AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2956088726
Éditeur : Michael Fenris (15/03/2018)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 7 notes)
Résumé :
David Llerellyn a disparu. Se méfiant de la police, sa soeur Véra décide d'engager un détective pour le retrouver. Mais il semble que beaucoup de personnes s'intéressent à ce petit malfrat sans envergure, et que sa disparition ne soit pas le seul fruit du hasard. Quand le privé Jeff Fergusson commence à enquêter, il soulève certaines choses qui n'ont pas envie d'être révélées, et réveille de vieilles rancoeurs. Car rien n'est jamais bon lorsqu'on hante les rues de l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
sandrinedurochat
  14 juin 2018
Ce polar est un paradoxe, il se situe dans les années 50 mais est écrit en 2018, du coup, il est complètement rafraîchissant. Pourquoi ? Tout simplement parce-que le cadre posé est fifties, façon film en noir et blanc alors que l'écriture est très moderne, sèche et concise !
L'auteur nous la joue à l'ancienne avec un privé aimant le scotch, des femmes fatales, des caïds, des flics véreux et du bon jazz…
Le pitch en deux mots :
USA, années 50, dans une ville qui pourrait être New York mais que l'auteur nomme la Ville, travaille Jeff Ferguson, la cinquantaine, ancien flic désabusé qui a préféré quitter la police plutôt que de fermer les yeux sur les pratiques de certains collègues ripoux. Il bosse désormais comme détective privé dans son agence et fait le maximum pour boucler les fins de mois. Il aime le scotch, le jazz et aider son prochain moyennant rétribution.
Cela tombe bien car une belle plante du nom de Véra Llerellyn, veut qu'il retrouve son petit frère David, un bon à rien et un truand à la petite semaine. Jeff Ferguson ne résiste pas longtemps à cette blonde voluptueuse et à ses yeux de biche apeurée, d'autant plus qu'elle lui propose une grosse somme d'argent pour le job. le fameux David a disparu mystérieusement depuis plusieurs jours. Rapidement, le privé se rend compte que d'autres, bien moins intentionnés que lui et sa soeur, sont sur ses trousses aussi. le frangin de la belle semble avoir joué avec des plus gros et des plus méchants que lui au jeu du plus malin…
Entre caïds, flics ripoux et affaire de diamants volés, Jeff Ferguson va devoir y voir clair et avoir le nez creux pour le retrouver et ne pas se faire refroidir par une balle perdue.
Ce qui m'a plu:
Jeff Ferguson, of course !! Pour ceux qui ont été bercés par les séries américaines de Mike Hammer dans les années 80 dans lesquelles on retrouvait ce détective old school, je vous conseille cette lecture. Vous vous vous régalerez. Jeff Ferguson a tout du privé d'antan, le look, le phrasé, les habitudes : scotch et jazz. Les autres personnages secondaires sont également très bien décrits et s'inspirent du cinéma des Affranchis de Scorcese et de Scarface de de Palma.
L'intrigue: ici, pas d'ADN, pas de police scientifique ni de bornage des portables qui n'existent pas… Pas de profilage ou de méthode scientifique, juste de la bonne vieille enquête policière avec les ingrédients qui ont fait les succès des polars des années 50/60 avec des femmes fatales et en fourrure, porte-cigarettes à la main, des belles pontiac, des boîtes de jazz enfumées, des salles de boxe avec de la bonne vielle castagne et des calibres qui canardent vite fait bien fait.
La description de la Ville, enfin qui semble avaler tous ceux qui s'y perdent. Noire, urbanisée, enfumée, pluvieuse et oppressante, elle constitue un personnage à part entière de ce polar.
Ce qui m'a le moins plu :
Rien ne m'a déçu dans ce polar car en le commençant, je savais dans quel univers je me plongeais pour quelques heures. Je reconnais toutefois que l'ambiance unique de cette Ville a pris le pas sur l'intrigue qui est passée presque au second plan pour moi.
Parfois je me demande bien sur quels critères se fondent les maisons d'édition pour sélectionner les manuscrits ?
Pensent-elles que les lecteurs sont centrés exclusivement dans un genre déterminé dans lequel il doit forcément y avoir de la technologie, de la surenchère d'hémoglobine et de scènes trash ?
