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André Belamich (Directeur de publication)
ISBN : 2070109895
Éditeur : Gallimard (24/09/1981)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 13 notes)
Résumé :

Ce volume contient les oeuvres suivantes : Poésie : Livre de poèmes - Poème du Cante Jondo - Suites - Chansons - Romancero gitan - Odes - Poèmes en prose - Huit sonnets et une berceuse - Poète à New-York - Six poèmes galiciens - Chant funèbre - Pour Ignacio Sanchez Méjias - Divan du Tamarit - Sonnets de l'amour obscur - Appendice à la poésie. Prose : Premières proses - Mon village - Fantaisie sym... >Voir plus
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Nastasia-BNastasia-B06 novembre 2013
CARREFOUR

Ô la douleur de sentir
Son poème à la distance
De la passion, son cerveau
Maculé de taches d'encre !

La douleur de n'avoir point
La fantastique chemise
De l'homme heureux : une peau
— Robe de soleil — brunie !

(Tout autour de mes regards
Un essaim de lettres tourne.)

Quelle douleur que la vieille
Douleur de la poésie,
Cette douleur insistante
Et si loin de l'eau limpide !

Douleur de se lamenter
Pour aspirer le lyrisme !
Douleur de fontaine aveugle
Et de moulin sans farine !

Douleur d'être sans douleur,
Tandis que s'en va la vie
Sur les herbes incolores
D'une venelle indécise !

La douleur la plus profonde
Est la douleur de la joie,
Soc qui ouvre les sillons
Où fructifient les larmes !

(Sur un sommet de papier
La froide lune se penche.)
Douleur de la vérité !
Hélas, douleur du mensonge !


ENCRUCIJADA

¡ Oh, qué dolor el tener
versos en la lejanía
de la pasión, y el cerebro
todo manchado de tinta !

¡ Oh, qué dolor no tener
la fantástica camisa
del hombre feliz : la piel,
alfombra de sol, curtida !

(Alrededor de mis ojos
bandadas de letras giran.)

¡ Oh, qué dolor el dolor
antiguo de la poesía,
este dolor pegajoso
tan lejos del agua limpia !

¡ Oh dolor de lamentarse
por sorber la vena lírica !
¡ Oh dolor de fuente
ciega y molino sin harina !

¡ Oh, qué dolor no tener
dolor y pasar la vida
sobre la hierba incolora
de la vereda indecisa !

¡ Oh el más profundo dolor,
el dolor de la alegría,
reja que nos abre surcos
donde el llanto fructifica !

(Por un monte de papel
asoma la luna fría.)
¡ Oh dolor de la verdad !
¡ Oh dolor de la mentira !
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Nastasia-BNastasia-B08 novembre 2013
TELLE ÂME RÉVÈLE

Telle âme révèle
Des étoiles bleues
Des matins fanés
(Fleurs entre deux feuilles)
De chastes recoins
Où bruit l'ancienne
Rumeur nostalgique
Du rêve.
Telle autre contient
Des spectres dolents
De passion, des fruits
Véreux, des échos
De voix évanouies
Qui viennent de loin
Comme des rivières
D'ombres, de vains
Souvenirs de larmes,
Miettes de baisers.

Voici bien longtemps
Que mon âme est mûre
Et qu'elle s'éboule
En mystère obscur.
Des pans de jeunesse
Rongés par le songe
Tombent dans les eaux
De mes pensers sombres
Et j'entends les pierrres
Dire : Dieu est loin !

HAY ALMAS QUE TIENEN...

Hay almas que tienen
azules luceros,
mañanas marchitas
entre hojas del tiempo,
y castos rincones
que guardan un viejo
rumor de nostalgias
y sueños.

Otras almas tienen
dolientes espectros
de pasiones. Frutas
con gusanos. Ecos
de una voz quemada
que viene de lejos
como una corriente
de sombra. Recuerdos
vacíos de llanto
y migajas de besos.
Mi alma está madura
hace mucho tiempo,
y se desmorona
turbia de misterio.
Piedras juveniles
roídas de ensueño
caen sobre las aguas
de mis pensamientos.
Cada piedra dice :
" ¡ Dios está muy lejos ! "
+ Lire la suite
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Nastasia-BNastasia-B09 novembre 2013
NOVEMBRE

Tous les yeux
Étaient ouverts
Face à la solitude
De larmes délavée.

Ding
Dong
Ding
Dong

Les cyprès verts
En leur âme gardaient
Le pli des rafales
Et les mots comme des serpes
Fauchaient l'âme des fleurs.

Ding
Dong
Ding
Dong

Le soir se flétrissait.
Ô soir captif des nuées
Sphinx aveugle !
Obélisques et fumées
Faisaient des bulles de savon.

Ding
Dong
Ding
Dong

Les rythmes s'incurvaient.
Des guerriers de brouillard
Faisaient des catapultes
Avec les arbres.

Ding
Dong
Ding
Dong

Ô soir
Soir de l'ancien baiser
Lointaine obsession de mon ombre
Sans un rayon d'or !
Vain grelot.
Soir écroulé
En bûchers de silence.

Ding
Dong
Ding
Dong

NOVIEMBRE

Todos los ojos
estaban abiertos
frente a la soledad
despintada por el llanto.

Tin
tan,
tin
tan.

Los verdes cipreses
guardaban su alma
arrugada por el viento,
y las palabras como guadañas
segaban almas de flores.

Tin
tan,
tin
tan.

El cielo estaba marchito.
¡ Oh tarde cautiva por las nubes,
esfinge sin ojos !
Obeliscos y chimeneas
hacían pompas de jabón.

Tin
tan,
tin
tan.

Los ritmos se curvaban
y se curvaba el aire,
guerreros de niebla
hacían de los árboles
catapultas.

Tin
tan,
tin
tan.

¡ Oh tarde,
tarde de mi otro beso !
Tema lejano de mi sombra,
¡ sin rayo de oro !
Cascabel vacío.
Tarde desmoronada
sobre piras de silencio.

Tin
tan,
tin
tan.
+ Lire la suite
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MalauraMalaura06 juin 2012
Songe

Mon cœur repose au bord de la froide fontaine
(Couvre-la de tes fils
Araignée de l’oubli.)

L’eau lui disait tout bas sa douce cantilène
(Couvre-la de tes fils
Araignée de l’oubli.)

Mon cœur qui s’éveillait lui conta ses chagrins
(Araignée du silence
Voile sa confidence.)

Et l’eau en l’écoutant reflétait sa tristesse
(Araignée du silence
Voile sa confidence.)

Voici mon cœur qui glisse à la froide fontaine
(Ô blanches mains lointaines
Retenez l’eau légère.)

Et l’eau chantant de joie le saisit et l’entraîne
(Ô blanches mains lointaines
L’eau demeure déserte!)
+ Lire la suite
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nattanatta05 février 2015
DÉSIR


Rien que ton coeur brûlant,
Rien d'autre.

Mon paradis : un champ
Sans rossignols
Ni lyres,
Un ruisseau discret,
Une simple source.

Pas de vent qui éperonne
Les frondaisons,
Ni d'étoile qui veuille
Se faire feuille.

Un jour immense
Y serait
Le ver luisant
D'un autre jour
Dans un champ de
Regards brisés.

Lumineux repos
Où tous nos baisers,
Grains de beauté sonores
De l'écho,
Iraient là-bas éclore.

Et ton coeur brûlant,
Rien d'autre.
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