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Dominique Edouard (Traducteur)
EAN : 9782253122760
407 pages
Le Livre de Poche (14/03/2008)
3.51/5   158 notes
Résumé :
Snobs est le premier roman de Julian Fellowes qui a reçu en 2002 l'Oscar du meilleur scénario pour le film Gosford Park par l'Academy Award de Alen Parker.
Le narrateur est un comédien de second plan qui navigue avec beaucoup d'aisance dans les classes privilégiées tout en dénonçant leurs travers. Il va suivre les aventures de son amie, Edith Lavery, la jolie fille d'un expert comptable ayant relativement bien réussi, et de sa femme, éblouie par la haute soci... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
3,51

sur 158 notes

jeunejane
  26 juin 2018
Le narrateur du roman est un comédien de second plan très bien accepté dans la bourgeoisie et l'aristocratie anglaise. Il y évolue comme un poisson dans l'eau.
Il fréquente la jeune et ravissante Edith Lavery, fille de nouveaux bourgeois, employée comme standardiste dans une agence immobilière.
La mère d'Edith l'a élevée dans des clichés de romans à la Barbara Cartland.
Lorsqu'Edith et ses amis vont visiter le château de Broughton avec le grand public, elle fait par hasard la connaissance du comte Broughton et chemin faisant l'histoire va démarrer .
Nous verrons la jeune femme évoluer superficiellement dans cette vie sans s'attacher aux valeurs des personnes qui en valent la peine.
Elle devra faire son expérience pour s'en rendre compte.
L'observation du narrateur est très fine, les réflexions très savoureuses, les scènes très bien décrites.
Un livre d'observation de moeurs qui en vaut la peine dont je n'ai pas perdu une page sauf les descriptions historiques familiales qui heureusement n'étaient pas longues.
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iris29
  24 septembre 2017
La jeune Edith Lavery a pour elle, une beauté très classique et une excellente éducation . Ses parents issus de la bourgeoisie , n'ont pas lésiné sur les établissements privés, sa mère ayant pour elle beaucoup d'ambition . Aussi , c'est sans surprise que le narrateur , un acteur issu de l'aristocratie , la voit prendre le coeur d'un des célibataires les plus en vue du gotha anglais , le comte Charles Broughton.
Mais une fois ses rêves de princesse assouvis, après deux années seulement, Edith n'en peut plus des thés guindés, des oeuvres de bienfaisance, des chasses à cour et autres réjouissances, elle s'ennuie . Il faut dire qu'on la comprend un peu , elle ne partage pas grand chose avec son mari , lequel a la politesse et l'extrême courtoisie (!) de la remercier à chaque fois qu'elle s'acquitte du devoir conjugal ...Et c'est à ce moment là, qu'elle rencontre un acteur un peu trop beau , dont le tournage a lieu au château ...
Partir ou rester , s'élever ou redescendre l' échelle sociale : Edith fera le tour de la question sous l'oeil toujours distancié et bienveillant de son ami , notre acteur, narrateur .
Par le biais de ce personnage , à qui rien n'échappe, Julian Fellowes nous offre un beau portrait de l'aristocratie des années 90. La noblesse épinglée comme de jolis papillons , analysée, scrutée, mais pas seulement ,car les bourgeois aussi aspirent à s'élever . Toutes leurs manoeuvres, leur agitation, leurs vexations aussi, devant le rideau fermé que leur claque à la gueule, cette aristocratie qui ne pratique que l'entre-soi ...
Edith n'est pas un personnage pour lequel on éprouve de la sympathie . Le choix de l'auteur n'est pas de nous faire vivre avec émotion ce qui arrive à l'héroïne , Julian Fellowes met beaucoup trop de distance entre elle et nous, ( déjà par la création d'un écran qu'est le personnage du narrateur) . Il est presque un ethnologue ou un sociologue.
C'est brillant, fin, subtil, caustique, amusant , et toujours écrit avec beaucoup de distance et d'élégance .
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nameless
  16 mars 2017
Julian Fellowes met ses origines aristocratiques au service de romans dans lesquels il pourfend avec humour les codes, manies, traditions, de ses pairs. Comme dans Passé imparfait, il donne la parole, dans Snobs, à un narrateur sans-nom, de noble extraction, mais qui a dévié de sa trajectoire bien-née en devenant acteur. Le narrateur sert de passerelle entre les deux mondes, celui de l'aristocratie dont il est issu, et celui de la roture, dans lequel il vit.

