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Frédéric Barbier (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782226106896
600 pages
Albin Michel (04/02/1999)
4.06/5   17 notes
Résumé :
En 1958 était publié, sous la signature conjointe de Lucien Febvre et Henri-Jean Martin, L'apparition du livre. Ecrit par Henri-Jean Martin sous l'inspiration de Lucien Febvre, cet ouvrage va devenir très vite un classique et provoquer une véritable révolution. Pour la première fois, la naissance et la diffusion du livre étaient analysées dans toutes leurs dimensions : Intellectuelle, culturelle, économique, sociale, esthétique. Les hommes, les ateliers typographiqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Sivoj
  06 août 2016
Instructif, plein de détails et d'exemples, ce livre débute par quelques brefs chapitres sur les aspects techniques des premières imprimeries, avant de s'intéresser particulièrement au commerce du livre, à ses acteurs (imprimeurs, éditeurs, libraires et colporteurs) et à sa diffusion en Europe. La période étudiée s'étend de la fin du XVe siècle jusqu'au XVIIIe, avec une insistance sur le XVIe. Les types de livres imprimés sont passés au crible, ainsi que la manière dont ils ont permis de répandre des idées nouvelles comme l'Humanisme ou le schisme protestant (avec plus ou moins de difficultés car les idées traditionnelles ont aussi étés renforcées par la diffusion des livres) ; mais on s'intéresse ici au livre en lui-même plutôt qu'aux idées qu'il a contenu.
On peut regretter l'insistance sur l'aspect commercial et économique. L'aspect social est abordé en parlant du travail des libraires et des imprimeurs, mais rarement du lecteur ; en dehors d'un chapitre sur la censure, on est pas très informé de l'image de ce nouveau média, de son impact culturel ou de la manière dont on lisait à l'époque.
Autre défaut : à moins d'être historien, certains chapitres deviennent rébarbatifs car ils tournent en listes de nom/date/lieu, ce qui casse la fluidité de la narration.
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JehanneDD
  02 mars 2014
Un livre certes fondateur, très détaillé, qui ravira les spécialistes du livre, mais qui avance trop lentement dans le temps.
Avantage; il y a des illustrations qui permettent de visualiser les exemples donnés.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
lanardlanard   15 décembre 2021
IV. Auteurs et droit d'auteur

Dernier métier enfin, lié à l'imprimerie et né grâce à elle : le métier d'auteur, au sens moderne.
L'auteur tirant bénéfice de la vente des exemplaires d'un ouvrage par lui composé : ce système est aujourd'hui passé dans les mœurs, mais on mit longtemps avant de le concevoir et de l'admettre ; on ne pouvait guère d'ailleurs l'imaginer avant l'apparition de l'imprimerie. Certes, les manuscrits faisaient l'objet de reproductions en série de la part des copistes ; mais comment concevoir au Moyen Age que ceux-ci rémunèrent l'auteur d'un texte dont ils n'avaient pas le monopole - et que tout le monde, après tout, avait le droit de copier? Dans ces conditions, les auteurs qui n'écrivaient pas pour la seule gloire et qui n'étaient pas assurés de revenus suffisants, ne pouvaient, nous l'avons vu, que recourir à la protection de quelque grand personnage - de quelque mécène, et vendre quelques exemplaires copiés par leurs soins. Lorsque l'imprimerie apparut, il n'y eut pas de changements brusques. Les imprimeurs, de même que les copistes, n'avaient pas le monopole de l'édition des ouvrages qu'ils publiaient. D'ailleurs, on mettait surtout sous presse des ouvrages anciens et d'ordinaire les éditeurs n'avaient besoin des services des savants ou des érudits que pour choisir les manuscrits à éditer et pour corriger le travail des typographes. C'est donc plutôt à titre de correcteur que l'homme de lettres fit alors sont entrée dans l'atelier. Beaucoup d'humanistes s'intéressant aux lettres devinrent ainsi correcteurs. Nous avons cité plusieurs cas.
