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EAN : 9782956088721
324 pages
Éditeur : Michael Fenris (15/03/2018)
4.48/5   21 notes
Résumé :
Ancien policier devenu détective privé, Jefferson Fergusson tente de survivre en acceptant la plupart des enquêtes qui lui sont confiées. C'est ainsi qu'il fait la connaissance de Véra Llerellyn, dont le frère David a disparu. Alors qu'il est persuadé que le jeune homme est mort et enterré quelque part en ville, Fergusson réalise assez vite qu'il n'est pas seul à s'intéresser à cette disparition soudaine. Il s'agit en particulier de son ancien collègue, Bridges, bru... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Zazaboum
  14 mai 2021
Dans la lignée des romans noirs de Dashiell Hammett, Raymond Chandler et Mickey Spillane, à qui il dédie ce livre, Michael Fenris a commis un polar ambiance années 50 voire 30-40 mais obligatoirement ultérieur car la Pontiac le Mans, dont le héros Jeff Fergusson est propriétaire depuis quelques années, n'a été fabriquée qu'à partir de 1961 !
Ancien flic, poussé à démissionner en raison de la corruption de son supérieur, il s'est reconverti en détective privé, jamais loin de la misère et de l'alcoolisme auquel il a échappé grâce à une balle !
Fumée de cigarettes et de pollution, vapeurs d'alcools et de parfums, arômes de crasse et de sueur sont la toile de fond de cette enquête. Jefferson Fergusson (il faut me dire pourquoi ça fait sourire tout le monde, merci) recherche le frère d'une jeune femme, sélect, qui a disparu et se retrouve plonger dans des vols et trafics en tous genres ! Il s'en prend plein les dents, et d'ailleurs, et j'ai eu mal pour lui !!
Lecture hors du temps et de l'espace, puisque que la ville est simplement nommée La Ville mais le parallèle est facile à faire avec certaines villes des Etats-Unis ! Travail d'enquête à l'ancienne, pas de moyens modernes, juste un réseau !
Franchement je m'y croyais et c'est un plaisir de replonger dans ce style que certains appelleront “roman de gare” pour lequel j'ai toujours eu un faible !
#Diamantssurmacchabées #NetGalleyFrance
Challenge MAUVAIS GENRE 2021
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sandrinedurochat
  14 juin 2018
Ce polar est un paradoxe, il se situe dans les années 50 mais est écrit en 2018, du coup, il est complètement rafraîchissant. Pourquoi ? Tout simplement parce-que le cadre posé est fifties, façon film en noir et blanc alors que l'écriture est très moderne, sèche et concise !
L'auteur nous la joue à l'ancienne avec un privé aimant le scotch, des femmes fatales, des caïds, des flics véreux et du bon jazz…
Le pitch en deux mots :
USA, années 50, dans une ville qui pourrait être New York mais que l'auteur nomme la Ville, travaille Jeff Ferguson, la cinquantaine, ancien flic désabusé qui a préféré quitter la police plutôt que de fermer les yeux sur les pratiques de certains collègues ripoux. Il bosse désormais comme détective privé dans son agence et fait le maximum pour boucler les fins de mois. Il aime le scotch, le jazz et aider son prochain moyennant rétribution.
Cela tombe bien car une belle plante du nom de Véra Llerellyn, veut qu'il retrouve son petit frère David, un bon à rien et un truand à la petite semaine. Jeff Ferguson ne résiste pas longtemps à cette blonde voluptueuse et à ses yeux de biche apeurée, d'autant plus qu'elle lui propose une grosse somme d'argent pour le job. le fameux David a disparu mystérieusement depuis plusieurs jours. Rapidement, le privé se rend compte que d'autres, bien moins intentionnés que lui et sa soeur, sont sur ses trousses aussi. le frangin de la belle semble avoir joué avec des plus gros et des plus méchants que lui au jeu du plus malin…
Entre caïds, flics ripoux et affaire de diamants volés, Jeff Ferguson va devoir y voir clair et avoir le nez creux pour le retrouver et ne pas se faire refroidir par une balle perdue.
Ce qui m'a plu:
Jeff Ferguson, of course !! Pour ceux qui ont été bercés par les séries américaines de Mike Hammer dans les années 80 dans lesquelles on retrouvait ce détective old school, je vous conseille cette lecture. Vous vous vous régalerez. Jeff Ferguson a tout du privé d'antan, le look, le phrasé, les habitudes : scotch et jazz. Les autres personnages secondaires sont également très bien décrits et s'inspirent du cinéma des Affranchis de Scorcese et de Scarface de de Palma.
L'intrigue: ici, pas d'ADN, pas de police scientifique ni de bornage des portables qui n'existent pas… Pas de profilage ou de méthode scientifique, juste de la bonne vieille enquête policière avec les ingrédients qui ont fait les succès des polars des années 50/60 avec des femmes fatales et en fourrure, porte-cigarettes à la main, des belles pontiac, des boîtes de jazz enfumées, des salles de boxe avec de la bonne vielle castagne et des calibres qui canardent vite fait bien fait.
