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EAN : 9782211234849
Éditeur : L'Ecole des loisirs (07/11/2018)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 76 notes)
Résumé :
UN SHIM-SHAM AVEC FRED ASTAIRE:

Vous les attendiez... Ils sont là !
Manhattan, qui espère ardemment un baiser de son amoureux.
Jocelyn, parti faire du ski dans le Vermont avec Dido et Cosmo (mais est-ce vraiment une bonne idée?)
Hadley, elle, est toujours à la recherche de son beau soldat perdu dans le train "Broadway Limited".
Chic , entre deux défilés de mode, sent son petit coeur d'artichaut s'emballer pour un jeun... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  18 mai 2020
Grâce au confinement (et à ma copine Sophie) je me suis retrouvée avec ce deuxième tome , sans avoir lu le premier. Je dis "grâce", car je me suis bien amusée à Broadway en compagnie de Malika Ferjoukh.
En première page, un récapitulatif des faits du 1° tome et une liste des personnages, ce qui est indispensable, car ils sont nombreux...
1949 : Six jeunes filles et un jeune français habitent dans une pension de Broadway en espérant que leurs talents soient découverts dans un avenir proche... Danse, cours de comédie, musique, Malika Ferdjoukh nous ballade dans le New York du milieu du XX siècle, avec ses boites de jazz, son Actor Studio, mais aussi la course au cachet, les auditions, la galère, les noctambules, et les gens qui ont réussi, tout près, à portée de main.
A portée de rêve...
Hadley, Page, Chic, Manhattan et les autres, croiseront Fred Astaire, Lee Strasberg, Marlon Brando, Anne Brancroft, Grace Kelly, Lady Day...( pour ne citer que les plus connus ).
Mais ils croiseront aussi... : le maccarthysme , le racisme envers les juifs, envers les noirs, et les japonais . Une Amérique d'après guerre, à cheval entre le rêve et le cauchemar pour certains.
La grande force de cet auteure, c'est de dire les choses sans lourdeur, son roman est virevoltant. Entre le nombre de personnages, leurs petites histoires professionnelles et personnelles, le fait que tous ces jeunes gens soient toujours en mouvement pour gagner leurs vies, ou pour s'amuser, ce roman dénonce , mais il est joyeux.
Et si je me suis ( parfois) perdue dans tous ces noms de personnages inventés , c'est de ma faute, je n'avais qu'à lire le premier tome !
Mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser aux adolescents, à qui ce livre est destiné et qui voit défiler toutes ces noms de célébrités, les connaissent-ils ? Et si, non, feront-ils la démarche d'aller écouter Billie ou regarder Fred danser ? Une bonne occasion de se cultiver.
Et pour les autres : une avalanche de talents , un délice à consommer sans modération (3 tomes, à ma connaissance) , car la dame écrit très bien. J'ai adoré cette escapade dans le Broadway de janvier 1949 que cette auteure maîtrise sur le bout des doigt. Un bel hommage à une ville , à une époque, et à l'Art...
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orbe
  20 août 2019
Quel plaisir de retrouver nos héroïnes même s'il est un peu difficile de se replonger dans le fil de toutes ces histoires qui vont se croiser et parfois s'emmêler.
Mais ce qui m'a le plus touché dans ce volume, qui ne sera pas le dernier, est le portrait de l'Amérique qui se dessine.
Au rêve de Broadway qui scintille encore un peu dans le premier tome succède une menace sourde et plurielle.
La plus forte de ce tome est la chasse aux communistes qui est racontée de manière très réaliste et complète.
Le milieu artistique tremble à la moindre suspicion de sympathie rouge et les conséquences sont terribles.
Le roman montre comment il est difficile de s'opposer au mur de la peur qui s'instaure et qui broie toute velléité de contestation et de parole libre.
A cela s'ajoute le racisme, envers les noirs mais aussi les Juifs ainsi qu'un rappel de l'internement des Américains d'origine japonaise pendant la guerre.