Mais, bientôt, la masse des textes inédits arrive à s'épuiser ; les contrefaçons apparaissent et se multiplient, et, pour s'en garantir, les éditeurs commencent à solliciter des privilèges leur octroyant pour un temps le monopole de l'impression et de la vente des ouvrages qu'ils ont fait mettre sous presse ; et, de plus en plus, ils cherchent des ouvrages nouveaux à publier. Sentant l'influence qu'ils pourront exercer grâce à l'imprimerie, les auteurs deviennent de plus en plus nombreux à soumettre au libraire leurs manuscrits. Pour beaucoup d'entre eux, amateurs de belles-lettres plus ou moins en rupture de clôture, le problème de la vie matérielle se pose avec acuité.
Tous ne sont pas assez heureux ou assez disciplinés pour trouver un emploi de correcteur. Demander de l'argent au libraire, à qui ils confient leurs ouvrages et qui en tirera bénéfice, vendre donc l’œuvre de son esprit, ce n'est pas encore passé dans les mœurs : les auteurs du XVIe siècle - certains de ceux du XVIIe encore - se refusent à accepter semblable déchéance. Dans ces conditions, le système auquel beaucoup d'auteurs semblent avoir eu longtemps recours procède du traditionnel mécénat. Lorsqu'un ouvrage sort des presses, ils en demandent des exemplaire - rien de plus naturel - et prennent très vite, au temps d’Érasme, l'habitude de les adresser à quelque riche seigneur, ami des lettres, accompagnés de flatteuses lettres de dédicace. Cadeau que celui-ci saura apprécier et récompenser par un envoi d'argent. Au XVIe siècle, tout cela apparaît licite et fort honorable ; de même que l'habitude très vite prise de faire imprimer, en tête de l'ouvrage ou à la fin, des épîtres ou quelques vers louangeurs à l'adresse de puissants protecteurs qui ne manquent pas de payer, eux aussi ; quitte, si la somme n'est pas suffisante, à faire connaître à tous la ladrerie du puissant en question. Ne voit-on pas même un humaniste tel que Petrus de Ponte, l' "aveugle de Bruges", déçu par ses protecteurs, dédicacer à ses élèves un ouvrage en dénonçant ceux qui ne s'étaient pas montrés aussi généreux?
Ce système qui nous semble choquant, apparaissait alors tout naturel - bien plus honorable, encore une fois, que de vendre son manuscrit à un éditeur.
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SivojSivoj   06 août 2016
Peut-être un livre à lui seul n'a-t-il jamais convaincu personne. Mais s'il ne persuade pas, le Livre est en tout cas le témoin tangible de la conviction, qu'il matérialise par sa possession ; il fournit aussi des arguments à ceux qui sont déjà convaincus, leur permet d'approfondir et de préciser leur foi, leur donne les éléments qui les aideront à triompher dans les discussions, à rallier les hésitants.
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Vidéo de Lucien Febvre
L'Étrange défaite Marc Bloch Éd. Gallimard Collection Folio, n° 27. Histoire
« Les Allemands croyaient à l'action et à l'imprévu. Nous avions donné notre foi à l'immobilité et au déjà fait. » « le naufrage de la France » a écrit De Gaulle dans ses Mémoires de Guerre… Avons-nous aujourd'hui pleinement conscience de ce qu'a été l'effondrement de 1940 ? Rien n'égale le livre de Marc Bloch devenu un grand classique que tout Français devrait avoir lu. Né en 1886, agrégé d'histoire et fondateur avec Lucien Febvre des fameuses Annales, cet ancien combattant de 14-18 a la France chevillée au coeur au point de s'engager volontairement dans les combats de 1940 puis dans la Résistance. Arrêté par la Gestapo, il est fusillé le 16 Juin 1944 ; le manuscrit de L'étrange défaite, sauvé de justesse, ne paraîtra qu'en 1946. Longtemps confi dentiel, il faut attendre les années 70 et les travaux de Paxton pour qu'il sorte en poche et devienne un texte reconnu et incontournable. Toutes les causes et les responsabilités du désastre sont pointées et passées au crible avec un fulgurant esprit de synthèse : incapacité du commandement et carences des stratèges de l'armée, mais aussi déclin culturel d'un pays qui ne sait plus enseigner son histoire au point d'être incapable de regarder les réalités et de les analyser. Marc Bloch est la fi gure exemplaire de l'intellectuel combattant ! BD
https://www.laprocure.com/etrange-defaite-marc-bloch/9782070325696.html
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