En ayant lu Diamants sur macchabées de Michael Fenris, je ne comprends pas que ce polar n'ait pas été édité. Comme quoi, il faut lire les auto-édités, il y a parfois des beaux diamants à découvrir, c'est le cas pour celui-ci que je vous conseille de lire entre deux polars stars de l'édition traditionnelle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
chevalierortega33
  16 mars 2018
Il fallait vraiment oser, en 2018, écrire un roman en noir et blanc, un vrai polar de la fin des années 50, en Amérique dans « la ville » dont le nom symbolique apparaît en fin de roman … sans ADN, avec une seule caméra de surveillance même pas exploitée, une balistique balbutiante. En prime une ambiance bien glauque, qui sent la sueur de flic négligé, le tout dans une atmosphère enfumée, alcoolisée. Une plongée dans l'univers de Chandler et Léo Malet, avec la palette classique du détective privé intègre et au coeur presque grand, que n'aurait pas renié Petre Cheyney (le père de Lemmy Caution), du flic pourri, des mauvais garçons chatouilleux de la gâchette, de la bourgeoise couverte de fourrure (animale, oui à cette époque les auteurs osaient encore …), la petite droguée à peine pubère, des belles voitures …
Tout ce petit monde se trouve embarqué dans une intrigue somme toute classique mais bien menée, aux multiples rebondissements et au final digne d'un film de Tarentino. N'oublions pas non plus « la bande son » jazzy car en fait ce roman agit sur le lecteur comme un vrai film de gangsters, servi par la précision du style de cet auteur que je lis pour la première fois, dans lequel le narrateur, son héros nous fait immanquablement penser à Philip Marlowe. On ne s'y ennuie pas une seule seconde !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
dam59fr
  18 avril 2018
Avant-propos :
C'est le premier livre de Michael FENRIS que je lis. Je suis juste impardonnable, lui qui a fait un carton avec « Feuilles », « le syndrome Noah », plus récemment « Aaverhelyon », sans compter que le personnage est tout à fait sympathique. Bref, c'est mon premier FENRIS, mais pas le dernier.
Mon avis :
Je m'appelle Jeff et je suis détective privé. J'ai quitté la police pour des raisons évidentes que je vous expliquerai au fil de ce roman. Je suis assis dans mon fauteuil, une clope dans une main, un verre dans l'autre, dans ce vieux bureau complètement enfumé, éclairé par une lampe d'un autre temps. Les stores obstruant la lumière extérieure plongent la pièce dans une atmosphère particulière où la tension est palpable. Une tension surtout due au fait que les factures et la bouffe ne se paient pas avec de la fumée de cigarette et aux relents d'alcool. Alors J'attends patiemment qu'un client passe la porte pour me confier une mission et me sortir de cette léthargie. Il suffit parfois d'y penser très fort pour que cela se produise. Et un beau jour, la fameuse cliente qui va bousculer mon quotidien fait son apparition. Véra, une jolie nana bien gaulée, puant le fric autant que le parfum haut de gamme. Elle passe la porte du cabinet et l'aventure commence à coup de biftons. La jolie demoiselle souhaite que j'enquête sur la disparition de son frère, un petit malfrat. Voilà 1 semaine qu'elle n'a pas de nouvelle de lui. Ce que je ne sais pas encore, c'est que je ne suis pas seul sur le coup. Une enveloppe bien remplie et la promesse d'en recevoir d'autres tout aussi pleines et le tour est joué.
A peine a-t-elle quitté le bureau que les investigations commencent…
Comme c'est agréable de se retrouver si vite dans la peau d'un personnage. L'auteur nous plonge dans le quotidien de ce privé et d'une enquête qui va vite prendre une tournure plus compliquée que prévu.
On passe du cabinet enfumé du privé, à une salle de boxe puant la testostérone, au domicile du petit malfrat, un bar musical, une petite visite guidée d'un vieil entrepôt, un petit détour en cellule, une balade dans les tréfonds de la Ville, même une escapade à la campagne et tout cela dans le même roman.
On y ajoute de la bagarre, quelques joutes verbales, des tirs de pistolet, des morts, des gros bras, du fric, des diamants, un peu de sexe, de l'alcool, des flics pas toujours très nets, une salle de boxe, pas mal de mensonges, encore des morts, du fric, une histoire de famille…. Tout cela dans un shaker et l'histoire de « diamants sur macchabées » est une véritable réussite.
L'ambiance du polar noir des années 50-60 est très présente et le style utilisé par l'auteur rend l'ensemble très visuel. Il ne fait aucun doute que Michael est passionné par les vieux polars tant il maîtrise l'ambiance, les dialogues, la montée en puissance de l'enquête, la psychologie des personnages mettant en valeur toute l'intrigue. Chaque personnage trouve une place de choix et sert l'ensemble du roman à merveille.
Je me suis régalé avec ce roman. A l'image du titre choisi par l'auteur, je vais résumer mon avis en disant que ce livre est brillant. Au suivant.
Bonne lecture
Lien : http://www.chroniquesauscalp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Fabie13600
  26 juin 2018
Voilà je me suis attaquée au petit dernier de Michael Fenris « Diamants sur macchabées » et je dois avouer que j'étais autant intriguée qu'impatiente de le commencer.
En effet après trois livres dans des registres très différents, cette fois il se frotte au polar et sincèrement c'est une très belle réussite.
Cet auteur est surprenant, il possède une aisance scénaristique incontestable et de ce fait il nous alpague et nous promène sur les chemins de son imagination avec brio.
