra,
Trop vite, sa famille sera touchée au coeur,
Trop vite, ses amis et domestiques seront rattrapés par l'ignominie,
Trop vite, il succombera à la haine, malgré lui,
Trop vite, il quittera son pays et son enfance,
Trop vite, trop vite, la vie se poursuivra et il reviendra dans son pays de son enfance,
Enfin, son enfance le rattrapera,
Est-ce pour le mieux ou le pire ? à voir.

Un magnifique livre. Lisez-le !

C'est l'histoire d'un petit garçon qui voulait être comme tous les autres petits garçons du monde. Continuer à vivre une enfance heureuse, entourée de son père, sa soeur, sa mère, ses copains. Rien de plus normal en somme ! On se croirait dans « la guerre des boutons ».

Mais malheureusement, l'orage gronde, et gonfle. Lorsqu'il éclatera, plus aucune humanité n'existera. Tout sera effacé. Il neigera sur Bujumbura, sur l'Afrique, les flocons recouvriront tout. Les hippopotames glisseront sur le lac Tanganyika devenu patinoire.

Comment peut-on sortir de ce marasme sans séquelle ? On ne peut pas. Comment fait-on pour simplement vivre ? On se réfugie, pour Gaby, dans les livres.

Encore une fois, ne passez pas à côté. Lisez-le !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          15417
Ladybirdy
  09 novembre 2018
Magnifique hommage à ce petit pays qu'est le Burundi. Pépite flamboyante à travers les mots de Gaël Faye, jeune écrivain, qui aura puisé au fond de sa mémoire, les images, les auras, les désespoirs, la lumière d'un pays qui ne demandait qu'à être aimé. N'est noir que le coeur des hommes rongés par la haine, le mépris ethnique, l'intolérance, la bêtise humaine.
Le Burundi laisse pourtant échapper des évanescences liées à l'enfance, à la joie de parcourir les sillons, de manger des mangues en novembre, de danser au rythme des tam tam.
Évanescente insouciance et liberté.
Quand l'homme se détruit sans vergogne, la guerre emporte avec elle l'enfance. Les portes restent ouvertes derrière soi, fuir, s'échapper, s'éloigner de cette violence.
Ne reste que la mémoire en héritage.
Pour déposer un peu de poésie dans le ventre d'un pays pour que le soleil suffise à l'éclairer loin des hommes en feu, loin de leur furie meurtrière.
Bravo Monsieur Faye, votre roman transpire votre vécu, et vous nous le rendez avec beauté et force.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          13218
Jolap
  20 juin 2017
Rien de tel que les yeux, l'âme et le ressenti d'un enfant pour raconter une histoire avec des mots justes, sensés et cohérents.
C'est ce que fait Gabriel, dix ans, dans Petit Pays. Sa main est habilement guidée par l'auteur Gaël Faye : « L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais ». Cet ouvrage retrace avec une palette infinie d'émotions, de sentiments, de couleurs, de mots tour à tour poignants, sensibles, vifs, claquants ou d'une douceur envoûtante et confortable.
L'histoire d'un « Petit pays » le Burundi, « Ce bout d'Afrique centrale brusquement malmené par L Histoire » nous inonde d'une nostalgie bien connue de tous ceux qui ont vécu le bonheur d'un quotidien paisible et qui soudain, ont été engloutis dans une guerre éprouvante et sanglante.
le livre, histoire vivante, commence ainsi : « Je ne sais pas comment cette histoire a commencé. Papa nous avait pourtant tout expliqué, un jour, dans la camionnette. –Vous voyez, au Burundi c'est comme au Rwanda. Il y a trois groupes différents, on appelle ça des ethnies. Les hutus sont les plus nombreux, ils sont petits avec de gros nez. »
Nous sommes en 1993. Gabriel, dix ans, né d'un père français et d'une mère rwandaise vit avec sa petite soeur Ana dans un confortable quartier d'expatriés du Burundi où il peut chaparder les mangues des jardins et se balader entre les bougainvilliers. La guerre civile se profile, ses parents se séparent. Tout ce qui faisait les petits bonheurs simples du quotidien, l'insouciance d'une enfance espiègle, protégée et sereine se fissure. La naïveté souveraine de l'enfance s'efface et c'est la peur au ventre, les yeux humides ou horrifiés que Gabriel tente coûte que coûte de se protéger de cette tragédie, de ce génocide.

