AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782211305631
Éditeur : L'Ecole des loisirs (20/11/2019)
4.29/5   40 notes
Résumé :
Printemps 1949. Enfin le soleil inonde les rues de New York, mais à la pension Giboulée, personne ne semble en profiter. Artemisia Merle, dite le Dragon, préfère terroriser ses adversaires au poker. Sa soeur attend l'arrivée de la télévision comme celle du messie. Quant à leurs pensionnaires, Chic, Page, Manhattan, Hadley, Ursula et Etchika, elles sont trop occupées à courir les auditions, les feuilletons radiophoniques, à se disputer l'unique salle de bains ou à ve... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
4,29

sur 40 notes
5
5 avis
4
5 avis
3
1 avis
2
0 avis
1
0 avis

Lucilou
  23 mai 2021
Deux ans et demi se seront écoulés entre la parution de "Un shim sham avec Fred Astaire" et le dernier volume de "Broadway Limited", "Un thé avec Grace Kelly", deux ans et demi qui ont passé à toute vitesse, riches de tant de livres et d'histoires… mais sur l'échelle de Broadway, ce furent neuf-cent-quinze (à peu près!) jours interminables.
Il faut dire que le tome 2 de la saga se terminait de la pire des manières pour le lecteur énamouré, attrapé, captif des intrigues, des drames et des amours de la Pension Giboulée! En de telles circonstances, deux ans et demi, c'est l'éternité.
Cette sortie tardive m'aura toutefois offert le plaisir de la relecture des deux premiers tomes et la joie, plus grande encore, de ne pas quitter New-York entre le shim sham et le thé! J'étais si heureuse de renouer avec la Pension, avec Jocelyn et tous les autres! J'avais hâte, surtout, de savoir comment tout cela allait se terminer, comment les différentes intrigues engagées allaient se résoudre, se croiser, se conclure!
Manhattan allait-elle révéler au grand Uli Styner ce qui la hante depuis "Un dîner avec Cary Grant"? Hadley allait-elle retrouver celui qu'elle cherche avant qu'il ne succombe à d'autres bras? Comment Chic pouvait-elle se sortir de cet amour bien trop lourd pour elle? Quel rôle pour Page? Et pour Etchika, l'oubliée du deuxième tome? Quel avenir pour Ursula et son amour réprouvé par la morale américaine, violente, inique et étriquée?
C'est donc avec une délectation non feinte que j'ai ouvert pour la première fois "Un thé avec Grace Kelly" et je l'ai dévoré, bande originale de "Singin'in the rain" puis best-of de Sinatra en fond sonore et tablette de chocolat praliné à proximité de la théière.
Que dire alors, que dire de ce tome tant attendu?
Peut-être qu'il faut commencer par ce qui fâche… Qu'on soit clair, j'ai adoré cette lecture, mais je l'ai trouvé un peu en dessous des deux premiers tomes… Alors peut-être que c'est de ma faute… Peut-être ai-je mis trop d'attentes dans ce roman attendu avec tant de ferveur depuis tant de temps, peut-être aussi que j'ai trop aimé "Un dîner avec Cary Grant" et "Un shim sham avec Fred Astaire"? Ils sont si réussis ces romans (et pour moi, le second surpassant le premier, le troisième ne pouvait être que meilleur encore) que je leur voulais une fin en apothéose, en feu d'artifice… Et ce n'est pas du tout le délire pyrotechnique que j'espérais. C'est peut-être moi, ou c'est peut-être la "Malédiction du dernier tome": souvent, quand on attend le grand final après avoir accompagné longuement des personnages, après y avoir projeté des attentes, le dernier acte se révèle souvent...déconcertant. C'est en tout cas une sensation qui, sans m'être familière, m'est connue (Oui tome 4 de "La Passe-Miroir", c'est à toi que je pense!). Peu importe au fond... Toujours est-il que ce thé avec la princesse de Monaco, bien que très bon, ne m'a pas paru aussi bon que ses prédécesseurs et c'est tout le problème. Fichue comparaison! Pourquoi? Et bien tout simplement parce que je l'ai trouvé assez inégal: il est assez long, plus long en tout cas que les tomes précédents et j'ai trouvé que les intrigues se délayaient un peu trop dans les deux premiers tiers du roman mais qu'arrivées dans le dernier, elles se résolvaient beaucoup trop facilement, beaucoup trop précipitamment comme si l'auteur voulait s'en débarrasser. de plus, elles ne se concentrent que sur quelques personnages et les autres sont un peu laissés de côté... Charity méritait plus de place, Ursula et Silas également, et je ne parle pas de Jocelyn qui est au coeur d'un vrai dilemme que la narration se contente de survoler, à ma grande frustration! Autre frustration, plus subjective cependant: l'ellipse à la page 637. Cette scène, je l'attendais depuis… depuis toujours… et… le blanc, le silence, l'ellipse. Hérétique ellipse, cruelle ellipse!