La mauvaise couleur de peau, le mauvais patronyme, un accent, un regard... tout est susceptible d'entraîner l'exclusion.
Un roman subtil et fort à lire !
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theannashaw
  14 janvier 2020
Oui l'attente entre les deux tomes a été longue au point que j'ai désespéré par moment d'avoir un jour enfin la suite des aventures new-yorkaise de Jocelyn et de la bande de nanas de la Pension Giboulée, mais les retrouvailles n'en ont été que plus délicieuses, joyeuses et festives. Et c'est donc avec impatience et délectation que je me suis replongée dans le New York d'après-guerre et dans la vie dégeantée des pensionnaires, employés et amis de la Pension Giboulée.
Alors que l'hiver congèle tout New York à la Pension Giboulée il règne comme toujours une chaleureuse agitation. Pendant que Jocelyn poursuit sa relation avec Dido et va skier, Hadley cherche encore le jeune homme qu'elle a perdu dans le train des années plus tôt pendant que Chic tombe amoureuse de celui dont elle ne devrait pas, Page se jette à corps perdu dans la danse pour oublier qu'elle a le coeur brisé. Et bien sur il y a le reste des troupes : Etchika, Ursula qui poursuit son amour défendu, Mrs Merle qui rêve d'une télé et Artemisia qui sous ses airs de dragon adore la joyeuse tribu de sa pension. le tout dans l'Amérique troublée de 1949.
Comme l'attente en valait la peine ! Quel bonheur, quelle joie de se replonger dans cette ambiance délicieusement désuète et folle-dingue. Une seconde fois Malika Ferdjoukh réuni tous les ingrédients qui font depuis plusieurs décennies le succès de ses livres pour nous offrir un roman choral haut en couleur et habité d'une joie fièvreuse.
Si l'on en sait d'avantage à présent sur les petits et grands secrets des divers habitants de Giboulée, on en reste pas moins à l'affût d'indices, de détails, de changements imperceptibles. Et l'on devient à moitié fou par instant quand on se rend compte que certains des personnages qui se cherchent sans jamais se trouver sont là, à quelques pas les uns des autres, à quelques instants les uns des autres mais qu'ils se manquent pour mieux faire durer le suspense et mettre nos nerfs à rude épreuve.

Et puis comme dans le tome précédent il y a les personnages bien sur : Jocelyn qui a du mal à gérer sa relation avec l'incroyable Dido, les filles qui vont d'auditions en auditions, de soirées en soirées et de coeurs en coeurs, Artemisia qui surveille tout cela de son oeil de lynx et sa soeur qui tente de faire entrer la modernité dans la maison. Et les petits nouveaux, ceux que l'on ne connait pas encore, amoureux de passage ou de longue durée pour la plupart, qui défilent dans un tourbillon tel que l'on en perd parfois un peu son latin.
Bien sur il y a les guest stars : celles du premier livres Woody et Grace en tête, mais également de « nouvelles têtes ». Un jeune premier qui répond au nom de Marlon Brando, une certaine Anne Bancroft, un monsieur Paul Newman et bien entendu le maître incontesté de l'Hollywood des années 1940, Fred Astair himself. Ils s'invitent dans le roman, interagissant avec les personnages, les rendant plus réels, plus plausibles et ajoutant un peu de glamour à tout cela.
Mais parce qu'à cette époque aux USA tout n'est justement pas que glamour et paillettes, Malika Ferdjoukh en profite pour nous dresser également un portrait historique et sociétal de cette Amérique en prise avec une véritable chasse aux sorcières communistes, que l'Histoire appellera plus tard le Maccartisme. Il est également question du rôle, de la place que l'on laisse à la femme dans cette société là et de celle que l'on donne aux noirs. Des sujets qui témoignent à la fois d'une époque et nous rappellent que malgré tout certains combats sont loin d'avoir été menés jusqu'au bout et sont encore d'actualité.