Pour raconter la première partie du livre consacrée à ce quotidien « ordinaire » capable d'assurer aux enfants de l'impasse toute la joie qui leur est due, l'auteur utilise un ton léger, un ton qui s'agrippe à la douceur des collines, à la beauté des lacs, des fleurs, aux petits sentiers glaiseux longeant les forêts, aux cris des babouins résonnant dans les bois. Un ton léger qui colle parfaitement aux larcins de ces enfants agiles, assez malins pour contrer les adultes, assez espiègles pour renouveler leurs idées et assez vifs pour en apprécier les effets. L'auteur écrit mais c'est l'enfant qui parle. L'enfant qui raconte avec ses mots à lui, des mots plein de poésie, le cadre enchanteur et coloré qui l'entoure, l'emploi du temps dont chaque détail se révèle de la plus grande importance. Nous sommes invités dans un univers où chaque personnage est irremplaçable et donne la respiration et un rythme bienfaisant au roman qui devient volupté.

La seconde partie c'est tout autre chose. L'horizon s'obscurcit. Les mots claquent à la porte de l'imaginaire et l'oblige à s'effondrer. La guerre avec sa succession d'horreurs. «…..Pour la première fois de ma vie, je suis entré dans la réalité profonde de ce pays. J'ai découvert l'antagonisme hutu et tutsi, infranchissable ligne de démarcation qui obligeait chacun à être d'un camp ou d'un autre. »
Ainsi l'enfant nous invite à prendre conscience d'une scission irrévocable. Il dit d'ailleurs : « La mort nous encercle » « avec le temps, j'avais appris à reconnaître leurs notes sur la portée musicale de la guerre qui nous entourait. Certains soirs le bruit des armes se confondait avec le chant des oiseaux. »
Finis l'insouciance, l'enfance qui protège de toute responsabilité, de toute rigueur. L'enfance n'existe plus. « le génocide est une marée noire, ceux qui ne s'y sont pas noyés sont mazoutés à vie »dit-il. Seuls subsistent de nombreux et précieux souvenirs qui tout d'un coup ont une valeur décuplée. le ton monte avec les horreurs. le sang coule et nous lecteurs nous constatons hébétés.
Et puis dans le village il y a Madame Economopoulos qui prête des livres à Gabriel. Des livres qui vont avoir une importance essentielle dans sa vie, dans sa manière de la comprendre, de la gérer, de l'espérer….
.
"La vie n'est que le brouillon du roman » écrit Patrick Varetz. Avec « Petit Pays » il semble que nous soyons dans ce cas-là !
J'ai écouté Gaël Faye parler de ce récit et livrer quelques explications utiles et complémentaires. Loin de s'enfermer dans l'histoire de Gabriel qui ressemble étrangement à son vécu. Il disait à peu près ceci :
« Lors des attentats de Charlie Hebdo, et du Bataclan je me suis dit que cette insécurité là, je la connaissais. J'avais une expérience de la guerre. Cette enfance accompagnée, cette envie de se protéger, d'être dans son confort. C' est un piège parce qu'elle endort et elle empêche d'écouter le monde autour de soi. C'est certainement facile mais cette violence qui est autour de nous est une violence qui nous concerne aussi quand elle nous revient en boomrang, on découvre que nous sommes liés aux autres………..Au Burundi, comme la violence n'était pas rentrée dans l'impasse, on avait l'impression qu'elle n'existait pas. Mais elle a toujours été là……. Avoir conscience du monde est indispensable pour se prémunir des moments où on se sent hagard. » puis revenant sur les attentats : « L'idée du livre est née comme ça. J'ai été touché par ces événements. le livre, cet endroit où l'on peut se reconstruire, où on peut rester humain, s'enfuir ou imaginer autre chose! J'ose espérer que le personnage principal pourra se servir du livre pour résister à sa condition. » puis un peu plus loin encore : « L'écriture m'a soigné. Je ne voulais pas associer le Burundi à la guerre uniquement. Il faut remettre du quotidien pour qu'il n'y ait pas que cette évocation de guerre. Maintenant les anciennes victimes et les anciens bourreaux cohabitent" Gaël Faye termine cet entretien en rappelant s'il en était besoin:" Je crois qu'être éxilé une fois c'est être éxilé toujours. »

Petit pays un livre marqué par des accents brûlants de soleil et de vérité .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10242
ninosairosse
  17 mai 2017
Loin dans mon exil, petit pays d'Afrique des Grands Lacs

Remémorer ma vie naguère avant la guerre

Trimant pour me rappeler mes sensations sans rapatriement

Petit pays je t'envoie cette carte postale

Ma rose, mon pétale, mon cristal, ma terre natale

Ca fait longtemps les jardins de bougainvilliers

Souvenirs renfermés dans la poussière d'un bouquin plié.
Extrait de la chanson de Gaël Faye "Petit Pays"

"Je ne sais pas comment cette histoire finira, mais je me souviens comment tout a commencé..."

Gabriel, 1993, en plein charivari
Petit pays c'est le Burundi
à part le génocide...c'est le paradis !
Bougainvilliers, Amitiés, Mangues et Gang...en Vrac
Avant d'écrire ma prose, CD de la FNAC...
J'ai réécouté "U2" , J'ai entendu "Tootsie"
Fallait choisir son camp, y 'avait pas vraiment envie...

