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Clément Oubrerie (Autre)
EAN : 9791036319341
240 pages
Bayard Jeunesse (12/01/2022)
3.72/5   88 notes
Résumé :
Hiver 1910. Tous les jeudis, la jeune danseuse Marie Legay quitte l'Opéra de Paris et s'en va poser pour le peintre Odilon Voret. C'est un grand homme sombre, terrifiant, qui peint au couteau. Elle l'a surnommé « l'Ogre ». Ce jeudi-là, le destin de Marie bascule dans l'effroi...


XXIe siècle. Antonin et Élisabeth, étudiants en art, observent avec stupeur la jeune fille qui pose pour la classe de dessin. Flavie - c'est son nom - porte en effet,... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
3,72

sur 88 notes

babounette
  05 février 2022
PORTRAIT AU COUTEAU de MALIKA FERDJOUKH - Roman jeunesse - Éditions Bayard - lu en Février 2022
Mes remerciements chaleureux aux Editions Bayard pour l'envoi de ce roman ainsi qu'à Babelio Masse Critique privilégiée de m'avoir permis de lire ce livre.
Je lis de temps à autre un roman jeunesse, cela maintient mon esprit au courant de ce qui s'écrit dans cette tranche d'âge. Et puis, je le transmets à mes petites- filles ados.
Nous sommes en 1910, cette période que l'on appelle La belle époque, mais pas pour tout le monde, l'hiver touche à sa fin, Marie, dans la fraîcheur de ses 16 ans est danseuse étoile au célèbre Opéra Garnier où elle espère bien
gagner du galon. Ce jour-là, en quittant l'opéra, elle se rend d'un pas rapide chez le peintre Odilon Voret qu'elle surnomme "l'ogre" dans le quartier de Montmartre. Il n'est certes pas un grand peintre, mais il est riche et paie bien les heures de pose. Journée fatale pour la jolie Marie, Quelqu'un la tue de cinq coups de couteau lorsqu'elle s'apprête à rentrer chez elle.
Odilon Voret devient alors célèbre grâce à son tableau intitulé "Le coeur déchiré" qui représente Marie poignardée. Ce fût sa seule gloire.
Mais qui a tué MarieLegay ? L'enquête piétine et est classée.
21ème siècle, deux étudiants en art, Antonin et Elisabeth,
lors d'un cours de dessin, remarquent sur le corps de Flavie qui pose pour les étudiants, des cicatrices mystérieuses ressemblant à ... cinq coups de couteau.
Ces trois-là n'auront de cesse de découvrir le lien entre Marie et Flavie et le tableau, ils vont chercher qui était l'assassin de Marie. Ils feront d'étranges découvertes, parfois surnaturelles.
C'est un roman jeunesse plaisant à lire, léger, intriguant, un chouette moment de détente. Je vais m'empresser de le donner à lire à ma petite-fille qui a tout juste l'âge de Marie.
"Malika Ferdjoukh a toujours été assez nulle en chiffres, dates, additions et calculs (moi aussi !!!). Pendant les cours de maths, elle écrivait des histoires à la fin de ses cahiers, ceci explique certainement cela.
Résultat : elle est bien incapable de dire combien de romans, de scénarios et de BD, elle a publiés à ce jour. Elle se trompe systématiquement sur son numéro d'étage, son âge, sa date d'anniversaire, ou le nombre des mousquetaires...
D'ailleurs, même ses Quatre soeurs sont cinq !
Tout de même, elle sait avec (quasi) certitude qu'elle a dans sa maison 104 étagères de bouquins, 17 théières, 3 chats."
Elle m'est bien sympathique Malika Ferdjoukh !!!

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Ptitgateau
  28 janvier 2022
Une intrigue qui prend sa source dans le passé, un siècle plus tôt, un épais mystère qui voit le jour dans l'esprit de trois adolescents et qui se révèle sous la forme d'une énigme obligeant à une certaine recherche pour trouver la solution, une certaine perspicacité et de la suite dans les idées de nos héros, du fantastique et du surnaturel qui permettra de faire ressurgir le passé, voilà qui produit un roman addictif pour adolescents, à une condition : pouvoir se mettre dans la peau de ces héros qui devront se comporter comme nos ados, fuir le monde des adultes, se débrouiller entre eux, se vanner, se marrer... Et tous ces ingrédients, le récit de Malika Ferdjoukh en regorge !
Ce roman n'est pas sans rappeler les récits de la série « Chair de poule » avec toutefois beaucoup plus de finesse que cette collection destinée à faire vendre des livres en quantité non négligeable.
L'écriture fluide permettra de captiver un certain nombre de lecteurs.
Pour ma part, j'ai oscillé entre l'ado qui sommeille en moi et l'adulte qui considère cette oeuvre. Pas de doute, ce roman plaira, même si j'ai parfois ressenti quelques longueurs, dans les moments de communication entre ces jeunes qui ont envie de s'éclater et qui ressentent la même peur, et bien que quelques indices m'aient paru incohérents, mais peut-être ai-je abordé certains passages de façon distraite. J'ai malgré tout adoré cette enquête sans véritable indice, sans témoins, basée sur le recoupement d'articles de journaux trouvés dans les archives, de témoignages et de l'aide précieuse d'un revenant et d'un médium.