La description de la Ville, enfin qui semble avaler tous ceux qui s'y perdent. Noire, urbanisée, enfumée, pluvieuse et oppressante, elle constitue un personnage à part entière de ce polar.
Ce qui m'a le moins plu :
Rien ne m'a déçu dans ce polar car en le commençant, je savais dans quel univers je me plongeais pour quelques heures. Je reconnais toutefois que l'ambiance unique de cette Ville a pris le pas sur l'intrigue qui est passée presque au second plan pour moi.
Parfois je me demande bien sur quels critères se fondent les maisons d'édition pour sélectionner les manuscrits ?
Pensent-elles que les lecteurs sont centrés exclusivement dans un genre déterminé dans lequel il doit forcément y avoir de la technologie, de la surenchère d'hémoglobine et de scènes trash ?
En ayant lu Diamants sur macchabées de Michael Fenris, je ne comprends pas que ce polar n'ait pas été édité. Comme quoi, il faut lire les auto-édités, il y a parfois des beaux diamants à découvrir, c'est le cas pour celui-ci que je vous conseille de lire entre deux polars stars de l'édition traditionnelle.
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lestribulationsdunelectrice
  10 juin 2021
Michaël Fenris est un auteur que j'étais très curieuse de découvrir, j'ai donc profité de l'occasion pour faire la connaissance de son personnage, Jeff Fergusson, et j'ai passé un bon moment de lecture, je suis ravie d'enfin avoir sauté le pas vers la plume de l'auteur.
Dès les premières pages, on fait donc la connaissance de Jeff Fergusson qui est un ancien flic devenu détective privé. On va vite apprendre à découvrir ce personnage assez atypique et il va nous entrainer dans une histoire assez sombre. Nous allons aussi rencontrer Vera Llerellyn qui débarque au bureau de notre détective car son frère David a disparu. Vera est une femme qui ignore beaucoup de choses de son frère et qui apporte du piment à l'histoire. Attention, il est très important de vous préciser que nous ne sommes pas dans un polar actuel, mais bien dans un roman dont toutes les descriptions nous plongent dans les années 50, et c'est ce qui en fait le charme.
Nous allons donc suivre Jeff au volant de sa Pontiac sur les traces de David et nous allons être très attachés à notre détective et à l'enquête, nous allons nous glisser dans sa peau et nous poser beaucoup de questions. J'avais même l'impression, à certains moments, de conduire sa Pontiac (bah quoi, ça fait rêver de conduire un tel ancêtre !). On va également fréquenter les bars et les boites de nuit jazzy qui sont peu recommandables et nous allons très vite nous en rendre compte et avoir les même ressentiments que Jeff.
L'intrigue est vraiment très bien pensée et l'auteur nous entrainera sur des fausses pistes et on se laissera totalement berner. On va également faire la connaissance d'April que notre détective va rencontrer en se rendant chez David et j'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à faire confiance à cette junkie, bien plus de mal que Jeff qui, lui, va très vite s'attacher à elle.
Bon bien sûr, on va également rencontrer beaucoup de personnes peu recommandables, mais je ne vais pas toutes vous les citer, je préfère vous laisser les découvrir. Ce sont ces protagonistes qui vont rendre l'enquête de Jeff intéressante, ces petits caïds, ces gangsters, car ils vont amener l'action et les révélations au fil de notre lecture.
Bref, j'ai vraiment aimé cette ambiance année 50, notre détective Jeff Fergusson et l'enquête assez sombre.
Lien : https://geek-o-polis.com/202..
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Simius
  31 mai 2021
Après avoir quitté Michael Fenris sur une île de Caraïbes, nous voilà plongé dans le monde du roman noir. Une ville américaine rongée par la pluie, qui pourrait faire penser à Gotham city si le personnage avait porté un costume, des flics aussi corrompus que les truands qui l'arrosent, une blonde vaporeuse au compte en banque bien garni et un privé, ancien flic tenté par la bouteille et un fond de jazz. le décor est planté, froid, glauque, intemporel même. On ne connait ni le lieu, appelé simplement la Ville, ni l'époque. La blonde propose au privé de retrouver son frère pour une somme d'argent conséquente et Jeff Fergusson se met au travail. Les ennuis arrivent rapidement, et la mafia comme la police s'intéressent de très près, de trop près à lui. le disparu a décidément des choses à cacher. Dès les premières lignes, j'ai imaginé Humphrey Bogart dans la peu de Fergusson. Personnage désabusé, notre privé prendra tous les risques pour retrouver le disparu. Michael Fenris respecte les codes du genre et nous livre, avec « diamants sur macchabées », un polar très agréable à lire. On s'attache à Jeff Fergusson et à ses imperméables sans cesse détrempés, et on l'accompagne dans le monde sinistre qu'il fréquente au quotidien, éclairé de temps à autres par quelques touches de lumière. Une belle découverte qui m'a donné envie de me replonger dans les oeuvres de Chandler.
