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ISBN : 2020008785
Éditeur : Seuil (01/01/1957)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 43 notes)
Résumé :

Les Chemins qui montent de Mouloud Feraoun n’est pas uniquement un roman d’amour, même si sur le plan de la trame, il ne s’agit que d’une passion, certes vigoureuse entre Dahbia et Amer mais absurde et carrément invivable pour une multitude de raisons.

Feraoun a choisi de débuter son récit par la fin : l’amoureux meurt quand Dahbia se lance dans la narration de ses sentiments et de ses contradictions. Il ne s’agit pas comme nous avons souvent ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
aouatef79
  06 juillet 2015
Ayant auparavent, lu " La Terre et le Sang ", j 'ai relevé que le roman " Les chemins qui montent " est , quelque sorte le prolongement du premier livre cité.
l''histoire se déroule dans un village fermé sur lui-même, Ighil-Nezman, en pleine Kabylie, vers les années 1930 .Cette région est rude, les petites maisons sont situées aux flans des montagnes .Pour une grande majorité des habitants,la vie matérielle est plus que difficile .C 'est la misère .
C 'est dans ce village que vivent, la vieille Melha et sa fille Dehbia Elles y vivent difficilement .Dehbia est une jeune Kabyle chrétienne .Les gens du village, sont conservateurs .Un jour, débarque de France, le jeune Amirouch( Amer n Amer ) IL est jeune et beau .Toutes les jeunes filles du village sont, secrètement, amoureuses de lui .Mais il y a une qui le désire , un peu plus que les autres, il s 'agit de Dahbia, qui est baptisée Monique .IL y attirance entre les jeunes amants .Mais plusieurs raisons rendent que cette relation ne peut être durable. Par une soirée où la neige tombait, s 'endormit avec à côté de lui une bouteille d 'anisette et une boîte de gardénal .Au réveil, on le trouva mort .On a conclu qu 'il s 'est suicidé .Mais est-ce la vérité?
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ATOS
  26 mai 2017
« Les chemins qui montent » de Mouloud Feraoun est un roman extrêmement dense.
Nombre de problématiques, de dilemmes, de fractures, de noeuds, et de failles y sont traités : Colonialisme, communautarisme, , exil, émigration, retour au pays, métissage tant ethnique que religieux, poids des traditions sociales, rapports inter-religieux, rapports politiques / économiques, place des minorités, émancipation des hommes et des femmes, éducation, santé, pauvreté.
On comprend, sous la plume de l'auteur, que La Kabylie, pays berbère, dans l'Algérie des années 1950, recèle toute la complexité des données et des enjeux auxquels l'Algérie indépendante allait devoir faire face.
Les cultures se font face.
L'amertume, la colère, la violence, la haine, le renoncement, la soumission, ou le désoeuvrement sont les venins que l'injustice, le racisme, la misère et la désespérance en un avenir meilleur injectent dans les veines d'un village.
Comment effacer la marque que le destin trace sur les fronts ? Destin qui n'est que l'ordre des choses imposé et entretenu par un pouvoir politique au service d'un intérêt économique. Marque, qui n'est que main mise sur l'avenir de toute une société.
Comment chasser la honte, la refuser, ôter cette main ?
Comment écrire sa propre histoire ? Ce récit pourra-t-il prendre vie ?
Avoir assez de force pour le croire, assez d'espoir pour le pouvoir...
Était-ce possible, réalisable en ces années décisives, de penser à reprendre sa place, gravir les chemins de l'indépendance, accéder à la liberté ?
Encore un très beau et intelligent roman de Mouloud Feraoun
Astrid Shriqui Garain
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samir_t7
  06 mai 2018
De tous les romans que j'ai lus jusqu'ici, Les Chemins qui montent reste toujours particulier pour moi. Après ma troisième lecture, j'ai toujours l'impression de le découvrir et je ne me lasse pas de son air magique. Peut-être est-ce parce qu'il figure parmi mes premières lectures d'adolescence ; mais étant moi-même kabyle comme l'auteur et les personnages du roman, je dois dire que pour moi nul autre ouvrage, hormis peut-être La terre et le sang du même auteur et La Colline Oublié de Mouloud Mammeri, ne peint la vie en Kabylie profonde aussi minutieusement et avec autant d'authenticité. Bien que cela date des années 50, le cadre reste encore le même dans pas mal de villages, surtout pour ce qui concerne les valeurs de ces montagnards, le conservatisme pesant, sans parler du décor naturel qui est si admirablement, quoique tristement, décrit par Feraoun.