La fin est parfaitement imaginée et acceptable même si elle paraît être le fruit de déductions quelques peu hâtives à l'observation d'un cliché. Mais prenons-la donc comme une vérité, après tout elle est plausible.
Un bon petit roman à conseiller autour de soi.
Je remercie Babélio et les éditions Bayard qui m'ont donné l'occasion de découvrir cette autrice que je ne connaissais pas.
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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berni_29
  23 janvier 2022
Une fois n'est pas coutume, je me suis laissé prendre la main pour aller voir du côté d'un roman jeunesse. Après tout, j'en ai encore l'âge, n'est-ce pas ?
Portrait au couteau est un récit de Malika Ferdjoukh qui ne manque pas de saveur. C'est une enquête policière dans le milieu des arts, et plus particulièrement celui de la peinture.
Voici un crime commis durant l'hiver 1910, un meurtre jamais résolu, celui d'une jeune danseuse, une certaine Marie Legay, qui pose tous les jeudis pour ce peintre grand et ténébreux, Odilon Voret. Il l'impressionne, l'effraie presque. Elle le surnomme d'ailleurs « l'Ogre ». Ce jeudi-là, le destin de Marie bascule dans l'effroi... Elle fut poignardée de cinq coups de couteau en quittant l'atelier de l'artiste...
Aujourd'hui on parlerait de cold case... Un siècle plus tard, par le plus grand des hasards, Antonin et Élisabeth, étudiants en art, vont revenir sur les pas de ce meurtre jamais élucidé. En effet, ils observent avec stupeur que Flavie, la jeune fille qui pose pour la classe de dessin, porte sous son sein gauche des cicatrices étranges, semblables à cinq coups de couteau.
Quelques jours plus tard, ce sera un tableau exposé au musée d'Orsay qui suscitera l'étonnement d'Antonin, un tableau intitulé le Coeur déchiré et qui représente, devinez quoi ? une jeune fille assassinée de cinq coups de couteau...
Alors voici nos deux jeunes étudiants en art, s'improvisant peu à peu détectives en herbe pour remonter le temps... Et remonter le temps ici n'est pas une vue de l'esprit car le fantastique s'invite dans ces pages pour notre plus grand plaisir.
Le récit est enlevé, l'écriture est alerte, l'histoire est traitée avec beaucoup de finesse. Et qui plus est, l'atmosphère de ce début de siècle est restituée avec beaucoup d'attrait. On s'y croirait ! Enfin, je dis ça sans y avoir été... Mais il y a quelque chose ici dans l'esprit de Rouletabille, de Fantômas, de Belphégor, de Théophile Gautier...
J'ai retrouvé ici une jubilation de jeunesse, j'ai été très vite captivé dans les dédales de l'enquête. J'ai aimé m'y perdre comme ces deux jeunes enquêteurs amoureux fous l'un de l'autre... L'esprit de Marie Legay vogue entre les pages et ne cesse de troubler les protagonistes tant qu'ils ne l'auront pas délivrée de l'enfermement dans lequel elle gît depuis un certain jeudi de février 1910...
J'ai adoré les multiples références littéraires, cinématographiques, musicales et artistiques que l'auteure sème au gré des pages et qui, j'espère, sauront ouvrir les chakras de nos adolescents.
Je remercie Babelio et les éditions Bayard de m'avoir adressé ce livre dans le cadre d'une Masse Critique privilégiée.
Portrait au couteau, un roman pour les jeunes, mais pas que...
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iris29
  31 octobre 2022
Hiver 1910, Paris.
La jeune danseuse Marie Legay sort de l'atelier du peintre chez qui elle pose, elle sera tuée dans les escaliers.
De nos jours, Antonin et Elisabeth, étudiants dans une école d'art, découvre avec stupeur , le nouveau modèle vivant, Flavie, dont le torse offre cinq cicatrices...
Cette fille leur dit quelque chose, comme s'ils l'avaient vue avant.
Et quelques jours plus tard, Antonin tombe sur Flavie, le modéle, au musée d'Orsay, contemplant le Coeur déchiré, une toile représentant une jeune fille assassinée de cinq coups de couteau dans la poitrine... Fascinant et troublant ...
Les trois jeunes gens mettront leurs recources et talents en commun pour découvrir le fin mot de l'histoire ...
C'est un roman policier, traitant d'une cold case, mais aussi un roman SF et fantastique d'une très grande qualité . Tout d'abord sur la partie 1910, Malika Ferdjoukh arrive à retranscrire Paris, le froid, la pauvreté, l'atelier d'un peintre, , l'univers des danseuses à la perfection. On s'y croirait.