Merci à Netgalley et aux éditions Eaux troubles de m'avoir permis de découvrir ce titre.
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dam59fr
  18 avril 2018
Avant-propos :
C'est le premier livre de Michael FENRIS que je lis. Je suis juste impardonnable, lui qui a fait un carton avec « Feuilles », « le syndrome Noah », plus récemment « Aaverhelyon », sans compter que le personnage est tout à fait sympathique. Bref, c'est mon premier FENRIS, mais pas le dernier.
Mon avis :
Je m'appelle Jeff et je suis détective privé. J'ai quitté la police pour des raisons évidentes que je vous expliquerai au fil de ce roman. Je suis assis dans mon fauteuil, une clope dans une main, un verre dans l'autre, dans ce vieux bureau complètement enfumé, éclairé par une lampe d'un autre temps. Les stores obstruant la lumière extérieure plongent la pièce dans une atmosphère particulière où la tension est palpable. Une tension surtout due au fait que les factures et la bouffe ne se paient pas avec de la fumée de cigarette et aux relents d'alcool. Alors J'attends patiemment qu'un client passe la porte pour me confier une mission et me sortir de cette léthargie. Il suffit parfois d'y penser très fort pour que cela se produise. Et un beau jour, la fameuse cliente qui va bousculer mon quotidien fait son apparition. Véra, une jolie nana bien gaulée, puant le fric autant que le parfum haut de gamme. Elle passe la porte du cabinet et l'aventure commence à coup de biftons. La jolie demoiselle souhaite que j'enquête sur la disparition de son frère, un petit malfrat. Voilà 1 semaine qu'elle n'a pas de nouvelle de lui. Ce que je ne sais pas encore, c'est que je ne suis pas seul sur le coup. Une enveloppe bien remplie et la promesse d'en recevoir d'autres tout aussi pleines et le tour est joué.
A peine a-t-elle quitté le bureau que les investigations commencent…
Comme c'est agréable de se retrouver si vite dans la peau d'un personnage. L'auteur nous plonge dans le quotidien de ce privé et d'une enquête qui va vite prendre une tournure plus compliquée que prévu.
On passe du cabinet enfumé du privé, à une salle de boxe puant la testostérone, au domicile du petit malfrat, un bar musical, une petite visite guidée d'un vieil entrepôt, un petit détour en cellule, une balade dans les tréfonds de la Ville, même une escapade à la campagne et tout cela dans le même roman.
On y ajoute de la bagarre, quelques joutes verbales, des tirs de pistolet, des morts, des gros bras, du fric, des diamants, un peu de sexe, de l'alcool, des flics pas toujours très nets, une salle de boxe, pas mal de mensonges, encore des morts, du fric, une histoire de famille…. Tout cela dans un shaker et l'histoire de « diamants sur macchabées » est une véritable réussite.
L'ambiance du polar noir des années 50-60 est très présente et le style utilisé par l'auteur rend l'ensemble très visuel. Il ne fait aucun doute que Michael est passionné par les vieux polars tant il maîtrise l'ambiance, les dialogues, la montée en puissance de l'enquête, la psychologie des personnages mettant en valeur toute l'intrigue. Chaque personnage trouve une place de choix et sert l'ensemble du roman à merveille.
Je me suis régalé avec ce roman. A l'image du titre choisi par l'auteur, je vais résumer mon avis en disant que ce livre est brillant. Au suivant.
Bonne lecture
Lien : http://www.chroniquesauscalp..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2018
Au fil des années, j’ai pu constater combien la Ville s’étend, tel un monstrueux cancer, rongeant peu à peu le paysage pour le remplacer par du béton. Le vert a cédé la place au gris. À l’ouest, le fleuve étouffe sous la pollution. Le sud n’est qu’un no man’s land mais qui ne le sera pas éternellement. L’est, où je vis, reste le seul vestige de ce que fut notre cité avant son essor. Et le nord est le secteur des nantis, des entreprises prospères, des bonnes écoles.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2018
Il a trainé dans tous les petits trafics, jamais rien de bien méchant. Vera a eu beau le défendre, je ne me fais pas d’illusions. C’est un rat d’hôtel. Il porte sur son visage ingrat le poids de ses petits larcins et de ses rêves de grandeur. Il n’a pas le physique du caïd, pas celui du meneur, mais je le crois suffisamment malin pour passer entre les mailles du filet lorsque la police effectue ses descentes dans les bas-quartiers.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2018
La jeune droguée ne me remarque même pas, tout entière absorbée par les mouvements de sa cuillère dans la tasse. On dirait qu’elle vient de découvrir la mécanique des fluides. Je passe au salon, dans l’espoir d’y trouver quelque chose de plus intéressant.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2018
Tu as toute la vie devant toi, April. Moi aussi quand j’avais ton âge, je rêvais d’être plus âgé. Et aujourd’hui j’aimerais que ce soit l’inverse.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2018
Dure loi de l’existence, mais ici, dans la Ville, c’est monnaie courante. On nait, on vit, on meurt, et parfois on meurt plus vite qu’on ne nait.
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