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EAN : 9782211036320
247 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (24/10/1995)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Monsieur N. n'avait pas été un criminel toute sa vie. La preuve, il avait déjà neuf ans quand il tua pour la première fois. Bien entendu, à cette époque, il n'était pas encore monsieur N..Il était Léo, petit garçon qui passait ses vacances chez Mémé et Pépé.... Et puis, vingt ans plus tard, le voici, rôdant autour de la maison de la famille Mintz. Les parents sont sortis, les enfants font du pop-corn, Odette voudrait aller chercher un sapin au cimetière, elle craint... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Fifibrinda
  17 mai 2016
Un soir de 23 décembre, le gel, la neige, cinq enfants seuls à la maison … Vive l'indépendance, les bêtises, le pop-corn et les sapins à décorer ! Autour de cette joyeuse famille juive gravitent Radiah, baby-sitter, et Amoh, ami de Mone, la cadette. Sans oublier Gabriel, jeune vendeur de houx, aveugle, amoureux de Radiah. Les parents Mintz sont à l'opéra, la mère de Radiah et Amoh travaille. Autour de la joyeuse maisonnée rôde Monsieur N., pseudo-Père Noël maléfique, engoncé dans son duffel-coat rouge. Il vient d'assassiner son chien et un clochard et, suite à un tragique et ridicule concours de circonstances, il s'attaque maintenant aux enfants.
La belle écriture de ce roman souffle le chaud et le froid sur les enfants – et les lecteurs - qui alternent fous rires et frissons de terreur. On est happé par un récit en rouge et noir, où le bonhomme à la houppelande a remplacé bonté et bienveillance par racisme et antisémitisme, où la cheminée ne fait pas entrer dans la maison cadeaux et rires, mais violence et mort. Nous sommes confrontés à un vrai personnage de « méchant », incarnation de la haine et du mal. Quant au dénouement, s'il apaise les terreurs et angoisses, il nous laisse la responsabilité d'une réflexion sur la présence du mal, plus ou moins identifié, plus ou moins caché parmi nous.
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Biancabiblio
  23 décembre 2017
En ce soir du 22 décembre, Mr et Mme Mintz sont invités à l'inauguration de l'opéra régional, ils laissent seuls leurs cinq enfants dans la maison familiale. Il y a Gervaise l'aînée âgée de 13 ans qui doit veiller à ce que les plus jeunes soient sages, Mone 10 ans et demi, Barnabé 9 ans moins le quart, Odette 5 ans et bébé Lou, 18 mois.
Il règne un joyeux bazar dans la maison : entre Odette qui veut absolument un sapin de Noël alors que les Mintz, qui ne fêtent pas Noël mais Hanouka, n'en veulent pas, Barnabé qui veut aller embêter leurs voisines surnommées les perruches, Mone qui veut faire du pop-corn avec son ami Amoh, les lieux sont vite sans dessus dessous.
Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'en cette nuit particulière de l'hiver, ils vont croiser la route de monsieur N. (haine), un homme habité par la haine, le racisme et l'antisémitisme, qui vient de tuer son chien Thor.
Les enfants sont en danger car il est bien décidé à éliminer toute la famille Mintz…
Malika Ferdjoukh est une auteure pour la jeunesse de grand talent, que j'ai lu à plusieurs reprises et j'étais donc ravie de la retrouver dans un registre un peu différent des autres avec Fais-moi peur, un thriller destiné aux 13 ans et plus.
Pas de suspens ici sur l'identité du meurtrier puisque Malika Ferdjoukh nous le dévoile dès les premières lignes mais une thématique très intéressante quant aux motivations de ces meurtres. Monsieur N. est tout à fait proche des thèmes d'extrême-droite puisqu'il prône la race aryenne et pure, c'est-à-dire, des hommes et des femmes blonds aux yeux bleus, le mépris pour les êtres diminués ou jugés inférieurs et la haine des juifs et des musulmans.
Un sujet fort que les jeunes lecteurs découvriront peut-être à l'occasion de cette lecture et qu'il est nécessaire d'accompagner dans leurs réflexions.
Nous avons donc d'un côté un nazi et de l'autre une joyeuse famille juive. D'un coté la noirceur et de l'autre, l'espièglerie. L'auteure arrive bien à doser le mélange des deux, évitant que la part d'ombre ne l'emporte sur la lumière, grâce à beaucoup d'humour et des comiques de situations bienvenus.