Dès la première page on compatit au malheur de Dehbia, et l'on se trouve tout de suite à la fin tragique d'un amour pas comme les autre que Feraoun nous permet de découvrir peu à peu. Mais le plus captivant et le plus émouvant surtout, est le journal d'Amer, amoureux de Dehbia qui s'est suicidé et auquel est consacrée la deuxième partie du roman. Amer est le fils d'une Française, Marie que les lecteurs de la Terre et le Sang connaissent, et est donc vu en tant que Français par les villageois et un peu mis à l'écart pour cela, quoique de père kabyle, comme c'est aussi le cas pour Dehbia à cause de sa chrétienté, mais le jeune homme ne s'en accroche pas moins à sa kabylité et à son appartenance à ses montagnes du Djurdjura qu'il n'épargne pas pourtant dans ces critiques et l'expression de sa déception surtout après avoir émigré et travaillé en France, ce qui lui a permis de goûter à sa mauvaise condition de « Bécot » tout en lui ouvrant les yeux sur certaines réalités du colonialisme.
Le style est on ne peut plus suave, clair et fluide, même s'il l'est plus dans la deuxième partie du livre, et après avoir relu un tel chef-d'oeuvre on ne peut que regretter encore une fois son auteur assassiné à la fleur de l'âge.
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ValiseBabelio
  13 septembre 2018
Dans Les Chemins qui montent, Mouloud Feraoun relate aux lecteurs la vie d'un ensemble de personnages de caractères différents qui vivent dans un village Kabyle, pendant la guerre de libération.
Ce récit débute par l'assassinat du personnage principal Amer, fait qui éveille la curiosité du lecteur pour découvrir les évènements qui ont signé sa mort tragique. Puis vient, avec la langue soutenue de l'instituteur, son histoire d'amour avec Dahbia, le deuxième personnage principal. Et au milieu de cette histoire, surgit un personnage marié et malheureux, Mokrane, qui cherche son caprice auprès d'elle.
Et au-delà de tout ce qui va mal dans ce roman, l'écrivain quitte le cadre de la Kabylie trop réservée de l'époque pour dessiner, de manière littéraire harmonieuse, les rencontres à la sauvette aux alentours de la fontaine. Prendre le chemin de ce roman, c'est lire le va-et-vient de la vie et la mort.
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Anis0206
  19 juin 2016
les aventures de Dehbia et Amer deux amoureux dans le village ultra conservateur d'Ighil Nezman pendant la guerre d'Algérie
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
aouatef79aouatef79   26 juin 2019
Cependant , Dahbia continuait de serrer les papiers . Ses seins se durcissent peu à peu . Il lui sembla qu 'Amer s 'était glissé près d 'elle tout en souriant . Il penchait son visage , ouvrait ses bras ...Soudain , elle reconnut le regard perçant de Mokrane , le regard plein de désir et le sourire cruel de sa grande bouche .Elle se mordit les lèvres . Non ! c 'était lui qui la mordait .Elle desserra ses bras croisés sur sa poitrine , se sentit faible et lourde , tandis
qu 'une interminable vague qui l 'enveloppait toute entière , la berçait , l 'engourdissait , l 'emportait tout doucement . Elle se laissa partir .
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samir_t7samir_t7   04 janvier 2018
Alors j'ai compris que j'avais un pays et qu'en dehors de ce pays je ne serais jamais qu'un étranger. Il m'a fallu vingt ans pour découvrir cette vérité subtile. En suite j'ai eu hâte de partir, d'aller le revoir, pour en prendre possession, le fouler de mes pieds, emplir mes yeux de ses différents horizons, respirer son ai chaud, recevoir son soleil brûlant, avaler sa poussière blanche, dévorer à plein dents ses fruits sucrés, courir après ses filles brunes, et j'ai pris le train pour Marseille. Et le bateau pour Alger.
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aouatef79aouatef79   29 avril 2019
Les femmes ,fouettées par l 'air frais du matin ,remontaient de la fontaine ,la cruche mouillée ,les pieds mouillées ,le teint rose ,jacassantes et gaies .
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samir_t7samir_t7   06 janvier 2018
Et toutes les femmes de cette terre, les petits garçons, les petites filles, les vieux et les vieilles qui viennent vous attendre sur la route pour vous dire : Nous savons. Nous sommes bête mais nous savons quand même. Tu quittes le pays de la faim, tu vas au paradis des hommes. Mais tu y seras étranger et tu reviendras dans ton enfer. Au début, tu penseras à nous, là-bas. Vas, nous ne t'envions pas. Tu auras à lutter et à souffrir, et s'il t'arrive d'être heureux, à coup sûr tu nous oublieras. Nous te réservons notre mépris, le mépris des damnés pour ceux qui le seront un jour et qui cherchent vainement à fuir.
(Journal d'Amer)
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aouatef79aouatef79   06 juillet 2015
Lorsque j 'avais ma carte, j 'aimais discuter de ces choses avec mes camarades Je posais chaque fois le problème avec une clarté déconcertante, je m 'installé dans un cercle d 'où aucune dialectique ne pouvais me sortir .
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Mouloud Feraoun - Sur Albert Camus
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Mouloud Feraoun est né à :

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