Un second tome aussi joyeux, fougueux et déluré que le premier, aussi brillant et intelligent, comme seule Malika Ferdjoukh est capable d'en écrire à grand renfort de tournures de phrases drolatiques et de références culturelles plus ou moins évidantes. Il me tarde à présent de découvrir le troisième et dernier volet de cette saga new-yorkaise.
Lien : HTTP://mabibliothequerose.bl..
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Nadael
  05 novembre 2018
Plus que deux jours à attendre et vous retrouverez sur les étagères de votre librairie préférée le tome 2 de Broadway Limited (vous pouvez aussi le gagner grâce au concours!). Quelle joie de lire la suite (chronique du T.1 : Un dîner avec Cary Grant) des aventures new-yorkaises des hôtes si attachants et charmants de la pension Giboulée ; Etchika, Jocelyn, Page, Manhattan, Hadley, Ursula et Chic.
C'est l'hiver à New York. En ce janvier 1949, le brouillard a revêtu la ville d'un manteau épais. Mais le froid n'a pas engourdi l'esprit des pensionnaires. Ils rêvent toujours de danse, de théâtre, de cinéma, de chant, ils désirent plus que tout fouler les planches de Broadway, éperdument fascinés par les lettres géantes des grands noms du music-hall s'étalant sur les enseignes lumineuses de Time Square. Évidemment, la réalité jette parfois ombre et déception sur le désir. Derrière les paillettes les étincelles et les sourires, des coeurs battent, des chagrins anciens remontent à la surface, des désillusions apparaissent. le monde du spectacle ne se laisse pas approcher si facilement et le talent ne suffit pas toujours… Jocelyn le pianiste trouve un job de liftier dans un gratte-ciel quand Dido son amoureuse, contestaire de l'ordre établi, semble prendre ses distances. Hadley garde espoir de retrouver un jour Arlan son beau soldat, père de son petit garçon, sa carrière de danseuse en suspens elle travaille dans un club, au vestiaire… où un certain Fred Astaire croisera son chemin – pour la seconde fois… Manhattan, habilleuse d'un acteur, Uli Styner, désespère qu'il ne la reconnaisse pas… Page est soucieuse et impatiente, réussira-t-elle à intégrer l'Actor's Studio…
Les journées filent à toute allure, les rencontres heureuses ou malheureuses s'enchaînent, le jazz est là envoûtant et entêtant, les artistes confirmés sont des idoles, leurs étoiles brillent et non loin se démènent les jeunes gens plein d'espoir qui ont le coeur au ventre et avancent la tête haute.
Et pendant ce temps, le monde continue de tourner avec soubresauts – discrimination, ségrégation, chasse aux sorcières, racisme, évolutions technologiques, emprise des médias, les traces indélébiles laissées par la guerre…).
Avec vivacité et sensibilité, Malika Ferdjouck nous livre ici une saga captivante grisante et haletante. le parcours de chaque personnage serpente au gré des obstacles et des aubaines, la musique emporte, les émotions éclatent, des révélations se font jour.
Dans l'attente du tome 3 ; Un thé avec Grace Kelly…
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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mybooksntea
  21 décembre 2018
C'est un vrai plaisir de retrouver Jo, Hadley, Chic et toutes les autres pensionnaires de Giboulée. L'ambiance est toujours aussi survoltée, chacune possède son petit caractère. Je ne sais pas comment fait Malika Ferdjoukh pour transmettre une telle énergie dans ses personnages, à tel point qu'elle en est communicative dans la vraie vie.
Si on croise tous les personnages au fil des pages, l'autrice se concentre un peu plus sur certains.
On suit notamment Chic dans sa quête de l'amour perdu. Elle m'a beaucoup frustrée d'ailleurs, mais je n'en dis pas plus. Je l'aime beaucoup, elle se donne une apparence de fille solide, mais elle cache sa sensibilité profonde.