Je suis plus réservée sur la partie moderne, car j'ai trouvé que les jeunes ne "parlaient pas " comme parlerait la jeunesse contemporaine. Ils parlent un peu trop bien, mais c'est un détail infinitésimal... . Pour avoir fréquenté des écoles d' art, le coup du crayon servant à "fabriquer" un chignon et retenir les méches rebelles, m'a fait sourire, il y a toujours une fille dans la classe qui arbore ce genre d'accessoire...
L'enquête en elle-même , est hyper originale, dans son évolution et sa résolution, flirtant avec le fantastique, le passé venant demander des comptes au présent.
Un roman pour ados, mais pas que !
Je remercie l'illustrateur Clément Oubrerie, sans cette couverture , sans cet atelier si bien rendu, je n'aurais probablement pas été autant attirée par ce livre... Comme quoi, une jolie couverture peut changer la donne !
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iz43
  16 janvier 2022
Portrait au couteau est un roman original car comme son titre le laisse entendre il y a un crime mais aussi une bonne touche de fantastique.
On suit d'abord la vie de Marie Legay une danseuse de l'opéra en 1910 qui pour améliorer le quotidien pose pour un peintre, Odilon Voret. Elle n'aime vraiment pas cette activité car le peintre n'est pas franchement sympathique et lui fait peur. D'ailleurs elle le surnomme l'ogre. Marie se force car ce n'est que deux heures par semaine et elle a vraiment besoin de cet argent.
Marie est une jeune fille insouciante dont j'ai aimé suivre les pas et à laquelle je me suis vite attachée. Malheureusement la jeune fille est assassinée.
Un siècle plus tard, une autre jeune fille , Flavie, pose elle aussi pour des étudiants en art. Elle a sur la poitrine de drôles de cicatrices qui font penser à des coups de couteau exactement comme sur l'un des tableaux au musée d'Orsay "le coeur déchiré" qui représente une jeune fille assassinée.
Flavie le modèle et descendante du peintre Odilon va s'associer à Antonin et Elisabeth, deux étudiants pour découvrir la vérité.
Pas facile de résoudre un crime qui s'est passé 100 ans plus tôt.
C'est un roman à l'écriture agréable qui se lit d'une traite.
J'ai préféré la première partie.
Je remercie Babelio et les éditions Bayard pour ce partenariat apprécié.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   30 octobre 2022
Elle fit une pause, fixant les délicats motifs en nacre incrustés dans le bois du coffret, lequel était posé sur ses genoux. L'objet était ancien.
- Tu ne l'ouvres pas ? finit-il par dire.
- J'ai un peu... la trouille.
- Moi aussi. Ça a l'air d'arriver tout droit de Poudlard.
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iris29iris29   31 octobre 2022
Le syndrome de Paris, tu sais ce que c'est ? reprit-il. Il frapperait, dit-on, de préférence les Japonais. Une espèce de grosse mélancolie qui les saisit à la vue de nos métros bondés, nos SDF jetés sur les trottoirs, nos serveurs au bord de la crise de nerfs, des crottes de chien par terre... Si loin d' Un Américain à Paris ou de Amélie Poulain.
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calypsocalypso   24 janvier 2022
D’abord désireux de ne pas se laisser distraire par le troublant parfum de la demoiselle, il se sentit bientôt happé par ce qui se passait sur la toile.
Elle montrait un corps de femme jeté au sol, une lame banche enfoncée dans le cœur. Une mèche masquait la figure, excepté la bouche, grande ouverte dans un cri. Un long, et interminable, et abominable cri.
L’artiste l’avait exécutée au couteau, à la fois avec rugosité et délicatesse, âpreté et beauté. Il y avait du monstrueux, là-dedans, du délire et de la rage, de la maladie, de l’ivresse, de l’adoration aussi.
Antonin avança de deux pas vers la toile. Ce qu’il vit le frappa de stupeur, le laissa médusé.
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MELANYAMELANYA   27 janvier 2022
Avant de passer à la visite de l’exposition temporaire, il s’attarda, à son habitude de longues minutes devant La Petite Danseuse de quatorze ans sculptée par Edgar Degas, avec cet incroyable tutu en vrai tulle, ses vrais cheveux aux vrais rubans de satin figés dans la cire, sa frimousse si gracieuse, si fraîche, si… vivante.
P.72
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AnalireAnalire   17 janvier 2022
Ils ne croisèrent personne sous la bruine, hormis un couple d'amoureux abrité sous un des saules. Antonin ne put s'empêcher de sourire. Tant qu'il y aurait des amoureux, Paris demeurerait Paris. Ces deux-là ignoraient qu'ils étaient le remède imparable au syndrome de Paris des touristes japonais, le séduisant cliché qui soignait de tous les maux. Autant que les saules qui baignaient leurs souples chevelures dans cette Seine au noir scintillant, ou que la pierre blanche illuminée de La Samaritaine, là-haut.
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Vidéo de Malika Ferdjoukh
------------------------------------------ Malika Ferdjoukh dévoile ses secrets d'écriture à l'occasion de la parution du roman policier fantastique "Portrait au couteau". Une interview réalisée à la librairie Hood, Paris 9e.
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