J'ai beaucoup aimé les personnages des enfants, que ce soit la fratrie Mintz dont on découvre les membres tour à tour mis en lumière mais aussi leurs amis musulmans Amoh et Radiah et bien sûr Gabriel, le charmant vendeur de houx.
Pour autant, il m'a manqué quelque chose pour être totalement séduite. Les choses sont longues à se mettre en place et la tension arrive un peu trop tardivement dans le récit pour rendre ce thriller totalement pertinent à mes yeux d'adulte mais qui fera son petit effet auprès de son jeune lectorat.
Reste que comme toujours, la plume de Malika Ferjoukh est efficace et agréable à lire, les enfants tellement charismatiques, que l'on passe un bon moment en leur compagnie même si l'adulte que je ne suis n'a pas frissonné, la thématique abordée est si importante, que je ne peux que vous inciter à découvrir Fais-moi peur aux jeunes lecteurs autour de vous !
Lien : https://deslivresdeslivres.w..
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FannyNetherfieldPark
  19 novembre 2017
C'est toujours une immense joie de retrouver la plume de Malika Ferdjoukh. C'est son cinquième roman que je lis. Il est assez différent de ceux qui ont précédé puisqu'il s'agit d'un thriller jeunesse. Elle fait le choix de présenter le criminel dès les premières pages. Il est animé d'une haine et d'un antisémitisme implacables. Nous le suivons régulièrement dans son parcours destructeur. Dans le même temps, le lecteur est introduit dans la chaleureuse maison des Mintz. Alors que les parents sont de sortie, l'espiègle fratrie en profite pour laisser libre cours à un joyeux bazar. Mais monsieur N. se rapproche tout doucement de la maison de cette famille juive pour la recouvrir de ténèbre, de peur et abolir toute forme d'insouciance.
Le style si particulier de Malika Ferdjoukh est toujours présent. Sa fantaisie est un régal à découvrir et redécouvrir. Les comiques de mot, de geste et de situation sont toujours présents. Ils viennent contrecarrer toute la noirceur que monsieur N. diffuse. La tension est tout de même bien présente mais bien dosée. J'ai beaucoup aimé découvrir chaque enfant de la fratrie Mintz. Ils ont tous un caractère bien propre et sont attachants. Leur réflexion ou observation sur la religion et l'envie d'avoir un sapin de Noël m'ont paru intéressantes et pertinentes. On aurait presque envie que les pages se tournent encore et encore pour passer plus de temps en leur compagnie dans ce cocon où la mixité à sa place peu importe les.
Malika Ferdjoukh a le don de faire passer des messages concernant des sujets importants et parfois difficiles à saisir tout en distillant un certain humour et une fantaisie si singulière. Je souhaite à tous les jeunes de pouvoir croiser la route d'un roman de cette auteure car je suis certaine qu'il en sortira grandi. La période de Noël approche à grand pas, cette histoire m'a donné des envies de revoir Maman, j'ai raté l'avion!
Lien : https://danslemanoirauxlivre..
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Coulercommelancre
  14 juillet 2019
D é c e p t i o n
Comment vous dire? Avez-vous déjà beaucoup espéré de la part d'un livre? Moi oui, pour celui-ci. Et, oh mon dieu, jusqu'à la fin, j'ai attendu l'étincelle... Qui n'est jamais venue.
La famille Mintz est constituée d'un père médecin, d'une mère protectrice, de Gervaise, de Mone, de Barnabé, de Odette et de bébé Lou. Odette rêve d'un sapin de Noël cette année, même si Hanoucca est terminé. le soir même où les parents s'absentent pour une virée à l'Opéra, dans un élan de générosité, Mone et son meilleur ami partent à l'aventure, dans l'idée de trouver un superbe sapin, histoire que Odette cesse de geindre pendant leur film. Et au détour d'une rue, ils rencontrent monsieur M. Monsieur M est, ce qu'on peut communément appeler, un tueur en série. Et il n'aime pas que les enfants le regardent comme ces morveux l'ont fait.
