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ISBN : 2930440759
Éditeur : Atelier de l'Agneau (06/05/2014)

Note moyenne : 3/5 (sur 3 notes)
Résumé :
L'auteur poursuit ses expérimentations dans ce cinquième livre : un travail de recherche formelle où, entre autres, l’éditeur se substitue comme malgré lui à l’auteur, disposant de son écriture le doublant dans son écriture car sans doute n’y a-t-il pas ici de possible autre.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Bruno_Cm
  09 octobre 2014
Une critique alambiquée, à l'image de ce livre facétieux.
Livre sorte de trip-voyage multidimensionnel, puisque l'auteur ajoute des références musicales, et visuelles qu'il invite indirectement dans son travail. Travail auquel on est convié en direct en composition avec son éditeur(?) et sinon le langage travaillé lui aussi, tordu et manipulé sous plein de formes... Des essais de formes, CYLINDRES ?, jeu donc de formatage-déformatage, démâtage aussi puisqu'il y a un essai de roman ou d'histoire, celle d'une Arche, ou d'une arche qui sillonne la mer (ou bien leciel ou laterre, difficile de dire, sans doute tous les 3, l'étroit)... test permanent du lecteur, celui-ci en fait ne peut rien comprendre ou comprend ce qu'il en veut.
Des pont-ctuations, virgules en déguise de points, points de virgules, jeu nombreu (sans x) sur la ponctuaCtion.
Des lettres qui s'écrivent, des étoiles pour ne pas révéler. le blanc et la lumière n'ont jamais fait ressortir les étoiles, le noir, bien.
L'assez long passage d'échange épistolaire entre auteur et éditeur dans la ville de Vérone me plaisait bien mais s'essouffle sur la longueur, prend trop de place dans le livre, parlez-moi de l'Arche ! Racontez-moi une histoire, plus de narration, plus de narration.
Résumer est peu possible, alors quelques extraits qui peuvent être plus ou moins représentatifs :
"Corps retourné à la table avant-bras contre le clavier et doigts y puisant des lettres en un ordre qui ne se répète que par fractions suivant l'insistance d'un terme dans la phrase l'on se figure qu'il est ce terme océan ou mer qu'apparaît par conséquent océan ou mer sur l'écran le regard dès lors observe et traverse océan ou mer car il est en arrière d'océan ou mer un océan ou une mer fussent-ils indistincts et troubles projetés de l'intérieur comme en un rêve l'organe oculaire ne compte pour rien ici or se le crever deux fois afin de mieux voir (Oedipe rêvant de ceci seul, au fond, devenir le voyant Tirésias) constituerait un zèle que devancera toujours le seul repli des paupières."
"S*** : Voici presque achevés les feuillets du jour, une note seule restante s'inscrivant en l'une de leurs marges qui me serait certes possible d'étirer des heures durant ou alors : afin que dure l'heure. Comme s'il n'en était jamais qu'une au fond. Soit un cylindre au fond duquel l'heure rayer cela ou alors le garder en l'attente d'une expertise que / Ne pas perdre de vue la note, l'étirer encore, elle n'existe pas mais c'est elle que j'étire, depuis l'astérisque réitéré une seconde fois, quoique d'un tracé plus irrégulier, car il y a hâte, ouvrant la note. Je l'étire elle sans existence interrompant parfois l'écriture afin de rallumer ce cigare, effectuant trois pas vers le vitrage et c'est alors une pluie qui se déverse en trombes sur l'Atlantique."
"Réponse de l'éditeur (14 jours ont passé, la jeune femme de l'hôtel apporte la lettre quoique plus tardivement que la première fois, il semble en effet être ce jour pile 9 h 00, étrange semblant, sans doute, de ce pile, la pile de l'horloge, elle /) : Grisaille ici encore je vous vois, aussi distinctement qu'il m'est possible de vous voir, serait-ce d'un seul voir-vous-lisant, je vous vois disais-je introduisant dans vos CYLINDRES cette correspondance même, alors trembler peut-être, dès lors, d'un tremblement dont il se peut (je souligne) toutefois qu'il soit sans visibilité, recourant aux caractères imperturbables de l'Underwood. À supposer qu'un tremblement de l'écriture ne soit pas lisible en arrière de tels caractères. Ici, je déclare (une fois unique) ce tremblement afin de le rendre lisible, mais l'invisibilise recourant à de tels caractères,afin de forcer l'autre voir (d'une lecture à venir). Cordialement. [Signature]."

