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EAN : 9782709625180
250 pages
Éditeur : J.-C. Lattès (24/03/2004)
3.69/5   18 notes
Résumé :
"Dans ma petite tête d'enfant, les Français étaient une entité abstraite, et j'étais très impatient de les voir arriver, afin de découvrir comment ils étaient faits. Je n'en dormais plus.

Une légende, qui courait depuis la nuit des temps, disait qu'ils étaient d'une grande beauté. Au point que nous utilisions couramment l'expression Yeçbeh am-urumi!, qui veut dire: Il est beau comme un Français!

Mais, en même temps, dans l'imaginaire ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Under_the_Moon
  02 novembre 2014
Ah Fellag ! Fellag ! Fellag ! Fellag ! Fellag !
C'est la troisième fois que je lis un livre signé de la plume de cet humoriste aux multiples facettes , et c'est toujours le même plaisir. Pour le moment, je peux même dire que le dernier chameau et autres histoires est le meilleur de ceux que j'ai lu jusqu'ici. Et confirme par la même occasion l'impression que j'avais eu, selon laquelle l'art de Fellag s'épanouit mieux dans les nouvelles que dans les romans.
Les cinq nouvelles de ce recueil commence par une histoire drôle - si la plupart le sont, ce n'est pas le cas de toutes "La Rentrée des classes" étant la plus tragique.
"Un coing en hiver" et "Le dernier chameau" sont deux pures délices, où on a littéralement l'impression de lire des scriptes de sketches plutôt que des nouvelles. Mais qu'on ne s'y trompe pas, car l'humour sert à "mieux accepter" les tragédies de la guerre civile algérienne - survenue après le coup d'Etat.
Ici, Fellag fait la part belle à ce divertissement très occidental qu'est le cinéma mais à la mode blédarde ! Que dire ? Que ceux qui n'en sont pas familiers ou n'ont pas de maghrébins dans leur cercle proche ne pourrons sans doute pas comprendre. Tout comme la moquerie typique des Maghrébins vis-à-vis des Occidentaux qui parlent à leurs animaux domestiques. C'est la culture ! Mais là, j'ai particulièrement aimé la façon dont la nouvelle "Le Syndrome de la page 12" se moque des clichés du cinéma classique hollywoodien.
De l'humour, des souvenirs d'enfance, des émotions, de la nostalgie face à l'absurdité de l'Histoire : du grand Fellag !
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Norlane
  28 janvier 2019
4 nouvelles que j'ai trouvé très bonnes, où l'on croise
- dans une Algérie confrontée aux assassins religieux, un cognassier sauvé et sauveur (une histoire qui mêle tendresse, ironie, et violence - ma préférée) puis une psychiatre confrontée à la brutalité (in)humaine (âme sensible s'abstenir).
- en France, un homme qui s'oppose à des agresseurs de fille dans un train de banlieue (la poésie face à la violence... qui gagne ?)
- aux États-Unis, un écrivain maudit (une histoire drôle)
Et une dernière nouvelle, qui donne son titre au recueil, qui est l'histoire de l'Algérie en quelques souvenirs, et qui fait baisser ma note parce que ça dévie en quelque chose de plus réaliste - politique, intéressant mais qui a fait bifurquer ma lecture dans une direction où je n'avais pas envie d'aller. Comme une sortie de route contrainte.
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philkikou
  31 décembre 2014
Les 3 premières nouvelles (un coing en hiver, rentrée des classes et train-train) ont été comme autant de coups de poing reçus en pleine face !!! Il m'a fallu un moment pour encaisser ces histoires et me remettre sur le ring de la lecture pour attaquer une autre nouvelle !!! ….
Ces nouvelles montrent la face sombre, cruelle, atroce des hommes..  et le pire c'est que c'est au nom d'un Dieu, d'une religion !!!
La 4° nouvelle ( le syndrôme de la page 12) est aussi assez sombre, mais sa fin surréaliste fait que l'on est moins sous le choc que les 3 premières.
La dernière qui donne son nom au livre est un recueil de petits moments de la vie sous le projecteur de l'humour plus ou moins noir que Fellag maîtrise sur le bout des doigts... et de sa plume...
Ce livre me donne envie de découvrir d'autre livre de Fellag, que j'avais trouvé touchant et sincère au cinéma dans « M.Lazhar »
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foret22
  04 février 2008
Pas drôle
pas frelaté comme témoignage
Bref , un pan de l'histoire contemporaine de l'Algérie en VO
Avec toujours la même question : rine n'arrête donc la folie des hommes ?
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MarcBibliotheca
  02 août 2011
Cinq nouvelles étonnantes et pleines d'humour, alors qu'elles ont pour la plupart comme toile de fond les massacres islamistes d'Algérie, tel est ce recueil le dernier chameau et autres histoires écrit par l'écrivain Mohamed Saïd Fellag, bien plus connu en son pays par son métier d'hu...
...
Article complet : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!
Lien : http://www.bibliotheca.be/ar..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Under_the_MoonUnder_the_Moon   31 octobre 2014
Dans les années soixante, à Tizi-Ouzou, comme dans tout le reste de l'Algérie, c'est au cinéma que nous faisions notre apprentissage de la vie : Comment se débrouiller pour se sortir des situations difficiles ? Comment se venger ? Comment échapper à la police ? Faire un noeud de cravate ? Comment se brosser les dents sans tacher le col de sa chemise ? Comment réussir un hold-up proprement ? Comment résister à un interrogatoire… Chaque film était une occasion de nous instruire. Mais, quelquefois, certaines situations nous posaient des problèmes insolubles.

(incipit de la nouvelle "Le dernier chameau")
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   01 novembre 2014
Mon père avait trouvé un logement dans une cité toute neuve où cohabitaient deux groupes ethniques majoritaires : les Français algériens et les Algériens algériens. [...]. Nous, au plan administratif, nous étions des Indigènes. Au plan géographique des autochtones. Au plan racial des Arabes. Au plan ethnique des Berbères. Des musulmans au plan religieux, et des melons au plan botanique.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   29 octobre 2014
[...] il était aussi tragique d'extraire un être humain du terreau où il avait semé ses rêves que de déterrer un arbre. "Le pays de l'homme, vois-tu, c'est celui où il a enterré son enfance. Il lui est très douloureux de s'éloigner du tombeau où gît ce moment crucial de son existence. S'il le laisse derrière lui, il pense que son fantôme viendra le hanter jusqu'à la fin de ses jours et mettra de l'amertume dans son exil... Mais quand la mort frappe à la porte... la vie doit sortir par la fenêtre !
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   29 octobre 2014
Le malheur est moins evanescent, plus présent. Il colle mieux à la peau. Au fond, le meilleur ami de l'homme, ce n'est pas le chien, c'est le malheur [...].

(dans "Le Syndrome de la page 12")
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   27 octobre 2014
À mesure qu'ils s'humanisent, on donne aux animaux domestiques des noms de plus en plus sophistiqués. Les vulgaires Médor, Rex ou Fox sont devenus Héphaïstos, Anastase ou Marilyn. J'ai même entendu un "Abracadabra, sors de là ! ", lancé par un propriétaire excédé à son teckel à poils durs […].

(dans "Un Coing en Hiver")
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Livres hors classes: Fellag "L'allumeur de rêves berbères"
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