Au-delà de mon insatisfaction personnelle, l'escamotage de ce passage tant espéré me donne un peu l'impression du choix de la facilité… Parce que oui, cette scène était attendue et donc d'autant plus difficile à écrire... mais justement: quel panache il y aurait eu à tenter de la raconter plutôt que ce silence un peu pusillanime!
Malgré tout, "Un thé avec Grace Kelly" recèle aussi de vraies qualités et conclut avec brio la trilogie de "Broadway Limited": inventif (j'ai pour ma part adoré les chapitres centrés sur Ginger, un peu mystérieux de prime abord mais qui revêtent au fil du récit toute leur signification: Giboulée ne finira jamais!) il a su conserver la profondeur et la gravité déployée dans "Un shim sham avec Frec Astaire" en mêlant aux récits des trajectoires personnelles des personnages le portrait d'une Amérique schizophrène sans faire l'impasse sur le rythme, la musique et la légèreté qui parcourt toute la trilogie à travers des personnages résolument pétillants, très attachants et capable d'émouvoir les lecteurs, petits ou grands, à condition que ces derniers aient gardé en eux un peu de leur âme d'adolescents; à travers aussi une écriture fluide et très cinématographique et des guest star sortis tout droit de l'âge d'or d'Hollywood...
Il est pour les amoureux de cinéma et de théâtre le Broadway Limited, pour les danseurs qui virevoltent comme d'autres respirent et pour les amoureux tout court.
Un quickstep avec Malika Ferdjoukh pour un printemps enfin pétillant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          112
SOLITIGNOTI
  30 juin 2021
Pas d'accord. Pas d'accord du tout avec les commentaires de Lucilou ou Herrera. Il n'y a aucune ellipse. La scène est là. Elle existe bel et bien. Elle est simplement ailleurs, distillée avec soin au cours des trois tomes. En réalité, lorsque cette scène arrive, tout est là. Tout a été dit, déjà.
L'auteure s'est exprimée avec clarté sur le sujet. Loin d'être une option de dernière minute, son choix a été mûrement pesé, longuement pensé.
Elle explique que cette scène a été conçue et résolument fixée ainsi, dès le début de la trilogie.
Il semble même que cette conclusion a été un pivot déterminant de son écriture, et de ce récit. Sans "cette scène", écrite de cette manière, Hadley n'aurait jamais existé.
Selon elle, il aurait été au contraire plus facile, et très paresseux, de plaquer une scène pleine de blablas explicatifs, de redites écrites "dans le sens du poil", à la façon des séries télé ("je t'ai attendu(e), je n'ai jamais cessé de t'aimer, je t'ai cherché(e), tu m'as manqué(e), tu m'aimes, je t'aime, on s'aime, etc. ", avec toutes les platitudes convenues, tous les poncifs du roman de gare).
Au lieu de cela, à la place d'un bavardage de convention plaqué "a posteriori", la romancière a préféré une fine démonstration en amont, par des actions "a priori" , par une multitude de scènes en "live" (les quêtes parallèles des deux amants, leur attitude en miroir, face à d'autres amours possible, refus d'une vie aisée pour elle, ou bien lui,résistant aux offensives charmeuses de Qui-on-sait, et une foule d'autres choses). Fidélité, espoir, la foi en soi et l'autre, restent inébranlables, malgré le temps qui éloigne, malgré les séparations, les tentations, le découragement, les rencontres croisées, si souvent manquées...
Qu'est-ce qu'on aurait pu raconter de plus, qui n'aurait pas été redondant, prémâché, ressassé à gros sabots, bref, vraiment indigeste... ? Pourquoi aurait-il fallu tartiner un supplément de grosse confiture inutile?
On pense à l'éblouissante fin des "Demoiselles de Rochefort", lorsque le jeune marin grimpe dans le camion, et que l'on sait qu'il va enfin trouver celle qu'il cherche, mais le spectateur n'assistera jamais à leur rencontre (Imaginons un peu le dialogue : " Tiens, je t'ai cherché partout", ou "Ah, t'étais donc là finalement ?" et autres balourdises du même ordre, bien ridicules) . Dans le film, le camion, en toute s'implicité, s'éloigne, et... Cut. Pas besoin de nous enfoncer les trucs dans le crâne à coups de marteau.
Tout a été clairement montré avant. Rien à ajouter.
Contrairement à l'apparence, c'est bien le choix le plus difficile qui a été opté par Ferdjoukh. Sa décision est celle qui nous assure qu'elle sait très bien que son lecteur est un gourmet littéraire, intelligent, sensible, esthète.
C'est tellement plus frappant, et littérairement plus sophistiqué, plus esthétique aussi, de faire un arrêt sur cette image bleue !
Litote, synecdoque et métonymie réunies en une seule phrase, courte de 4 mots... On devine en effet que l'affaire a été mijotée par la dame au millième de millimètre !
Quatre simples mots qui ont dû exiger plus de temps, de réflexion, d'ambition (et de courage) que dix pleines pages de jacasseries faciles.
On lui en est reconnaissants.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21
SabrinaTrublet
  25 octobre 2021