Une assez longue partie appelée Avant-dire, une Ouverture et un Epilogue, mais pas de "corps" pour ces cylindres. Structure étonnante de quelque chose qui finalement n'est pas, ne naît pas. Un extrait, encore :
"L'épilogue se poursuit, observé sous cette phrase même, déployée depuis un autre lieu et qui attend le terme - épi - qui semble ne pas venir, suspendu chaque jour, le jour n'est pas venu encore, le jour viendra or pourquoi viendrait-il ce jour, tandis qu'aura pesé quelque quart d'heure, telle terreur de quitter les CYLINDRES, ce qui équivalait sans doute à une terreur de les perdre, voire de se perdre les perdant. Justement : qu'adviendrait-il si je les perdais, ou alors si c'était brusquement effacé le moindre fichier les contenant depuis leur première phrase ? Saurais-je de surcroît simuler cette perte, une fois venu le jour en question, afin d'engager une réécriture et, par conséquent, n'en jamais sortir ?"
Les cylindres sont des formes et sont des éléments d'un moteur, qui leur donnent leur capital puissance, indispensables... A vous de vous faire une idée des centimètres-cube de cet objet que Denis Ferdinande vous livre.
Pour moi, pour finir, alambiqué vous disais-je
Il est vrai qu'il y a eu Proust, qu'il y a eu Joyce, qu'avant il y a eu d'autres Recherche ou Odyssées, et dès lors on n'atteint plus jamais qu'une recherche ou une odyssée, qui marche, flotte, rampe, sillonne, trace tant que faire se peut. Tant qu'à faire ce livre, hélas, n'est pas une nécessité pour le lecteur, sans doute pour son auteur l'est-elle-il plus, bien plus, pas d'urgence pour nous, les lambda. Peut-êtres les amis, amants, amoureux de l'auteur y trouveront leur compte.
Not so bad but not necessary. Je suis dur : deux étoiles.
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kineyume
  01 novembre 2014
Tout d'abord, je remercie les éditions de L'atelier de l'agneau, et Babelio pour m'avoir envoyé ce livre dans le cadre d'une massecritique.
Je ne connaissais ni l'auteur, ni l'édition. La couverture et les deux autres dessins de l'auteur au début sont assez étranges, on ne sait pas trop à quoi s'attendre, de même que je n'ai réussi à comprendre la 4e de couverture qu'après avoir beaucoup avancé dans le livre.
En fait ce livre parle de l'écriture, de l'auteur et de l'éditeur, Denis Ferdinande nous parle d'une «arche» qui sera au coeur du récit, comme si tout ce qui tourne autour de l'écriture avait un rapport avec l'arche, si j'ai bien compris, dans ce livre, l'auteur nous parle de l'écriture elle-même de ce livre, j'ai eu un peu de mal au début, je lisais sans vraiment comprendre quelques pages un jour, quelques pages un autre, et quand je m'y suis vraiment mis j'ai beaucoup aimé, l'écriture déroute dans le sens où les phrases ne veulent des fois rien dire, car la ponctuation est omise, ou les mots ne sont pas dans le sens habituel, j'avais détesté cela avec AvancerMaria Pourchet, mais ici ça passe, comme quoi ça dépend du livre. Au final même si je ne me souviendrais pas tellement de son contenu, ce fut une belle surprise, donc merci encore, et on se retrouve très vite pour une autre critique.
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JimmyCz
  01 novembre 2014
Davantage un exercice de style qu'un ouvrage qui a vocation à nous raconter quelque chose, un contenu concret avec un fil directeur précis.
Découvert grâce à masse critique je dois dire que j'ai aimé, je me suis senti volontairement prisonnier d'une sorte de trip psychédélique où le seul moyen d'en sortir était d'aller jusqu'au bout non sans plaisir.
Nul choix narratif toutes les formes d'écriture se mélangent dans un joli bordel que seul notre cerveau est capable de transposer, une pensée rendue pêle-mêle dans un langage néanmoins travaillé, une belle découverte assurément pour toute personne lasse des structures classiques. Je conseille.
Un bravo aussi à l'éditeur, belle qualité de papier et de couverture ainsi qu'une illustration que j'ai trouvé très belle et parfaitement adaptée, c'est assez rare pour le noter.
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