Parmi ses amis, le Comte Charles Broughton, timide, gentil mais surtout célibataire, est un parti convoité par bon nombre de mères, qui le verraient bien épouser l'une de leurs filles, n'importe laquelle, c'est juste pour le titre. C'est Edith Lavery qui remporte la mise. Jeune femme bourgeoise et arriviste mais sans grand avenir, elle utilise ses qualités naturelles, beauté, aisance, jeunesse, pour séduire puis épouser Charles. Mais c'est bien connu, les princes charmants n'existent pas, et l'ambition sociale ne remplace pas l'amour. Rapidement, la vie de comtesse l'ennuie. Coincée entre ses bonnes oeuvres, la paroisse, le derby d'Epsom, les repas pétris d'hypocrisie et de bienséance, Edith étouffe et ne trouve pas de compensation au lit, puisque Charles est un amant incompétent.

Aussi, lorsque Simon Russell entre dans la vie d'Edith…

Julian Fellowes possède une plume agréable, leste, et sait décrire dans leurs moindres détails, avec un humour pince-sans-rire, les travers d'une caste qui s'accroche avec l'énergie du désespoir à ses privilèges, perpétue un mode de vie passéiste, et organise sa propre extinction à force d'immobilisme et d'auto-satisfaction. Il s'agit d'un roman léger et distrayant, qui se lit avec plaisir. Malgré ces qualités, j'ai éprouvé quelques difficultés à m'intéresser aux destins de personnages anachroniques, même dans les années 90, décennie dans laquelle s'inscrit l'intrigue. Enfin, sous couvert de satire, je me demande si Snobs n'entretient pas une sorte de nostalgie, de rétro-utopisme, pour un monde conformiste et socialement dominant, même si avec talent, Julian Fellowes rend les nouveaux riches qui singent vulgairement les aristocrates, encore plus antipathiques que leurs modèles.
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rabanne
  16 février 2021
Premier roman, publié en 2004, du créateur de la série télévisée britannique "Downton Abbey". Je l'avais dans ma bibliothèque depuis un certain temps.
Pour résumer brièvement le sujet, il s'agit de l'histoire d'une femme issue de la haute bourgeoisie qui va se marier au-dessus de son "rang" et adopter rapidement les codes de son nouveau clan. Or, déçue dans ses attentes affectives, un terrible ennui va s'emparer d'elle et annoncer la déchéance de sa fulgurante ascension sociale...
Snobs s'apparente à une analyse psycho-sociologique de la vie mondaine, dans l'Angleterre des années 1990, à travers le prisme de l'éducation, de la culture et de l'appartenance sociale (aristocratie, bourgeoisie). La vie de couple y est également disséquée à la lumière des convenances de cette classe dite "bien née", qui ne manque pas de condescendance envers tous ceux qui n'en font pas partie, ni de mépris envers leurs pairs ayant failli à leur (bonne) réputation.
Un récit donc sur la "lutte des classes" privilégiées : l'une déterminée à conserver sa légitimité, ses codes immuables et ses traditions surannées ; l'autre tentant vainement de l'imiter, n'aspirant que de s'en faire reconnaître et surtout accepter.
Je n'ai pas tellement apprécié certaines lourdeurs du récit, ni le côté assez prévisible du scénario, car l'on se situe bien loin de la plume d'un Francis S. Fitzgerald ou encore de la causticité d'une Jane Austen (à laquelle Julian Fellows a été comparé). Mais il est des situations cocasses et des sentiments palpables bien décrits, qui m'ont fait tantôt fait sourire, tantôt fait grincer des dents, s'approchant d'une réalité des plus tangible.
Une lecture passable donc, et essentiellement transitoire pour moi.
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tynn
  02 avril 2015
Snob: qui affecte et admire les manières, les opinions en vogue dans les milieux qui passent pour distingués, et qui méprise tout ce qui n'est pas issu de ces milieux ( Larousse)
Bruissements feutrés dans les salons de la gentry: la belle roturière Edith Lavery va épouser lord Charles Broughton, riche célibataire assez falot mais courtisé par toutes les familles aristocratiques de filles à marier.