Broadway limited. Tome 3
Un thé avec Grace Kelly.
Malika FERDJOUKH
Retour à la pension Giboulée dans le New York des années 40 pour suivre les aventures de ces dames (et du garçon Jocelyn).
Page, Etchika, Manhattan, Hardley et Ursula.
Par une série de quiproquos et hasards (heureux ou malheureux), les pensionnaires vont croiser ou retrouver leurs pères, amis, amants tant attendus.
Je suis contente de la tournure des événements pour Hadley et Ogden.
De même pour Manhattan qui pour une fois qu'elle ne planifie rien gagne tout par exemple.
🏠 La pension est toujours un lieu effervescent qui me plait à une période passionnante entre la présence de Marlon Brando, de Grace Kelly et la montée en puissance de la chasse aux sorcières et du Mac Carthysme.
Cependant j'ai trouvé ce dernier tome poussif.
Le dénouement de certaines intrigues un peu bâclé, comme si l'auteure était pressée d'en finir…
Commenter  J’apprécie          30
Herrera
  24 mai 2021
🩰Quel plaisir que de retrouver une dernière fois tous nos petits pensionnaires des Giboulées !
Malika Ferdjoukh nous emporte encore une fois dans un New York rempli de folies et d'extravagance où l'on croit le jeune Marlon Brando, Grace Kelly courant les auditions, Fred Astaire au restaurant et tant d'autres…
Pour ma part, cela faisait un an que j'attendais la sortie de ce dernier livre, avec les rebondissements qui l'accompagnent, en effet, ce dernier tome était prévu pour le mois de décembre et nous a fait attendre jusqu'en mai. Mais bon, une fois en main, on ne veut qu'une chose : savoir quels choix vont faire Chic, Page, Ursula, Etchika, Manhattan, Hadley, Dido, Arlan, Jocelyn et tous les autres. Attention, qui dit «roman choral», dit aussi « beaucoup de personnages dont les destins s'entre-croisent », et effectivement, ce dernier tome joue avec nos nerfs.
Malheureusement, tous les personnages ne sont pas logés à la même enseigne, si les destins de Chic, d'Hadley (forcément), d'Arlan, de Page ou de Manhattan m'ont passionnés, étonnement, je me suis désintéressée de la vie de Jocelyn et Dido. D'une part, le triangle amoureux Chic-Hadley-Arlan met le lecteur sous-tension tout le livre durant, et les relations Scott-Uli-Manhattan apportent la douceur qui nous manquait. D'autre part, je dois l'avouer, Dido m'a énervée sur ce dernier tome et j'y ai retrouvé un Jocelyn sans grande consistance.
Cela n'empêche pas cette belle saga d'être un coup de coeur !
Retrouvez toutes mes chroniques sur instagram : @alphabox-livres
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
tibwalovesstory
  10 août 2021
Ce mardi 10 août 2021, suite et fin de la galvanisante trilogie de Malika Ferdjoukh : Broadway Limited.
Un bonheur. Pour la dernière fois, le Broadway Limited dépose sur le quai de la gare de New York des jeunes pleins d'espoir et prêts à conquérir le monde.
Nous sommes dans l'Amérique d'après-guerre. Nous sommes au printemps 1949. Tout commence à renaître après un sombre hiver, et il semble qu'enfin, la persévérance de nos héroïnes commence à payer. Nous retrouvons Page, Chic, Hadley, Manhattan, Ursula, Etchika et les autres pensionnaires de la Pension Giboulée qui, après avoir encouragé les rêves de celles et ceux que nous avons accompagnés pendant 3 romans, s'apprête à abriter les rêves de nouvelles pensionnaires.
C'est la fin d'une ère, le temps du changement, l'arrivée de la télévision, une nouvelle époque qui commence. Et même si dans l'ombre, la menace de Hoover plane encore, les inégalités raciales persistent et les injustices sociales mènent la vie dure à nos protagonistes, ceux-ci ne cessent de poursuivre leurs rêves, d'avancer, d'aimer, de décider courageusement ce que sera leur destinée.
Des coeurs sont brisés, des êtres sont retrouvés, des rêves sont enfin réalisés, des opportunités inespérées sont saisies.