Mais sûr qu'un jour, il y retournera,
retrouver ses beaux jours à Bujumbura...

4* pour son premier roman, autobiographie d'une enfance perdue
3* un bémol pour son album, ses décibels , sourd m'ont rendu. (Il vient de sortir son 2em album ! )







+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          960
viou1108
  19 juillet 2018
Il était une fois un petit pays dénommé Burundi, un petit bout de paradis dans l'Afrique des Grands Lacs.
Il était une fois 1992, une année lors de laquelle une nouvelle Constitution a été promulguée et des élections programmées pour l'année suivante, faisant naître un espoir de démocratie.
Il était une fois un petit garçon de 10 ans, Gaby, qui s'amusait avec sa bande de copains à chaparder les mangues chez les voisins et à faire d'autres bêtises de gamins, et qui croyait que ça durerait toujours.
Il était une fois... Stop. Le conte de fée s'arrête.
Transition vers le film d'horreur :
1993, le début de la fin de l'innocence. Les parents de Gaby se séparent, puis ce sont les peuples qui se fissurent. Depuis l'autre côté de la frontière arrivent des rumeurs inquiétantes. Au Rwanda, on aiguise les machettes, on cire les bottes, le bruit de la fureur monte.
Et puis l'enfer sur terre :
1994, le Rwanda s'enfonce dans le génocide, la violence déferle entre Hutus et Tutsis, et ses vagues ne s'arrêtent pas à la frontière. Le Burundi bascule, il neige à Bujumbura, les hippopotames glissent sur le lac Tanganyika gelé. Sur les lieux de massacre et au sein des gouvernements occidentaux règne un silence de mort(s).
Fin de la guerre.
Comment s'en remettre ? On ne s'en remet pas : "Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s'y sont pas noyés sont mazoutés à vie".

Petit pays, c'est la perte de l'innocence, de la façon la plus atroce qui soit.
Petit pays, c'est ce petit garçon qui s'accroche désespérément à son enfance heureuse, qui ne veut pas croire que même lui et ses amis finiront par être divisés, qui ne veut pas choisir et devra pourtant décider.
C'est cette carapace qu'il essaie de se forger en lisant jusqu'à plus soif les livres de la bibliothèque de sa voisine.
Petit pays, c'est un roman écrit à hauteur d'enfance, simple, sobre, qui avec peu de mots laisse entrevoir l'horreur des massacres mais aussi l'amour profond pour un pays.
Un roman qui parle de la colonisation, du racisme, d'une guerre fratricide "parce qu'ils n'ont pas le même nez".
Petit pays, c'est pour le lecteur un sentiment de perte, de déchirement, de révolte, ce sont des larmes qui n'arrivent pas à couler.
Petit pays, un grand roman.
Lien : https://voyagesaufildespages..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          944
Ptitgateau
  17 décembre 2018
Je referme ce livre, pleine d'admiration pour cette écriture merveilleuse et cette plume chargée de poésie, et débordant d'un respect infini pour un jeune écrivain qui a su raconter.
Raconter son enfance burundaise dans un milieu privilégié, son éducation, sa famille, ses amis, sa jeunesse, ses bonheurs, ses contrariétés dans une ambiance familiale souvent tendue, son regard d'enfant sur le pays, les événements qui s'y préparent.
Une première partie qui parfois fait sourire, une première partie pleine de cette innocence des enfants qui revêt bien souvent des aspects comiques … et puis… l'horreur qu'aucun être humain ne devrait vivre, des pages qui vous amènent à vous demander quelle folie peut s'emparer des individus. Des pages terribles que vous ne pouvez oublier, même si bien des scènes sont blanchies et rapportées avec quelques détails qui permettent au lecteur de réaliser le vécu des populations, sans trop insister sur la cruauté de ces massacres.

Ce livre était sans doute nécessaire à ce jeune auteur pour lui permettre d'exorciser ces démons qui ont pu le posséder.
Certains personnages ne s'en sont d'ailleurs pas relevés après ces événement terribles.

Je n'ai pas l'intention d'écrire plus car ce récit me donne plus envie de me recueillir et de garder mon ressenti pour moi-même. J'ai beau savoir que le monde est malade, je tombe toujours des nues lorsque je prends connaissance de tels événements.

Je ne regrette pas cette lecture , difficile à supporter sur la fin, mais nécessaire, ne serait-ce que par solidarité avec son auteur.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          930


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Petit Pays

Comment s'appelle le père de Gabriel ?

Martin
Mathieu
Michel
Mohammed

50 questions
1333 lecteurs ont répondu
Thème : Petit pays de Gaël FayeCréer un quiz sur ce livre

.. ..