Sentiment amoureux ou opportunisme? La nouvelle comtesse va-t-elle être capable d'assumer son choix dans une société où on ne lui pardonnera rien d'inconvenant.
J'ai dégusté cette friandise aigre douce "so British", vision amusante, navrante et immorale d'un microcosme régi par des règles immuables, vase clos pétri de convenances et d'autosatisfaction.
Avant de nous charmer avec la série Downton Abbey, Julien Fellowes produit cette satire d'une société qu'il connait bien, nous en explique les codes, les subtilités de langage et d'attitudes. C'est délicieusement subversif, et sans doute moins caricatural que l'on croit.
Les personnages ont la condescendance typiquement britannique de cette classe sociale qui subsiste envers et contre toute forme d'évolution sociétale. Ils sont comiques à force d'être détestables. Des mises en scènes insultantes et cruelles, de l'impolitesse flagrante, un "chaud et froid" permanent qui s'autorise avec le plus parfait mépris des individus. Les choses essentielles ne sont jamais dites mais sous entendues, un mode de fonctionnement contraignant pour l'ignorant, amusant pour l'observateur.
Du vitriol en coupe de cristal! L'auteur n'est à court de perfidies pour personne, à l'image de son engouement pour Paris, peuplé de français désobligeants.
Sans doute un fond de vérité, non?
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   26 juin 2018
Charles est un homme simple. Quand il éprouve des sentiments, ce sont des sentiments simples, directs et profonds. Il a du mal à communiquer et est incapable de flirter.
Edith pensait avec étonnement à son autre amour qui, lui, ne savait faire que cela : communiquer et flirter. Le problème de Simon était le contraire de celui de Charles : il était incapable de ressentir.
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RebusRebus   28 août 2014
- Merci, ma chérie.
Une des habitudes les plus exaspérantes de Charles était de la remercier après l'amour, comme si elle lui avait simplement apporté une tasse de thé. Evidement, à ce stade de leur histoire, elle ne se doutait pas qu'il s'agissait d'une habitude.
Elle hésita à répondre : "Je t'en prie, c'est moi..."
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iris29iris29   24 septembre 2017
Elle possédait ce talent typiquement britannique de manifester sa désapprobation par un comportement scrupuleusement poli. Elle pouvait faire en sorte que toute une assemblée se sente mortifiée, mal à l'aise, tout en se félicitant d'être restée, elle, parfaitement correcte. Ce qui est évidemment la plus efficace des grossièretés car elle ne donne aucune prise, ne permet aucune riposte.
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jeunejanejeunejane   24 juin 2018
Quand on demande à des Anglais s'ils connaissent les Untel, ils répondent souvent " Oui, mais ils ne doivent pas se souvenir de moi " ou " " Je les ai croisés mais je ne les connais pas vraiment " alors qu'ils ne les ont jamais vus de leur vie.
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MagdalaeMagdalae   02 juin 2013
Le désir, l'état qu'on appelle communément "être amoureux" est une forme de folie. Une distorsion de la réalité tellement incroyable qu'elle devrait, en toute justice, nous rendre capables de comprendre les autres formes d'aliénation mentale avec la compassion de compagnons d'infortune. Et pourtant, nous le savons tous, cette exaltation si intense soit-elle, dure rarement, pour ne pas dire jamais. Contrairement à la croyance populaire, le désir n'est pas non plus le garant d'une relation plus profonde et justifiée, il existe bien sûr des gens mariés qui restent amoureux toute leur vie. Mais généralement, lorsqu'un couple est vraiment bien assorti, il fonctionne grâce à une chaleureuse et interdépendante amitié, enrichie d'attirance physique.
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