Dans ce troisième tome, l'heure est au choix pour nos personnages. Faire ce qu'il faut ou suivre son coeur ? Rester dans son confort ou ouvrir la porte au champ des possibles ? le choix nous appartient. le changement ne s'espère ni ne se souhaite. Il se provoque. Et le bonheur, celui que l'on peut avoir, s'assume, se prend et se vit au présent.
Une merveilleuse saga que je recommande, qui encourage à aller de l'avant sans jamais perdre espoir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
QuinayaQuinaya   23 juin 2021
Mrs Chandler répugnait à rappeler les lecteurs qui outrepassaient leur temps de prêt. D'ailleurs, elle ne le faisait jamais. Elle savait trop bien que certains livres demandent davantage que trois semaines. Qu'on peut avoir envie de les relire sitôt après le mot fin. Que c'est parfois un crève-coeur de s'en séparer. Jamais, de sa vie de bibliothécaire, elle n'avait administré d'amende. Quand un livre disparaissait, elle en concluait, secrètement heureuse, qu'on l'avait trop aimé, et elle le faisait racheter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
SOLITIGNOTISOLITIGNOTI   05 mai 2021
Sur le seuil se tenait une jeune fille. Elle était de son âge, très charmante, l'air gai, elle tenait une valisette et un grand étui circulaire en cuir.
- J'ai vu de la lumière, dit-elle.
(Evidemment.)
- Suis-je à la pensée Giboulée ?
Elle avait une large bouche d'où un rire semblait vouloir fuser entre chaque mot, des cheveux courts et châtains, les anneaux à ses oreilles avaient l'air de s'amuser comme des fous, eux aussi.
- Eh bien, dit Jocelyn. En quelque sorte, oui. Mais ce n'est pas la meilleure porte pour y entrer.
- Pas la meilleure ? Vous donnez des notes aux portes?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
SOLITIGNOTISOLITIGNOTI   05 mai 2021
- Je n'ai jamais été fâchée, dit-elle à voix basse.
Ce n'était pas tout à fait exact.
- Si vous tenez à vous faire pardonner, enchaîna-t-elle en dépit de toute logique, invitez-moi... à danser.
Elle entendit ce doux rire qu'il avait. Presque muet.
- J'étais sur le point de vous le proposer, figurez-vous.
Elle se demanda si c'était un reproche.
- C'est vrai ? Vous m'invitez à danser ?
- Dînons pour commencer. On dansera ensuite, si vous y tenez.
- Ce soir ?
- Je travaille. Je pensais la semaine prochaine.
C'était merveilleux quand même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
SOLITIGNOTISOLITIGNOTI   05 mai 2021
Grognonnant, il remonta ouvrir.
Les jeunes New-Yorkaises s'étaient-elles passé le mot pour défiler à sa porte ?
Celle-ci était plus âgée que lui, et paraissait exténuée. Elle avait dû voyager longtemps. Son tailleur de tweed vert convenait à ravir à sa taille exquise, mais était bien trop chaud , comme si elle débarquait d'une autre saison.
- J'ai vu de la lumière... commença-t-elle.
(Ben, tiens.)
- Je cherche une chambre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
roroROMANeroroROMANe   16 août 2021
P.73
- Mon garçon je suis vieille et sérieuse. Le temps, oh... Il est notre pire adversaire. Ne le croyez pas quand il vous souffle d'attendre, c'est une ruse. Une ruse qu'il faut prendre comme une leçon.
Commenter  J’apprécie          40

Videos de Malika Ferdjoukh (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Malika Ferdjoukh
Découvrez les coulisses de la création de Broadway Limited de Malika Ferdjoukh, ses inspirations, ses comédies musicales, ses nuits blanches...
Découvrez la série Broadway Limited ici : https://www.ecoledesloisirs.fr/recherche-avancee?search_api_views_fulltext=broadway
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quiz sur le livre "Quatre sœurs"

Comment s'appelle l’aînée des sœurs Verdelaine ?

Geneviève
Charlie
Marie
Aude

11 questions
62 lecteurs ont répondu
Thème : Quatre Soeurs, tome 1 : Enid de Malika FerdjoukhCréer un quiz sur ce livre

.. ..