L'écriture de l'auteure est connue pour être parfois très poétique et toujours très métaphorique. Mais ici, trop de personnifications et autres figures de style qui alourdissent les phrases et ralenti la lecture. Tellement de personnages, de répliques sans qu'on sache qui parle et de bêtises d'enfants qu'on s'y perd. J'ai très rarement été aussi déçue par un récit. La fin suit une ellipse tellement peu naturelle que j'ai regardé s'il manquait des pages. Vous voyez le genre.
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Enlivre_moi
  20 décembre 2019
En cette veille de réveillon de Noël, les parents Mintz sont de sortie à l'opéra, laissant seuls leurs 5 jeunes enfants. Mais de bêtises en bétises, ils finissent par attirer l'attention de l'homme en rouge. le père Noël ? Non... Monsieur N, qui vient de tuer... et il est prêt à recommencer.
Je ne m'attendais pas du tout à ça ! Ce que je pensais qu'il allait arriver dans l'intrigue arrive finalement assez tard mais je ne suis pas déçue pour autant.
Malika Ferdjoukh réussi le mélange d'un personnage d'une noirceur abyssale et de jolies scènes de chamaillerie familiale.
Tout en légèreté, avec sa plume caractéristique, l'auteur parle de sujets graves : le racisme, le handicap, la religion ou encore les camps de la mort. J'ai tout de même trouvé qu'on aurait pu alléger le roman d'un de ces thèmes, car ce melting-pot en devient un peu improbable.
Par contre je trouve que l'auteur trouve toujours les mots justes ou ironiques pour décrire les mille situations du quotidien que l'on connaît parfaitement. J'ai d'ailleurs souris à plusieurs reprises !
Moi qui lisais ce roman pour me faire un peu frissonner, cela n'a pas été le cas. Mais bon c'est un roman jeunesse ^^ Toutefois Monsieur N m'a bien dégoûtée.
Bref pas le meilleur de l'auteur, mais un roman qui se laisse lire entre Halloween et Noël !
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critiques presse (1)
Ricochet   28 septembre 2018
C'est la réédition d'un roman de type plus ou moins thriller, qui va parler de folie mais aussi d'antisémitisme, sur un fond douillet d'enfance et de connivence entre les personnages tel que l'auteur sait les bâtir en quelques phrases. De fait, le plaisir le dispute à l'horreur dans le cœur du lecteur.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
ZiziMuleATresseZiziMuleATresse   22 décembre 2010
Personnages
Les enfants Mintz :
Gervaise l'aînée, 13 ans
Mone 10 ans et demi
Barnabé presque 9 ans
Odette 5 ans
Bébé Lou 16 mois

Les autres enfants :
Amoh 11 ans
Radiah 16 ans, soeur de Amoh
Gabriel 17 ans

Mme et M. Mintz les parents
Mamido la grand-mère
Les demoiselles Perrucci

Et l'assassin
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ZiziMuleATresseZiziMuleATresse   22 décembre 2010
Eh bien, oui. Odette avait des "enfants". Tête-de-Picohe, l'aîné, qui faisait les quatre cents coups. Et les jumeaux Nini et Nono, de vrais amours. Etant imaginaires, c'est-à-dire quasiment invisibles, personne ne connaissait leur existence , sauf Mone qui avait déjà surpris sa petite soeur en train de leur compter des histoires.
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karine76karine76   22 mars 2015
Le bruit lui parvint trop tard. A la seconde où il touchait le faîte de la pente, l'oeil-de-boeuf claqua. Monsieur N reçut un petit jet de neige dans la figure.Il entendit le déclic du verrou. Ahuri, il regarda fixement le battant clos où deux petites faces pâles se profilèrent à travers la vitre noire.
Alors, dans un rugissement tragique, l'homme s'envola vers le rebord, s'y agriffa à deux mains, les jambes dans le vide, et il lança à toute volée sa tête contre la fenêtre ; mais il n'était pas assez haut et sa position fragile annulait sa force. Il ne fit que cogner la pierre.
Alors Monsieur N devint fou.
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ReaderReader   10 juillet 2014
- Je ne sais pas pourquoi, soupira t-il, mais on a toujours peur de montrer trop d'amour, trop de générosité. Comme sil fallait craindre une inflation de la bonté. Ou de mettre la bêtise au chômage.
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ReaderReader   10 juillet 2014
Faut-il en déduire qu'il ne suffit pas de regarder pour voir ?
En conclure que le monde dépend de l’œil que l'on pose sur lui ?
Que la bêtise humaine est sans limite aucune ?
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