Dans cette histoire nous suivons Jeff Fergusson, ex flic reconverti en détective privé. Il est engagé par une femme, Véra, pour retrouver son frère, David, qui a disparu. Alors qu'ils devaient partir ensemble il n'est jamais venu au lieu de rendez-vous. Dès lors Jeff va devoir marcher sur les traces de David, qui se révèle être un petit malfrat, pour connaître les raisons de cette disparition.
Mais comme tout bon polar ce n'est jamais si simple !
Jeff va devoir se replonger dans les bas-fonds de la Ville, reprendre contact avec d'anciens informateurs, d'anciens collègues pas forcément sympathiques ou honnêtes.
J'adore les polars, j'en lis depuis un certain temps et « Diamants sur macchabées » possède tous les éléments nécessaires pour en faire un très bon : ambiance pesante, personnages plus ou moins obscurs, descriptions nombreuses, enquête et intrigue bien maîtrisées, rebondissements bien calculés et dénouement aux petits oignons.
Au niveau des personnages il les a très bien conçus. On trouve le héros et l'anti-héros bien sûr mais également des personnages secondaires qui sont tout aussi intéressants et importants dans la conception et la composante du récit.
J'ai eu un petit faible pour Jeff, abîmé par son ancien métier ou la vie tout simplement, il dégage une aura qui m'a conquise. Il est objectif face à lui-même, il est tenace et a beaucoup de coeur sous sa carapace. Il n'est pas sans me rappeler un autre personnage de polar que j'adore…
Pour conclure je me suis vraiment régalée et j'ai lu ce livre goulûment. Dans ce climat, parfois glauque ou pesant, parfois léger et amusant, je me suis vue arpenter les rues de la Ville à ses côtés avec curiosité et envie.
L'auteur a su insuffler les ingrédients essentiels pour réaliser un récit réussi. Simple, efficace, ce polar est bien ficelé, bien dosé, les informations sont données au bon moment et à bon escient.
Alors si comme moi vous aimez les atmosphères captivantes composées de malfrats, de flics plus ou moins honnêtes, des jolies poupées le tout sur fond de jazz en savourant une clope ou ce que vous voulez, alors c'est le bon livre.
Lien : https://levoyagelivresquedef..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
s_des2015
  22 avril 2018
Ce message s'adresse en priorité aux fans de Raymond Chandler et de son Philip Marlowe, à ceux qui ne rataient pas une aventure de Mike Hammer de Mickey Spillane, ou encore à ceux qui auraient succombé à la plume de James Crumley remis récemment à l'honneur. Si vous êtes un amoureux du genre, ne passez pas à côté de ce livre. Michael Fenris en a respecté les règles avec brio et m'a encore une fois bluffée. Et pour ceux qui ne connaissent pas le roman policier dans ce qu'il a de plus noble, il est peut-être temps de vous laisser tenter !
Décidément, il est trop fort ce Michael !! Bravo Monsieur.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2018
Au fil des années, j’ai pu constater combien la Ville s’étend, tel un monstrueux cancer, rongeant peu à peu le paysage pour le remplacer par du béton. Le vert a cédé la place au gris. À l’ouest, le fleuve étouffe sous la pollution. Le sud n’est qu’un no man’s land mais qui ne le sera pas éternellement. L’est, où je vis, reste le seul vestige de ce que fut notre cité avant son essor. Et le nord est le secteur des nantis, des entreprises prospères, des bonnes écoles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2018
Il a trainé dans tous les petits trafics, jamais rien de bien méchant. Vera a eu beau le défendre, je ne me fais pas d’illusions. C’est un rat d’hôtel. Il porte sur son visage ingrat le poids de ses petits larcins et de ses rêves de grandeur. Il n’a pas le physique du caïd, pas celui du meneur, mais je le crois suffisamment malin pour passer entre les mailles du filet lorsque la police effectue ses descentes dans les bas-quartiers.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2018
La jeune droguée ne me remarque même pas, tout entière absorbée par les mouvements de sa cuillère dans la tasse. On dirait qu’elle vient de découvrir la mécanique des fluides. Je passe au salon, dans l’espoir d’y trouver quelque chose de plus intéressant.
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2018
Tu as toute la vie devant toi, April. Moi aussi quand j’avais ton âge, je rêvais d’être plus âgé. Et aujourd’hui j’aimerais que ce soit l’inverse.
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2018
Dure loi de l’existence, mais ici, dans la Ville, c’est monnaie courante. On nait, on vit, on meurt, et parfois on meurt plus vite qu’on ne nait.
Commenter  J’apprécie          00
autres livres classés : jazzVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Pentaquiz : on recherche le cinquième terme

Afrique, Amérique, Asie, Europe, ...

Basson
le chien Dagobert
Le Deutéronome
Jean Valjean
New York
Océanie
Rimski-Korsakov
Russie

16 questions
342 lecteurs ont répondu
Thèmes : anatomie , bande dessinée , géographie , géopolitique , littérature , musique , société , sport , zoologieCréer un quiz sur ce livre