Manhattan poursuit son travail pour le célèbre Uli Styner, mais elle peine à garder sa neutralité face à lui. Elle qui reste plutôt en retrait, j'ai bien aimé a voir s'affirmer un peu plus dans ce second tome.
Hadley jongle entre différents jobs pour tenter de joindre les deux bouts, tout en espérant toujours croiser celui qui hante ses pensées. C'est mon personnage préféré. Je la trouve tellement forte et courageuse…
Page voit son avenir prendre une autre tournure après une audition particulièrement éprouvante.
Jo continue ses études et ses parties de poker avec le Dragon, tout en découvrant les joies de la vie New-Yorkaise.
D'autres personnages, plus secondaires, sont mis à l'honneur. On en apprend un peu plus sur le Dragon, Charity (la domestique), et les deux autres pensionnaires, Etchika et Ursula. J'espère que cela continuera dans la même direction pour la suite !
Malila Ferdjoukh nous entraîne dans le tourbillon de la vie New-Yorkaise de la fin des années 1940, dans le côté paillettes et glamour du monde du théâtre. Cependant, elle le tempère avec une dimension politique plus présente que dans le premier tome.
La fin des années 1940 est marquée, aux Etats-Unis, par ce qu'on a appelé “la chasse aux sorcières”, c'est-à-dire un rejet et une stigmatisation des communistes. Ils étaient associé au mal, à une idéologie qui voudrait détruire le modèle de vie américain. Etre qualifié de communiste, à l'époque, était passible de prison, voire d'exclusion du pays pour les étrangers.
Malika Ferjoukh reprend des éléments historiques qui permettent d'ancrer encore plus son histoire dans la réalité. Cette chasse au sorcière sert de fil rouge, et rend l'atmosphère du livre un peu moins fantasque que dans le premier tome.
J'ai adoré ce deuxième tome de Broadway Limited, et la fin laisse présager que nous aurons une suite. Ô joie !
Lien : https://boldreadings.wordpre..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   19 mai 2020
Mais comment ne pas être atterré ? Comment ce grand pays peut-il permettre que Miss Holiday et tous ceux qui sont sa beauté, sa gloire, passent par des portes de service et non par des halls de lumière ? Par des monte-charges avec les cageots à légumes au lieu des ascenseurs d'or et de cristal ? Comment cette grande démocratie trouve-t-elle naturel qu'un homme noir soit interdit de dormir au même hôtel qu'un homme blanc, de manger aux mêmes restaurants ?
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iris29iris29   22 mai 2020
Nous voilà arrivés au Bop-Cha. C'est, ma chère Rosette, exactement ce que tu peux imaginer d'une boite de jazz, à New York.
Dehors, il était 19 heures 30.
Dedans, déjà 4 heures du matin.
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iris29iris29   20 mai 2020
Le bel argent est celui qu'on oublie, répétait ma maman. Et il en faut beaucoup, BEAUCOUP, BEAUCOUP, pour oublier que ça existe.
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NadaelNadael   05 novembre 2018
« Le Haxo Building était une ville verticale. (…) On pouvait y habiter, travailler à l’un de ses nombreux bureaux, acheter des fleurs ou du poulet rôti aux boutiques du centre commercial, s’y faire coiffer, s’y habiller, s’y chausser, prendre un repas dans l’un des trois restaurants, consulter un médecin, un avocat, une voyante, y faire garder son bébé, y apprendre le paso-doble, la trompette, le billard, la dactylo, pratiquer un sport, trouver un publicitaire, régler ses problèmes administratifs, poster son courrier… sans jamais quitter le building. Pour drainer le flux, quatre ascenseurs faisaient du trampoline sur la façade de Madison Avenue, quatre autres à l’arrière. Cerise sur le gâteau de pierre : la piscine au sommet. »
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iris29iris29   21 mai 2020
Prez ! Ça fait une paie. Où tu étais passé ?
Il haussa les épaules. Et l'instrument [ un saxo ] sous son bras parut hausser les siennes.
- J'ai été boire le vent. Ici et là.
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